Coiffeur de François Hollande : Moi, Président, je me teindrais les cheveux

Le regard de René Le Honzec sur le coiffeur à 10 000€ de François Hollande.

Le regard de René Le Honzec.

Coiffeur de François Hollande (Crédits René Le Honzec-Contrepoints.org, CC-BY 2.0)

C’est sans doute qu’il a peur de devenir un sans-cheveux, signe de déchéance sociale, un peu comme les fameux « sans-dents« , ce qui le défavoriserait auprès des électeurs/trices face au ténébreux Manuelito ou, maintenant qu’il est dans la course, Emmanuel Macron aux pattes distinguées toutes droites sorties d’un roman de Zola (j’aurais pu citer Dumas, mais Macron est de gauche, enfin, je ne sais plus). Si Aquilino Morelle s’est fait virer pour une paire de pompes cirée par un laborieux sans-dents préposé à la tâche dans la discrétion d’un couloir sombre de l’Elysée, si Thévenoud a oublié de régler ses impôts à l’heure, si Agnès Saal ne payait pas ses taxis, si Jérôme Cahuzac planquait son pognon, Hollande doit être crédité d’être resté dans sa ligne social-démocrate. Il a inversé la courbe du salaire du merlan (coiffeur) attaché à sa personne, lutté contre le chômage en créant un CDI (enfin, jusqu’en 2017), fait déclaré qu’il n’était même pas au courant (ce qu’on peut croire, étant donné qu’il n’est pas au courant de grand’chose en règle générale), ce qui a été confirmé sur Twitter par Valérie Trierweiler,  qui doit continuer à squatter clandestinement l’Élysée pour rester au courant. Tous ne sont pas pourris, peut-être, mais tous sont malades…

Je ne sais pas si c’est l’odeur de la marée (le merlan), mais j’ai une vague envie de dégueuler sur la moumoute teinte de GDB Ier (Gras Du Bide, noblesse socialiste) et de lui dire :« Normal, Président ! ». « Il y a quelque chose de pourri dans l’Empire du Danemark » disait Marcellus dans Hamlet. En lointain écho, le Sage H16 conclut « Ce pays est foutu ! ».