USA : les PME galvanisées par la présidence Trump

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
By: Alex Hanson - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

USA : les PME galvanisées par la présidence Trump

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 mars 2017
- A +

Par Daniel Girard, depuis les États-Unis.

Si on ne fait que lire les quotidiens et syntoniser la chaîne d’information CNN on a l’impression que l’Amérique est dirigée maladroitement par un président brouillon forcé d’improviser car il n’a aucune idée de ce qu’il fait. Donald Trump était-il mal préparé à assumer la présidence ? Nul doute. Ses premières initiatives — comme le décret migratoire initial — montrent-elles un empressement mal avisé à vouloir ravir ses partisans ? Tout-à-fait.

La presse contre la présidence Trump

Mais conclure que ces ratés annoncent l’échec de sa présidence n’est pas sérieux… Et ces prédictions de doom and gloom viennent de ces mêmes commentateurs — liés à l’establishment — qui furent incapables de percevoir et ni même de comprendre après coup, l’attraction profonde que Donald Trump génère chez les laissés-pour-compte de la globalisation, méprisés par ces élites condescendantes qui les jugent en se nourrissant seulement des sources journalistiques les confortant dans leurs préjugés.

Ces élites refusent non seulement de faire leur introspection, mais doublent la mise en tentant désespérément de capitaliser sur tous les faux pas, nombreux, du président, en espérant le voir trébucher fatalement et pouvoir ainsi proclamer fièrement on vous l’avait bien dit !

L’obsession du rôle de la Russie dans l’élection illustre bien cette stratégie du désespoir. Existe-t-il un seul analyste sérieux qui va conclure que Donald Trump a balayé la Rust Belt à cause des activités de hackers russes ? C’est donc avec la mort dans l’âme que cette élite bien-pensante a accueilli lundi les chiffres d’un sondage Gallup qui révèle que les propriétaires de PME ont le vent dans les voiles depuis l’élection de Donald Trump.

Des PME enthousiastes

Ce qui est particulier, c’est que l’enthousiasme des propriétaires de PME est directement lié à la présidence de Donald Trump. Le New York Times a constaté dans une réunion d’entrepreneurs à Toledo, en Ohio, que plusieurs d’entre eux ont senti un immense nuage noir se dissiper lorsque Donald Trump a remplacé Barack Obama. Le propriétaire d’une manufacture de sièges d’auto s’est écrié : « Fini les visites des inspecteurs pour la révision des lieux de travail et des normes environnementales. Ce n’est plus un péché de faire de l’argent. On a un président qui va déréglementer, réduire les impôts et on va pouvoir recommencer à investir dans nos entreprises et embaucher. »

Les petites et moyennes entreprises qui ont 100 employés ou moins, représentent 99% des compagnies aux États-Unis et comptent pour la moitié de l’emploi du secteur privé. L’administration Trump s’était déjà félicité des 235 000 emplois créés le mois dernier, bien au-delà des prévisions de 188 000 des analystes. 95 000 de ses emplois ont été créés dans la production de biens, du jamais vu depuis 17 ans. Elle s’est aussi attribuée le crédit de la baisse d’un dixième de point du chômage à 4,7%

https://twitter.com/foxnation/status/839645962796683265

Des Américains qui souhaitent la prospérité

Mais les Démocrates et les critiques de Trump attribuaient plutôt ces bons chiffres à la gestion économique du président Obama au cours des dernières années.

À qui revient le crédit des dernières créations d’emplois ? Cela peut être débattu. Mais l’optimisme et l’enthousiasme des entrepreneurs générés par la gestion économique de Donald Trump est incontestable. Ils sont nombreux à se réjouir de la dérèglementation, de la réduction des impôts et ils espèrent l’abrogation prochaine de l’Obamacare qui est coûteuse pour les PME.

Ces patrons n’ont aucune pensée pour l’environnement ou les inégalités : ils se réjouissent juste d’avoir l’un des leurs — un entrepreneur — à la présidence, qui va supprimer les irritants bureaucratiques qui leur complique la vie. Ces entrepreneurs souhaitent que la renégociation prochaine des accords commerciaux ne va pas les pénaliser… mais ils font confiance à leur président. Ils apprécient le momentum que l’on voit dans les secteurs clé comme la construction résidentielle où il règne un optimisme qu’on avait pas connu depuis 2005.

Au final, globalement, même si les Américains sont plutôt critiques de Donald Trump dans l’ensemble de ses dossiers, 54% d’entre eux s’attendent à ce qu’il réussisse à ramener la prospérité aux États-Unis. Ces élites qui espèrent de tout coeur voir Donald Trump échouer au plus vite pour les aider à compenser leur mauvais jugement initial en ont peut-être pour encore plusieurs années de désespoir…

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Albin Wagener. Un article de The Conversation.

Considéré avant tout comme un emblème très actuel de la (contre-) culture web, les mèmes pullulent désormais sur les boards (ces plates-formes collaboratives alternatives comme 4chan, Reddit ou 9gag) ou les réseaux sociaux – et ont même permis l’émergence de groupes de chineurs de mèmes (ou neurchi), dédiés au rassemblement de consommateurs et de producteurs de mèmes, attirant ainsi à nouveau une population plus jeune sur Facebook. Mais les mèmes ne sont pas que de simples objets humor... Poursuivre la lecture

Par Jean-Éric Branaa.

Depuis le 6 janvier 2021, se pose la question de la place de Donald Trump dans le débat public, notamment en vue des prochaines échéances électorales. Cette interrogation relance en même temps la question de la survivance de ce que l’on a appelé le « trumpisme ». Après quelques mois de sidération face à une victoire qui n’avait pas été anticipée, en 2016, on a vu se multiplier l’utilisation de ce terme, régulièrement invoqué dans les articles ou les reportages les plus dramatiques sur l’état du pays de Lincoln.Poursuivre la lecture

Malgré de nombreuses et ardues négociations, les démocrates ne pourront pas adopter leur fameux projet Build Back Better (BBB) pour l’instant. L’un des leurs, le sénateur de la Virginie occidentale Joe Manchin, a annoncé qu’il s’opposerait au titanesque projet de loi de trois billions (12 zéros) de dollars.

Évidemment, les réactions négatives ont été presque instantanées. Chez les démocrates, on doute de la loyauté de Manchin envers son parti. Joe Biden a même promis « de lui parler » et ne semble pas regretter ce message agressif. Mai... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles