Il redécouvre New York après 44 années de prison (vidéo)

Après 44 ans derrière les barreaux, il découvre une Amérique digne des films de science-fiction…

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Il redécouvre New York après 44 années de prison (vidéo)

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 novembre 2015
- A +

Par Charles Bwele.

En 1971, Otis Johnson fut condamné à 44 années de prison ferme pour tentative de meurtre sur un officier de police. Il avait 25 ans. Libéré en 2015 à l’âge de 69 ans, il se rend sur Times Square (New-York) et découvre un univers de science-fiction…

« Tous ces gens dans les rues ont des écouteurs dans leurs oreilles et se parlent à eux-mêmes. Sont-ils tous des agents de la CIA ou quelque chose comme ça ? »

Il est embarrassé par la carte magnétique du métro, est ébahi par les vitrines interactives, constate que la communication téléphonique vaut aujourd’hui 1 dollar soit +75 cents depuis sa jeunesse, et ne sait que choisir dans une grande surface alimentaire. À sa sortie de prison, une pièce d’identité, deux tickets de bus et 40 dollars lui furent délivrés. Il n’a plus aucun contact avec sa famille et dépend entièrement de Fortune Society, une fondation de Harlem qui prodigue divers services, soins et logement aux anciens détenus. Pour tenir le coup et refaire la paix avec lui-même, il se consacre à la méditation et au taï-chi.

Le cas d’Otis Johnson – parmi tant d’autres – illustre les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les détenus d’âge mûr, de surcroît usés par plusieurs décennies derrière les barreaux. Outre une santé mentale et/ou physique fragilisée et l’abandon familial, l’adaptation à une société en accélération constante relève d’une gageure. Projetez-vous en 2015 + 44 années de prison afin de vous faire une idée du choc technologique et psychologique que vous subirez en 2059…

En savoir plus : My life after 44 years in prison (Al-Jazeera)

Sur le web

Voir les commentaires (11)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (11)
  • C’est sacrément romancé, cette histoire…
    Il faut croire que ce monsieur s’est retrouvé dans la seule prison sans télévision, sans livre, sans journaux, et sans nouveaux détenus avec lesquels discuter.
    Je veux bien imaginer une certaine surprise dans les supermarché, et encore. Mais pour le reste…

    • +1
      Quand à la conclusion (2059), imaginons nous à la place de tous ces gens qui sont restés en vie car ce monsieur est allé en prison.

      • @sam player : Vous partez de l’hypothèse que la « justice » américaine, en l’occurrence celle des années 70, ne s’est jamais trompée, et qu’on peut lui accorder une confiance aveugle car aucun innocent ne s’est jamais retrouvé accusé à tort.

        Mon propos n’est nullement de dire que l’ex-taulard de l’article est innocent, mais de constater que ni vous ni moi n’avons été les témoins du drame dont la « justice » américaine l’accuse. Ou peut-être que je me trompe ? Peut-être bien que vous étiez présent lors du drame, que vous avez tout vu de vos propres yeux, que vous vous souvenez non seulement du fait que l’homme de l’article a tenté de tuer un policier, mais aussi des vêtements que vous portiez ? Un pantalon à pattes d’éléphant peut-être ?

        • Il me semble que lui même a reconnu sa culpabilité. En plus, le policier a survécu et a pu confirmer que c’était lui qui a tenté de le tuer

        • Commando, regardez la video et vous aurez la réponse.
          Ca vous aurait évité de faire un homme de paille en inventant une fiction puis en la critiquant.

    • Regarde la télé et saisir l’ambiance d’une ville sont deux choses très différentes. On s’en rend vite compte en visitant des pays vraiment différents du sien. Même en sachant que le smartphone existe, si on n’en a pas tenu un entre les mains, il et difficile de mesurer ce qu’on peut en faire.
      Par ailleurs, vous ne connaissez pas ses condition d’incarcération. J’imagine aussi qu’il s’est peu intéressé aux innovations techniques, puisque de toute façon elles restaient hors de portée pour lui. Ca n’aurait servi qu’à gamberger.

  • Quand on y réfléchit c est exactement ce qui est arrivé à tous les gens d Europe de l’est qd le mur est tombé .

  • Juste une petite constatation: si il n’avait pas été condamné à cette peine de prison, il serait sûremement déjà mort depuis longtemps. L’espérance de vie de criminels dans son genre n’est pas très élevé dans la rue. D’une certaine manière, on peut dire que cette peine de prison lui a sauvé la vie

  • Ça me fait penser au film Shawshank Redemption

  • Au moins une telle infamie n’a aucun risque de se produire en France. Dans la patrie des Droits de l’Homme il aurait eu un rappel à la Loi et le juge lui aurait fait les gros yeux. Puis il aurait monté un dossier à la CAF pour toucher une allocation « personne défavorisée ». Enfin le policier aurait été muté à la circulation à l’autre bout du pays.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Big Data
1
Sauvegarder cet article

Par Sylvain Fontan.

Le phénomène intitulé Big Data (données massives) fait référence au flux de données sur internet de la part des particuliers, des entreprises et des États du fait de la démocratisation des connexions haut débit. L'ampleur de ce phénomène est telle qu'il peut être considéré comme valeur économique en soi. En effet, la capacité à exploiter ces données peut permettre de valoriser l'activité économique.

Le Big Data comme valeur économique

L'importance accrue du Big Data est telle que le Forum économique mondial ... Poursuivre la lecture

Par Pierre-Guy Veer.

Jadis un phare pour la liberté, les États-Unis sont maintenant en concurrence avec les pays autoritaires pour emprisonner leur population.

En effet, l’Oncle Sam abrite, relativement et absolument, la plus grande population carcérale de la planète. Et les disparités raciales sont effarantes ; les Noirs comptent pour 13,4 % de la population totale mais 37,5 % de la population carcérale.

Oui, il existe une composante raciste dans le système carcéral, particulièrement à cause de l’infâme guerre contre la ... Poursuivre la lecture

Par Pierre Farge.

En parallèle du Projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire réduisant la peine des détenus faisant preuve de bonne conduite en détention, le garde des Sceaux entend maintenant leur donner les moyens d’assurer leur réinsertion. Cette ambition tient notamment à une réforme du travail en prison.

Une peine privative de liberté concilie plusieurs objectifs :

la protection de la société, la sanction du condamné, la défense des intérêts de la victime, la réinsertion du détenu.

Ce dernier poi... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles