Ville de Paris : une image très dégradée !

La transformation à marche forcée de Paris par Anne Hidalgo n’est pas anodine. Au fur et à mesure que la maire érige une véritable muraille entre la capitale et sa banlieue, la vie intramuros s’étiole.

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Ville de Paris : une image très dégradée !

Publié le 15 janvier 2017
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Par Aurélien Véron.

ville de paris
Place de la République by Katchooo(CC BY-NC-ND 2.0)

Une nouvelle salve d’interdictions de circuler promet de resserrer un peu plus l’étau sur la vie parisienne. Après le choc de la fermeture des voies sur berges, les quais seront à leur tour fermés aux voitures dans le centre, les 3ème et 4ème arrondissements seront intégralement piétonnisés et on roulera rue de Rivoli dans les deux sens.

Côté rive gauche, l’avenue du Général Leclerc devrait au contraire être convertie en sens unique pour casser l’axe de l’autoroute du sud. Cette transformation à marche forcée n’est pas anodine. Au fur et à mesure que la Maire érige une véritable muraille entre la capitale et sa banlieue, la vie intramuros s’étiole.

Ville de Paris : une qualité de vie qui se dégrade

Certes, des quartiers résistent. Les bars bondés – aux terrasses littéralement rackettées : +500% de taxes municipales en 5 ans –  ne manquent pas, mais les restaurants sont de moins en moins remplis et les commerces tirent la langue. Le tourisme plonge à cause de la dégradation générale de l’image de Paris. Quant aux habitants de banlieue, pourquoi viendraient-ils dans une ville qui ne veut pas d’eux ?

La qualité de vie recule rapidement pour les Parisiens eux-mêmes, piégés dans leur propre ville refermée sur elle-même. Car inversement, quitter Paris est le même enfer pour les Parisiens qui envisagent de passer un week-end à la campagne, de dîner chez des amis en banlieue ou d’aller à un simple vide grenier. Résultat, Paris se vide inexorablement, pressée par la main de fer dans un gant de fer d’Anne Hidalgo. Sans étude préalable ni débat. Presque 14 000 habitants de moins en 5 ans, l’équivalent d’une ville comme Fontainebleau. La tendance n’est pas près de s’inverser.

La Ville de Paris n’attire pas les expatriés

Autre conséquence, Paris est loin d’être une ville attirante dans une carrière d’expatrié. À la 21ème place au classement « Expat Explorer Survey », il apparaît nettement que la qualité de vie attendue – fantasmée, on l’a vu – ne suffit plus à compenser l’absence de liberté économique et la faiblesse des rémunérations après impôt aux yeux des cadres étrangers. Auxquelles il faut ajouter le sentiment de paralysie – justifié – et d’insalubrité grandissant.

Au moment où Londres – ville où le péage urbain, moins hypocrite que la politique du bouchon, a plutôt bien réussi – menace de se vider de ses banquiers au fort pouvoir d’achat, Paris a perdu l’essentiel de son pouvoir de séduction. La finance ira ailleurs, à Francfort peut-être.

Chasse aux voitures et au bruit

Mais de quelle qualité de vie parlons-nous ? La HLMisation ruineuse remplace peu à peu l’exode des classes moyennes. Pour habiter Paris, il faut être soit suffisamment aisé pour se payer un foncier exorbitant, soit suffisamment défavorisé pour accéder au logement social… ou alors être copain des élus parisiens aux quotas de logements discrétionnaires.

Le premier fléau de Paris, c’est sa mairie et son mauvais penchant : mener une lutte implacable contre tout ce qui anime la vie de ses « sujets ». La « nightlife » évoque Berlin, Barcelone ou Londres, plus du tout Paris où la guerre contre l’agitation nocturne et le bruit fait rage.

La ville de Paris est devenue sale

D’autant que la chasse aux automobilistes s’est accompagnée d’une aggravation des nuisances et de la saleté. La mairie de Paris – 2.2 millions d’habitants – a dû recruter 100 agents supplémentaires chargés du nettoyage des rues en 2016 alors qu’elle emploie déjà davantage d’agents que la Commission européenne à Bruxelles – 508 millions d’habitants. La propreté, c’est moins amusant que d’embaucher des Pierrots de la Nuit, intermittents chargés de

« passer le message d’un comportement plus attentif au voisinage dans la rue, en faisant prendre conscience que l’on ne peut créer une nuisance et s’en moquer : le silence n’est pas une répression mais une nouvelle forme de partage. »

Les 100 nouveaux agents habillés en vert ont donc rejoint l’armée des 4 900 éboueurs et 690 conducteurs de bennes.

Mais la seule chose dont se souviennent les Parisiens, ce sont les interminables semaines de grève des éboueurs… municipaux et de l’aide providentielle apportée par ceux du secteur privé qui, eux, n’ont pas hésité à travailler deux fois plus dur. La conséquence, en cette fin d’année, c’est une prolifération inquiétante des rats dans la capitale.

Certains jardins, déjà rares à Paris où on préfère bétonner la Place de la République que d’ajouter de la verdure, ont été fermés au public pour dératisation. Alléchant, non ?

À Paris, on n’a pas de péage, mais on a des bouchons !

Mais Paris fait d’abord la guerre aux voitures. Par principe. À côté de vastes espaces désespérément vides – fameux couloirs – entre deux passages de bus ou de tram (quand ils passent, c’est-à-dire pas en soirée, ni le dimanche et autres jours de grève), les bouchons prennent de la bouteille. Jour et nuit, même sur les axes qui n’avaient jamais connu d’embouteillage, la mairie a réussi à instaurer le bouchon permanent.

Certes, d’autres grandes villes ont choisi cette voie de centres débarrassés de l’automobile. Pas toujours avec un profil d’activité aussi intense, ni toujours avec succès. Mais aucune ne subit un monopole de transports en commun aussi insuffisant que délabré.

Aucune n’use non plus de moyens aussi cyniquement pervers que Paris. Cynisme aux résultats peu reluisants : la part des transports en commun dans les déplacements franciliens n’a quasiment pas bougé en 20 ans. Malgré une baisse de 30% du nombre de voitures, la circulation s’est terriblement dégradée.

Les motos ont remplacé les voitures, le temps moyen perdu dans les transports a augmenté avec les bouchons (plus polluants qu’une circulation fluide) au prix d’une forte dégradation du quotidien des Parisiens – ne parlons même pas des banlieusards qui se savent dorénavant persona non grata – et d’un stress général peut-être plus nocif encore que les microparticules que les bouchons n’ont pas contribué à réduire.

Paris, ville pour les riches

La voiture est devenue un bien de luxe à Paris. Coût du parking, des PV inéluctables – les seuls PV de stationnement passeront à 50 euros dans les 11 premiers arrondissements de Paris, 35 euros dans les autres -, de l’assurance surgonflée, des accrochages incontournables, de l’exclusion des voitures pas assez récentes, tout est fait pour exclure les moins aisés du public pouvant encore rouler à Paris. C’est un choix politique qui a préféré jouer le harcèlement et la guerre d’usure que d’instaurer un péage plus honnête dans son côté exclusif.

Paris est devenue une ville profondément divisée. Pour gâcher une soirée, il fallait parler politique ou religion. Dorénavant, le sujet le plus redoutablement efficace pour transformer un dîner en ring de catch, c’est la voiture. La moitié de la tablée va accuser les conducteurs de tous les maux, l’autre moitié hurler qu’elle ne peut plus supporter cette quasi interdiction de la voiture. La liberté de se déplacer contre celle de respirer un air propre. Nous n’avons pour finir ni l’un, ni l’autre. Quel succès !

La Ville de Paris a pourtant des atouts

Et pourtant ! Malgré tous ces handicaps, Paris reste la plus belle ville du monde. En Asie, ce n’est pas la ville-caserne de Singapour ou la mégapole hyper polluée de Hong Kong qui font de l’ombre à Paris. New York et ses névrosés nourris au boulgour sans gluten et aux fruits sans saveur a perdu son charme transgressif, tout y est dorénavant formaté dans cette immense galerie marchande aux marques standardisées. En Europe, aucune ville n’est parvenue à cumuler les atouts de Paris. Tant que l’esprit parisien ne sera pas complètement éteint, nous entretiendrons – même malgré nous – cette flamme créative, transgressive, bigarrée, épicurienne.

Malgré tous les efforts infantilisants, moralisateurs et répressifs de la mairie socialiste, Paris reste la ville des plaisirs – le dernier sondage Ifop sur la vie sexuelle des Parisiens va dans ce sens -, de la contestation – même si elle confine parfois à l’absurde -, de la création – comment survivre à Paris sans imagination ? -, de l’esprit. Saint-Germain des Prés s’est-elle transformée en galerie marchande parallèlement à l’appauvrissement de la pensée des intellectuels de la rive gauche ?

De nombreux quartiers ont pris la relève rive droite comme rive gauche, et ce de plus en plus à l’est, ils débordent même de Paris sur la petite couronne qui prend fièrement le relais, sur l’Ile-de-France et, qui sait, peut-être un jour jusqu’au Havre comme l’annonçait Antoine Rufnacht en évoquant le Grand Paris ? Paris grandit malgré le périph, malgré l’interdiction larvée de la voiture et tous les efforts de bloquer l’accès de la ville aux non-Parisiens.

Paris reste une fabuleuse cité rayonnante de vitalité. C’est peut-être parce que nous sommes nombreux à râler en constatant l’ampleur des dégâts que nous causent nos élus et nos administrations publiques pléthoriques que nous continuons à faire battre – en chœur – le cœur de Paris. Ce n’est pas l’effondrement du tourisme qui nous arrêtera de vivre librement et d’envoyer paître les pouvoirs publics qui ont perdu de leur légitimité à nos yeux. N’oublions pas que toutes les révolutions sont parties de Paris. Et peut-être aussi la prochaine.

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  • Beaucoup de clichés dans cet article …y compris concernant New York , qui résiste plutôt bien à la vague bobo ( hormis à Brooklyn) et autres formatages …ambiance  » melting pot  » , ville trépidante où on apprécie de se laisser  » étourdir » .

    • serres eliane, beaucoup de clichés dans cet article et pire: des contre vérités comme par exemple oser qualifier de « ville-caserne » Singapour (où je passe 6 mois par an)! Il faut ne pas manquer de souffle ou plutôt ne jamais y avoir mis les pieds comme l’auteur de cet article… Singapour la 1ère ville au classement des villes choisies par les expatriés du monde entier y compris par les français!

  • Singapour, une caserne ? Allez y voir avant d’écrire des bêtises. Par exemple quitter Orly et prendre le RER est une expérience traumatisante quand on rentre de Singapour, la ville la plus propre et la plus sûre que je connaisse.

    • synge, pas mieux! A Singapour vous pouvez poser votre sac à main avec tous vos papiers, cartes bancaires, cash etc. sur un banc, vous déplacer de 50 mètres et revenir le récupérer 5 minutes après, Il sera toujours là…
      15% de pression fiscale à Singapour et pourtant 80% de logements sociaux et le métro le plus propre du monde où si vous hésitez sur un plan il ne se passe pas 30 secondes avant qu’un membre du personnel vienne vous aider…

  • Honk-Kong hyper polluée ? c’est une ville côtière régulièrement balayée par les vents qui ne laissent pas la pollution stagner comme à Paris

  • Paris se vide des classes moyennes (censuré) mais se remplit d’une autre clientèle (censuré) aux voitures souvent bien fatiguées…

  • à croire que paris lui appartiens ….et ça se dit ouvert à l’europe….mais ça enferme la capitale de notre pays …..

  • Paris…….n’existe que grace a ses touristes…ils circulent a pieds en general ce qui réduit Paris a quelques quartiers ou en taxi….non, la politique menée par hidalgo est parfaite….sauf pour les parisiens mais Qui s’occupent encore des ‘ sans dents ‘ ?

  • Aurélien Véron a largement raison. Le problème, c’est que nous ne sommes que 2% à Paris à voter pour le PLD…

  • Oui, mais pourquoi « la droite » la plus bête du monde n’a-t-elle plus opposé de candidats sérieux à la mairie depuis Jean Tiberi ? Des Panafieu… des NKM… L’UMP avait cru malin de lancer Seguin dans les pattes de Tibéri : résultat c’est Delanoë qui passa ! Genre super habile de la dissolution de Chirac…

    • Tout à fait d accord les candidats de la droite étaient nuls mais ce n était pas une raison de voter pour Delanoë et hidalgo mais la droite à sa part de responsabilité on se demande s il n y a pas « d accord  » pour se partager le « gâteau » sans tomber dans l idée du grand complot en tout cas le resultat désastraux est la et pour un moment

  • Parisienne de naissance en suis partie il y a 10 ans suite à la détérioration de la vie. Constate que cela s accélére espérons que les parisiens réagirons enfin et élirons une equipe qui redonnera le rang que Paris mérite. Dommage mais il existe encore d autres endroits où il fait bon vivre en France ou ailleurs. Mais cela est d abord de la responsabilité des votants qui doivent se ressaisir et ne pas élirent des incompétents doctrinaires à eux de choisir

  • Habitant Paris Centre (oh l’horrible) il y a bien longtemps que j’ai abandonné la voiture. Je prends les transports en commun qui ne sont pas aussi nuls que le décrit cet article (les bus se sont beaucoup améliorés même si ..), le taxi lorsque je suis chargée ou …etc. Mon « espace » s’est un peu rétréci certes. Bon an mal an je me débrouille. Par contre je vois poindre rapidement le moment où je devrai reprendre une voiture pour aller chercher en banlieue les denrées ou articles de base que l’on ne trouve(ra) plus dans Paris intra-muros !! Si quoique l’on en dise la circulation dans Paris s’est améliorée – il n’y a qu’à voir les avenues à moitié vides Hé! oui – (pas le stationnement nous sommes d’accord qui est devenu un enfer), c’est aussi au détriment des commerçants, artisans divers et variés. Les « banlieusards » ne viennent plus (ou hésitent sérieusement) faire leurs « courses » à Paris comme avant, ou passer la soirée (restaurants vides, outre le prix et les attentats), les artisans font l’objet carrément d’une persécution verbalisante. Nous nous acheminons vers une ville musée où l’habitant « moyen » est peu à peu exclus. Il ne manquerait plus que leur fameux impôt sur le loyer potentiel que paierait le propriétaire si il était locataire….et l’exode sera déclarée en attendant celle des rats qui effectivement pullulent notamment près des squares, espaces verts..(une véritable invasion il faut le voir pour le croire). Bienvenue les touristes ! Paris est devenu sale effectivement ou en tout cas beaucoup moins propre qu’avant (Il ne faut pas non plus exagérer. Par rapport à d’autres capitales !). Concernant les voies sur berge, c’est une bêtise de les fermer sans avoir envisagé les solutions de rechange ou de repli, ni en mesurer les impacts que ce soit sur les automobilistes ou les « acteurs économiques » parisiens. La faute me semble quand même plus que partagée par la Région . Qu’Anne Hidalgo en tant que Maire de Paris, ne veuille plus que ses habitants ne puissent plus eux-mêmes se déplacer ou meurent asphyxiés par la transhumance de banlieusards qui ne font que la traverser et qu’elle mette les Ho là ! c’est un peu son rôle non ?. (elle est maire et non ministre des transports ou député ou … rassurez-vous je ne suis pas du tout une pro-Hidalgo). Espérons que le Tollé va permettre de trouver des solutions même partielles (à terme) protégeant les uns et les autres. Concertation où es-tu ?

    • La concertation entre Valérie Pécresse, présidente LR de la région IdF et à ce titre président du Syndicat des Transports d’IdF (STIF), et anne Hidalgo, maire PS de Paris et à ce titre membre éminente du même STIF, fonctionne très mal. C’est la guerre de tranchée. Je le constate en tant qu’électeur parisien, qu’usager des transports en commun parisiens, et jusque dans mon travail.

      • Je sais. Par contre ce problème de transhumance transversale n’est pas nouveau et je continue à penser qu’Anne Hidalgo n’a pas à porter seule le chapeau (sur ce coup là en tout cas). Certes la décision a été « brutale » mais avait-elle le choix pour faire bouger les lignes ou plutôt les routes ? au sens où effectivement il n’y avait qu’à continuer comme avant, et pourquoi pas interdire aux parisiens de circuler pour laisser la place (ce qu’ils font d’ailleurs), leur imposer le port du masque…. Il faut arrêter un peu dans les diatribes sachant que la ville (Paris) sans voitures est aussi une hérésie (en tout cas en l’état de notre société), c’est la mort assurée.
        Une question : Pourquoi la seine n’est pas utilisée comme moyen de transport en commun.? Quelqu’un aurait-il la réponse ?

  • Ce que je retiens de l’article, c’est que les Parisiens ont envie de vivre , nonobstant les oukases des ayatollahs roses et verts conduits par la Commandante Annie Dalgo. Ainsi, Paris serait une belle ville à vivre s’il n’y avait pas l’équipe municipale actuelle dogmatique et suffisante.
    Ca devrait s’améliorer ; il n’y a pas des élections municipales, bientôt ?

  • « Les banlieusards ne viennent plus (ou hésitent sérieusement) faire leurs courses à Paris comme avant, ou passer la soirée (restaurants vides, outre le prix et les attentats) ». Je confirme. Habitant de la banlieue ouest, pour moi Paris, c’est fini sauf cas de force majeure. Théâtres, restaurants, concerts, bye, bye… Les fringues ou les soldes avenue Victor-Hugo, adios ! Désormais c’est Versailles ou Parly 2…

    • pour moi c’est un peu pareil (sud du 92).
      il faut dire que, à l’instar de la province, il y a quand même une vie culturelle assez développée dans les (certaines) banlieues… quitte à devoir prendre la bagnole… ce qui reste relativement plus facile qu’oser s’introduire sur le sol sacré Hidalguesque.
      Celci dit, je prends plus souvent le RER B pour entrer dans Paris (entre 2 grèves).ou je rejoins la ligne de métro 4.
      PS : j’ai une diabolique diesel de 2000, je n’ose pas imaginer la couleur de la « vignette citoyenne » 🙂

  • Moi, je propose à notre Anne nationale de reconstruire les remparts et les portes aux entrées de Paris, histoire de rester dans l’entre-soit parisien…

  • Ces sois disant vert/socialistes mailrisent le peuple et la nature au plus haut point et dégradent l image de Paris. Preuve en ai, de détruire l Éco taxe qui aurait fait payer tous les poids lourds étrangers qui traversent la France alors que les gens modestes avec leurs vielles voitures seront pénalisés et S Royal marche sur sa « route solaire » à coup de millions d euros payés par les contribuables une belle equipe qui n a absolument rien d Ecolo ni d altruisme. Les bobos ne sont pas de vrais parisiens pour la plupart et votent souvent avec leurs pieds mais le problème sont les élus qu’il faut neutraliser pour stopper le massacre

  • Très bon article, mais j’aouterais quelques solutions.

    Concernant la voiture, j’ai un avis tranché : les modes de transport autres que la voiture sont une nécessaire évolution de nos sociétés.
    Le problème d’Hidalgo, c’est qu’elle prive les automobilistes sans proposer d’alternative.

    Cependant, une enquête internationale a récemment mis Paris à la toute première place d’un classement du rapport prix/offre des services de transports en commun.
    Car 73€ de Navigo pour un service illimité en région avec des métros à bonne cadence, des RER toutes les 10 ou 15 minutes de 5:00 à 1:00 du mat, c’est un service rare. Mais ça, les franciliens ne le comprennent pas.
    Ils ne sont manifestement pas assez aisés pour avoir payé 35£ leur 8 utilisations du métro à Londres.

    Paris ville sale… Ça, c’est vrai… Mais pas partout.
    Le niveau de saleté d’un quartier est à l’image de la population y réside (niveau de vie/ethnie).
    C’est surtout le reflet d’un échec de société (socialiste), tout comme la hausse des crimes et délits et la saturation des prisons.

    Concernant la saleté du métro en général, le squat des SDF et migrants est un sujet assez préoccupant.

    Si l’on veut re-rendre Paris  » vivable », la première chose est de délocaliser les sièges de grosses boites en banlieue, et de développer les transports en commun vers la banlieue. Le RER est cher, sale, mal fréquenté et les lignes ne sont pas assez nombreuses. Le tocket n’est pas valable en dehors de Paris.

    Permettre un accès rapide et facilité aux banlieue soulagerait Paris.
    Les travaux de grand Paris express, de prolongement de lignes comme les 11 et 14 vont en ce sens, mais leur arrivée est prévue dans plusieurs années.

    Cependant, problème de politique n°1 en France, le renouvellement des mandats: comme tous les tocards qui nous gouvernent ne pensent qu’à leur réélection, ils ne pensent pas aux projets à long terme. Il faut aller vite, tant pis pour les dégâts collatéraux.

    Une voie ferrée nommée « petite ceinture ferroviaire de Paris » est toujours en place et pourrait tout à fait servir… Mais les pauvres parisiens vivant à côté ne supporte pas l’idée qu’un train par heure jusqu’à 19:00 puisse passer pas loin de leur fenêtre.

    Du coup, on transforme peu à peu la plateforme en jardins participatifs pour que les parisiens enfumés par la pollution puissent avoir la satisfaction de faire pousser des radis.

    Paris est rongée par l’erreur du socialisme. N’importe quelle autre ville qui a fait cette erreur (ex : Clamecy) est aujourd’hui en train de mourir. Comme la France entière paye pour Paris, elle se permet de gaspiller toujours plus.

    Mais les parisiens, entreprises comme gens n’en peuvent plus… Ils partent pour Lyon.
    Espérons que Lyon saura aménager sa couronne et développer ses transports en commun pour éviter le même problème.

    • Le prix de 73€ que vous avancez, ne comprend pas le prix réel payé par TOUS les franciliens (inclus les conducteurs qui ne prennent jamais les transports).
      Celui-ci est bien évidemment plus élevé! L’usager, ou le client (au choix) achète son ticket ou Pass au tiers de son prix. Les 2 autres tiers restants sont à la charge des entreprises, de la région et des départements. In fine, par les Franciliens (ce qui comprend les conducteurs).
      A savoir également, que le passage en septembre 2015 du Pass Navigo au prix unique a engendré une perte de recettes de près un demi milliard d’euros. Une partie (près de la moitié) est prise en charge par les employeurs (sont sympas 🙂 ), et l’autre partie par l’IdF (dont les fameux conducteurs en voiture).

      Autre point : le RER jusqu’à 1h du matin… OK.
      Etant banlieusard je sors les samedi soirs sur Paris. Mais à 23h30-minuit, faut partir pour attraper son transilien et ne pas attendre 6h du mat’ pour rentrer. Y a encore un peu de boulot coté services. Surtout pour un samedi soir!

  • Je ne suis pas d’accord avec les intervenants au dessus.

    1) La lutte contre la voiture est avant tout idéologique. La voiture, c’est la propriété privée, l’autonomie, la liberté. L’Etat aimerait bien que l’on devienne encore plus dépendant de lui, donc il veut supprimer l’un de nos derniers espaces de liberté. Que l’on devienne otage des syndicats de cheminots, de la crasse et de l’insécurité des transports en commun. Gréves, « incidents techniques », suicides, agressions, épidémies, attentats bientôt. La vie dans les transports en commun constitue une énorme régression sociale et sociétale. Mais l’Etat n’en a cure. Pouvoir se déplacer ou on veut, quand on veut, comme on veut? Hérésie.

    2) Comme je l’évoquais plus haut, plus on utilise les transports en commun, plus le risque sanitaire élevé. Les 3 endroits propices au développement des virus, bactéries et autres joyeusetés sont: les transports en commun, l’école et les espaces ouverts (« open space ») au travail. Le progrès serait plutôt de favoriser le déplacer individuel prive, la suppression des espaces ouverts au bureau (+ la suppression des climatisations centrales automatiques) et d’améliorer l’hygiène a l’école. Il faudrait aussi cesser de construire et de bétonner. Davantage d’espaces verts, moins de bâtiments.

    3) Oui, la voiture pollue. Autant ou moins que le chauffage ou que l’industrie, mais quand même. Pour autant, le consommateur prend ce que le marche lui offre. Les voitures sont autorisées a la vente, peuvent être légalement achetées donc utilisées. S’attaquer ainsi au consommateur comme le font Madame LE (au passage) Maire de Paris et l’Etat, c’est totalement absurde et injuste. Si le gouvernement souhaitait réellement faire quelque chose pour l’écologie au niveau du transport, il interdirait la vente de diesel ou tout du moins favoriserait drastiquement les voitures dites « propres », sans pour autant gêner les diesels qui sont actuellement en circulation. Ces derniers finiront un jour par être mis a la casse quoiqu’il arrive. mais bon, c’est une politique sur la durée, et comme chacun sait les élections approchent et il faut faire du populisme et de la démagogie.

    4) Enfin, la source principale de pollution, c’est avant tout la surpopulation. Ce n’est pas un hasard si la Chine est le pays le plus pollueur du monde. Il est urgent de mettre un frein a la prolifération humaine sur Terre. Au niveau local, il faut stopper net la bétonisation du territoire. A quoi bon construire sans cesse? Nous pouvons sacrifier un peu de cette fameuse « course a la croissance » au profit du mieux-être et de l’hygiène publique. Décentraliser un peu la France. Actuellement l’essentiel de l’activité se concentre en région parisienne. De ce fait tout le monde s’y presse et nous assistons a une désertification rurale. Inverser le processus serait salutaire pour tout le monde.
    Les françaises (les occidentales en général) ont un taux de fécondité bas. Notre population devrait donc logiquement baisser. C’est normal dans une société ou le bien-être et le confort ont remplace la nécessité de survivre. La qualité contre la quantité. Cependant nos gouvernants ont décidé d’ouvrir largement les frontières et de laisser entrer des peuples entiers sur notre territoires. Peuples qui appartiennent a des cultures différentes qui n’ont pas encore atteint notre degré de développement. Et la démographie repart a la hausse, ce qui constitue un gigantesque risque civilisationnel: la nature dit « on limite la population », l’Etat dit: « on augmente ». Cela ne peut pas bien se terminer. Je n’évoque même pas les problèmes culturels inhérents a chaque tentative de cohabitation de civilisations différentes.
    Les Japonnais ont tout compris. Leur population vieillit et va baisser. Ou est le problème? C’est un processus civilisationnel naturel. Alors au lieu de chercher des artifices et d’ouvrir comme nous sauvagement leurs frontières, ils innovent dans la technologie et la robotique. La population baissera, mais technologiquement le Japon sera au point et saura gérer la transition, tandis qu’au même moment nous serons embourbés dans des conflits armés « civils » et des catastrophes sanitaires.

    • « La lutte contre la voiture est avant tout idéologique. » Bien sûr, d’accord à 100 %. Et chez les socialistes, tout est idéologie… La voiture étant ontologiquement individualiste, elle est donc par nature honnie des socialistes, qui nous veulent « en paquets » étiquetables, traçables et contrôlables à tout moment.

    • « Ce n’est pas un hasard si la Chine est le pays le plus pollueur du monde. Il est urgent de mettre un frein a la prolifération humaine sur Terre »
      vieux délire malthusien.
      Si les villes suffoquent sous le smog, c’est que les chinois avaient d’autres priorités: accéder à la société de consommation. Nous, européens, sommes passés également par cette phase (Smog londonien des années 50).
      Les chinois ont déjà commencé à agir sur leur environnement.
      mais tout ça n’a rien à voir avec la « surpopulation »,. Ce qui limite la croissance démogaphique, c’est avant tout le développement économique et culturel. Il suffit de voir l’évolution de la natalité sur 30 ans pour s’apercevoir qu’elle baisse, parfois rapidement (Maghreb), presque partout dans le monde.

  • Un peu de rigolade : Anne Hidalgo s’est vue retirer son permis de conduire pour excès de vitesse sur le boulevard périphérique (Saint Mandé 75012) : 121 km/h au lieu de 70. Comme elle s’est un peu énervée, a dit aux agents que leurs contrôles n’étaient qu’une « Pompe à Fric » etc : Retrait immédiat. Elle est repartie en taxi. En plus le contrôle technique de son véhicule n’était pas à jour depuis plus de 2 ans.
    Dommage je ne peux pas vous joindre l’article de Presse.

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