Rogue One : A Star Wars Story

Publié Par Reason, le dans Cinéma

Par Kurt Loder.

Rogue One: A Star Wars Story

Officiellement positionnée comme une histoire à part entière, Rogue One accomplit néanmoins une chose astucieuse dans le canon officiel du film Star Wars. Le film s’intègre parfaitement entre La vengeance des Sith, et le début d’Un nouvel espoir, le premier film de la franchise. Donc, si vous vous demandez comment la princesse Leia a obtenu les plans de l’Étoile de la mort, vous l’apprendrez dans ce film. J’espère que je ne gâche pas la surprise.

Le film rassemble un certain nombre de bons acteurs – Felicity Jones, Riz Ahmed, Mads Mikkelsen, entre autres. Malheureusement, il leur offre peu d’opportunité pour se mettre en valeur. L’imagerie n’a aucune personnalité, il n’y a pas de moments forts, pas de personnages sympathiques ou de duo attachant comme Han et Leia ou Han et Chewie. Par ailleurs, avec son décor parfois spartiate, le film n’est pas très amusant.

Une fois de plus, nous sommes dans une galaxie lointaine où les forces de l’Empire oppriment tout le monde et les membres courageux de l’Alliance Rebelle se battent avec une détermination de plus en plus faible. On parle de l’Empire travaillant sur une sorte de super-arme, la célèbre Étoile de la Mort, et on nous dit qu’elle est conçue, sous la contrainte, par un génie technologique nommé Galen Erso.

Les plans de l’Étoile de la mort

La fille de Galen, une jeune femme vaguement indépendante nommée Jyn (Jones) est recrutée par les rebelles pour, comme nous l’apprendrons finalement, trouver les plans de l’Étoile de la mort de son père. (Cette partie de l’intrigue vise à résoudre une faille conceptuelle qui a miné l’Étoile de la Mort depuis que nous l’avons vue pour la première fois en 1977. Mais je n’en dirai pas plus).

Jyn se trouve rapidement en charge d’une équipe. Son partenaire désigné, Cassian Andor (Diego Luna), est un soldat rebelle, qui pourrait être plus intéressant si les acteurs Luna et Jones éprouvaient de l’attirance l’un pour l’autre, ce qui n’est pas le cas. (Et aucun moment câlin jusqu’à la fin du film). Il y a également Chirrut Îmwe (Donnie Yen, star hongkongaise d’arts martiaux), une sorte d’archer aveugle Zen, adepte de La Force et qui peut battre des Stormtroopers en armure sans même les regarder.

Chirrut a également un copain baraqué, Baze Malbus (Jiang Wen, star chinoise), également un super soldat, disposant de talents plus humbles, ou du moins plus impénétrables. Enfin, tout aussi brumeux est Bodhi Rook (Ahmed), un pilote déserteur de l’Empire passé du côté de La Lumière (ou quelque chose comme ça).

Retour de Dark Vador

Heureusement, ce petit groupe disparate est uni grâce à K-2SO (Alan Tudyk), une sorte de droïde pré-C-3PO, avec un accent britannique courtois, qui obtient la plupart des meilleures lignes de dialogue fournies par les scénaristes Chris Weitz et Tony Gilroy. (Jyn est émue quand K-2SO lui dit, « Je serai là pour toi. » Et il ajoute, « Le capitaine a dit que je dois. ») Tudyk semble souvent prendre plus de plaisir que n’importe qui d’autre dans le film .

Comme tout le monde, je suis toujours heureux de re-rencontrer Dark Vador (surtout parce qu’il apporte toujours avec lui la voix de James Earl Jones). Mais je ne pense pas que cela devrait prendre autant de temps (134 minutes) pour que ces rebelles puissent mettre la main sur les plans de l’Étoile de la Mort. Et j’aurais aimé que les paysages le long du chemin ne soient pas aussi peu surprenants.

Il y a le carnet de voyage planétaire habituel, de Wobani à Yavin 4 à Scarif – le dernier ressemblant à une escapade de vacances aux Caraïbes (il est réellement situé dans les eaux azurées des Maldives). Et il y a le quota habituel de créatures spatiales ressemblant à des grenouilles, et la surabondance habituelle d’effets spéciaux qui sortent de jeux vidéo. Une fois de plus, le ciel est rempli de X-wings et de TIE et de leurs explosions, tandis que les TB-TT se baladent au sol.

Pire que le manque d’excitation du film est le retour d’un personnage du premier film : Grand Moff Tarkin. Vous vous souviendrez que Tarkin était le commandant de l’Étoile de la Mort, et qu’il était joué par l’acteur anglais de films d’horreur Peter Cushing.

Vous savez peut-être aussi que Cushing est mort en 1994. Et pourtant, dans ce film, il est ressuscité numériquement : marchant, parlant, frissonnant – un cadavre réanimé, dégradant un acteur très aimé. Il est clair qu’il y a des choses pires que la mort : en voici un exemple.

Le réalisateur Gareth Edwards (Godzilla 2014) sait comment mettre de l’action, et il en met beaucoup ici. Il maintient définitivement le film en mouvement. Mais vers nulle part.

Sur le web. Traduction Contrepoints.

  1. Bah,cela doit pouvoir se regarder comme un vieux Charlot parceque sa legende en fait un genie ….mais qui supporte encore ça ?

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      Décidément, partout où vous passez traîne derrière vous cette odeur de pipi de vieux…

  2. @JLM
    Si pour faire d’jeun il faut voir ça… vive ma vieillesse et mes fuites urinaires 🙂

  3. Ca ne va nulle part…. Mais c’est du n’importe quoi.
    Vive le verbiage.
    Ce film est génial pour un fan.

  4. Cet article ne ressemble à rien, et pourtant je n’ai pas spécialement apprécié le film.
    « qui pourrait être plus intéressant si Luna et Jones avait une certaine attirance, ce qu’ils n’ont pas. « . sérieusement chercher encore l’intérêt dans un film comme celui ci en espérant voir s’écrire une romance à l’eau de rose ? Y en avait pas assez dans tous les autres SW, histoires souvent considérées comme catastrophiques d’un point de vue cinématographique? Vous savez que le script est écrit dans le titre du film au moins ? La plupart des gens avec qui je suis allé le voir étaient CONTENT qu’il n’y en ait pas, et pour ma part le peu de tentatives ( comme la pauvre bousculade avec le regard douteux dans le vaisseau) soulignaient déjà mon désespoir.

    Au passage, si vous cherchez de la romance, essayez juste avec les personnages détaillé en suivant dans l’article, tout est structuré dans le film pour amener à penser qu’ils sont gays et ensembles …

    « Il est clair qu’il y a des choses pires que la mort : en voici un exemple. » cet article donc ? Si au moins j’ai avais pu lire un argument politique ou philosophique éclairé pour justifier cet article sur contrepoints soit, mais cet article n’est pas digne d’intérêt en commentaire allociné, donc j’ai juste fait perdre mon temps. C’était pourtant pas bien compliqué d’attaquer un angle de lecture même médiocre concernant un film sur la rebellion face à la croissance d’un Etat sur contrepoints …

  5. Rogue One souffre du même problème que The Force Awakens: on dirait un fan movie avec du budget. TFA était un étron sans nom digne de l’Attaque des Clones, Rogue One est tout juste un film grand spectacle moyen. Non pas que tous les Star Wars soient des chefs d’œuvres, loin de la, mais au moins Lucas savait où il voulait emmener son histoire, à défaut de bien la mettre en scène.
    Là au bout de 10 minutes, on sait déjà comment les évènements vont s’enchainer, aucune surprise, d’autant plus qu’on a encore une sempiternelle Mary Sue en guise de personnage principal, sans relief et avec les traumas habituels et stéréotypés que l’on retrouve dans toutes les histoires pour adolescents. On l’aurait inter changée avec Katniss Everdeen qu’on n’aurait pas vu la différence (et encore Katniss à déjà plus de relief que Jyn, c’est dire…)
    La magie Star Wars n’opère plus du tout, on se sent comme un August Landmesser au milieu de tous les gosses qui s’extasient, ce qui est assez amusant mais il faut se faire une raison. Il y a bien un effet Disney, tant mieux si ça continue de plaire à plein de gens, moi je vais rester sur les trilogies originelles et l’univers étendu.

  6. Jean-Gilles Mongendre

    « Rogue One » a quand même le mérite de mettre en avant un aspect moins idéalisé de la Rébellion, avec ses nombreuses factions qui ne parviennent pas à s’entendre, ses hésitations, ses lâchetés voire ses dégueulasseries*. On assiste aussi à des luttes de pouvoir au sein de l’administration impériale, et les apparitions de Dark Vador sont assez bien dosées. À ce titre, on est bien loin du tableau manichéen que Disney réserve à ses dessins animés pour enfants (et peut-être aussi à la nouvelle trilogie ?).
    Cela dit, on n’échappe pas à quelques discours lénifiants un peu gênants, et qui traînent en longueur. Néanmoins, je n’ai pas l’impression que les Rebelles partent la fleur au fusil : oui, ils ont de l’espoir, mais leurs visages sont fermés, ils sont conscients de l’ampleur des risques.
    Concernant les personnages, il est certes regrettable d’avoir encore fourré une histoire de famille dans le scénario, et que Jyn ressemble plus à un personnage-fonction qu’à une héroïne, mais je ne peux que saluer l’absence d’un quelconque embryon de romance entre les deux personnages principaux. En plus d’être inutile et chronophage, je crois qu’elle aurait même rendu confus l’enjeu. Et puis franchement, on a déjà assez soupé des gambades dans l’herbe dans l’ « Attaque des clones »…
    En revanche, je suis d’accord pour dire que les deux personnages joués par des acteurs asiatiques n’ont pas été suffisamment creusés (tout comme celui interprété par Forest Whittaker). Pour les deux premiers, il me semble pourtant que modifier une scène ou deux aurait suffi**.
    Pour ce qui est des clins d’œil, je n’ai pas trouvé l’ombre des précédents films trop présente, mais cela fait quelque temps que je ne les ai plus vus***. Je vous rejoins, en revanche, concernant la résurrection malsaine de l’acteur jouant Grand Moff Tarkin. Quelqu’un d’autre a été ainsi reconstitué par des effets spéciaux, mais l’acteur l’incarnant étant encore vivant, cela me dérange moins. D’autant que d’autres personnages ont changé d’acteur sans que nul ne s’en choque. Alors pourquoi ce choix ? Parce que seul Peter Cushing était capable de l’interpréter ? Dans ce cas, on finira par voir débarquer le fantôme d’Humphrey Bogart sur nos écrans…

    ATTENTION, SPOILERS (ou plutôt « GÂCHAGES », en bon français ?)

    *Dans une de ses premières scènes, un des héros n’exécute-t-il pas quasi-froidement un indic’ pour ne pas compromettre sa mission ?
    **Contrairement à plusieurs personnages, dont certains apparaissent moins de dix minutes à l’écran, la mort de Baze ne fait suite ni à un exploit, ni à un sacrifice. Quant à celle de Chirrut Îmwe, on dirait presque un gag moquant la légendaire imprécision des soldats impériaux !
    ***En vrac : le lait bleu, les deux querelleurs de Mos Eisley, la référence permanente au fait que le scénario du film explique une des plus vieilles critiques adressées à la saga… Et puis la scène juste avant la fin, prévisible mais sublime. Je l’aurais vue en étant gosse, je pense que j’aurais eu de quoi faire des cauchemars !

    1. C’est vrai que lorsque l’on voit Cassian froidement exécuter l’indic, on se dit que tient, peut-être-va-t-on assister à un film avec un poil de nuances et des aspects de la Rebellion pouvant être intéressant… Sauf que à part ça, le « gentil aux mains sales » se reconverti vite fait en héro respectable… L’histoire originale (enfin de l’ancien univers étendu) des espions Botan parvenant à voler les plans de l’Etoile Noire et condamnant de facto leur peuple à une punition terrible (purge, camps de travail et tout le reste) me parait limite plus intéressante désormais.

  7. Je suis un peu étonné que l’article se plaigne des décors, c’est le premier film SW à faire un effort en la matière. On sent que les mondes ont un passé et le réalisateur jouent bien avec les échelles.

    Le film a aussi tendance à mettre le focus à plusieurs endroits simultanément, c’est sûrement la raison pourquoi on se fiche des personnages.

    Personnellement j’aime bien les films qui montrent beaucoup de gens en action. (comme apollo 13, the martian (2 cas extrêmes))

    1. PS : Là ça va puisque c’est un prequel, mais s’ils avisent à nous remettre une deathstar encore une fois je decroche.

      1. pourquoi il se priveraient? ils ont vendu pour 2 milliards de tickets pour voir exploser une troisième étoile de la mort…Apparemment il y a assez de fans décérébré pour gober les navets du genre de l’épisodes 7….

        1. Le 7 était vraiment une copie du 4, c’est comme si ils avaient senti le besoin de le sortir en urgence, on a pas de scénario alors on pompe le 4 et on renomme empire pour prime order.

          Comment un empire suposement en perdition trouve les moyens de bâtir une deathstar 3 fois plus grosse pour détruire 4 ou 5 planète qu’on ne connaît pas et que l’on a rien à branler, allez savoir. L’arme ne se déplace pas mais lance un rayon visible de n’importe où et atteint sa cible qui se trouve probablement à des milliers d’années lumières en 1 minute. On sait pas comment.

          Star Trek beyond ont fait l’inverse, des milliers de micro vaisseaux au lieu d’une superarme.

          Le seul bon passage c’est le discours de Hux qui malheureusement est un acteur un peu trop jeune pour que ce soit totalement crédible 🙁
          Je dis que c’est leur meilleur passage car il y a tellement mieux a raconter sur l’empire, camps de travail, propagandes, fanatisme, même guerre de pouvoir interne, name-it.

    2. Non je suis complètement d’accord avec les critiques concernant les décors des deux derniers SW. Ce sont simplement de beaux paysages terrestres, rien d’aussi dépaysant que ce que pouvait nous proposer Lucas, même en tout numérique.

  8. Je n’ai jamais compris ce qui poussait une personne a donner son avis si on ne lui demandait pas…
    Bon j’ai jamais compris qu’on me fasse payer pour voir un film AVANT de la voir…
    Je ne comprends rien.

    Mais bon puisque l’auteur donne son avis, pourrait il me donner un moyen de savoir si il y a des raisons que son avis soit pertinent..pour moi.

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