Capital, croissance et prospérité économique

La relégation du capital au second plan de la théorie et de la pratique économique est l’une des principales erreurs de notre époque.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Tax Credit-Money (CC BY 2.0)

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Capital, croissance et prospérité économique

Publié le 22 août 2016
- A +

Par Sébastien Laye.

Billet de 100 dollars découpé
Tax Credit-Money (CC BY 2.0)

Alors que nos sociétés européennes ne cessent de s’interroger sur notre échec collectif en matière de croissance et d’emploi, la science économique qui traite de la question du capital parait à nouveau cruciale et d’actualité. Les économistes libéraux dits de l’École Autrichienne (Bohm Bawerk, Mises, Hayek) plaçaient le capital (à savoir l’accumulation de connaissances ou de ressources- le capital peut être matériel, financier ou humain) au cœur de nos économies. Cette pierre angulaire de la pensée économique a cependant progressivement sombré dans l’oubli. Aujourd’hui, et plus que jamais en France, il nous faut redécouvrir l’importance du capital dans l’origine de la croissance, de la prospérité et de l’emploi. À trop avoir fait fi de son rôle (ce qui est visible dans les politiques fiscales et économiques qui ont sapé les fondements de notre croissance au cours des trente dernières années), nous nous sommes condamnés à une croissance sporadique et atone. Pourtant, relire quelques économistes, mais surtout prendre en compte la pratique de la vie des affaires, du monde entrepreneurial, peuvent nous aider à retrouver des idées claires sur ce sujet. Et l’enjeu en termes de création de valeur et de politiques économiques n’a jamais été plus évident.

Notre dernier ouvrage, Capital et Prospérité (sous-titre Le retour de la croissance pour tous ) propose une relecture de nos économies et des échecs des politiques économiques, à l’aune des courants d’idées qui placent au cœur de leur analyse le capital humain et financier. Nous analysons les vingt dernières années de politiques économiques aux États-Unis et en France à l’aune du cycle autrichien des affaires. Nous y introduisons aussi les dernières avancées de macro-économistes libéraux comme Garrison aux USA. Notre livre contient de nombreuses propositions, en particulier en matière de politique européenne et fiscale. En présentant l’état de la science économique sur ces questions, il permet de mieux comprendre l’atonie de notre croissance et la nécessité de revoir le cadre d’intervention des banques centrales et des gouvernements, notamment par la fiscalité. Ces allers-retours entre la théorie et la pratique de l’économie, de la finance et des politiques publiques, offrent un regard neuf de praticien sur la complexité de notre monde ; un monde nouveau où l’économie ne doit pas être un joug mais bien un instrument prométhéen de libération des hommes, avec comme objectif final la prospérité pour tous.

Son nouvel ouvrage : « Capital et Prospérité », aout 2016.  Editions Alternative Démocratique

Catégorie : économie financière/ essai économique. 173 pages grand format. Prix : 15.81 euros version physique/ 6.99 euros version Kindle/Android Tablet&Phone.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Amha c’est tout sauf une erreur. C’est sciemment orchestré et le moyen le plus sûr de réduire la liberté économique des acteurs indépendants.
    En gros: point de salut hors du glacis de connivence. Ce n’est pas une nouveauté, on est juste passé en mode de croisière.

  • Les commentaires sont fermés.

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don
libéralisme urbanisme de marché
2
Sauvegarder cet article

Par la rédaction de la Nouvelle Lettre.

Depuis quelques semaines la valeur travail est souvent évoquée.

La réforme des retraites est l’occasion pour les uns de se demander si les Français ne devraient pas travailler plus longtemps, pour les autres de déplorer de prolonger une vie de travail pénible et sans joie : être enfin heureux sans travailler. On s’étonne du refus apparent des jeunes de se mettre au travail : préférer la précarité, les allocations éventuelles plutôt que d’accepter des offres d’emploi toujours considérés com... Poursuivre la lecture

Il y a trois ans et demi, le New York Times Magazine publiait "The 1619 Project".

Il y était affirmé que 1619, l'année où le premier navire négrier serait arrivé dans ce qui est aujourd'hui les États-Unis, était aussi fondamentale pour l'Amérique que l'année 1776, et que l'héritage de l'esclavage façonne toujours notre société. La créatrice du projet 1619, Nikole Hannah-Jones, a donné une interview au New York Times le 16 janvier, dans laquelle elle déclarait que "le capitalisme aux États-Unis a été largement façonné par l'esclavage".<... Poursuivre la lecture

Pratiquement aucune affirmation n'a été répétée aussi souvent dans les médias que celle selon laquelle l'inégalité entre les pauvres et les riches a augmenté massivement d'année en année - partout dans le monde et surtout aux États-Unis.

Pour mon livre In defence of Capitalism, j'ai commandé une enquête sur les perceptions du capitalisme dans 33 pays : nous avons présenté aux personnes interrogées dans les 33 pays une liste de 18 affirmations sur le capitalisme - positives et négatives. L'idée que le capitalisme conduit à une inégalité... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles