Pourquoi les frais bancaires augmentent-ils ?

Les frais bancaires : un effet pervers du crédit gratuit.

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Pourquoi les frais bancaires augmentent-ils ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 janvier 2016
- A +

Par Simone Wapler

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Beaucoup d’entre nous ont reçu en fin d’année les tarifs applicables par leur banque en 2016. Beaucoup d’entre nous ont classé cette feuille sans trop examiner son contenu. Après tout, l’inflation est sous contrôle, nous dit-on…

Sournoisement, il s’y glissait cependant une innovation : la facturation des frais de tenue de compte. Vous êtes en train de payer l’activisme de notre cher Mario Draghi de la Banque centrale européenne. Cela vous agace ? Bonne nouvelle, vous pouvez vous battre même si le chiffre est à première vue modeste (de quelques euros à 30 euros par an selon les établissements). Mais voyons d’abord pourquoi on veut nous soumettre à cette menue rapine.

Autrefois, une banque faisait payer ses tenues de comptes. Autrefois, c’est-à-dire jusque vers les années 1960. La plupart des gens n’avaient pas de comptes bancaires. Les règlements se faisaient en espèces et les économies se mettaient sous les matelas, dans les bas de laine, en billets ou en pièces d’or.

Seuls les gens aisés et les commerçants avaient des comptes en banques ; le banquier facturait la garde de l’argent mais aussi la tenue de compte — en fait de la comptabilité. Les relevés de comptes étaient produits sur du beau papier, écrits à la plume avec de jolis pleins et déliés. L’argent restait disponible ; en d’autres termes, un déposant pouvait le retirer à tout moment, sans préavis, et repartir avec ses billets ou son or.

Les plus riches employaient aussi les services de banques d’affaires. Investisseurs aux poches profondes, ils étaient eux-mêmes entrepreneurs et donc supposés avertis des risques de leurs placements. L’épargne des riches se retrouvait ainsi rassemblée pour financer des entreprises risquées gourmandes en capitaux ; avec des dépôts fortement rémunérés, les riches « en avaient pour leur argent ». Si l’aventure entrepreneuriale se terminait mal, la banque faisait alors faillite et les riches qui lui avaient fait confiance perdaient leur argent. Les infortunes des riches suscitant habituellement peu de compassion dans le public, tout allait bien.

La naissance du monstre de la banque universelle

Tout a changé après la Deuxième guerre mondiale avec le développement du crédit. L’idée était que les banques ne se servent pas seulement de l’épargne des riches mais de celle de tout le monde pour « financer l’économie » et non plus seulement des aventures entrepreneuriales gourmandes en capitaux.

L’idée est la suivante : les dépôts et l’épargne même des plus modestes sont collectés et prêtés ; les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, les banques prêtent ainsi bien plus que si elles se limitaient aux capitaux de quelques riches.

Ainsi naquit la banque universelle, à la fois banque de dépôt et banque d’investissement. Universelle par sa fonction mais aussi universelle par ses clients : de nos jours, tout le monde doit avoir un compte bancaire.

« Financer l’économie » dans notre douce France nourrie aux mamelles keynésiennes de l’interventionnisme, du capitalisme de copinage et des « partenariats publics privés », cela signifie par exemple :

  • des crédits immobiliers
  • des crédits à la consommation
  • des crédits à l’État pour financer des «investissements» (la dette d’État ne cessant de gonfler, en réalité ces emprunts servent à payer des prestations sociales)

Dans un premier temps, la collecte des dépôts fit arriver une masse d’argent frais, et le crédit devint de moins en moins cher. L’immobilier se renchérit et l’inflation devint la règle de vie normale (augmentation des prix puisque plus de crédits disponibles donc plus d’acheteurs potentiels). Le public ayant du mal à comprendre cette forme d’impôt sournois qu’est l’inflation, tout allait bien.
Dans un deuxième temps, la taille des banques devint monstrueuse. Comme d’habitude, les monstres engendrent des problèmes…

Les gouvernements successifs prirent la désastreuse habitude de vivre au-dessus de leurs moyens car il est plus facile pour une assemblée de fonctionnaires élus de voter un déficit que de lever les impôts correspondants aux dépenses prévues. Plus les taux baissaient, plus la dette devenait indolore.

Les banques recyclèrent docilement l’épargne dans les emprunts d’État et devinrent trop-grosses-pour-faire-faillite. Parallèlement, l’État français bascula dans le surendettement. Aujourd’hui, toute diminution du déficit conduit à diminuer la redistribution ou les prestations sociales.

Le système de résolution bancaire et la légalisation du vol

Ceux qui avaient créé le problème (énarques et hauts fonctionnaires élus ou en fonction, technocrates serviteurs zélés de la puissance publique) s’attelèrent aux solutions du problème qu’ils avaient fait naître. Pour remédier à la chute d’une banque trop-grosse-pour-faire-faillite, une réglementation tatillonne enjoint les banques d’avoir plus de capitaux propres (de l’argent à elles pour payer éventuellement la casse) et légalise la spoliation des déposants en cas de problème (au besoin, on prélèvera sur leurs comptes courants de quoi renflouer leur banque).

Évidemment, il était hors de question d’entraver la croissance infinie du crédit puisque tout le monde vit à crédit sur le dos des autres sans rien donner en garantie, l’irresponsabilité étant la règle. Pour pousser les banques à toujours prêter plus malgré une conjoncture économique morose, le crédit est gratuit pour les banques et le taux directeur de la Banque centrale européenne est à zéro. Mais la conjoncture est vraiment morose ; les banques ne se bousculent pas pour accorder des crédits à la consommation à des chômeurs en devenir ou prêter à des entreprises qui ont du mal à accroître leurs chiffres d’affaires et leurs marges. Pour obliger les banques à prêter, la Banque centrale européenne les punit par des taux négatifs : les banques perdent de l’argent si elles ne prêtent pas ce qu’elles ont le droit de prêter.

Pour résumer, les banques ont du mal à gagner de l’argent faute de bons emprunteurs. Les taux bas pèsent sur leurs marges. Leur spéculation sur les marchés financiers (du trading pour compte propre, en langage financièrement correct) ne suffit pas à faire bouillir la marmite des actionnaires et ne justifie pas le nombreux personnel et les agences.

Que faire, se demandent les banques ?

Vous faire payer, tiens, pardi ! D’autant plus facile que vous leur confiez votre argent… D’où l’augmentation des frais bancaires.

Si, révolté par cette injustice, vous voulez vous rebiffer, invoquez l’application de l’article L312-1-1 du Code monétaire et financier et notifiez votre intention de refuser cette menue rapine ! Les modalités et un courrier type figurent ici.

Le fond du problème reste cependant ces rendements presque nuls qui laminent votre épargne. On vous oblige à laisser votre argent en banque et à prendre des risques sans intérêt, c’est-à-dire sans avoir la rémunération correspondant à des taux d’intérêt normaux.

Là encore, plutôt que d’accepter la rémunération misérable (voire insultante) du livret A ou du super-livret vendu par votre banque (et qui est bourré d’obligations toxiques), il y a une solution. Grâce à l’ubérisation de la banque — en recourant aux plateformes internet de financement participatif, vous pouvez prêter en direct à l’économie réelle avec des rémunérations intéressantes.

Pour plus d’informations et de conseils de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

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  • Etant actionnaire d’une entreprise du CAC 40, je constate que régulièrement aux AG les actionnaires demandent pourquoi ils ne sont pas sollicités par l’entreprise quand elle émet régulièrement des obligations à des taux interessants pour se financer.
    Les dirigeants répondent qu’ils se financent auprès du système bancaire (ou institutionnel) mais pas auprès des particuliers car il y a trop de contraintes réglementaires et administratives.
    Ceci est scandaleux !

  • Globalement, il n’y a pas de mystère, le rendement est corrélé au risque pris, et comme actuellement les taux sans risque sont négatifs, tout rendement positif signifie que, conscient ou non, vous prenez un risque.

  • L’ouverture des comptes bancaires a été rendue obligatoire en 1979 par le président de l’époque Giscard d’Estaing. Je me souviens puisque j’étais déjà dans le marché du travail . Ce projet de loi provoqua de très fortes réticence dans le population et Giscard , pour faire passer la pilule , jura sur ses grands dieux , lors d’émissions télévisées et radiophoniques , que’en contrepartie ils seraient sans frais . Merci Gisc

    • Merci Giscard ‘avoir instauré ce premier flicage financier sous le prétexte éculé et financier de notre sécurité ( c ‘était il parait pour éviter les vols lors des payes en liquides , c’est vraiment prendre les gens pour des cons ) . Et comme d’habitude , lorsqu’une loi liberticide est proposée , elle passe ! Quand il s’agit de fliquer les gens , tous les partis politiques s’entendent ( quoi qu’avec la gauche c’est le pompon.
      Il faudrait retrouver le texte de l’époque de Giscard , qui avait promis le gratuité , pour voir si celui-ci stipulait que cette gratuité serait pour toujours ou pas , et si oui , agir en conséquence !

      • > c ‘était il parait pour éviter les vols lors des payes en liquides , c’est vraiment prendre les gens pour des >cons ) .

        Oui les vols à la tire les jours de paiement des salaires en liquide se multipliaient.
        j’ai connu un collègue (intérimaire) qui avait demandé le paiement de frais de déplacement en liquide.En voulant acheter et payer des cigarettes dans un bar-tabac , les liasses de billets sur lui oont été repéré par des malfrats. Il s’est fait rouer de coups au coin de la rue avec vol de l’argent.
        Résultat: obligé naturellement de rembourser ces frais à l’entreprise qui, sans pitié pour lui, ne lui a plus jamais confié de mission. Donc périodes de chomage à cause de cet incident.

        • non , c’est comme le terrorisme actuellement ! il a bon dos bon faire passer des lois liberticides et vous fliquer . l’excuse des vols aussi , d’autant plus si vous ne vous faites plus voler votre salaire payé en liquide , vous vous ferez tabasser tout aussi bien en retirant du liquide au DAB , donc je ne vois pas ce que ça change !
          Ce sont toujours les mêmes excuses données pour restreindre les libertés individuelles . A l’époque la vraie raison est premièrement vous surveiller ( travail au noir , etc et surtout déjà tout savoir sur vous , car si on connait vos dépenses on connait tout de votre vie , vos passions , vos idées , etc… ) et deuxièmement faire un formidable cadeau au lobby bancaire. Aujourd’hui c’est encore pire , et malheureusement il y a des gens qui croient donc défendent les excuses toutes trouvées du gouvernement en place ! Comme disait A.Huxley dans  » le meilleur des mondes  » , la plus belle et la plus complète des dictatures est celle qui consiste à faire que les gens réclament EUX-MEME leur servitude !

        • Et aujourd’hui votre ami se serait fait tout aussi tabassé car il aurait été au DAB . Donc ça n’aurait changé quant au vol . Cet argument ne tient pas . Le malfrats de l’époque ne se tenaient pas à l’entrée de usines les jours de paie ! aujourd’hui ils peuvent tout aussi bien se poster près des DAB le 2 ou 3 du mois car ils savent tout aussi bien que les payes sont virées le premier du mois et que les gens viendront retirer leur argent le lendemain au DAB . Argument fallacieux de l’ Etat que beaucoup croient hélas, les gens sont naifs .

          • Et si les banques refusaient l’ouverture d’un compte bancaire pour tout client qui ne disposerait pas d’une somme d’argent importante, bloquée chez eux.
            Et qu’elles vous disent: debrouillez-vous ! faites vous payer en liquide et garder l’argent chez vous.
            Le plus embêtés, ce seraient vous et les Français aux revenus modestes.
            Vos argument sur la servitude face aux banques sont risibles.
            Avoir un compte bancaire (presque gratuit) est un réel progrès social

            • Monsieur Suzuki , continuez votre façon de penser , le gouvernement adore les gens comme vous ( mais de grâce , ne vous revendiquez pas libéral , un vrai libéral est un amoureux des libertés individuelles . Je crois plutôt que vous souffrez du syndrome du larbin . Je suis sûr que vous approuvez la restriction du cash à 1000 euros . C’est bien , continuez , et je suis également certain que quand on vous implantera de force la puce sous-cutanée pour tout paiement , vous direz encore que c’est un progrès social .
              Vous dites :  » si les banques refusaient l’ouverture des comptes bancaires , je serais bien embêté…. »
              Ah bon ? c’est bizarre , de 1973 à 1979 je n’avais pas de compte bancaire ( comme beaucoup de français ) et pourtant je n’ai jamais été embêté ( ni fliqué du coup , et comme tout libéral ce n’est pas parce que je n’ai rien à me reprocher que je dois aimé être fliqué ) ) ….vous pouvez m’expliquer?
              Dans votre premier commentaire , vous approuvez cette obligation qui selon vous empêcha les vols , maintenant vous dites que c’est parce que c’est un progrès social…. bon , on a compris , vous faites tout pour faire croire que c’est un bonheur ! Dites-moi franchement , pourquoi approuvez-vous? vous êtes banquier? politique? c’est louche !
              Et de nous faire croire que nous ne sommes pas en servitude face aux banques , vous , vous n’êtes pas risible , vous êtes carrément grotesque ! Vu votre niveau de réflexion , je pense que votre QI ne dépasse pas 90 ( allez , 100 au mieux ).

              • Les mutuelles obligatoires aussi nous sont présentées comme un progrès social , les syndicats aussi , etc etc , je suis certain que vous le pensez également ! moi, voyez-vous , c’est le mot  » obligatoire  » que je n’aime pas ! Je suis assez grand pour savoir ce qui est bon pour moi , je n’ai pas besoin de l’Etat nounou pour me protéger !
                Car voyez-vous , je réclame ma liberté individuelle et j’en assume la responsabilité qui va avec. Si on me vole mon argent , comme vous dites , j’ai pris le risque et n’irai pas pleurer .

              • Est-il possible de débattre sans dénigrer son interlocuteur ? Vous n’avez pas le monopole de l’intelligence et de la solution juste.

                Que vous le voulez ou non, le compte bancaire a plusieurs vertus (que l’ouvrier défendra aussi bien que le banquier Rotschild).
                – le « flicage » permet de limiter les fraudes (vous le dites vous même, si vous n’avez rien à vous reprocher, personne ne va s’intéresser à vous, votre existence n’est pas si essentielle que ça à la Nation)
                – il résoud le problème d’adéquation entre resources et besoins d’argent.
                – il vous permet de ne pas être perdre de l’argent sous l’effet de l’inflation
                – il crée des libertés en vous permettant de payer des commerçants éloignés de vos lieux de consommation habituelles

                Rien ne vous empêche de limiter le « flicage » en déplaçant vos ressources (en liquide, vers d’autres plateformes non-bancaires,…). Une autre voie est donc possible et vos libertés sont donc préservées.

                Quant à l’aspect obligatoire, votre responsabilité personnelle n’implique pas que toute la population le soit également. Sans règles générales, la cacophonie régnerait, bien au delà du seul secteur bancaire, car chacun aurait sa propre vision de la santé, de la justice, de la police, de la fiscalité, de l’éducation… Je vous invite à prendre du recul sur votre situation personnelle et à intégrer dans votre réflexion des dimensions sociétales et pluri-disciplinaires (c’est à cela que l’on différencie que l’on différencie les grands patrons que vous haïssez des petits ouvriers).

                Arrêtez s’il vous plaît de voir le mal à chaque instant, de dramatiser chaque situation et de sortir sans cesse les arguments de servitude. Chaque décision est un équilibre entre coûts et bénéfices, votre proposition de supprimer l’obligation de compte bancaire s’accompagnerait elle aussi de nombreux inconvénients.

                • 1/ Le compte bancaire permet de ne pas être perdre de l’argent sous l’effet de l’inflation ? Ah bon ? Mais c’est magique !
                  2/ Le flicage permet de limiter les fraudes ? Ah bon ? Dans ce cas, en RDA, il n’y avait aucune fraude ? Ah non, c’est vrai, il ne pouvait y en avoir, il n’y avait pas d’argent non plus. Bon. En France alors, ça marche bien ? Cahuzac peut en attester. Et tant d’autres. Tant. Tant. Tant.
                  3/ La responsabilité personnelle, ça s’apprend. En mettant des barrières et des obligations partout, tout le temps, ça ne risque pas d’aider les gens à se responsabiliser. D’ailleurs, si ça marchait, on aurait en France les gens les plus responsables du monde, ou presque. Ce n’est pas ce qu’on observe du tout.

                  Le fait est que les gens devraient avoir le choix, c’est tout. Si avoir un compte bancaire est aussi choupinou que ce que vous dites, il n’y aura aucun mal à garder et attirer un public conséquent dans les banques. Rendre obligatoire un truc indispensable naturellement est stupide (ou est motivé par d’autres buts cachés).

                  L’obligation d’avoir un compte en banque est une atteinte évidente aux libertés, on voit très bien pourquoi et lorsque vous vous serez fait chyprer 10% de votre compte, vous verrez mieux.

                  • Quitte à passer pour un asservi, je puis vous dire que dès mon plus jeune age je me suis précipité dans une banque pour avoir un compte bancaire, dès que j’en ai eu le droit d’en ouvrir un, et d’avoir un chéquier !
                    J’en ai toujours été très satisfait et je ne suis pas prêt d’adopter le comportement d’un vulgaire cul-terreux campagnard frileux qui se méfie des banques et cache son argent sous des draps dans une armoire !
                    Arrêtez de faire peur aux gens à propos des la faillite des banques.
                    En France c’est impossible.

                    • « J’en ai toujours été très satisfait et je ne suis pas prêt d’adopter le comportement d’un vulgaire cul-terreux campagnard frileux qui se méfie des banques et cache son argent sous des draps dans une armoire ! »

                      Votre prénom, ne serait pas Jean-Luc par hasard ? Vous êtes à peine prétentieux sur les bords.

                    • On est heureux pour vous!

                      Si vous êtes satisfait de ce fonctionnement par ce que vous y trouvez votre compte ça ne fait pas de vous un asservi.
                      Par contre vouloir l’imposer aux autre fait de vous un fasciste.

                  • 1. Aujourd’hui, tous les placements bancaires non-risqués rapportent plus que l’inflation. Laisser votre argent sous votre matelas est néfaste pour vous (dépréciation de votre capital en raison de l’inflation) et pour l’économie (l’argent qui dort ne sert rien, il ne sert pas à financer les projets qui ont besoin de capital (on en revient à la règle basique de décalage des besoins d’épargne et d’investissement).

                    2. Joli argument de réactionnaire de citer des exemples pour des généralités. Grâce au système bancaire, la plupart des opérations sont aujourd’hui tracées et permettre de remonter des filières / les fraudeurs / … . Je suis au regret de vous apprendre que c’est avec plus de suivi de transaction que l’on permettra de limiter les fraudes (il en restera toujours, aucun système n’est parfait). Encore une fois, ce n’est pas votre paiement chez le boucher du coin qui sera suivi.

                    3. Je partage votre point de vue, mais il me semble que personne n’a encore trouvé la solution pour éduquer la société sans y apporter des contraintes. Faute de mieux, on applique la solution qui apporte le meilleur rendement.

                    Arrêtez de jouer sur les peurs s’il-vous-plaît, relisez les fondamentaux d’économie et surtout PROPOSEZ des solutions alternatives, la critique est tellement facile…

                    • 1. L’inflation aujourd’hui est nulle, voire négative. En tout cas le taux « sans risque » est bien négatif, comme tous les emprunts d’état le montrent. Un placement bancaire, qui comporte des frais, ne peut apparaître avoir un rendement positif que s’il comporte un risque significatif. There is no free lunch.
                      2. Quand les contrôleurs sont les plus susceptibles d’être les fraudeurs, et mélangent sciemment les concepts de fraude et ceux d’optimisation légitime, il y a de quoi être inquiet. La garantie que vous donnez que nous pourrons utiliser notre argent comme bon nous semblera du moment qu’il s’agira d’échanges honnêtes ne vaut que les électrons avec lesquels vous l’écrivez. Les Chypriotes savent qu’il est légitime de craindre que l’Etat ne mélange ses dettes avec les vôtres. Quant aux crimes qui auraient prétendument été évités par l’inquisition bancaire auprès des présumés coupables systématiques que sont les détenteurs de comptes bancaires, ils relèvent dans leur immense majorité des droits constitutionnels de propriété privée et de résistance à l’oppression.
                      3. « Eduquer la société » ne fait pas partie des objectifs que se donne un libéral.

                      L’alternative est simple : ceux qui ne voient aucun avantage à passer par un compte bancaire doivent être laissés libres de faire à leur mode.
                      Que diriez-vous si on obligeait toute conversation à passer par le téléphone ?

                    • « 1. Aujourd’hui, tous les placements bancaires non-risqués rapportent plus que l’inflation. Laisser votre argent sous votre matelas est néfaste pour vous  »

                      Chez moi, c’est entre 2 lames de plancher, sous l’armoire normande en chêne massif, et les lingots d’or encastrés dans le mur. Ils sont mieux à ces endroits, en ce qui me concerne, que dans les mains de capitalistes de connivence avec une mafia prête à tout pour rester au pouvoir. Pas de frais d’agence de ceci cela ou autre, pas de chyprage. Vu que la monnaie n’est plus reliée à l’or au autre matière première, en quoi c’est gênant ? En fait, cela empêche les taux négatifs comme en Suisse ou tout dépôt de plus de 100000CHF est taxé de 0.75% par an… Les retraités se font taxer ainsi en douce sur une partie de leur épargne à cause des européens et de leurs QE.

                      « 2. Joli argument de réactionnaire de citer des exemples pour des généralités. Grâce au système bancaire, la plupart des opérations sont aujourd’hui tracées et permettre de remonter des filières / les fraudeurs / … . Je suis au regret de vous apprendre que c’est avec plus de suivi de transaction que l’on permettra de limiter les fraudes (il en restera toujours, aucun système n’est parfait). Encore une fois, ce n’est pas votre paiement chez le boucher du coin qui sera suivi. »

                      Mouarf, les billets pourraient aussi être tracés. Ils ont un numéro… Donc … plouf!

                      « 3. Je partage votre point de vue, mais il me semble que personne n’a encore trouvé la solution pour éduquer la société sans y apporter des contraintes. Faute de mieux, on applique la solution qui apporte le meilleur rendement. »

                      Et si vous laissiez les gens faire des choix au lieu d’imposer la solution?

                • Que vous le voulez ou non, le compte bancaire a plusieurs vertus (que l’ouvrier défendra aussi bien que le banquier Rotschild).
                  Oui et alors ? Est-ce à vous (ou à quiconque) de m’obliger de profiter de ces vertus ?

                  le « flicage » permet de limiter les fraudes
                  En quoi est-ce une vertu ?

                  il vous permet de ne pas être perdre de l’argent sous l’effet de l’inflation
                  Les comptes courants (qui sont les seuls obligatoires) n’étant, en général, pas rémunérés ils ne protègent de rien.

                  car chacun aurait sa propre vision de la santé, de la justice, de la police, de la fiscalité, de l’éducation…
                  Ben justement au moins en matière de santé et d’éducation chacun doit être libre d’avoir sa propre vision.

  • D’ailleurs malgré cette obligation , il ne vous aura pas échappé que les vols sont beaucoup plus nombreux maintenant…

    • Et les assurances obligatoires et intégrées aussi. Et pourtant on a transféré de plus en plus la charge de la responsabilité sur le client en lui ayant imposé des contraintes de sécurité liberticides. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai toujours du mal à accepter de devoir rentrer un code reçu sur mon mobile pour payer en ligne, ça va bien. On augmente les frais, les contraintes, le fichage et la revente de vos infos sans contrepartie.
      Faites l’expérience. Munissez-vous d’un nouveau numéro de mobile et donnez-le à votre banque comme point de contact. Et à elle seule. Puis regardez les SMS et autres appels non désirés que vous recevez.
      Et en période de taux zéros, on pourra noter que le taux de base pour découvert sur un compte hors forfaits négociés est de… 20% Pas mal quand même…

  • Il peut aussi s’agir d’inciter les clients à se tourner vers les banques en ligne. Moins chères pour les banques car disposant d’infrastructures beaucoup plus légères.

    Les banques en ligne n’étant que des succursales des banques classiques.

  • Et ca couine et ca geint sur les banques. Et lui c’est un cul terreux. Et l’autre c’est un terroriste. Nullissime.
    Bon allez vous acheter des bitcoin, couplé ca avec une carte bancaire mastercard, faites vous payer en bitcoin et vous n’avez plus besoin de banque . Fini.
    Ah oui le taux de change avec l’euro vous inquiete? Moi aussi, ca je n’ai pas encore résolu le problème.
    Et puis vivre sans produit financier, assurance vie, pea et autre merde comme les credits, juste pour ça ça m’éclate bien : des gens honnetes qui vont se prendre de plein fouet la crise avec des produits « surs », ca nous fera de la conversation pendant les apéros avec ma moitié.

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Geert Noels est ce qu’il est convenu d’appeler en Flandre, een bekende Vlaming, un Flamand influent. Licencié en sciences économiques appliquées de la Haute École de Commerce d’Anvers et titulaire d’un MBA de la K.U. Leuven (la section flamande de l’Université catholique de Louvain), en 2009, à la suite de la crise, il a fondé et dirige la société de gestion de patrimoine Econopolis. Il s’est fait connaître du public grâce à un premier livre, Econochoc, vendu à plus de 100 000 exemplaires, et en tant que leader d’opinion dans différents média... Poursuivre la lecture

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