Nouvelle attaque terroriste barbare à Paris

Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, licence Creative Commons)

Alors que le chaos qui a frappé Paris hier soir n’est pas encore retombé, les événements deviennent plus clairs

Par Alexis Vintray.

Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, licence Creative Commons)
Police à Paris (Crédits Mikael Marguerie, licence Creative Commons)

Alors que le chaos qui a frappé Paris hier soir n’est pas encore retombé, les événements deviennent plus clairs : au moins 128 personnes et des dizaines d’autres ont été blessées dans une série d’attaques coordonnées qui ont frappé le centre de Paris et sa banlieue proche au Stade de France.

Comme lors des attaques de Mumbai en 2008 ou du centre commercial de Westgate au Kenya en 2013, les terroristes ont choisi avec lâcheté des « soft targets » emplies de monde, des endroits civils aux occupants sans défense comme des brasseries ou la salle de concert du Bataclan, ainsi qu’un stade. Des victimes innocentes et sans armes qu’ils pourraient assassiner en grand nombre tout en démultipliant l’impact médiatique. À Paris ce sont des bars et des salles de spectacle qui ont été frappées. Des cafés comme en Inde, où les terroristes avaient aussi visé des hôtels de luxe ou une gare ferroviaire. Avec des attaques qui se sont prolongées dans la soirée, les terroristes espéraient sûrement, comme au Kenya, faire monter un sentiment de désespoir et d’impuissance chez les Français. Ils n’y arriveront pas.

Les réactions étatiques et politiques ne se sont pas fait attendre : 1 500 militaires ont été déployés dans la capitale tandis que l’état d’urgence était déclaré sur le territoire national. Dans sa première déclaration à 2h du matin, le président de la République a réaffirmé sa détermination à frapper les terroristes, avant le lendemain d’accuser directement les terroristes de Daech d’être responsables des attaques. La revendication des attaques par Daech a suivi peu après.

Le groupe terroriste basé en Syrie et en Irak avait en effet menacé la France de représailles pour son engagement en Syrie, tandis que les autorités françaises avaient averti du risque élevé de telles attaques coordonnées. Pourtant, les nombreuses et lourdes mesures sécuritaires mises en place depuis janvier ont manifesté leur échec. Alors que les opportunistes de tout bord tentent déjà d’imposer davantage de mesures liberticides aux Français, est-ce la voie à prendre quand on voit déjà son échec ?

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