De l’abstention

L'abstention ne devrait pas être un tabou mais l'expression réelle d'une opinion politique, d'un choix réfléchi dans une démocratie normale et saine.
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Démocratie Vote Elections (Crédits : Theresa Thompson, licence Creative Commons)

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De l’abstention

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 mai 2017
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Si lors des deux élections présidentielles précédentes la question ne semblait pas trop occuper les esprits, l’abstention à celle qui se déroule actuellement est le sujet de beaucoup de débats enfiévrés et l’objet d’estimations fébriles alors que le second tour approche à grands pas.

C’est logique du reste : dans l’histoire de la Cinquième République, il n’y a pas eu d’élections si tendues, aux camps si marqués et aux clivages si prononcés. Le seul précédent s’en approchant était l’élection opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen et l’époque était sensiblement différente puisqu’alors droite et gauche parlementaires s’étaient tombées théâtralement dans les bras l’une de l’autre pour prétendument arrêter l’hydre fasciste aux portes du pouvoir.

Cela avait un peu impressionné le citoyen lambda qui n’en demandait pas tant et se remettait simplement du petit coup de tonnerre de la disparition en rase campagne de la gauche plurielle et frisée dès le premier tour.

Cette fois-ci cependant tout indique que la mayonnaise prend moins bien. Entre une gauche très fragmentée qui refuse toute idée de soutenir un candidat qu’elle ne peut décidément pas encaisser et une droite toute aussi fragmentée qui tergiverse franchement à soutenir Macron, le Front Républicain qui marcha en 2002 peine à déclencher les mêmes ferveurs en 2017.

En pratique, c’est plutôt l’abstention qui semble marquer des points.

Cette abstention est devenue une pratique fort intéressante dans ces dernières élections, d’autant plus qu’elle déclenche à présent une myriade de réactions dont certaines, outrées, illustrent bien les tensions qui parcourent la société française dont chaque individu semble sentir qu’elle est à un point de rupture.

Si jusqu’à présent cette abstention était surtout reprochée par les politiciens qui y voyaient un acte incivique ou très certainement politiquement incorrect de refus de participer aux grands-messes citoyennes et festives, l’élection actuelle tend à la faire basculer parmi les choses impensables, innommables voire taboues : pour un nombre croissant de politiciens, de journalistes, de frétillants chroniqueurs ou de citoyens lambdas, c’est décidé, s’abstenir en cette période est un acte politique honteux ; refuser de faire un choix clair entre deux candidats revient de fait à favoriser l’un des deux.

Mais si, c’est évident ! Si vous ne votez pas, c’est que vous voulez favoriser l’un des deux. Et comme vous voulez favoriser l’un des deux (c’est une évidence, vous dis-je, ne discutez pas), si celui-là est finalement élu, ce sera de votre faute. Dès lors, l’abstention empêchera quiconque la pratique d’obtenir le label 100% moutontribuable citoyen qui assure au politicien consommateur une viande moelleuse et charnue, à l’obéissance soigneusement dosée.

Pourtant à l’analyse il y a certainement des douzaines de raisons qui poussent les uns et les autres à s’abstenir, mais la plus logique consisterait à considérer que l’abstention représente d’abord un rejet du système. A contrario, on pourrait raisonnablement penser que le vote blanc revient à dire qu’on adoube le système (puisqu’on a participé au vote), mais qu’on met tous les candidats disponibles sur le même plan : pour le voteur blanc, ils sont tous égaux, se valent tous, et peu importe celui qui sera finalement désigné, il s’en accommodera. En revanche, le vote nul indique clairement qu’aucun des candidats ne satisfait le voteur qui, malgré tout, veut continuer à s’exprimer de la sorte, par le vote.

Bien sûr, cette vision des choses n’est pas encore la plus répandue, à tel point que pour le moment blancs et nuls sont comptés dans le même paquet et que l’abstention ne donne qu’une vague indication de l’intérêt porté par les citoyens au suffrage proposé.

On pourrait pourtant imaginer mettre à profit ces expressions alternatives : imaginer qu’un scrutin qui ne parvient pas à passer au-dessus des 50 % de participation devrait purement et simplement être annulé. La situation serait alors inchangée, le système placé en affaires courantes pendant une période définie à l’avance (plusieurs semaines ou plusieurs mois) après laquelle un nouveau scrutin est organisé. Rappelons que plusieurs pays ont montré pouvoir fonctionner en affaires courantes ; l’excuse du chaos aux portes du pays si un vote n’a pas lieu n’est donc pas crédible.

De son côté, si le vote nul parvient à rassembler le plus de voix, cela signifie qu’en majorité, les votants rejettent tous les candidats. Le scrutin est donc reporté, et tous les candidats en lice sont éliminés (les candidats devenant de fait inéligibles pendant une période tampon définie à l’avance). Le renouvellement de la vie politique à portée de bulletin, voilà qui rendrait les scrutins particulièrement jouissifs, non ?

Mais à la limite peu importent ces propositions : en l’état actuel l’abstention est honnie dès lors que les enjeux semblent aux yeux de certains devenus à ce point impérieux que l’émotion l’emporte sur la raison et que tous les arguments, même les plus contre-productifs, sont alors sortis pour justifier qu’on vilipende l’abstentionniste.

Dans ce dernier cas, s’abstenir reviendrait alors à fouler au pied la démocratie, a minima, ou à oublier vilainement « tous les gens qui sont morts pour le droit de vote et gnagnagna » (ce qui fera pouffer ceux qui ont deux doigts de culture à ce sujet). Sauf qu’une démocratie où l’on doit absolument choisir entre deux candidats A ou B, sans possibilité ni de s’abstenir ni de voter blanc ou nul soit parce que ces derniers ne sont pas comptabilisés et n’ont aucune signification dans le scrutin, soit parce que la pression populaire interdit telle abomination, bref, une démocratie qui s’impose ce genre de contraintes, eh bien… ce n’est plus une démocratie : c’est une dictature, rendue à peine plus douce par l’existence de partis officiels sur lesquels on impose de se prononcer.

En somme, dans un paradoxe troublant, on se retrouve à faire semblant de lutter contre le fascisme en empruntant tous les détours qu’il utilise pour faire passer les idées les plus liberticides. Et dans l’élection qui nous occupe cette crispation atteint des sommets parce qu’on lui prête beaucoup plus de vertus ou de torts qu’elle n’est réellement capable de véhiculer.

En pratique, il n’est qu’à voir les débats dans les médias, les fils Twitter ou Facebook des uns et des autres pour voir qu’il est plus que temps que cette élection s’achève : chacun trouve dans la position différente de l’autre, y compris abstentionniste, une excellente raison de l’invectiver, et tous les démocrates d’opérette semblent oublier avec une facilité déconcertante que l’expression démocratique passe justement par cette pluralité d’opinions.

La réalité, c’est qu’une forte abstention entame durablement la légitimité de celui ou celle qui décroche la timbale, et ça, soyons clair, cela terrorise tous les politiciens qui savent qu’ils doivent toujours au final imposer leur volonté sur une partie croissante d’individus qui ne croient plus en leurs promesses. Et dans cette élection particulière, une forte abstention serait un signe supplémentaire d’une présidence fortement rocailleuse.

Or, avons-nous vraiment besoin d’une faible abstention pour savoir que ni Macron, ni Le Pen ne semblent capables de rassembler une majorité solide autour d’eux ? Avons-nous besoin d’une faible abstention pour comprendre que l’élu(e) devra, quoi qu’il arrive, fortement composer avec des tendances contraires pour seulement espérer tenir le pays ? Avons-nous besoin d’une faible abstention pour pouvoir dire que le Président une fois en poste pourra vraiment obtenir l’assentiment de ses concitoyens alors qu’inévitablement son électorat sera un composite improbable, et que son opposition fera feu de tout bois pour se faire entendre, abstention ou non ?

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  • « De son côté, si le vote nul parvient à rassembler le plus de voix, cela signifie qu’en majorité, les votants rejettent tous les candidats. Le scrutin est donc reporté, et tous les candidats en lice sont éliminés (les candidats devenant de fait inéligibles pendant une période tampon définie à l’avance). Le renouvellement de la vie politique à portée de bulletin, voilà qui rendrait les scrutins particulièrement jouissifs, non ? »
    Je l’aime beaucoup cette proposition !

    • Il y a des associations qui fonctionnent avec une méthode de vote similaire : la méthode Schulze.

      C’est une méthode de vote à la Condorcet, c’est-à-dire un scrutin à un tour qui consiste à classer les différents candidats par ordre de préférence. Il rajoute en plus un candidat fictif : « aucun des autres candidats ». Si ce dernier dépasse les autres, personne n’est élu. On peut aussi fixer un qorum pour prendre en compte les abstentionistes, et annuler l’élection au cas où ceux-ci seraient trop nombreux.

    • « Les candidats en lice seraient éliminés » et forcément remplacés par de nouveau candidats.
      Le renouvellement de la vie politique serait-il dans ce cas possible?
      L’on peut en douter.
      Les idées ne sont-elles pas l’essence même de la vie politique au delà des politiciens qui les défendent?

  • Un truc qui pourrait être amusant, ce serait de présenter un candidat dont le seul objectif serait de regrouper les votes blancs et les abstentions.
    Vote blanc : aucun candidat ne convient mais j’exprime ma participation au jeu.
    Abstention : je ne jouais pas jusqu’ici.
    Je ne prends à priori pas les votes nuls qui sont des gens qui jouent en trichant. Mais bon, s’ils le veulent, ils peuvent voter pour le candidat en question.
    Le programme du candidat est simple : je ne ferai rien, il n’y aura pas de gouvernement, aucune nouvelle loi durant mon mandat.
    Votez pour moi si aucun candidat ne vous convient, ensemble nous ne ferons pas s’effondrer le pays !

    • Les citoyens du vote blanc, ça existe.

      Ils avaient des listes aux européennes.

      Mais malheureusement son meneur (pour ne pas céder à l’impérialisme anglophone) …..

  • H16, vous m’enlevez les mots de la bouche !
    Et je crois que l’une des grandes évolutions que notre système démocratique se devra d’adopter tout prochainement, c’est bien la prise en compte des votes blancs.

  • ben oui, tant qu’à faire, pourquoi les technocrates se fatiguent à nous proposer un candidat issu de l’ENA ? Autant voter blanc et leur laisser les clefs de la maison, pour une période indéterminée… Ce serait quand même un peu l’énarchie cette histoire.

  • Selon toute probabilité, se présentent en premier les gens qui ont les meilleures chances d’être élus. Si on admet qu’à partir d’un certain niveau d’abstention, de votes blancs ou nuls, personne n’est élu, soit on recommence avec les mêmes, soit on racle les fonds de tiroir pour y prendre les inconnus, les chevaux de retour, les repris de justice, et j’en oublie, sans doute. Pas sûr que ce sera mieux.

    Les bulletins nuls: en l’état actuel de la législation, ils ne signifient pas forcément un refus de tous les candidats. Est nul, entre autres cas, un bulletin qui comporte des signes distinctifs établissant qu’une personne donnée a voté comme « on » l’attendait de sa part, ce qui contrevient au secret du vote. Le bulletin est donc déclaré nul pour prévenir une telle pratique. Pour bien faire, il faudrait que soient fournis par l’Administration des bulletins marqués « NUL » .

  • « Mais si, c’est évident ! Si vous ne votez pas, c’est que vous voulez favoriser l’un des deux. Et comme vous voulez favoriser l’un des deux (c’est une évidence, vous dis-je, ne discutez pas), si celui-là est finalement élu, ce sera de votre faute. Dès lors, l’abstention empêchera quiconque la pratique d’obtenir le label « 100% moutontribuable citoyen » qui assure au politicien consommateur une viande moelleuse et charnue, à l’obéissance soigneusement dosée. » J’adore.

  • Don’t hate the player.
    Hate the game.

    ?

  • H16: la lucidité dont vous faites preuve, avec humour ce qui ne gâte rien, pourrait être poussée plus loin : non le FN n’est pas un parti comme les autres. Oui ce deuxième tour est bien embarrassant, car on ne voit pas comment les législatives qui vont suivre vont permettre un gouvernement efficace dont notre pays a bien besoin. Mais avant cela il faut choisir : or l’abstention c’est refuser de choisir et le vote blanc ne sert à rien.
    Ceux qui se battent peuvent perdre, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu. Tout ce qui peut favoriser l’accès du FN au pouvoir doit être combattu, de mon point de vue.

    • Entièrement d’accord.
      Où l’on voit que l’élection présidentielle à la française, telle qu’elle est aujourd’hui, est archaïque: Si les législatives ne confirment pas la présidentielle, ce sera la démonstration finale.

    • A force de répéter que le FN n’est pas un parti comme les autres, ont fini par bien ancrer ce principe dans la tête des citoyens. Une question: le parti de celui pour lequel vous semblez vous apprêter à voter est-il un parti comme les autres? Nés du néant, soutenus par des personnages qui ont conduit la france dans le mur depuis des décénies? Dont la gouvernance à l’opacité du savon qui nous a été vendu par un marketing tapageur? Dont les idées oscillent d’un jour à l’autre? Qui promet tout et son contraire? Et qui surtout est l’enfant du président le plus discrédité de la Vème république? En quoi les électeurs de Mme Le Pen seraient-ils plus mauvais que ceux du jeune premier que FH nous a glissé dans les pattes en pourrissant la campagne à coup de révélations sur ces adversaires? Qui a perverti le système jusqu’à le rendre aussi compliqué en matière de choix? je vous garantis pour ma part que le bulletin que je vais glisser dimanche ne sera pas celui du guignol de service!

    • @RICA

      Se battre avec « passion » ne vous mènera pas où vous le souhaitez.

      • Bonjour David
        J’ai peut-être tort de paraître passionné, mais je suis surtout très inquiet pour l’avenir de notre pays et celui de l’Europe.

        • @RICA

          Bonjour également.

          Pour ma part, je suis horrifié de constater que les dictatures sanglantes n’existent qu’à l’extrême droite dans les esprits. Vous ne prenez pas suffisamment de recul pour tirer des leçons de l’histoire. Vous laissez des marionnettistes vous donner leurs leçons subjectives. Vous ne regardez pas suffisamment le passé récent notamment la succession des mandats présidentiels des dernières décennies et leur efficacité. Votre passion ne fait que perdurer le système actuel. Je ne vous blâme pas de ne pas vouloir changer les choses, mais de participer à des comportements irrationnels désastreux.

    • Bonjour Rica,

      Pouvez-vous m’expliquer en quoi le FN n’est pas un parti comme les autres ? Et en quoi ce dernier devrait être voué aux gémonies ?

      Ne pensez-vous pas qu’à force de répéter ce message, il renforce au contraire ce partie ?

      Eric

  • Entièrement d’accord avec la prise en compte du vote NUL éliminatoire qui amènerait obligatoirement les candidats restants à rendre beaucoup plus transparentes leurs alliances et leur programme de 2ème tour avant que celui-ci ait lieu. Mais comme aujourd’hui ce n’est pas le cas, il est logique que ceux qui ont un faible pour l’un des candidats et une angoisse par rapport à la dynamique de campagne de l’autre, considère que ne pas soutenir leur candidat est une voix pour l’autre. Ce calcul est purement émotif, mais l’inquiétude est bien factuelle…

    • @gaston79

      « purement émotif »

      Dommage justement que cette France soit si émotive, car elle fait décidément n’importe quoi.

  • Rare sont les médias qui ont donné et a fortiori insiste sur le pourcentage par rapport aux inscrits. Même si sont nombreuses les catégories d’abstentionnistes dont celle des abstentionnistes, involontaires et celles des encore inscrits qui n’ont plus, outre leurs jambes souvent, toute leur tête

    Alors qu’il serait très instructif de calculer le pourcentage par rapport aux Français de plus ou moins fraîche date en âge de voter puisque nous sommes censés être en démocratie.

    Sachant que des femmes et des hommes « très bien », voire admirables, économico-politiquement cultivés et se dévouant sociétalement quotidiennement ne sont volontairement plus ou pas inscrits sur les listes de la tragi-comédie électorale.

  • J’ai toujours pensé que voter était un devoir en plus d’un droit. Pour moi il valait mieux choisir le « moins pire » que ne pas choisir du tout. Mais « il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis ». Et trop c’est trop. Je ne peux pas donner ma voix à MLP pour des raisons économiques, mais il m’est absolument impossible de donner ma voix à Macron qui représente tout ce que je déteste et tous ceux que je déteste… Donc je m’anstiendrai car un vote blanc n’a aucune valeur actuellement. Et je subirai… mais cela fait cinq ans que nous subissons monsieur Hollande et sa clique, alors… Je ne pense même pas que ça ne peut pas être pire car, au contraire, je pense que cela sera peut-être encore pire. Une lueur d’espoir … les législatives, mais là encore je n’y crois pas beaucoup. Et nous continuerons notre marche vers le déclin et l’effacement de la France.

    • Je ressens la même chose. 5 ans à attendre la fin du Hollandisme, pour se retrouver avec … son fils spirituel… Quelle déception !

      Je ne sais pas encore ce que je ferai dimanche, mais l’abstention, que j’ai toujours combattu -« ne laissez pas les autres choisir pour vous » -me semble opportune…
      De toutes façon, ce sera Macron, avec ou sans nos voix.

  • cette élection ,c’est un gros bordel ; les écolos , anti le pen vont voter macron qui ne propose rien en écologie ; la droite va en parti voter macron qui n’est pas de droite , la gauche de mélenchon ne sait plus ou elle campe , les divers droite vont sans doute voter à gauche ,…..en fait cette élection se fait à contre coeur et entame les convictions pas si profondes que ça de nombreux courrant politique ;
    les zélus votent pour leurs intérets , comme d’hab , et les citoyens votent pour le leur ;

    • « les écolos , anti le pen vont voter macron qui ne propose rien en écologie  »
      ouf, c’est déjà un bon point pour Macron 😉

  • Celle ou celui qui s’abstient ou vote blanc s’en remet aux autres pour prendre une décision.
    Car il ne s’agit pas d’exprimer un sentiment ou d’exalter le principe de la démocratie dans un tel vote, mais de faire un choix, limité à une seule alternative dans ce cas.

    LA démocratie comme système est une chose : à organiser selon des principes et des structures. Comme l’est la 5ème république, loin d’être parfaite mais avec des règles connues de tous.

    Le vote démocratique en est une autre: c’est une méthode de décision. Elle ne sert ni l’indécis ni le protestataire, lesquels restent stérilement dans leur cabanon. Ils peuvent aboyer, la caravane passera.

    • @Michel
      Bonjour,
      Ceux qui votent blancs ne se retrouvent pas parmi les choix de candidats mais participent au « jeu » alors que leur choix ne sera pas pris en compte.
      Les abstentionnistes ne participent pas à un jeu de dupes truqué, et par là, ne le cautionne pas.
      L’abstention a atteint 20% au premier tour, c’est plus que Fillon, et Mélenchon, à 19% chacun. Les abstentionnistes sont donc troisième. En ne comptant que l’abstention, Macron avec ses « 23% », n’a en fait que 18%.

  • « Si Lepen gagne, ce sera la faute des gens qui votent Lepen ! »
    Exactement Batman ! Et si ces votants font gagner MLP, ce sera aussi à cause de la médiocrité des autres politocards incompétents !

    « s’abstenir reviendrait alors à fouler au pied la démocratie, a minima, ou à oublier vilainement « tous les gens qui sont morts pour le droit de vote et gnagnagna » »
    Par contre, aucune élite et très peu de gens s’indignent lorsque les Députés votent des lois, la nuit, avec 75% d’absents : exemple du vote pour le premier renouvellement de l’état d’urgence, ou plus (nous avons même une loi votée par 7 députés sur les 577 de l’Assemblée Nationale, soit 98% d’abstention). Pour rappel, un député est rétribué 11000 euro par mois pour représenter le Peuple, ou du moins ceux qui l’ont élu. En plus, il est supposé s’opposer aux lois qui réduisent les libertés du Peuple souverain.

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