2016 : une année économique cataclysmique ?

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Krach (Crédits : Valentin D, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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2016 : une année économique cataclysmique ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 janvier 2016
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Pendant que François Hollande, le chef de l’Organisation État Universel Français en occident, continue de s’agiter pour s’assurer un emploi en 2017, le monde continue d’avancer. Malheureusement pour François qui résonne raisonne à économie constante (voire figée), la direction générale n’est pas forcément réjouissante et montre clairement que si quelque chose ne sera pas constant en 2016, ce sera bien l’économie.

déflation - quand les prix baissentEt les signes inquiétants s’accumulent. Le rythme d’accrétion de ces signes au tableau global d’une crise qui grossit s’est d’ailleurs accéléré récemment. Si, pendant les années passées, des points de tension se sont accumulés, laissant parfois croire à une proche explosion des cours de bourse, des dettes souveraines ou de l’inflation (ou un mélange de tout cela), les mois se sont écoulés pour finalement prouver que les banques centrales, les États, les politiciens et les différents acteurs des marchés, plus ou moins de connivence, trouvaient des moyens de faire perdurer les procédés mis en place.

Les « Quantitative Easings » se sont succédé, les mesures hétérodoxes ou inhabituelles des banques centrales aussi, les abréviations amusantes (ZIRP, NIRP ou autre LTRO) ont fleuri et, de fil en aiguille, le dévissage qui eu lieu en 2008 a été comme oublié, noyé dans les vapeurs liquoreuses de cours de bourse élevés, d’effets de leviers de plus en plus forts et de produits dérivés de plus en plus astucieux. Dans tout ce fatras d’innovations financières, difficile pour les politiciens, les banquiers, les journalistes et une partie du peuple de comprendre que les racines du mal (surendettement, irresponsabilité, dogmes économiques catastrogènes) n’avaient toujours pas été extirpées, et ce, d’autant plus que leur gagne-pain dépendait directement de leur capacité à ne surtout pas comprendre.

Lorsque toute l’économie est surdopée par les bidouillages inflationnistes des banques centrales, qui compensent à peine des poussées déflationnistes de plus en plus violentes, quand les chiffres (du chômage, de la croissance, des ratios bancaires, j’en passe et des meilleurs) sont tous plus que sujets à caution, regarder la réalité en face est compliqué, voire pénible.

Malgré tout, qu’on veuille ou pas comprendre, qu’on veuille regarder ou non, les faits sont têtus : non, tout ne va pas bien, et loin s’en faut.

Ainsi, que dire du ratio Pétrole/Or, qui permet de calculer combien de barils de pétrole achète une once d’or ? Lorsque, comme actuellement, le prix du baril s’effondre en dollars, et qu’il s’effondre encore plus vite en or, le coup d’oeil en arrière laisse assez peu de marge d’interprétation. En substance, à chaque fois que ce ratio a fait un pic violent, une crise majeure a secoué la finance et l’économie mondiale.

oil gold ratio jan 2016

D’autre part, ce pic s’explique bien plus par la chute des cours que par l’augmentation des prix du métal précieux. Or, si un pétrole à prix bas signifie certes une énergie pas chère, il signifie aussi soit un problème d’approvisionnement trop important, soit un problème de demande trop faible. En termes d’approvisionnement, on est encore loin des pleines capacités de production : l’Iran, l’Irak, la Libye, le Venezuela ne sont pas à proprement parler au maximum de leurs capacités, loin s’en faut. En revanche, la demande, elle, décroît.

Cette baisse de la demande signifie clairement un ralentissement global de l’économie mondiale, et entraîne directement, en surcroît, des tensions internationales plus importantes. Du point de vue des producteurs seulement rentables pour un baril bien plus haut (80, 90, 100 ou 110$ le baril), c’est une véritable catastrophe. Si l’on peut imaginer sans mal que cette baisse fut entretenue, au départ, par une Arabie Saoudite trop contente de gêner les Américains (et leur fracking), les Iraniens et les Russes, on peut commencer à voir que le contrecoup leur revient fort cher. La bourse saoudienne a en effet perdu à ce jour (20%) plus en l’espace de 3 semaines que pendant toute l’année 2015.

Tout comme les banques centrales ont un mal de chien à contrôler les poussées déflationnistes, les producteurs de pétrole subissent à leur tour la déflation générale.

Ce qui est vrai au niveau du pétrole l’est aussi… partout ailleurs. Le Dow Transport, précurseur habituel des tendances économiques, continue de s’enfoncer doucement après une année 2015 que certains, baignant dans les euphémismes achetés à Prisunic, pourraient qualifier de « pas rose » (plus de 20% de perte). Dans la foulée, le Baltic Dry Index continue lui aussi de marquer des points bas. Cet indice, qui permet d’évaluer le coût de transport en cargos, est un bon indicateur de l’adéquation entre l’offre de transport et la demande. Des hausses et des baisses importantes montrent les habituelles variations dans le commerce international, mais si l’effondrement récent indique bien une surcapacité assez énorme, il indique aussi une demande complètement en berne tant les chiffres actuels sont bas. En outre, les chiffres des exportations chinoises, américaines, sud-coréennes ou d’autres grands pays exportateurs sont très faibles eux aussi, confirmant bien que le commerce mondial se contracte très fort actuellement.

La situation est la suivante : les biens et produits ne bougent plus, le chômage grimpe un peu partout, et les prix des matières premières ont dégringolé à des niveaux jamais vu sur plus de dix ans.

gifa cat surprised

À ce tableau déjà sombre s’ajoutent les petits cris stridents de certains analystes.

On retrouve notamment quelques figures connues, comme Art Cashin, un professionnel de Wall Street depuis plus de 50 ans, qui prévoit une panique boursière colossale. Moins anecdotique, notons aussi le dernier rapport de la Royal Bank of Scotland (RBS) qui a doctement expliqué qu’il valait mieux, maintenant, tout vendre et se préparer à une année 2016 « cataclysmique ». En France, on pourra citer Philippe Béchade de la Chronique Agora qui ne laisse aucun doute dans une récente interview sur BFM Business :

« Cela fait six ans qu’on gonfle artificiellement les cours de tout. On a gonflé le cours des obligations, celui des actions, et pour quel résultat ? Pas de croissance, beaucoup plus de dettes globalement et surtout beaucoup plus de spéculation sur les dérivés. »

Bref, il semble maintenant acquis que la question n’est plus de savoir si un prochain krach va arriver, mais plutôt de savoir quand et, pour envisager de répondre à cette question, d’où partira la prochaine crise. Pour rappel, ce furent les subprimes qui avaient ouvert le bal en 2007 en provoquant la fermeture de petites puis de moyennes banques, jusqu’à Lehman Brothers en 2008.

L’année 2016 verra-t-elle un schéma équivalent se reproduire, mais cette fois-ci sur les petites compagnies pétrolières, puis les moyennes, comme semble le laisser entendre un récent article de Zéro Hedge, qui note le changement abrupt bien que très discret de politique de la Fed de Dallas à leur sujet ce qui, comme l’explique Lupus sur son blog, revient à dissimuler les pertes de ces compagnies ? Ou y aura-t-il un défaut de trop sur le marché des dettes de sociétés mal notées, comme l’évoque un article de l’Expansion ?

Dans ce contexte, et alors que même le FMI se montre gentiment moins optimiste, les agitations du chef de l’État français gagnent une saveur toute particulière, ne trouvez-vous pas ?

hollande optimiste encore 1,5 an
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  • Ce pessimisme devient fatigant ! A quoi cela sert il de vivre si c’est pour tout voir en noir sans arrêt ? Autant se suicider à vous en croire :/

    Je dis pas que ce sera une belle année économique, tout porte à croire que non sauf dans une poignée de pays (USA, UK, Suède, Espagne..) mais quand même, le libéralisme ne devrait il pas être porteur d’espoir, allons-nous attirer des gens vers une vision libérale, une vision différente, avec de la morosité et de la noirceur ? Prospérer sur le malheur et la rage est le fond de commerce des communistes, nationaux-socialistes et socialistes, et ça je n’en veux pas !

    Il y a largement de quoi se réjouir avec les évolutions technologiques, scientifiques et médicales qui bouleversent nos vies pour le meilleur et rendent les étatistes de plus en plus impuissants et inopérants.

    Have fun! 😉

    • Je plussoie. Il faut savoir que ZeroHedge est permabear, cela permet de remettre en perspective son blog – par ailleurs intéressant et très bien documenté.
      Sur la baisse de la demande en pétrole, je ne suis pas d’accord. Cf par exemple la table 3d (p36) du rapport de l’EIA: http://www.eia.gov/forecasts/steo/pdf/steo_full.pdf

      • j’aime bien ce mot « permabear » 😀

      • En effet, c’est une erreur dans ce billet. La demande mondiale de pétrole est d’ailleurs en forte hausse.

        • heu vous utilisez bien le présent la ? des sources pour cette forte hausse de la demande?
          Avec l’entrée de l’Iran il y a encore du temps avant que la demande compense les excédents de production, donc même si il y a un regain il ne traduit rien du tout.
          2016 sera encore excédentaire et pour un peu de temps encore.
          Si la demande augmente ça se fera très progressivement

          • Je crois qu’en France, on ne gobe toujours pas une redistribution fondamentale des cartes.

            Qu’un pays comme l’Arabie Saoudite baisse le prix du pétrole jusqu’à endetter l’état saoudien, uniquement pour lutter contre l’auto-suffisance américaine est un combat d’arrière-garde d’ores et déjà perdu: oui, l’énergie reste une matière stratégique.

            On a connu pas mal de conflits dont le pétrole était un sous-jacent: c’est le début de la fin et le prix du baril atteint les 30 $, aussi bon marché qu’il y a 12 ans, parait-il, mais toujours plus cher qu’avant le premier « choc pétrolier » de 1973! Le mythe asséné et répété d’un « prochain épuisement des réserves mondiales », qui y croit encore?

            Le blocus iranien est en train de tomber!

            Notre allié en Syrie, la Russie, finira bien par trouver des partenaires pour négocier la fin de son blocus économique aussi, et donc ouvrir l’exportation de pétrole et de gaz.

            On bombarde beaucoup pour récupérer les sites pétrolifères irakiens et syriens de Daesh, ce qui leur couperait une partie des vivres.

            Partout, les énergies renouvelables progressent lentement mais sûrement, le côté auto-suffisant compensant un coût supérieur (éventuel), diminuant d’autant les sources électriques à base de combustion « productrices de CO2 »! Et les pays qui ont des centrales nucléaires de 30 ans ou plus, se posent sérieusement la question de leur avenir.

            Il est trop tard pour effacer l’effet de la COP21 et les automobiles électriques prêtes à la commercialisation en 2020 seront présentes dans la plupart des marques, avec une conduite plus ou moins autonome, à des prix permettant la disparition à terme du smog à Pékin!

            Oui, Il s’agit bien d’une mutation et d’une redistribution des cartes: le pétrole est en train de s’écrouler et le parallèle est facile à faire avec la métallurgie et le charbon du siècle passé: valeurs sûres, quasi disparues difficilement en Occident, et dont l’agonie a eu un coût bien trop élevé du fait que, simplement, on ne voulait pas y croire ni, surtout, l’anticiper!

            Et que peut anticiper un François Hollande et son gouvernement, actuellement? Poser la question, c’est y répondre: les élections de 2017, plus ou moins bien, plus ou moins mal, mais rien qui ne puisse sauver la France de sa « panade » actuelle!

          • @Lazarius

            Des sources? Par exemple: http://www.wsj.com/articles/iea-sees-oil-market-struggling-to-absorb-excess-supply-1453194130

            La croissance de la demande a été de 1.2 million de barils par jour en 2015, donc environ +1.3%, et l’IEA estime qu’on verra la même chose en 2016.

            Iran ou pas, il est faux de prétendre que la demande « décroit » comme l’a fait H16 dans cet article. C’est une erreur factuelle.

      • Le temps des pâquerettes et des joyeux cuicuis élyséens est passé.
        A présent tout est en passe de se casser la gueule.

        Pendant ce temps en France, le secteur du tourisme vient de se prendre une raclée, celui du financier commence mal l’année et risque de se voir plombé par les cours du brut.

        Le secteur automobile, déjà fragile, vient de se reprendre une tannée lui aussi.

        A présent, il n’y a même plus d’avenir dans l’agroalimentaire français du fait d’une éventuelle reprise des exportations vers la Russie, puisqu’à présent les russes ont presque entamé la montée en puissance de leur propre agriculture et ont donc moins besoin des importations européennes…

        Il y a aussi un problème européen à propos des réfugiés et on ne sait encore quel serait leur impact économique (en bien ou en mal).

        Le secteur informatique, auquel notre cher pédalophile fait référence, est en proie à une législatite aigüe, du fait qu’une part, même s’il n’entrave queue dalle aux enjeux de l’informatique, le politique moyen n’aime pas ce qui peut ressembler de près ou de loin à de la liberté; il veut à tout prix l’étouffer. Résultat, les nouvelles licornes, celles qui devaient emporter l’économie numérique vers des sommets, sont littéralement en train d’entamer des procédure soit de limitation de leurs effectifs, soit d’expatriation vers des cieux plus cléments (en tous cas là où ils seront le moins taxés).

        Les industries « classiques » (TPE & PME) sont à la ramasse… car 60% de leur CA passe à financer les comités Théodules, les associations XYZ, les déboires du RSI, les frais de taxi de telle cadre qui se sent plus péter en Versace, les soirées scooters et stade Bayerniques…

        Bref, tout va bien, continuons dans l’optimisme béat et surtout critiquons les lanceurs d’alerte en les fustigeant et en les caillassant de mots ludiques tels que permabear quand on pourrait très bien les voir en permabull (tout dépend si on voit le verre à moitié plein ou à moitié vide me direz-vous).

        • Puisque le monde est si atroce vous devriez peut-être le quitter et mettre fin à vos souffrances ? Ne vous faites pas de mal plus longtemps puisqu’il n’y a plus d’espoir ! ?

          Sérieusement vous devez être sacrément lourd dans la vraie vie vu ce genre de comm’ « oh mon dieu on va tous mourir c’est trop horriiiiibbblllleee » et ça donne pas envie de vous connaître, votre post ne laisse transparaître aucun espoir, aucun rêve, juste la morosité. Bien triste.

        • @Sine
          Pour l’agriculture il est vrai que les Russes vont petit à petit augmenter leur production de produits bruts mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de potentiel à l’export pour les produits transformés ( donc à valeur ajoutée), bien au contraire. Pensons aux fromages, vins ,cognac, foie gras ….Par ailleurs pour développer leur agriculture ils ont besoin de moyens de production comme les semences végétales( la France est déjà le deuxième exportateur mondial), le matériel agricole etc… On exporte déjà en Russie notre savoir faire en génétique animale (charolais) Identifions les besoins des Russes et déployons une stratégie adaptée car il y aura beaucoup d’opportunités et finissons en avec cet embargo stupide décidé par nos politique vassaux des USA.

          • Je retiens une bonne idée: « finissons en avec cet embargo stupide décidé par nos politique vassaux des USA ».

            Ne nous trompons pas: notre « ennemi » russe, nous serons de plus en plus amenés à nous entendre avec lui mais il en va de même de notre « allié », les USA.

            Le monde n’est pas fait de pays « amis » et de pays « ennemis »!

            Il est dans l’ambition de l’Union Européenne d’obtenir la taille critique d’un « bloc » qui compte dans le jeu géopolitique mondial: dans ce jeu, la France, seule, 6ième puissance du monde et en difficultés (et en contradictions internes), compte pour « peanuts »!

            Mais l’U.E. a aussi une ambition pacificatrice, confortée et garantie par son absence de conflit armé de 60 ans. Ce qui n’est pas en contradiction avec une 3ième guerre mondiale économique, évidemment, probablement déjà en cours. On observera que la Chine aussi privilégie clairement l’économie au détriment d’une attitude belliqueuse!

            Pour l’instant, il faut bien reconnaitre que la France a plus ou moins démissionné de l’Union Européenne pour en faire le bouc émissaire privilégié de sa propre gestion complètement erratique (et pas du tout conforme) et en perdant son rôle prétendu de « co-moteur de l’Europe » avec l’Allemagne qui se retrouve seule membre leader, plus prête à lâcher les « mauvais joueurs » (suivez mon regard) qu’à quitter l’ensemble, évidemment! C’est un choix … idiot, mais un choix (qui donne raison, par ailleurs, à M.Le Pen, ce danger tant redouté!).

            Alors oui, il y a encore quelques trésors dans l’agriculture française. Mais ce « know how » est parfaitement assimilable rapidement. Les vins trouvent des concurrents partout dans le monde dont certains rivalisent dans la qualité sans encore avoir l’appellation surfaite française et payée bien trop cher, sauf pour un « happy few », plus attaché au prestige du snobisme qu’à la qualité gustative (Avez-vous déjà goûté un SASSICAIA 2005 CASSA SPECIALE à 1600 € la bouteille?).

            Le Charolais est une bonne viande mais les bovins irlandais ou argentins ont bien plus la côte, actuellement, surtout en viande « maturée ».

            Vos fromages? N’ironisons pas sur l’ « emmental », prétendument français fabriqué par Président en Normandie! Mais à ce compte-là, je connais de faux champagne valant au moins pas mal de « vrais »!

            Mais vos intentions sont louables et largement répercutées par les médias sur le thème du civisme consommateur « achetons Français » mais beaucoup moins si l’on considère l’ouverture à l’Europe et au monde, autrement plus libérale: « acheter Français » est encore un piège anti-européen alors que ce devrait être la la meilleure qualité française qui devrait favoriser vos exportations, seul thermomètre valable de cette qualité réelle ou supposée par chauvinisme.

    • Parce que vous voyez du libéralisme porteur d’espoir sur 2016 avec Hollande ?
      Souhaitons que la conjoncture reste au beau fixe car nous sommes incapables de surmonter une nouvelle crise.

      • Je parle d’une échelle mondiale, je vois au-delà de la France. Trouver du positif est facile, rien que ce matin :

        Le taux de chômage a poursuivi sa baisse au Royaume-Uni, atteignant 5,1% pendant les trois mois achevés fin novembre, après 5,2% à fin octobre, a annoncé l’Office des statistiques nationales (ONS) britannique.

        Le taux de chômage n’avait plus été aussi bas depuis octobre 2005, tandis que le taux d’emploi (74,0%) est au plus haut depuis lancement des statistiques sous cette forme en 1971, a indiqué l’ONS.

        Lors des trois mois achevés fin novembre, quelque 1,68 million de personnes étaient au chômage au Royaume-Uni, soit 239.000 de moins qu’un an plus tôt à la même époque. Dans le même temps, 31,39 millions de personnes travaillaient (588.000 de plus sur un an), dont 73,1% à plein temps et 26,9% à temps partiel, une proportion peu ou prou stable.

        http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/01/20/97002-20160120FILWWW00151-gb-chomage-aussi-bas-qu-en-2005-51.php

        Vous voyez, j’ai eu aucun effort à faire. 😉

        • Il est vrai que ce genre d’info est plus agréable à lire et montre bien que les choses dont loin d’être sombres.

        • Bonjour
          Tout à fait d’accord avec vous .
          Non seulement je regarde du coté Anglais mais aussi du coté Suisse et Scandinave ;
          Ces gens AVANCENT pendant que le France s’enfonce de plus en plus

    • Les signes sont pourtant là.
      Mieux vaut en être informé, parce que les coconnards diront que c’est l’échec du libéralimse…

      • Non, non, non. Du turbo-Méga-Giga libéralisme… 😉

        • Il est vrai que le libéralisme est fondamentalement « antiégalitaire », heureusement!

          Il n’y a aucune raison pour un jeune de ne pas choisir son avenir, la part de risque qu’il est prêt à prendre et l’ambition qu’il rêve de réaliser.

          Ce n’est en rien à des fonctionnaires de l’Éducation Nationale » d’en décider!

  • La France ne souffrira pas cette année, aidée par des taux d’intérêt bas, du pétrole toujours moins cher et l’action de la BCE sa croissance sera légèrement supérieure à celle de 2015 ou au pire du même niveau. Faire dans le catastrophisme ne changera rien à cet état de fait.

    C’est plutôt la suite qui est inquiétante: Si le pétrole remonte ainsi que les taux puis que la BCE stoppe son QE tandis que l’Europe et le reste du monde deviennent plus compétitifs alors les années suivantes deviendront très dures peu importe le nouveau président. De plus la France ne peut plus utiliser l’endettement massif comme en 2009 si une crise mondiale se déclenchait.

    Mais ça ce sera pour après 2016, Hollande reculera la patate chaude à son successeur.

    • Le seul élément dont on peut légitimement penser qu’il va booster les chiffres de la croissance française, mais certainement pas son activité, est l’augmentation des dépenses publiques. Mais la ficelle a beau être grosse, à force de tirer dessus elle pourrait casser cette année.

    • « Hollande reculera la patate chaude à son successeur »
      « enfilera », sans doute, pour rester poli…

  • Plutôt que de parler de pessimisme, je parlerai de réalisme et de pragmatisme.
    Mais peut-être que des décennies de mensonges collectivistes ont finalement atteint leur but et que dire la vérité est réellement révolutionnaire ?
    Ce qui est clair pour celui qui fait l’effort surhumain de ne pas se laisser bercer par la douce mélopée des média subventionnés, c’est que non, tout ne va pas bien et non, rien n’est sous contrôle !
    Les gouvernements et les banquiers centraux ont joué aux apprentis sorciers, en essayant maladroitement de se donner du temps en espérant que le business reprendrait as usual grâce aux pays dits émergents. Caramba, encore raté !
    Le fait d’être conscient de ce qui se passe donne au moins une chance de se préparer au scénario le plus noir envisageable pour essayer d’en amoindrir le choc pour soi et ses proches.

  • Hollande a bénéficié de ce qu’il est convenu d’appeler chez les commentateurs, « un alignement des planètes favorable » : taux d’intérêt très bas, pétrole et matières premières bradés, euro compétitif, relance de nos voisins et clients.
    Résultat chez nous, une toute petite croissance.

    Que l’horoscope se dégrade mais le pire n’est pas certain et la France, qui n’a pas su se réformer, juste en mots, risque de mal supporter le choc et de s’enfoncer dans une crise financière et économique particulièrement douloureuse.
    La France n’est pas maitre de son horoscope mais qu’elle se réforme enfin avant le pire.

    • C’est bien là, le problème: en fait, Fr.Hollande n’a rien réformé vraiment. donc vous serez aussi vulnérables qu’en 2012! (ou 2007!). Ces « amuseurs publics », au nom de leur image, ne sont d’aucune efficacité mais allez voir ailleurs comment tout bouge! Ailleurs, on ne se satisfait pas d’une gestion au jour le jour!

      C’est à croire que la France veut rester « exclusivement » (?) française, totalement imperméable à la « mondialisation »: la presse « subsidiée » fait un barouf sur la « French tech » qui a présenté 3 gadgets à Las Vegas! Mais sans s’intéresser du tout à ce qui venait d’autre pays, évidemment! On se croirait dans une émission de « télé-matin » de W.Leymergiedu style : « Parlez-moi de moi, y a qu’ça qui m’intéresse … »

  • Caramba H16 va lever l’exclusive ..!!! LOL

  • Etrange article. D’habitude ce sont les écolos qui nous anoncent des cataclysmes imminents 😀

    • Là, ils sont trop occupés à inventer des taxes pour cacher la catastrophe qui vient d’arriver à leur stratégie énergétique. Le prix de référence de leur base de comparaison a été divisé par 3 ou 4. Les investissements d’économie d’énergie voient leur durée pour être rentabilisés rallongée au-delà de la durée de vie moyenne de ceux qui les ont consentis.
      Durée de vie en baisse, comme ont élégamment « glissé » les médias…

      • Mais zalors… on va bientôt frire, cramer, flamber (by flamby) ❓
        Quelle perspective trophorrible. Bon, je retourne à mes -40C en Sibérie… J’ai trop chaud par ici…

        Au fait, pendant que cela glosait sur le 0C au « pôle nord », on se tapait du -50C en Sibérie, voire moins.
        Ah le bon temps, ou régnait le -50C sur toute l’Europe…

  • La situation économique et certes la faute des gouvernements trop gourmand en taxes et en impôts mais également la faute aux entreprises qui tirent les salaires vers le bas et sabotent ainsi la croissance économique.

    Quand les salaires baissent, les consommateurs consomment moins, les produits on du mal à s’écouler, les entreprises font moins de profits et ferment etc etc, la baisse des salaires est une spirale baissiere et un désastre pour toute l’économie.

    Un taux de chômage en baisse ne veut rien dire car beaucoup d’emplois bien payés on était remplacés par des emplois mal payés, évidement quand les salaires baissent les patrons peuvent embaucher plus mais ça ne résoudra pas le problème de la croissance, quand au pétrole il ne remontera jamais à moins qu’on augmente les salaires.

    Si on veut de la croissance il va falloir partager la richesse, si on la monopolise ce sera l’effondrement.

    • Troll? ou alors il va falloir potasser l’économie pour les nuls…

      • À nuancer! Oui, la consommation dépend du niveau de vie des consommateurs! Oui, il y a des salariés « temps plein » qui n’ont plus de logement mais NON, l’état français n’en ponctionne pas moins de ses 57 % de PIB pour ses besoins personnels et la différence entre salaire payé par le patron et celui touché par le salarié s’en va toujours dans des « usines à gaz  » jamais réformées, inefficaces, inutiles, aussi conservatrices que vétustes, d’intermédiaires inamovibles grattant des papiers à conserver et que plus personne ne lira.

        J’ai travaillé en France, j’y ai donc des droits à la retraite: j’ai affaire à 5 organismes différents avec 5 dossiers reprenant les mêmes informations, contre 1 seul et unique, dans mon pays: c’est votre choix de dépenser autant inutilement! Vous êtes libres! Mais ne venez pas vous plaindre!

    • Pitou… Fatigant de lire votre prêt a penser digne de Libération. Vous vous êtes égarés!
      Cela fait bientôt 40 ans que le logiciel français met la distribution et l’égalitarisme avant la création de richesse.
      40 ans que les français (comme vous?) cautionnent et élisent les escrocs qui nous tondent a ras, créateurs, dirigeants et salariés d’entreprises privées. Les marchands de rêves. Les prêcheurs qui vous apprennent a voler le poisson du voisin plutôt que de vous apprendre a le pêcher vous même, qui vous protègent de tout et de rien surtout, et vous êtes trop bêtes pour vous rendre compte qu’ils vous font les poches, a vous aussi, et surtout!
      Contrairement a vous, je n’aime pas trop culpabiliser, ni pour les autres, ni pour moi meme. Avant de cracher sur les entreprises qui s’obstinent a rester en ripoublique populaire, demandez vous si a 65% de charges et impôts, une entreprise française peut se battre en Allemagne ou en Angleterre (moins de 32.5%). Demandez vous a quoi ressemblerait votre bulletin de salaire si vous ne payiez que entre 12.5 et 15% de charges sociales, et si, finalement, ce salaire, si d’aventure vous aviez le droit de le toucher en intégralité, n’était pas si mauvais.

      • Bravo: ça a le mérite d’être clair! Mais l’aveuglement partisan n’aime pas se poser des questions: les slogans suffisent!

  • Merci pour ce rappel H16 , aucun pessimisme , je sais faire la différence et les chiffres du chomahe UK démontrent une fois de plus la pragmatisme et l’efficacité protestante ;
    La France est le boulet de l’europe sauvée par son industrie diversifiée , son agriculture et sa fiscalité abberrante .. mais tout cela s’affaisse irrémédiablement , ce n’est qu’une question de temps .. et c’est triste .

  • Ce qui est rassurant, c’est que jamais, dans l’histoire des crises, elles ne furent annoncées. La multiplication des annonces que la crise est imminente est sans doute intéressée. Bien sûr, il y a tout ces signes, mais on ne sait d’où partira l’amorce qui fera exploser le baril de poudre.

    Avez-vous entendu quelqu’un parler de la Syrization rampante de l’Espagne qui est en cours, de l’affaiblissement de Merkel en Allemagne, de la fascisation de l’Europe de l’Est, de la coalition de circonstance Russo-américaine en Syrie ? Vivement une information qui traite de toutes les forces qui sont unies pour grignoter l’Europe en ce moment. Il faudrait aussi parler du Brexit.

    Personne ne veut d’une crise, car elle incendierait l’économie mondiale dans sa totalité. La chute de l’Europe, oui. Il y a deux grandes puissances qui la souhaitent, l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest. C’est une chute politique et non économique, qui s’annonce.

    Inventons, créons, devenons citoyens du monde. Il n’y a rien de mieux à faire.

    • Clownerie! L’Europe n’est pour rien dans le marasme français depuis 40 ans!

      Depuis 1997 vous avez eu le temps de diminuer votre dette à 60% de PIB, votre budget à moins de 3% de déficit (des calculs corrects et VRAIS suffisent) et à garder l’inflation sous 2% par an.

      Mais la France n’en a rien fait! Elle a promis et n’a pas tenu parole: c’est crétin, mais la France n’a jamais résisté à la tentation de péter plus haut que son Q!

      Et vous êtes bien partis, avec les candidats actuels, à une nouvelle présidence partisane et paradoxale, à signer, à nouveau pour 5 ans!

      L’ère des « immobiles nostalgiques » est passée: comme dit Ch.Dawin, « vous vous adaptez ou vous disparaissez »!

      Vu de l’intérieur ou de l’extérieur, la France n’a aucune excuse!

  • Pessimisme, défaitisme?
    Impossible de prédire une crise. Quelques indicateurs, trop nombreux, sont au rouge vif. Cela rend prudent, nerveux, pessimiste.
    C’est bien ca qui provoque les crises.
    Si on admet la possibilité qu’elle arrive cette année, au niveau mondial, les scenarios pour la France sont intéressants. Comme d’habitude depuis Tonton, nous sommes a contre courant du monde, de nos voisins immédiats, et vouons une haine féroce a un ennemi imaginaire.
    L’optimiste espérera que des cendres de l’étatisme et de la corruption émergera enfin un pays ou la justice fonctionne a nouveau, prospère, libre des parasites qui l’ont si longtemps abusé.
    Le pessimiste craindra l’emergence d’un nouveau démon et le retour de la guerre.

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