Ces charges sociales qui pèsent si peu…

Publié Par Jacques Clouteau, le dans Travail & emploi

Par Jacques Clouteau.

Burdens by Josh james (CC BY 2.0)

Nous sommes à la fin de l’année 2015.

Et depuis des décennies, j’entends des hommes politiques de gauche comme de droite, des journalistes de toutes opinions, des économistes de toutes obédiences, mâcher à chaque interview qu’ils accordent, avec onctuosité, le vocable de « charges sociales » : « Il y a trop de charges sociales, il faut baisser les charges sociales, il faut exonérer de charges sociales, etc… »

J’ai l’étrange et terrible impression que ces doctes personnes ne connaissent pas le sens de la première lettre du premier mot de ce vocable. Il est vrai que la plupart n’ont jamais mis les pieds dans une véritable entreprise et que la majorité n’en ont jamais créée. Ils ne savent donc pas ce qu’est de remplir un bordereau Urssaf et d’y agrafer le chèque qui vous plombe une trésorerie. Demander aux hommes politiques d’expliquer ce que sont les charges sociales, dans le concret, c’est un peu comme si vous demandiez aux fidèles, à la sortie de la messe, la signification du Kyrie Eleison. Tous savent le chanter, mais sans doute pas plus d’un sur mille serait capable de traduire et d’expliquer cette prière.

Ces gens qui prétendent nous gouverner et influencer notre opinion parlent de charges sociales comme si c’était un morceau de jambon dans lequel on pourrait tailler du gras selon les aléas de l’économie. Et surtout il semble fort qu’aucun d’entre eux, jamais, n’a cherché à savoir à quoi pouvaient bien correspondre ces fameuses charges sociales, et quelle mystérieuse entité se cachait dessous… Car s’ils l’avaient fait, voilà bien longtemps qu’on aurait changé de vocabulaire et que notre pays se porterait mieux.

Refluons une centaine d’années en arrière et imaginons la tête d’un honnête laboureur auquel un homme en noir aurait annoncé tout de go : « À partir de maintenant tu vas payer des charges sociales sur ton revenu ». Le mot « charge » lui aurait rappelé le contenu d’une charrette, pour l’adjectif « social » il aurait fait la grimace, quant à l’assemblage des deux termes, notre homme de la terre aurait soulevé son béret pour se gratter longtemps l’occiput. Et puis, au moment où l’homme en noir lui aurait susurré qu’en fait on allait lui enlever, pour son bonheur bien sûr, la moitié de son revenu, le laboureur aurait empoigné son tromblon et chevrotiné sans pitié l’escroc.

Dans le même registre, tentez d’expliquer aujourd’hui à un Américain que vous allez lui soustraire la moitié de son gain en cotisations sociales et apprenez à courir plus vite qu’il ne tire…

Revenons à aujourd’hui et, si vous le voulez bien, décortiquons en choses compréhensibles ce que sont réellement les charges sociales. Il s’agit tout simplement d’assurances obligatoires mises en place après la dernière guerre, et prélevées sur le salaire pour les salariés et sur le bénéfice pour les indépendants. Une assurance contre la maladie, une assurance contre la vieillesse, une assurance contre la perte d’emploi, une assurance contre la perte de revenu en cas de maternité, une pseudo-assurance pour se payer un éventuel temps de formation, une seconde assurance complémentaire contre la vieillesse car la première n’est pas suffisante, une assurance contre le veuvage, une assurance garantie des salaires si l’entreprise disparaît, et tout récemment une assurance mutualiste obligatoire car la première assurance contre la maladie n’est pas suffisante, etc. Dans ce monde dangereux, voyez-vous, il est important d’être bien assuré contre tout ! Ne manque plus qu’une assurance contre la famine et des magasins d’État chargés de nous fournir à manger… Ça ressemble furieusement au paradis soviétique tout ça…

Bien évidemment, on n’a jamais demandé leur avis aux gens qui allaient devoir payer ces assurances toute leur vie. Ils n’auraient pas compris, les pauvres. Il importe en effet que le prolétariat laborieux soit guidé par la lumière fulgurante des camarades cadres… On a seulement demandé, à chaque réforme, l’avis des partenaires sociaux (encore l’adjectif « social », décidément…), qui ont applaudi à tout rompre, d’autant que c’est à eux qu’on a confié les clés des organismes chargés de gérer les milliards de ces fameuses charges… Quand la soupe est bonne, on ne va pas cracher dedans…

Bien évidemment (bis), ce qui devait arriver arriva : quand on donne un capital à faire fructifier à un incompétent, il le gaspille. Et il demande encore plus de sous pour boucher le trou qu’il a creusé. On est à 250 milliards d’euros de pertes cumulées seulement pour l’assurance-maladie… Brillante gestion…

Bien évidemment (ter), il est totalement inacceptable de critiquer quoi que ce soit dans le système, sous peine de passer pour un individu réactionnaire et anti-social. Depuis un amendement de l’automne 2014 proposé par une brouettée de députés socialement corrects, c’est même devenu un délit passible de 15.000 € d’amende et six mois de prison.

Bien évidemment (quater), il devient de facto impossible de modifier ou de réformer, puisqu’on touche alors à un acquis social conquis de haute lutte ou imposé par un quelconque gouvernement progressiste (progressiste, pour celui qui paie, ça signifie progresser dans le pourcentage de taxes). Inutile de discuter avec un syndicaliste : il vous répondra que ce système est excellent et qu’il protège les salariés contre les aléas de la vie en obligeant les patrons à mettre la main à la poche. Il vous rajoutera sans doute un couplet sur le Conseil National de la Résistance. N’essayez pas de lui prouver que ledit système met ses enfants au chômage et ruine ses petits-enfants, il ne vous écoutera pas.

Si vous demandez à un salarié lambda comment se passe d’un point de vue financier le transfert des charges sociales. Il saura vous dire qu’on lui prélève des cotisations pour sa maladie et ses vieux jours, toujours trop à son goût. Il ajoutera dans la plupart des cas que heureusement, le patron paye aussi sa part. Il n’imaginera pas une seconde qu’en réalité c’est à lui qu’on vole tout cet argent, qui normalement devrait aller dans sa poche. Et que si on le lui laissait, il en ferait bien meilleur usage que les guignols incapables qui le spolient dans le système actuel.

Voilà comment, sous couvert d’une expression absconse, charges sociales, s’est mise lentement en place, entre 1945 et 2015, la plus monstrueuse escroquerie du siècle, la plus efficace machine à créer du chômage de masse, la plus belle mécanique à casser du pouvoir d’achat. Et curieusement, plus le terme demeure vague, plus il porte cette onctuosité sociale et protectrice, moins il devient possible d’en discuter sereinement. Et si toutefois, par le plus grand des hasards, on trouvait un jour dans un gouvernement un ministre qui ait quelques notions d’économie réelle, sa volonté de réforme serait immédiatement bloquée par les partenaires sociaux auxquels il ne manquerait pas de demander leur avis…

Si on veut transformer aujourd’hui la France en pays efficace, la solution est simple, et de nombreux grands pays l’ont adoptée, qui nous dépassent désormais dans les classements internationaux : on raye du vocabulaire le terme de charges sociales, on supprime d’un trait de plume l’ensemble des organismes para-étatiques qui gèrent si mal le risque de maladie, de vieillesse et de chômage. On dissout l’Urssaf, la sinistre police politique qui terrorise les entreprises et les mène à la ruine, ainsi que Pôle Emploi, qui n’a jamais créé d’emploi. On donne au salarié la totalité de son salaire, c’est-à-dire le net à payer + les cotisations salariales + les cotisations patronales et on laisse au travailleur indépendant l’intégralité de son revenu. Ensuite chaque citoyen s’assure librement contre les risques qu’il souhaite couvrir auprès de la compagnie d’assurance de son choix. Dans les dictionnaires, on nomme tout ça d’un joli mot : la LIBERTÉ… Pourquoi diable les Français se sont-ils laissés voler cette liberté pour laquelle ont combattu leurs ancêtres ?

Quant aux hommes politiques, ils ont une peur bleue de toute réforme sur le sujet de la Sécurité sociale. Posez la question à l’immense majorité d’entre eux, et vous aurez toujours la même réponse, copiée-collée sur le trouillomètre : « La Sécurité sociale, à laquelle les Français sont très attachés…, » le tout accompagné d’un sourire docte et mielleux. Ils y sont même tellement menottés, ces pauvres Français, qu’on leur interdit de la quitter…

La Sécurité sociale est le dernier monopole d’État communiste encore en place. Elle fait très mal son boulot d’assureur, elle engendre la ruine et la misère des entreprises, elle crée un chômage massif, elle décourage le courage et l’initiative en spoliant la moitié de la richesse produite par tous les travailleurs de France, au nom d’une solidarité qui ne protège que les plus abrités des citoyens.

Les charges sociales n’existent pas. Il n’y a pas de charges sociales. Il n’y a qu’une mafia qui vit sur le dos des travailleurs français et qui les ponctionne, chaque mois, de la moitié de leurs revenus.

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  1. Une salve de Flak 88 toutes les 3 minutes au hasard. Tir de harcèlement.

    Militairement, c’est nul. Moralement, c’est terrifiant d’efficacité.

  2. tiens , ça me fais penser que je n’ai pas reçu ma taxe térritoriale comme d(hab en décembre ; comment se fesse ? pas normal ça ;

    1. Au hasard: regardez votre compte fiscal sur impôt.gouv.fr la CFE doit être payée en ligne.

      1. Cette merveilleuse contribution « qui n’est pas une charge supplémentaire pour les petites entreprises ». Ma SCI, au chiffre d’affaires extraordinaire de 12.000 € de locations de vacances, paye depuis 3 ans environ 600 € de CFE, qui s’ajoute au 2300 € de taxes foncières (5000 F en 99). Conclusion : j’arrête cette activité, parce que je ne veux pas me casser le cul pour ces parasites. L’appartement sera occupé à titre gratuit par un proche, ayant peu de revenus, et qui payera donc peu (ou pas) de taxe d’habitation.
        Tout bénef pour la commune : des touristes en moins, finies la taxe de séjour, la taxe sur les loyers, la CFE.

        1. « Occupé à titre gratuit » !! Attention à ne pas attirer l’attention du fisc sur la recherche d’une location aux revenus non déclarés. En ce moment « la bête a faim ».

  3. « C’est pour la justice sociale ».

    JUSTICE: en fait c’est totalement injuste. Certains peuvent partir à la retraite à 55ans, d’autres n’ont pas de jours de carence pour les congés maladie, etc…
    SOCIALE: en fait (bis) c’est antisocial. On apprend régulièrement que 10% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté, que beaucoup n’ont que deux repas par jour. Mais que les logements HLM de Paris sont distribués aux apparatchiks.

    Relisons 1984, apprenons à ne pas céder à la perversion du sens des mots.

  4. les oints du seigneur vous corrigeront immédiatement en vous disant que l’on ne parle pas de « charges sociales » mais de « cotisations sociales » …

    allons, allons.

  5. Je n’ai jamais compris pourquoi la fin de la collecte par les entreprises des cotisations d’assurances sociales de leurs salariés, ne figurait pas en priorité une des jérémiades patronales.

    pour ma part, rien que sur l’assurance maladie, et encore parceque je ne suis plus tout jeune, c’est un gain immédiat de 5000€/an de pouvoir d’achat.

    Autant dire que j’irai immédiatement le dépenser… Ce qui inévitablement créerait des emplois

    1. Oui, mais pour 4 emplois créés ainsi, il y aurait 1 emploi de fonctionnaire détruit. Que feraient alors les puissants de leurs neveux et nièces ? Devraient-ils les obliger à se rendre utiles en échange de leur salaire ? Et que deviendraient les enseignements de notre éducation nationale, ouvertement ridiculisés ?

  6. Au début des années 80, passée l’hystérie de nos Saint-Just, nous avions travaillé au CJD sur le « salaire complet » seul moyen de convertir nos salariés à la responsabilité et surtout à la liberté de CHOIX (comme pour son assurance auto).
    Bien évidemment cela n’a jamais vu le jour !
    Cela serait un excellent moyen de mettre dix millions de salariés dans la rue. Mais le « camp du bien » n’aime pas beaucoup le mot de « RESPONSABLE » trop réac! à leurs yeux.

  7. Bravo, bel article à partager un peu partout !

  8. charge bureaucratique en somme, ce ne sont pas non plus des cotisations car ça participe d’abord à la « redistribution »…

    et le fait que ce foutoir soit indémêlable est à dessein je présume.

  9. Et la fête continue : début 2016 : les mutuelles salariés et le compte pénibilité. J’ai calculé pour une PME, ça représente à peu près un 13 ème mois…à décaisser pour l’entreprise.

    Hallucinant cette administration soviétique…à quand le goulag pour délit de propos politiquement incorrect ?

    Il faut que ça s’arrête car la France « apaisée » de notre docte président risque de devenir plutôt agitée, ce que je crains mais comprend…Stop aux conneries !

  10. « On donne au salarié la totalité de son salaire, c’est-à-dire le net à payer + les cotisations salariales + les cotisations patronales »
    C ‘est sur ça change tout au niveau de l’entreprise…L’employé vous coûte toujours aussi cher et en plus vous avez tous les employés d’urssaf et cie au chômedu

    1. oui mais au moins chacun comprends vraiment ce que le système lui coûte.
      j’avais un salarié qui râlait sans arrêt parce qu’il ne gagnait pas assez, son cas était simple , en arrondissant ça faisait , 2000 € brut , 1500€ net , 3000 € de salaire complet.
      j’aurais aimé lui verser 3000 € tous les mois et lui laissé faire lui-même 1500 € de chèques. Je parie qu’au bout de 3 mois ( grand maximum ) , il se serait mis à hurler contre les charges.
      Imaginez la même chose pour tous les salariés de ce pays , ce serait la révolution.

      notre système survit grâce à son opacité , si chacun se rendait vraiment compte du coût réel le système s’effondrerait.

    2. tous les employés d’urssaf et cie au chômedu

      Pas tous, ceux qui veulent bosser se recyclent dans ces assurances privées. Quitte à employer ceux qui ne veulent rien faire à creuser des trous et les reboucher par la suite, ce qui ne saurait être pire question productivité.

      Empêcher un père d’aider son fils dans une vigne, mais ou va-t-on ❓

    3. et en plus vous avez tous les employés d’urssaf et cie au chômedu

      A court terme, oui. Mais au bout de quelque mois ils auront retrouvé du boulot dans des entreprises productrices de richesse… donc c’est tout bénef pour l’économie.

      1. J’envie votre optimisme car qui peut vouloir de fonctionnaires spécialistes de la machine à café ?

        1. Présenté sous cet angle, c’est vrai que ça ne fait pas envie… mais tous ces fonctionnaires du service-public-que-le-monde-nous-envie, ils ont des bien des compétences, non? Et s’ils n’en ont pas, ils sont capables d’en acquérir grâce au dispositif de formation professionnelle qui nous coûte si cher (et que le gouvernement s’appête à renforcer), non? Et si on les met à la porte, il y en a bien quelques un qui vont se bouger, non? Je ne suis pas spécialement optimiste, mais un peu de pression amicale produit généralement des résultats.

  11. Tellement vrai. J’en rirais si je n’allais pas bientôt perdre mon entreprise (et licencier) à cause des ces « charges »…..

  12. Pour le Kyrie Eleison, la traduction est en vis-à-vis dans le missel…

    1. Encore faudrait-il que les fidèles aient la motivation et la curiosité de le lire. Même pas sûr qu’ils comprennent ce qu’est cette affaire de demi-sel…

  13. « On donne au salarié la totalité de son salaire, c’est-à-dire le net à payer + les cotisations salariales + les cotisations patronales et on laisse au travailleur indépendant l’intégralité de son revenu »
    Voilà une idée qui pourrait me refaire voter ! Le jour où un candidat « apolitique » proposera ça, les poules auront des dents !

    1. Vous verriez la tronche que font mes petits élèves de CAP quand je leur met au tableau la dégringolade vertigineuse depuis le coût de l’employé pour l’entreprise jusqu’au salaire net ! Ils ont tout de suite compris, croyez moi. Quelqu’un s’est-il « amusé » à faire le grand calcul de ce massacre sur une année, en y incluant la TVA, l’IRPP et tous les autres impôts ?

    2. Le Parti Liberal Démocrate propose justement ça, mais bon on est pas prêt d’avoir la majorité. Ils ont fait ~1% au régional en région parisienne, c’est un bon début et espérons que le PLD deviendra un jours un grand parti.

  14. 3 min pour comprendre les charges sociales :

  15. Merci infiniment à Jacques Clouteau pour cet excellent billet.
    Le chef d’entreprise que je suis, confirme la pertinence de toutes vos observations. Mais vous avez oublié de préciser que l’un des freins les plus redoutables au paiement du salaire complet est le « paritarisme ». Cette soi-disant cogestion syndicale est la seule raison de la division des cotisations sociales en part salariales et part patronales. Elle sert d’alibi au pantouflage de palanquée de syndicalistes plus véreux les uns que les autres qui ont conduit par leur incompétence chronique et leur influence prédatrice la totalité des caisses qu’ils administrent au bord de la faillite (Sécurité Sociale, RSI, Agirc, Arrco, MSA, etc…).
    Ces prétendus « partenaires sociaux » préemptent la notion de solidarité comme s’ils en étaient les défenseurs alors qu’ils ne font que lui nuire et vivre à ses dépens. La solidarité envers les sinistrés, les démunis, les malades, les anciens, est inhérente au concept même d’assurance fondé sur un contrat responsable qui définit les droits et les obligations de chaque partie, son efficacité n’est altérée que par la Tartufferie syndicale.
    Petite précision, la terminologie « charges » repose bien sur une définition comptable relative au « compte de résultat » qui comprend une colonne charges et une colonne produits. Parmi les charges figurent les fameuses « cotisations sociales ».

    1. En fait il le dit bien dans son texte.
      C’est vraiment une belle prose. Mais bon, il ne faut pas en parler, nous sommes les vilains patrons égoïstes 😉

  16. Grinçant….mais vrai!

    L’auteur pourrait-il nous donner davantage de précisions sur cette fameuse loi d’automne 2014, par laquelle toute critique du système de 1945 est pénalement condamnable?

    Merci.

  17. « on a pas demandé l’avis aux gens » argument libertarien typique d’une pauvreté intellectuelle effarante. Je vais donc répondre par l’argument simpliste suivant : et le vote ? C’est quoi à ton avis ?

    En entreprise le salarié a-t-il le choix ? Réponse du libertarien : il choisit puisqu’il signe un contrat. Là encore réponse simpliste du libertarien. ma réponse simpliste : ben chacun peut quitter la France, non ?

    premier fail.

    Clouteau nous parle ensuite du déficit cumulé sur plus de 50 ans : en sachant que la fraude aux cotisations sociales représente a minima 50 milliards. 5 ans suffirait à avoir l’annuler. mais au fait qui fraude aux cotisations ? Réfléchissez bien.

    deuxième fail.

    Enfin (on s’arrêtera là car j’ai pas trop de temps à perdre pour le rigolo Clouteau), il nous explique que les cotisations sociales pèsent sur le salarié, qu’en fait c’est lui qui les paie. Si son raisonnement était juste, les baisser devrait entraîner un hausse de son salaire. Depuis plus de 20 ans qu’on les pratique, personne n’a rien vu. Pour la bonne raison que baisser les cotisations devait entraîner une hausse des embauches, une baisse du chômage. Depuis 30 ans on a rien vu non plus. Ce qu’on observe par contre c’est une hausse de la rémunération du capital (et oui c’est peut-être un gros mot ici, mais c’est la vérité, il faudra bien un jour ou l’autre vous en rendre compte).

    Conclusion : dans ce qu’il propose Clouteau nous fait faire un bond de 100 ans en arrière car ce qu’il prône c’était ce qui existait il y a 100 ans. Quel progrès !

    1. Troll detected.

      1. Je pense que vous êtes LE troll de CP qui a été banni de multiples fois et qui revient avec un autre pseudo.

      2. Simplet a raison: chacun peut quitter la republique populaire de France.
        Ca, c’est fait.
        CQFD, simplet

        1. On est moins emmerdé à créer une entreprise ( avec salariés ou non ) en Chine qu’en France !

          1. Je pense très sincèrement que l’Europe est un continent en faillite , qui étouffera de plus sous des lois de plus en plus liberticides dans tous les domaines et qui de ce fait ne se relèvera pas . Il deviendra de plus en plus impossible , et de toutes façons cela vaudra de moins en moins le coup car trop de contraintes , de se mettre à son compte notamment en France .
            L’espoir se trouve donc désormais sur d’autres continents ( hors Afrique , trop pauvre et hors Moyen-Orient , trop dictatorial et toujours en guerre ) car ces autres pays commencent , eux , à s’émanciper en termes de libertés individuelles .

    2. Depuis plus de 20 ans qu’on les pratique, personne n’a rien vu.
      Quelles sont vos sources?

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