Emmanuel Macron : demandez le programme !

Ce samedi 4 février 2017, Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche ! a, au cours de son meeting à Lyon, commencé à dévoiler son programme : il fait du neuf avec du vieux.

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Emmanuel Macron by Ecole polytechnique(CC BY-SA 2.0)

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Emmanuel Macron : demandez le programme !

Publié le 5 février 2017
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Par Alexandre Marraud Des Grottes.

Emmanuel Macron by Ecole polytechnique(CC BY-SA 2.0)

Ce samedi 4 février 2017, Emmanuel Macron, leader du mouvement En Marche ! a, au cours de son meeting à Lyon, commencé à dévoiler son programme alors que nombre de ses détracteurs lui reprochaient depuis plusieurs semaines de galvaniser les foules en brassant du vent. L’on nous avait annoncé des révélations et, s’il est vrai qu’Emmanuel Macron a lancé çà et là quelques chiffres et axes, martelés à grands renforts d’invocations du triptyque Liberté, Égalité, Fraternité, il n’en reste pas moins que ces-mêmes révélations ne peuvent décemment être considérées comme une épiphanie.

Emmanuel Macron est jeune, Emmanuel Macron est dynamique, et bon orateur, Emmanuel Macron sait électriser son auditoire et la jeunesse – la ferveur du public était, il faut bien le reconnaître, impressionnante.

Mais voilà : après une écoute attentive de son discours et une réflexion sur mes notes, il ne me semble pouvoir dire qu’Emmanuel Macron soit en marche.

Non. Il me semble plutôt qu’Emmanuel Macron tente de faire du neuf avec de l’ancien. Il me semble que, portant les étendards du Progrès, de l’Unification, de la Liberté, de l’Égalité, de la Fraternité, du Travail, de l’Innovation, de l’Europe, Emmanuel Macron n’est finalement qu’une version jeune – les gens ayant perdu confiance dans les tenants plus mûrs – du discours consensuel et balisé auquel nous sommes tant habitués.

Son intervention s’articulait ce samedi autour de trois symboles, trois combats à mener au cours du prochain quinquennat. Car dans un monde pétri d’ombre et d’obscurantisme, Emmanuel Macron se veut un porteur de lumière.

Voici, au terme de cette introduction une synthèse brute, sans commentaire – je garde ceux-ci pour la fin — des points développés par Emmanuel Macron.

La liberté dans le programme d’Emmanuel Macron

  • La sécurité

Pour Emmanuel Macron, la liberté, c’est être libre de ne plus avoir peur, de pouvoir sortir, se déplacer, sans s’abandonner à ce sentiment. Pour lui, le premier des combats à mener est celui contre le terrorisme — qui prend ses racines à l’Extérieur — par le truchement de la diplomatie et de l’armée.

Fort de ce constat, Emmanuel Macron propose d’augmenter le budget de la Défense progressivement jusqu’à atteindre 2% du PIB – sans toutefois donner d’échéance –, renforcer la défense européenne notamment par un partenariat avec l’Allemagne, et recruter 10 000 fonctionnaires de police et de gendarmerie au cours du prochain quinquennat. La protection des Français et du territoire doit être assurée, l’autorité de l’État respectée. Partout.

À cet effet, Emmanuel Macron propose de réorganiser les services de renseignement pour qu’ils soient territorialement plus efficaces et présents, de recréer une police de sécurité quotidienne au contact des Français, de continuer à renforcer la sécurité publique et la police judiciaire.

  • La laïcité

Pour le candidat, la liberté comprend également la liberté de conscience qui permet de vivre avec les autres, parmi les Français. Elle permet de débattre, d’échanger, de dialoguer, d’être tolérant, pour sortir d’un discours de haine réciproque.

Emmanuel Macron relève toutefois que la liberté de conscience ne peut être conçue comme permettant de stigmatiser certains vis-à-vis de leur religion car cela revient irrémédiablement à diviser le pays à nouveau. Que, par ailleurs, il est inacceptable que certains refusent de serrer la main d’une femme ou que le regard d’autres hommes puisse interdire à une femme de s’installer dans ou à la terrasse d’un café car, chaque fois que l’on laisse faire, nous abandonnons un bout de notre liberté. Car la laïcité est un bouclier permettant la liberté de tous.

  • Le travail

Pour Emmanuel Macron, la liberté est trahie quand trop de normes empêchent de s’élever par le travail notamment, de créer, d’innover. Il proclame avec les marcheurs (les adhérents de son mouvement) : « Nous serons les défenseurs du travail. » Il s’oppose à ce que certains puissent vivre dignement dans une oisiveté subie ou choisie et rapproche le revenu universel et le RSA.

Il propose la suppression du RSI et la simplification du droit du travail pour favoriser les accords d’entreprises et de branches pour négocier des règles plus équilibrées en matière de liberté et de protection. Il propose également d’alléger les charges patronales jusqu’à 2,5 SMIC et à 10 points au niveau du SMIC.

Il souhaite également alléger les cotisations payées par les salariés, revoir le financement du chômage et de la santé, pour qu’à terme tous les travailleurs gagnent en pouvoir d’achat – 100€ de pouvoir d’achat supplémentaire pour une personne au SMIC.

« Je ne veux plus entendre dans notre pays qu’il est plus intéressant de faire autre chose que de travailler. »

Emmanuel Macron propose de plus, concernant les agriculteurs, de compenser la volatilité des prix mondiaux et des cycles pour que les paysans puissent vivre convenablement de leur travail en en ayant le bon prix.

Le candidat annonce qu’avec l’ère d’innovation dans laquelle nous entrons, il s’agit de la libérer en France, par des aides, des politiques pluriannuelles pour les chercheurs car « nous devons être une terre de réussite pour l’innovation ».

Qu’aussi, fatalement, les métiers évolueront, et certains disparaîtront comme naguère les porteurs d’eau. Il faudra protéger les individus, les accompagner dans leur reconversion. Emmanuel Macron finit par lancer un appel à tous les entrepreneurs, les scientifiques – œuvrant dans les secteurs de l’écologie, des perturbateurs endocriniens, des énergies renouvelables – faisant face à l’obscurantisme aux États-Unis : « Vous aurez, à partir de mai prochain, une terre patrie et ce sera la France. »

  • Les frontières : oui et non ?

Qu’enfin, face au repli sur soi qui tente certains, la fermeture des frontières est inefficace – comme l’a montrée la ligne Maginot –, car n’empêche pas les gens de passer. Que toutefois les frontières extérieures et intérieures de l’Europe nous sécurisent.

L’égalité du programme d’Emmanuel Macron

  • Égalité homme-femme

Pour Emmanuel Macron, la liberté sans égalité entraîne l’application de la loi du plus fort. Il promet l’égalité de traitement entre travailleurs hommes/femmes ainsi qu’à l’embauche, quelle que soit l’origine du candidat. Car chacun, faisant fi des statuts, doit avoir la chance de pouvoir réussir dans toutes les étapes de sa vie, d’où qu’il vienne. Il souhaite renforcer la pratique du testing pour lutter contre la discrimination.

Le candidat propose l’écriture d’une charte des droits et des devoirs pour donner du contenu à cette notion d’égalité, définitivement différente de l’égalitarisme. « L’égalité nous met face à des droits et des devoirs. » Emmanuel Macron propose d’instaurer une vraie égalité des chances qui consiste à faire plus pour ceux qui ont moins.

  • Égalité des chances

C’est pourquoi il souhaite diviser par deux le nombre d’élèves dans les classes, et de payer beaucoup plus les enseignants de CP et CE1 évoluant dans des ZEP, leur laissant plus de liberté pour conduire leurs projets. Il veut une sécurité professionnelle universelle, que les chômeurs aient le devoir d’accepter un emploi décent proposé compte tenu de leurs qualifications, et une formation de six mois à deux ans pour ceux qui en ont besoin pour retrouver du travail. Qu’ainsi dans ce domaine, l’État devienne stratège, par le biais des entreprises, des partenaires sociaux, des universités.

  • Égalité de l’accès aux soins, égalité des générations devant la dette

Emmanuel Macron propose enfin de lutter pour la Santé, contre les déserts médicaux, pour favoriser l’égalité d’accès aux soins. Il veut une égalité entre les générations, que celles à naître ne croulent pas sous le poids de la dette que leur transmettent les générations anciennes. Il s’agit alors de respecter les engagements pris en finances publiques, de ne pas promettre de tout cesser, de déchirer ce qui a été écrit, « car ce sont cela nos engagements européens ».

Emmanuel Macron présentera à la fin du mois de février sa stratégie pour diminuer les dépenses publiques sur cinq ans. En tout état de cause, les politiques d’investissement doivent favoriser les grandes priorités que sont le numériques, les énergies renouvelables, la modernisation de l’État, et la formation des jeunes. Car « nous ne sommes pas un pays fait d’individus, nous sommes un peuple uni par une institution invisible dont nous devons retrouver le sel. C’est la Fraternité. »

La fraternité dans le programme d’Emmanuel Macron

« La fraternité n’est jamais donnée, elle est toujours à construire, à préserver, à renouveler. C’est ce qu’on a en commun, qui nous tient ensemble, ce que nous avons à défendre. C’est ce qui n’appartient à aucun génération : c’est l’eau, c’est l’air, c’est la nature. »

  • L’écologie, un moyen de fraternité

Ainsi, pour Emmanuel Macron, l’écologisme n’est pas un frein au progrès et est un moyen de fraternité avec nos semblables.

« Notre génération veut créer un modèle économique durable pour que les générations suivantes aient les mêmes chances. Nous croyons dans cette fraternité donc nous préférons une gestion des ressources plutôt que leur exploitation. »

Car pour le candidat, nous sommes écologistes par responsabilité, par devoir. Qu’à ce titre, il faut poursuivre la politique menée de transitions énergétique et environnementale pour développer de nouveaux secteurs, de nouvelles richesses, de nouveaux territoires, de nouvelles start-up. Poursuivre la rénovation thermique des bâtiments, la convergence accrue entre le diesel et l’essence.

  • La fraternité passe par la culture

« La Fraternité c’est ce qui nous fait, et nous tient, c’est notre culture, notre langue, nos références communes, nos émotions partagées […] et notre culture ne peut être une assignation à résidence : il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France. Diverse, multiple. »

Pour favoriser la diffusion de la culture et un accès plus facile à celle-ci, Emmanuel Macron propose l’ouverture des bibliothèques les soirs et le week-end, un pass-culture de 500€ donné à chaque jeune pour ses 18 ans, financé par les géants du numérique. Il propose la défense de la francophonie et de la langue.

Emmanuel Macron promeut la fraternité entre les territoires de la République, la réconciliation de la France métropolitaine, rurale, des quartiers, des villes moyennes, en luttant contre les déserts médicaux, pour les transports publics, l’accès au numérique sur tout le territoire.

  • La fraternité européenne

Enfin, Emmanuel Macron met en avant son combat pour l’Europe. Car, là où

« la plupart des dirigeants français sont souvent fidèles à l’Europe, nous, nous le serons totalement car l’Europe a été créée pour la paix, la prospérité et le progrès. »

La Liberté, l’Égalité et la Fraternité ne sont pas, pour Emmanuel Macron, des mots usés mais des mots contemporains :

« Nos combats pour la France, l’Europe qui a besoin de ce triptyque pour se battre contre les injustices en son sein, contre les différences, pour rapprocher les pays, contre l’optimisation fiscale. Car l’Europe a besoin, comme la France, de fraternité. »

Face à la défiance qui s’installe vis-à-vis de la politique et ceux qui la pratiquent, Emmanuel Macron veut porter cette trinité républicaine et exiger transparence, bienveillance et probité comme hygiène démocratique permettant le rassemblement car, « la politique n’est pas un métier, c’est une mission ».

Il veut une exigence de renouvellement, pour qu’au moins la moitié des candidats du mouvement En Marche ! soit des femmes, et que soient présentés 50% de nouveaux candidats pour que soit reconnue la vitalité de la société qui puisse gouverner et légiférer comme elle est.

Pour Emmanuel Macron, « certains prétendent parler au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques ». Ils promettent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. Alors, ils trahissent la liberté en restreignant le champ des possibles, trahissent l’égalité en décrétant que certains sont plus égaux que d’autres et trahissent la fraternité en n’aimant pas ceux qui ne leur ressemblent pas. Quand lui, ne prétend pas parler au nom du peuple, mais faire avec le peuple, pour le peuple.

Bilan : rien de novateur

Au terme de cette synthèse, quelques points me semblent importants à souligner en complément du propos introductif.

Le premier est qu’in fine Macron ne se sera que peu dévoilé et que la plupart des axes développés ne sont que des marottes présidentielles et un patchwork de projets et lignes idéologiques, politiques suivies par les différents partis de référence de l’échiquier français. Qu’indubitablement, Emmanuel Macron n’est pas anti-système car il ne propose rien d’autre que ce qui n’existe déjà ; rien de transgressif, rien de novateur.

Par ailleurs, il est à noter qu’Emmanuel Macron ne mentionne jamais l’Union européenne mais parle d’Europe, uniquement. La distinction me parait primordiale car elle ouvre deux interprétations possibles, deux conceptions : l’une souverainiste, partagée par un François Asselineau selon lequel chaque pays doit être souverain sans que cela n’empêche les échanges et les transactions en bonne intelligence avec ses voisins ; l’autre européiste, et c’est, il me semble celle de Macron, selon laquelle l’Union européenne n’est qu’un moyen de parvenir à une Europe fédérale, dilution des pays et peuples dans un magma européen. Il l’a dit lui-même, il sera « totalement fidèle à l’Europe ».

Comme l’a fait remarquer Emmanuel Macron en introduisant son sujet, dans l’Histoire de France – récente, vu ses exemples –, les clivages gauche-droite se sont toujours effacés devant la nécessité : la loi de 1905, la défense du Capitaine Dreyfus, l’appel du 18 juin, la loi pour l’IVG. Qu’aujourd’hui, il faut laisser derrière nous une gauche poussant l’égalité à l’égalitarisme, une droite pour laquelle la liberté seule serait la boussole, et rempoter cette fraternité que nous avons laissé faner…

Mais posons-nous les bonnes questions. Comment en sommes-nous arrivés là ? Que propose ce candidat de si différent ? N’est-il pas désormais temps de reconnaître la mort de ce système républicain tel que nous le connaissons et d’envisager autre chose ? Car il n’est plus lieu d’applaudir tous les cinq ans en ayant eu à choisir entre des hommes qui n’ont plus rien à proposer, emprisonnés qu’ils sont d’un système qu’ils ont eux-mêmes façonné.

Emmanuel Macron me fait penser à un chevalier errant, dont nous ne savons finalement rien, qui aurait élu domicile dans telle contrée et qui, revêtu d’une armure neuve et luisante, entrechoquerait son épée et son bouclier pour éblouir et assourdir son adversaire avant la joute.

Alors, vantardise ou stratégie, le fait est qu’En Marche ! rassemble un nombre impressionnant d’adhérents et à au moins le mérite d’intéresser une jeunesse à la politique. Mais a-t-elle misé sur un combattant ou un troubadour ? Nous verrons bientôt si l’ouverture d’Emmanuel Macron est un coup dans l’eau avec le plat de l’épée. En Garde !

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  • Comme d’habitude Contrepoints fait du Macron bashing, au lieu de se comporter comme un site libéral il se comporte comme un vulgaire site conservateur de droite, vraiment décevant mais au moins Macron aura eu l’avantage de dévoiler ce qu’est vraiment Contrepoints : un site de droite, pas un site libéral.

    Le discours de Macron, la mise en scène…c’était beau, c’était inspirant, c’était rafraîchissant et celui-ci faisait preuve d’un véritable bon sens, favorisant le pragmatisme au lieu de l’idéologie et se plaçant au-dessus des éternelles querelles droite/gauche, il offre quelque chose d’à la fois différent et neuf tout en étant réaliste.

    Et il a été clair qu’il voulait moins de contraintes et plus de liberté pour les créateurs d’emplois, ce qui plaira à tout libéral qui se respecte, surtout maintenant que Fillon est grillé et que le reste des candidats et à l’extrême gauche (Le Pen, Mélenchon, Hamon).

    Je suis plus convaincu que jamais. En Marche !

    • Où y a-t-il du Macron bashing dans ce billet qui, au contraire, s’efforce de rapporter fidèlement le contenu du programme de Macron ?

      Et expliquez-nous donc où se trouve le propos « conservateur de droite » dans ce billet ?

      • Le fameux « Bilan : Rien de novateur » est un argumentaire souvent usé à droite pour parler de Macron, c’est quand même faux. Ce qu’il fait avec son Mouvement EM est une autre façon de faire de la politique, il apporte du renouvellement et transcende les parties et les idéologies, il apporte une autre façon de faire et de voir les choses dans un système usé fait de partis discrédités.

        Rien que ça c’est novateur.

        • Oui donc, vous n’avez rien trouvé de « conservateur », c’est bien ce qu’il me semblait…

          Il va falloir changer de disque, hein : pas de bol pour vous je ne suis ni de droite (je n’ai jamais voté pour les tocards de l’UMP), ni conservateur. Et ça ne m’empêche pas de ne voir rien de novateur dans la politique bêtement social-démocrate de Macron.

          Sur le plan des idées, il n’apporte strictement rien de novateur. Rien. Que dalle.

        • En fait, vous êtes plus sensible à la forme qu’au fond.
          Sur la forme, effectivement, il semble y avoir du nouveau (maintenant, des meetings, des belles paroles, des jeunes : ça a déjà été fait si souvent).
          Mais sur le fond, et c’est bien le propos de l’article, il n’y a rien que de très conventionnel. Très « vivrensemnlesque » même.
          Aucune rupture ou réelle avancée sociale, économique, politique.
          D’ailleurs, quand on est candidat à la présidence de la république française, comment imaginer être novateur ?
          Pour finir, Contrepoints est bien ici dans son rôle affiché : il permet à ses rédacteurs de publier leur vision, leur analyse de sujets divers et variés, liés généralement au libéralisme.
          Décortiquer les positions des candidats est donc attendu par nous autres, les lecteurs.
          Étiqueter Contrepoints de « site de droite » me semble manquer d’objectivité. Vous devez lire CP en diagonale depuis peu de temps, et peut-être n’avez-vous pas cherché les articles (récents) sur les autres candidats, sur nos institutions, etc.
          Non, décidément, vous êtes de parti-pris. Je respecte ça, mais n’en déduisez-pas que vous seul détenez la vérité.

          Pourquoi ne pas rédiger un article analytique ou synthétique sur votre candidat ?

          • PukuraTane,

            « Contrepoints site de droite » sans doute mal exprimé mais son lectorat régulier de part ses commentaires laisse clairement entrevoir un positionnement à droite. Inutile de le nier…

            Tous les articles de Contrepoints sont de partis pris encore heureux que les commentaire le soient: c’est un journal hein pas un forum universitaire en sciences sociales.

            Et puis c’est le cbème d’article auquel on à droit sur le personnage dans le même sens?
            On a compris depuis des lustres que pour l’immense majorité de la rédaction et des lecteurs Macron était du Hollande Bis.

            « Sur les autres candidats » Sur François Fillon par exemple? Pas la peine de nier que son traitement est beaucoup moins acide…

            • « Sur François Fillon par exemple? Pas la peine de nier que son traitement est beaucoup moins acide… »
              Ben évidemment, c’est le seul candidat qui ait quelques touches (et encore) libérales dans son programme or on est sur un site…libéral! Vous attendiez à quoi. Les derniers articles sur le personnage lui-même sont plus critiques au vue de ses « exploits » financiers. Articles critiques qu’on a jamais trouvé sur Hollande dans Libération par exemple.

              • Ben évidemment, c’est le seul candidat qui ait quelques touches (et encore) libérales dans son programme or on est sur un site…libéral

                Lesquelles ?

            • « Contrepoints site de droite » sans doute mal exprimé mais son lectorat régulier de part ses commentaires laisse clairement entrevoir un positionnement à droite. Inutile de le nier…

              La France est étatisée à plus de 60% et il ne reste plus que 19% de la population qui travaille dans le privé.
              Un socialiste réclamant plus de socialisme dans ce contexte est au minimum d’extrême gauche et considérera que tous ceux qui veulent desserrer l’étau mortel de l’état sont donc « de droite ».

              Ce n’est pas contrepoints ou ses lecteurs libéraux qui sont de « droite », c’est vous qui êtes d’extrême gauche.

            • Il me semble que nous n’avons pas les mêmes définitions de droite, gauche et libéralisme.
              À lire la quasi totalité des articles et des commentaires de Contrepoints depuis longtemps je vois mal en quoi ces derniers (articles ou commentaires) seraient « de droite ».
              Pourriez-vous m’expliquer ce qui définit un article ou un commentaire « de droite » par rapport à un article ou un commentaire de gauche ou libéral ?
              Axe horizontal gauche-droite, axe vertical libéralisme-socialisme. Il me semble que CP est dans la partie supérieure du graphique, à savoir la partie « libérale ». Quand à une éventuelle orientation « à droite », je suis curieux de lire votre explication…

        • Transcender? on n’est pas un peu dans le religieux plus que dans la politique?
          Ensuite, des aides un peu partout? on dépouille ceux qui fonctionnent bien pour d’autres (les clopin-clopants d’une part, des choix avec le risque de copinage [les cars-Macron n’ont démarré que quand la SNCF a été prête] alors que l’on s’attendrait plutôt en tant qu’aides à des diminutions de charges et d’impôts pour toute la filière – il y a des acteurs qui sont encore meilleurs et qui n’apparaissent pas encore).

        • En marche avec Sarkozy 2

    • pour Macron la liberté c’est juste un slogan. Pour ce cryptocommuniste, vous êtes juste libre d’obéir à la doxa étatique.

    • Ouiouioui, mais bien sûr ! Avec la promo Senghor de l’ENA, on la sent bien, la nouveauté.

      Plus jamais de coup fourré ni de dossier pourri refilé aux médias complices, avec copie au juge de la bonne obédience. Plus jamais de copinage, de postes stratégiques réservés, plus de carrière avant tout, plus de renvoi d’ascenseur, plus de réseau occulte avec quelques milliardaires en sous-main, plus de capitalisme de connivence pour éliminer la concurrence…

      Macron, c’est la façade marketing du deep state dans toute sa splendeur, espèce de gouvernement permanent indifférent à n’importe quel processus démocratique. Le voilà qui tente de nous vendre une nouvelle façon de faire de la politique. Mais sous la couche de peinture fraîche, toujours la même pourriture.

      En marche ? Oui, avec la démarche de l’ivrogne qui va tomber dans le fleuve.

      Au moins, on se marre bien à observer les béats consommer leur nouveau jouet de marketing politicien.

    • @Reason : les libéraux ne sont pas (social) démocrates : les notions de droite et de gauche n’ont absolument aucun sens, ce ne sont que des postures.

      Pour les libéraux, ce ne sont pas les politiques qui doivent décider de comment vivent les gens, et dans ce sens Macron n’est clairement pas libéral.

      L’Etat n’a pas à promettre la liberté, l’égalité et la fraternité, l’Etat doit faire son boulot, c’est à dire être au service des citoyens, faire preuve de dignité et d’efficacité et passer après la liberté et la responsabilité individuelle.

      Et surtout l’Etat doit respecter les droits naturels, il ne doit pas seulement les faire respecter, mais surtout les respecter lui-même.

      Il n’a clairement pas à promettre l’égalité de condition, la propriété étant un droit naturel et la propriété est par nature inégale. Il n’a pas à promettre la fraternité, la vie est un droit naturel et la vie implique la filiation. Il n’a pas à délimiter les contours de la liberté, ce délire rousseauiste est bon pour les gamins romantiques : la liberté n’est pas un acquis, mais est innée et la société ne peut que la restreindre.

      Macron n’est pas libéral, c’est un social démocrate, les thèmes de son discours le démontre. Les sociaux démocrates sont parmi les pires ennemis des libéraux, parce qu’il s’agit d’une imposture et que cette imposture empêche de comprendre ce qu’est vraiment le libéralisme, l’empêche de se développer en France depuis 1793 et plonge ce pays dans les ténèbres.

  • Merci beaucoup pour ce compte-rendu très complet.

    La messe est dite, il me semble : Emmanuel macron veut tout bonnement poursuivre la politique menée sous Hollande.

    • Non, pas du tout, vraiment n’importe quoi….

      • Ah bon ? Éclairez-nous alors… Car moi, je ne vois rien de nouveau dans ce discours creux par rapport à la politique qu’il a mis en oeuvre au ministère de l’Économie – et qui a échoué.

        • Parce que vous refusez de voir, aveuglé par l’idéologie et un conservatisme qui refuse la nouveauté et la différence.

          Hollande c’était : tout pour les socialistes, tout pour mes potes, taxons les riches et les entreprises, je suis l’ennemi de la finance!

          Macron c’est : rassemblons les sociaux démocrates, les centristes, les écologistes réalistes, la droite gaulliste, la droite libérale et ouvrons la politique à la société civile, donnons davantage de liberté aux entrepreneurs.

          La différence vous éclate à la figure tant elle est évidente !

          • Blablabla. La réalité est tout autre.

            Hollande : dans les faits, ç’a été la politique de son conseiller Macron, de la social-démocratie qui ne marche pas.

            « La différence vous éclate à la figure tant elle est évidente. »
            Ben non, éclairez-nous : en dehors de l’esbroufe dans la façon de faire de la politque, pourriez-vous nous donner une seule proposition dans son programme vraiment LIBÉRALE qui n’a pas déjà été réalisée durant le quinquennat ?

            • Raphaël : Macron même en tant que conseiller économique et ministre de l’économie incarnait-il une ligne majoritaire au gouvernement lui permettant de soumettre sa vision au président de la République? Macron a été détesté par tous les membres gouvernementaux du quiquennat. Et imaginions que Hollande dise à Macron ok appliquons ta vision tu as raison : quid du vote des loi et des passages des textes à l’Assemblée?

              Un conseiller conseille: le président dispose, le bilan sur le quinquennat est à mettre en parallèle de ce que Macron a pu faire accepter par Hollande au début quasiment rien est c’est normal: comment démarrer un projet de libéralisation des autocars avec Montebourg, Duflot, Hamon, Philipeti au gouvernement.

              De même que Macron ministre de l’économie n’a jamais rien pu faire passer sans l’accord tacite de Valls. Hollande pouvait il a cette époque débarquer Valls pour mettre Macron comme premier ministre ? Si il était voyant par rapport à la situation actuelle sans doute, mais il ne l’ai pas est il savait que c’était impossible à l’époque. Même si les frondeurs ont quitté le gouvernement. Valls il savaient en secret qu’il pourrait servir de bouclier entre Macron et Valls, se dernier n’ayant jamais été aussi ouvert que le premier sur l’économie.

              Aurait il pu démissionner ? Sans doute mais les gens auraient dit quoi: tanmieux de toute manière les mesures que tu proposes ne sont pas celles pour lesquelles se gouvernement à été choisi.

              On en revient toujours au même: que ce passe quand le gouvernement est plus modéré que son électorat une fois arrivé au pouvoir ?

              • Bien sur qu’il a été détesté des autres socialistes : tous les socialistes se battent entre eux en se lançant des noms d’oiseaux et en prétendant être les seuls a être dans la vérité.

                • Pas terrible comme argument quand même…..

                  • Et vous, vous avez des arguments comme quoi les courtisans ne se détesteraient entre eux qu’exceptionnellement et que seuls ceux qui ont des visions géniales seraient empêchés par leurs pairs de les appliquer quand le souverain les a promus ministres ?

          • « Donnons davantage de liberté aux entrepreneurs. »
            En quoi exactement ? Paroles, paroles, interprétation, ambition.
            Mais quand on écoute le discours, quand on relit les publications du candidat, on en est très, très loin…

          • Les entrepreneurs auront juste la doit de payer davantage d’impôts et de taxes pour payer la liste des promesses macron et d’être écrasés d’autant de normes écolobobo. Comme je ‘lai dit plus haut ils seront juste libre de suivre la ligne du partie

          • Ce que j’ai lu, c’est surtout que Macron veut taxer un peu plus les droits de succession, ce qui va empêcher les français des classes moyennes de transmettre un bien à leurs enfants.
            Ce que j’ai lu, c’est qu’il veut encore plus de mixité sociale, donc construire des hlm là où les gens se sont enfuis pour échapper aux banlieues islamisées. En ignorant la réalité, c’est à dire qu’on ne peut pas obliger les gens à vivre « ensemble » s’il ne le veulent pas.
            Macron, c’est juste le faux-nez de Hollande.
            Et c’est un bonne chose qu’il devienne président : ce sera un pas de plus vers la guerre civile.

            • Les droits de succession ne profitent qu’aux plus riches, pas à la classe moyenne qui s’appauvrit.

              • Je ne savais pas que les droits de succession profitaient aux riches. Notion intéressante. Vous pouvez développer?
                Je pensais que les droits de succession ne profitaient qu’aux parasites qui en vivaient et qu’ils appauvrissaient plutôt ceux qui les payaient.

              • Et à partir de quel seuil considérez-vous le patrimoine d’un riche ? Voici une question intéressante, en sachant qu’il y a toujours plus riche et plus pauvre que soit…

                • Je dirais qu’une personne ayant un revenu d’au moins 7500 euros par mois peut être considérée comme riche, à moins qu’elle se soit endettée massivement….Mais c’est un critère purement personnel.

                  • On est toujours le riche de quelqu’un. Cela situe juste votre niveau de revenu.

                  • On vous pose une question sur les droits de succession qui est la taxe que doivent payer les héritiers du défunt pour pouvoir jouir des biens acquis après avoir payé déjà moult de taxe et vous nous répondez salaire.
                    On vous demande un montant de patrimoine (stock) et vous nous répondez par un salaire (flux)!
                    Epic fail.
                    Et celui qui gagne 7500€/mois marié avec un conjoint qui ne travaille pas et 6 enfants il est riche?

                  • Pourquoi 7500 et pas 3000 ou encore 15000 ?
                    D’où vient ce chiffre ? Comment est-il établi ? Par qui ? Il correspond à combien de citoyens ?
                    Et quel est le problème d’être riche qui permette à autrui, via l’Etat, de capter illégitimement une partie de cette richesse (dès lors où elle n’a pas été volée) pour se l’approprier ?
                    Le jeune Emmanuel exprimé très clairement son souhait de procéder à une telle redistribution. Pas très libéral…

              • Les droits de succession ne profitent qu’aux plus riches, pas à la classe moyenne qui s’appauvrit.

                Tu as quel âge pour sortir des âneries pareille ?

                La classe moyenne avant que la France sombre dans l’étatisme le plus forcené c’est celle qui avait une maison, patiemment achetée pendant des années avec de l’argent déjà taxé. C’est ça que tu veux piller, le fruit des efforts de toute une vie dont au moins la moitié a DÉJÀ alimenté l’état.

                Moi j’ai vendu la mienne et je me suis tiré juste à temps. Vous êtes cinglés.

              • Les droits de succession touchent tout le monde : rien ne justifie que l’Etat capte la moindre partie du patrimoine qu’un citoyen aura pu se constituer durant sa vie. Que ce patrimoine soit modeste ou qu’il soit important.
                Accepter le principe même des droits de succession c’est renoncer totalement à notre droit fondamental de propriété. C’est admettre que tout appartient à l’Etat, et que nous n’en avons que l’usage partiel durant note vie.
                Je ne veux pas vivre dans un pays communiste qui continue taxer les biens d’un citoyen après sa mort : c’est indigne, indécent, irrespectueux de l’être humain et de sa liberté.
                Dire et penser que la succession ne profite qu’aux riches est bien un exemple que vous n’avez pas saisi le fond de la pensée libérale, et que finalement vous soutenez un candidat « redistributeur » classique.
                Aucune politique ne devrait prendre en compte la richesse présumée de certains de ses citoyens, sauf à essayer de permettre (en cessant de tout interdire) a d’autres d’accéder librement à des richesses. Pas en les redistribuant. Jamais !

  • « Il veut une exigence de renouvellement, pour qu’au moins la moitié des candidats du mouvement En Marche ! soit des femmes, et que soient présentés 50% de nouveaux candidats pour que soit reconnue la vitalité de la société qui puisse gouverner et légiférer comme elle est. »

    Il veut une moitié de nouveaux candidats qui seront issus de la société civle, c’est quand même novateur ! Les partis se contentent généralement de placer les copains, voir la famille (FN) mais là il ouvre la porte de la politique à des gens différents comprenant le vrai monde, c’est pour moi un excellent départ.
    Rien que ça en fait un candidat aux antipodes du reste.

    • Ah ok, vous êtes bien naïf.
      On sait très bien ce que « société civile » signifie dans la bouche de Macron, qui n’a jamais bossé que dans l’Inspection des Finances, chez Rothschild et comme conseiller de Hollande : copinage avec les banquier d’affaires et les patrons du CAC40, en cheville avec l’Etat. Vous pensez sérieusement qu’il va nommer à la tête de ministère de vrais entrepreneurs ???

    • On ne peut pas imposer une égalité pareille à la « société civile » : c’est un fantasme de politicien.
      Allez regarder sur le terrain si vous trouvez facilement 50% de candidates femmes aux élections municipales. En n’oubliant pas que dans ces listes, hommes et femmes sont obligatoirement alternes. Qu’est-ce que l’on constate concrètement ? La plupart des femmes sont la pour « boucler les listes », mais ne souhaitent pas réellement s’impliquer dans la politique de leur village, de leur ville.
      Imposer 50% de candidats issus de la société civile ? Mais ce devrait être 100% pour être novateur. Plus d’énarque, un taux de fonctionnaires au maximum egal à leur proportion dans la population active. Avec obligation de démission (égalité avec le privé) sans mise en disponibilité.
      Bref, imposer l’égalité n’est pas libéral, loin s’en faut…

      Et puis, avez-vous déjà lu en entier, par d’exemple, un projet de loi de finance de la sécurité sociale ? Je l’ai fait. Deux fois. Ça donne mal à la tête, c’est incompréhensible, c’est totalement tordus et que la forme et sur le fond : comment voulez-vous que des gens réellement issus de la société civile avec un taux contraint de 50% puisse prétendre participer à ces abominations ?

      Si en fait Macron milite en sous-marin pour abaisser très fortement le niveau de compétence législative du parlement, alors oui, c’est novateur.
      Sinon, c’est populiste : il s’entendra avec les mariniers, sans aucun doute…

  • Il paraîtrait que Wikileaks serait sur le point de publier au compte goutte des documents compromettant pour Emmanuel Macron…

    Nous allons battre les USA en terme de campagne pourrie !

  • macron, propulsé au premier rang trop rapidement. qui est derriere ce type?

    • Qui est derrière ce type ? Les Français ! Ceux qui en ont marre de la politique business as usual et veulent autre chose, du neuf, du frais !

      • Un énième énarque opportuniste, soutenu par tous les médias sociaux-démocrates, passé par l’Inspection des Finances, Rothschild et les cabinets ministériels de Hollande, et qui prône la même politique social-démocrate qui plombe la France depuis 40 ans, ah oui alors, ça c’est du neuf, c’est du frais ! 😆

      • « Ceux qui en ont marre de la politique business as usual … »

        Et vous esperez trouver « autre chose » chez un enarque passe chez Rothschild ?

        Vos interventions laconiques et ridicules ainsi que les nombreux smileys me font penser que vous etes probablement un adolescent trolleur.

        Je fais le pari que vous finirez par vous faire bannir des commentaires de ce site.

  • Un programme d’objectifs….mais où trouve t on le programme de solutions ?
    Amusant sont objectif de 2% du PIB pour la défense….il prend ses ordres directement a Washington !

    • Alors vous vous n’avez pas écouté le discours…il s’agit de renforcer la défense européenne face à Washington justement qui n’est plus digne de confiance, renforcer l’indépendance militaire européenne 🙂

      Bravo Macron (et Fillon pense pareil d’ailleurs).

      • Entre l’OTAN et la défense européenne il faut choisir ainsi que choisir ses objectifs la Russie, la Chine, l’Iran ….ou l’Angleterre l’Allemagne la Pologne….doit on militariser l’Europe et dans Quel but pour résumer.

  • Le programme de Macron:
    – le niveau de l’éducation baisse: il faut embaucher des profs
    – la sécurité baisse: il faut embaucher des policiers
    – les entreprises ne sont pas compétitives: il faut baisser les charges
    – il faut de l’égalité, l’égalité c’est bien, l’égalité c’est beau
    – le rsi fonctionne mal, il faut donc mettre les indépendants dans ce beau régime qui lui fonctionne parfaitement bien qu’est la sécurité sociale des salariés.
    – il faudra baisser les dépenses, mais comme c’est un sujet qui fâche, on verra ça le plus tard possible, et ça sera le plus flou possible
    – a ceux qui sont la à mon discours je dis « vous pourrez dire, j’y étais » (il a pas un petit coté Napoleon finalement ?)

    Effectivement, c’est révolutionnaire comme programme.

    • Peut être se voit il sur deux mandats? Il est ridicule d’un point de vue politiques même pour un candidat se prétendant authentiquement libéral et aspirant à prendre les rennes du pays de dire: je supprime l’EN, La SS, l’ISF, les APL etc.

      Madelin avaient fait 2℅ à l’époque certains l’oublient…

      Sans oublier qu’aucun Etat de la planète ne s’occupe uniquement du régalien même si les chiffres des autres pays sont moins grandiloquents que les nôtres

      • Il est clair que beaucoup ici vivent dans le déni. Macron est suffisamment libéral pour moi et pas trop pour des électeurs français biberonnés à l’étatisme.

        • Il est clair que pour un socialiste et un social-démocrate traditionnel, le programme Macron, c’est du pur libéralisme. Tout dépend donc du point du vue d’où on se situe. On devine d’où vous venez même si vous semblez être vous-même sur la voie d’un changement de dogme.

          • En tant qu’universitaire le libéralisme n’est pour moi qu’une théorie politique qui comme toute théorie politique n’a que très peu avoir avec l’exercice effectif du pouvoir politique.

            À partir delà je trouve toute comparaison entre un cursus honorum politiques et le libéralisme complètement caduque.

            Et non vous ne savez pas d’où je viens et je ne suis pas dans un changement de dogme.

            C’est juste que je différencie très rigoureusement la connaissance en science politique dont le libéralisme en fait partie et ce que pourrait être un gouvernement libéral ayant fait campagne et ayant était élu.

            Pour moi le libéralisme est un enrichissement personnel et intellectuel et rien de plus je ne compte absolument pas prendre les armes ou faire des manifestations pour le promouvoir politiquement au même titre que n’importe quel philosophie ou théorie politique.

            Les naïfs sont pour l’instant ce qui pensent que l’anti-élitisme est à la mode ou le médiameanstreming bashing est à la mode.

            Les bienpensants d’aurd’hui sont les malpensants d’hier et vice versa

        • C’est vrai que vous seul êtes éclairé… Vous êtes sinon au moins si ce n’est plus orgueilleux que votre mentor, qui, tout comme le Titanic, va heurter un iceberg le faisant couler…

        • Reason: Il est clair que beaucoup ici vivent dans le déni.

          L’état mange 60% du PIB, il est recordman mondial de la taxe et pourtant le déficit réel est de 24%, la dette réelle de 246% et la France est 70eme sous le Rwanda pour la liberté économique entre autres record.

          Sous le poids de cet état devenu cancéreux, la société civile s’effondre, tous les indicateurs économiques sont catastrophiques et il n’y a strictement rien dans le programme de Macron qui laisse entendre qu’il veut changer quoi que ce soit à cette situation.

          Je vous le concède, les autres candidats ont l’air complètement cinglés à la limite d’entonner l’internationale dans un pays déjà complètement métastasé par l’état, à côté Macron à l’air d’un génie simplement parce qu’il a éventuellement compris qu’il « pourrait » y avoir un léger problème de ce côté.

          Mais les quelques éléments « libéraux » de son programme sont extrêmement ténus et ont les a déjà entendu maintes fois depuis 30 ans sans aucun effet. À côté de ça il promet encore plus de « solidarité sociale » alors que le pays crève de cette pauvre excuse qui finit toujours en pillages et poids accrus de l’état.

          Reason: Il est clair que beaucoup ici vivent dans le déni.

          On vous balance des chiffres en pagaille et vous ne les voyez même pas. Vous n’avez jamais ouvert un budget, un rapport, une statistique.
          Je ne vois que vous et Lazarius qui vivez dans le déni complet, la réalité n’a aucune prise sur vous.

        • Ca y est, le terme libéral français commence à connaitre le même sort que son homologue américain… Qualifier Macron de libéral… Tout comme les Clinton et Obama sont « liberal ». Galvaudé par les socialistes…

      • Lazarius: Sans oublier qu’aucun Etat de la planète ne s’occupe uniquement du régalien même si les chiffres des autres pays sont moins grandiloquents que les nôtres

        La dame fait 500 kilos et quand on vous dit qu’une cure d’amaigrissement drastique est absolument vitale pour sa survie vous voulez freiner parce que vous avez peur qu’elle devienne trop maigre ?

        Le régalien c’est 87 milliards, le budget de l’état…. 1200 milliards. Il faudrait le diviser par 14 dans un pays ou une mini libéralisation du code du travail déclenche déjà une révolution.

        Lazarius: même si les chiffres des autres pays sont moins grandiloquents que les nôtres

        Quel douce poésie… Quand on prend les données globalement le mot adéquat est « catastrophique ».

  • Bonjour,

    En tout cas, il y a en un qui l’aime, c’est Reason.

  • L’article est assez objectif, nous avons avec EM (et son mouvement EM) un authentique social démocrate.
    Je pense qu’il est naïf de croire que changer le personnel avec les mêmes institutions aura le moindre effet.
    Tant qu’une majorité d’électeurs voudra un État maman qui s’occupe de tout et qui donne une impression de sécurité, le pays continuera de s’enfoncer en quasi statique, en fabriquant de la dette.
    Quand on met sa vie entre les mains d’un patron, on peut toujours démissionner même si c’est difficile de trouver un autre emploi de nos jours.
    Quand on met sa vie entre les mains de l’Etat, la démission s’appelle l’exil, on devient un émigré, et ça c’est quand le pays n’est pas devenu une prison (URSS, Cuba, Corée du Nord, etc.).
    Le programme de EM est loin d’être rassurant et le volet écologie me fout carrément les jetons.

  • Très intéressant, mais qu’en est il du chiffrage de son programme ? Parce que parler du respect du déficit, tout en augmentant les profs, baissant les cotisations, recrutant des policiers etc, ca me parait l’équation impossible.

  • Pas de doute c’est bien un socialiste pur jus, pas une once de libéralisme dans ce fatras…

  • Et donc « ils » viennent de détruire la vie d’un homme pour qu’un socialiste à peine dégrossi puisse être président et ceci dans l’unique but que les mammouths du PS puissent continuer à toucher leurs émoluments.

    La ficelle de la manipulation est si grossière que la messe est dite.

    Je ne considère plus la France comme une démocratie.

    Je pars, n’importe où, mais ailleurs avec que frontières ne se ferment.

  • Aujourd’hui c’était le meeting de Le Pen, celui de Macron était bien plus peuplé et enthousiaste, ça sent mauvais pour elle :p La révolution Macron est en marche ! 😀

    • Une révolution, cercle complet, ramène au point de départ et dans la même direction…
      Hollande bis. C QFD.

    • Nous sommes heureux que votre champion remplissent les salles. Mais cela ne présage de rien.

    • Reason: La révolution Macron est en marche ! ?

      Ce sera votre première présidentielle visiblement.

      Mon fils vote aussi pour la première fois dans quelques mois. Il votera tout au long de l’année les lois, la fiscalité, les référendums et les initiatives populaires parce qu’en suisse, le peuple a réellement le pouvoir, il maintient l’état a une dimension raisonnable (moitié moins gros que l’état français) et tout marche: pas de chômage, quasi pas de dette, pas de déficit, pas de faillite, pas de culte de la personnalité, ni d’homme providentiel. Nous n’avons pas besoin d’un « papa » ni de « maîtres » qui prennent les décisions à notre place, ni de « révolution » puisque tout fonctionne raisonnablement y compris, et surtout la démocratie.

      Je vous souhaite que ça marche pour votre poulain. Macron m’a l’air un peu moins cinglé que la plupart des autres et c’est déjà énorme, mais à mon avis vous êtes foutu pareil: l’appareil d’état, les hauts fonctionnaires, les corporations d’état détiennent le pouvoir réel et jamais ils ne le lâcheront ni ne se laisserons « réduire » à une taille qui permet d’éviter le mur. Quant à une vague « libéralisation », il ne faut même pas y penser. Il y aura un peu de cosmétique comme la loi travail et toutes les corporations d’état seront dans la rue.

      Les taux de la dette française sont en train de se tendre, le spread avec l’Allemagne s’agrandit, la situation risque de devenir réellement critique. Économiquement c’est l’impasse, socialement ça va être dramatique.

    • Vous devez etre soit tres jeune pour etre aussi niais soit avec la memoire tres courte pour etre convaincu a ce point de sa popularite.

      En 2012 Jean Luc Melenchon semblait etre porte par une immense vague populaire, les sondages en etaient la  »preuve », et pourtant, on sait tous comment ca s’est fini pour lui. C’est meme incroyable qu’il se represente a nouveau alors qu’entre temps nous avons connu un contexte securitaire dont Marine Le Pen est celle qui en beneficie le plus.

  • Macron: du neuf avec du vieux.
    Certainement: 2,88 millons d’euros de rémunérations de 2008 à 2012, plus un appartement à 1 M€ et… pas d’ISF!
    http://www.economiematin.fr/news-emmanuel-macron-ses-288-millions-de-revenus-son-appartement-a-1-million-et-lisf
    Ou bien il n’est pas économe et a tout dépensé pour ne pas avoir de patrimoine supérieur à 1,3 M€ (ce qui n’est pas le signe d’une bonne gestion patrimoniale), ou bien… il a bénéficié de certaines complaisances du pouvoir (ce qui n’a rien de surprenant venant d’un chef d’État lui même fraudeur, puisque n’ayant pas déclaré son patrimoine conjointement avec sa concubine résidant pourtant au Palais).
    Mais tout cela n’est pas illégal, non?

  • Depuis quand les gens votent pour un programme ? Si c’était le cas Bruno Le Maire dominerait les autres avec son programme en 1000 points.

    Non, ils attendent une vision, et c’est exactement ce qu’il a donné à Lyon : une vision claire, réaliste, patriotique.

    C’était beau et émouvant, il m’a définitivement convaincu de voter pour lui. T’es le meilleur Emmanuel 😀

    • Quel troll vous faites… Vous êtes donc, comme DeGaulle le disait de manière authentique ou non, un veau, ayant besoin d’un maitre qui l’amène au champ pour paitre.

      La France est un pays d’esclaves.

  • Même si Macron gagnait la présidentielle (par défaut face à MLP), il est peu probable qu’il gagne les élections législatives. Il devra sans doute cohabiter avec un gouvernement et une majorité Les Républicains.

    • Macron s’en fout des législative : les députés qu’il portera ont avant tout positionnement personnel le même référentiel sur la France au 21ème siècle, on l’oublie un peu mais la jeune génération de droite est plus anti-macron par posture que sur le fond. Je vois mal par exemple la droite monter au créneau sur un approfondissement de la loi travail et autres mesures qui vont dans le même sens.

      Et puis pour le reste : Macron n’a pas besoin de programme pour le reste : il lui suffira de dégoter les derniers rapports de la cours des comptes pour dire: voilà ce qui nous attend !

  • Les commentaires sont fermés.

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