L’or nous dit quelque chose d’important, tendez l’oreille

Allons-nous vers la déflation ou non, vers l’inflation ou non et quid de l’hyperinflation ?

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L’or nous dit quelque chose d’important, tendez l’oreille

Publié le 13 novembre 2015
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Par Simone Wapler.

I am listening credits Melvin Gaal (CC BY-NC 2.0)
I am listening credits Melvin Gaal (CC BY-NC 2.0)

L’or nous envoie un message sur la suite de la crise financière et tranche la question « déflation ou inflation ».

Vous connaissez notre rengaine, cher lecteur : « quand tout le monde pense la même chose, personne ne pense ». En ce moment, aux Publications Agora, nous réfléchissons encore plus que d’habitude car nous ne pensons pas la même chose. Allons-nous vers la déflation ou non, vers l’inflation ou non et quid de l’hyperinflation ?

Beaucoup de nos décisions d’investissement dépendent de la réponse à ces questions.

Pour vous éviter un suspense insoutenable, je vous dirai que nous sommes en général d’accord sur l’issue probable et funeste de l’hyperinflation, même si l’instauration de la société sans cash peut éventuellement en retarder l’avènement.

Nous divergeons donc surtout sur les chemins (pavés de bonnes intentions) menant à cet enfer. La route risque d’être longue et comme nous sommes incapables de prédire la date d’arrivée, nous devons nous organiser pour le voyage.
Attention, par « déflation », ne comprenez pas la baisse du prix du panier de la ménagère mais plutôt la baisse de la quantité de monnaie disponible. Or la monnaie d’aujourd’hui n’est que du crédit. Elle n’est adossée à aucune marchandise, rien de concret. Toute contraction du crédit équivaut donc à une réduction de la quantité de monnaie avec laquelle s’organise l’économie. Le crédit disponible diminue si les banques prêtent moins ou si des emprunteurs sont en défaut puisque dans ce cas des créances sont détruites. Votre épargne peut être détruite dans ce processus.

Les arguments du camp de la déflation

De mauvais crédits ont été accordés en raison de la création monétaire et des prêteurs vont faire faillite, le vieillissement de la population des pays développés qui sont aussi très endettés conduit aussi à réduire la masse d’emprunts. Moins de crédit, donc moins de monnaie pour une même quantité de biens et de services, conduit à la déflation. Nous constatons à l’heure actuelle une telle déflation dans les matières premières, pétrole en tête. Mais tous ceux qui ont parié sur la déflation des actifs financiers depuis 2009 ont perdu des plumes. Récemment encore, le mois d’octobre et les promesses de Draghi ont vite fait oublier la terreur de la fin de l’été.

Les arguments du camp de l’inflation

Les banques centrales et le FMI vont contrer la déflation par de l’inflation. La déflation s’accompagnerait d’une hausse des rendements et des taux des obligations car les prêteurs deviendraient méfiants. Or le niveau de surendettement ne le permet pas. Jim Rickards, par exemple, pense que le FMI va émettre sa super-monnaie-dette — les DTS — dès que le yuan sera adoubé « monnaie de réserve » aux côtés du dollar, du yen, de l’euro et de la livre sterling. La création de crédit augmentera le prix des actifs financiers (actions et obligations).

Les arguments du camp de l’hyperflation

Les États trichent sur la hausse du coût de la vie. Ils tondent les épargnants par leur politique de taux zéro. Les citoyens vont le réaliser et vont vouloir fuir la monnaie et les actifs financiers dont la valeur a été soufflée par l’augmentation de la masse monétaire. Mais jusqu’à présent, les épargnants floués conservent leur épargne à taux zéro dans le système financier et on ne constate aucune fuite vers les actifs tangibles (or, matières premières, foncier).

Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas…

Nous ne prétendons pas, contrairement aux grands fonctionnaires planificateurs et omniscients, détenir la vérité. Comme dit l’économiste Bastiat, il y a ce qu’on voit et ce qui nous échappe encore.

Nous voyons que le crédit émis par les banques centrales n’irrigue plus les investissements productifs capables de créer la richesse de demain. Bill Gross, ancienne star de la gestion obligataire, a une explication concernant ce point.

Les taux sont à presque zéro et la différence entre le crédit à court terme et le crédit à long terme n’est pas suffisante. Comme le temps ne vaut rien, le crédit se porte sur les actifs qui existent déjà, en fait monter les prix, mais oublie les investissements de long terme. Les gens épargnent plus pour compenser le moindre rendement mais cette épargne va dans de la dette d’État stérile. Ce que Bill Gross résume par : « le mauvais crédit chasse le bon », paraphrasant Oresme et Gresham selon lesquels « la mauvaise monnaie chasse la bonne ».

L’or nous indique « déflation possible »…

Autrefois, la monnaie était adossée à l’or. Le flic de la monnaie n’était pas les banques centrales mais la relique barbare. Le dollar était une devise de réserve et tout pays qui avait des dollars pouvait le convertir en or. Ce système dit de Bretton Woods a pris fin en 1971 lorsqu’il s’est avéré que les États-Unis ne pouvaient payer en or comme promis ceux qui leur renvoyaient leurs dollars.

Depuis cette date, la monnaie n’est donc que crédit… mais où est la police et que fait-elle ? Nous ne parlons évidemment pas des clowns corrompus à la tête des banques centrales mais d’une police honnête, au service de la propriété du peuple. Que dit l’or ?

Il y a trois façons d’évaluer l’or :

– comme une obligation longue, à trente ans, à zéro coupon, et indexée sur l’inflation
– comme une matière première : or contre pétrole ou cuivre ou argent
– en termes de pouvoir d’achat : à la longue, une once d’or achète plus ou moins toujours la même chose, bien manufacturé, ration alimentaire, mètre carré d’immobilier ou d’hectare de terre

Selon que vous preniez ces trois méthodes, l’or apparaît aujourd’hui comme surévalué de respectivement 33%, 62% ou 19%.

Pourquoi diable des gens acceptent-ils donc de surpayer l’or ? Sont-ils fous ? Je ne pense pas que les millions de gens qui chaque jour négocient de l’or soient stupides, incapables de calculer, en état d’ébriété ou sous l’emprise d’une drogue. Je pense qu’ils s’achètent une assurance contre un effondrement du système financier par la déflation et non pas une assurance contre l’inflation. L’or n’est la dette de personne, voilà son charme discret : 0 risque de contrepartie.

Déflation avant hyperinflation par rejet de la monnaie-crédit manipulée par les banquiers centraux irresponsables. Ce que Bill Bonner résume par « Tokyo avant Buenos Aires ».

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  • Si déflation il y a ce sera à court terme, pourquoi? A cause des défauts de paiements des Etats et des mesures prises en conséquences. S’il y a de la déflation, alors les euros d’aujourd’hui valent plus que ceux d’hier. Cela revient à dire que les remboursements des prêts à taux (quasi) zero des Etats ne se feront plus à taux nul mais à un taux nominal augmenté du taux de déflation. Dans le cas de la France par exemple sera rapidement incapable de payer ses créances et le robinet à crédit se tarira. une petite speculation á la baisse suffira alors à plonger le pays dans la cessation de paiement. Concrètement on parle de difficulté à verser le salaire des fonctionnaires et de manifestations violente.

    Pour contrer ca, le gouvernement, quel qu’il soit (LR, PS, FN, coco…) aura recours à la planche à billet. Après avoir dit que « C’est la faute de la méchante banque centrale parce que nous on est gentils et que eux ils sont les méchants copains de la finance internationale apatride ultra libérale méchante », ils sortiront de l’Euro pour faire tourner la planche a billet ou la BCE les y autorisera suite à la pression d’autres Etats endettés qui voudront « une politique de croissance ». Et la mes amis… La… Nous comprendrons le terme de douleur économique. Des cadres précautionneux et serieux seront jetés à la rue, des grandes boites feront faillite ou seront rachetées par l’étranger, donc on fera du protectionnisme et donc on empirera encore le problème et on s’enfoncera dans une dictature lamentable. Enfin je dis « on », mais moi j’y serai pas. Pourquoi la dictature? Parce que les gens qu’on a prévenu depuis des années diront que c’est la fautes des méchantes banques apatrides, des Juifs, des illuminatis et des américains. Qui s’impose dans ces cas la? les plus bourrins des populistes aux raisonnements les plus simplistes. Mélanchon, par exemple sera le roi quand ça arrivera parce que ce sera d’après lui une grande crise du capitalisme libéral, et tous les journalistes de gauche le croiront. Il nous fera son Tsipras et comme les francais sont crétins (la preuve ils ont élu Sarkozy et Hollande), ils voteront pour lui (ou son alter ego Marine LeFN), et on sera comme la Pologne de Jaruzelski: quelques décennies de malheur généralisé et une guerre civile pour s’en sortir.

    Barrez vous vite!

  • « si des emprunteurs sont en défaut puisque dans ce cas des créances sont détruites »

    Les défauts en chaîne des débiteurs sont strictement inflationnistes. En effet, en cas de faillite, la monnaie créée initialement par les prêts ne peut plus être détruite par les remboursements. Cette monnaie en excédent reste indéfiniment dans le circuit économique sans contrepartie de création de richesse. Dans le même temps, les banques réduisent la voilure, effrayées par le risque de défaut de leurs créanciers. Certaines font faillite, contribuant à la réduction du crédit. Si les banques réduisent globalement le crédit plus rapidement que la création de richesse résiduelle, on entre en déflation. En cas de ralentissement économique, les causes spécifiques d’Inflation et de déflation peuvent ainsi s’annuler.

    L’hyperinflation apparaît uniquement lorsqu’il devient évident que les plus gros débiteurs, les Etats obèses, ne peuvent plus rembourser leurs dettes. Ainsi, les QE et autres politiques soi-disant non conventionnelles (la planche à billets n’ayant rien d’original) ne sont pas immédiatement inflationnistes. Ils le deviennent seulement à terme, quand les Etats ne remboursent plus. Cette situation ne manque jamais de se produire puisque les Etats endettés ne produisent aucune richesse. Par définition, par construction, les Etats obèses sont impécunieux, incapables de rembourser leurs dettes. En outre, chaque fois qu’un Etat obèse grossit grâce à la planche à billets, il détourne une part croissante des richesses produites et un nouveau pan de l’économie productive s’effondre en regard. Les QE, loin de soutenir l’économie, participent à sa destruction. Or, un Etat obèse ne peut vivre qu’en pillant l’économie productive. Si cette dernière s’affaisse sous l’effet des QE, les banques centrales accélèrent par conséquent la survenue du défaut public. Stupide, non ?

    Puisque les crises d’hyperinflation sont nécessairement liées à l’endettement public, la solution permettant de les empêcher n’est pas la planche à billets mais l’interdiction définitive de toute dette publique, impliquant la réduction des dépenses publiques à un niveau supportable par l’économie productive, quelque part sous 20% du PIB.

    • Très bien expliqué (mieux que moi).
      Votre conclusion m’amène a élaborer la seule stratégie qui puisse nous sortir du danger d’hyper inflation: un défaut total. On prend la dette française BANCAIRE, et on fait un défaut total (non sans avoir bien bien fait pêter le niveau d’endettement préalable vous allez comprendre pourquoi). Le but: Anihiler totalement la capacité à emprunter du pays. Il faut que plus un seul épargnant ni aucune institution ne prête à l’Etat français. Quand les politiques voudront sortir de l’Euro pour faire tourner la planche, déjà il s vont en chier. Ensuite s’ils y arrivent, l’hyper inflation arrivera tout de suite a cause du prix des importations et l’Etat mourra d’atrophie puisqu’il ne pourra tout simplement plus payer qu’avec du PQ dont personne ne voudra.

      Qui paye ses dettes s’enrichit, qui fait défaut fait banqueroute. Le défaut (un gros défaut) reste encore le meilleur moyen de foutre en l’air le système.

      Pourquoi faire pêter l’endettement avant le défaut? Pour éviter qu’un malin élu juste après puisse imaginer rembourser suffisamment pour renégocier des emprunts. Non seulement il faut beaucoup emprunter mais en plus il faut le faire á taux élevé pour rendre la situation insurmontable et au passage faire crever les banques qui financent les emprunts publics.

    • La réduction des dépenses publique sous les 20% du PIB est certainement souhaitable, mais impossible à obtenir avec les règles actuelles de fonctionnement de l’Euro. Aujourd’hui, la quasi-totalité de la monnaie qui circule n’existe que par la dette qui est créée en contrepartie. Rembourser ses dettes revient à supprimer la monnaie. L’Etat est prisonnier de cette mécanique.

      La dette publique est déjà à un niveau équivalent à la totalité de la monnaie en circulation ou au PIB dans la zone Euro et la dette privée est à un niveau encore supérieur. En remboursant la moitié des dettes, il n’y a déjà plus un seul Euro qui circule… Sûr que ce mécanisme ne favorise pas l’inflation.

      La seule sortie possible passe par la création monétaire avec une autre contrepartie que la dette. Je vous renvoie vers Bastiat pour une bonne définition de la richesse. Nous avons là une voie qui évitera tout autant l’hyperinflation que la déflation…

      • « En remboursant la moitié des dettes, il n’y a déjà plus un seul Euro qui circule « , non, ce n’est pas comme ça que ça marche.
        La monnaie est au moins en partie (certains théoriciens disent même : entièrement) endogène, c’est à dire que quand on a besoin de monnaie et qu’on en manque, on en crée avec n’importe quoi : cigarette, coquillage, cartes à jouer frappées d’un tampon officielle, « ardoise » chez un commerçant important, etc.

        Concernant spécifiquement l’euro, il y a bien assez de biens réels au bilan de la BCE pour justifier la circulation de tous les euros nécessaires, et si il en manque et bien des gens apporteront des titres à la BCE pour avoir des euros en plus.

        • Pas tout à fait,
          Les Euros qui sont émis le sont par la BCE uniquement pour les banques (masse monétaire M0) et ne représente qu’une toute petite partie de la circulation monétaire totale. Cette masse monétaire est en billets. L’essentiel de ce qui circule est en fait de la monaie scripturale créé par les banques en échange de dettes et ce ne sont pas des billets. Les banques peuvent cloner les billets pour faire de la dette avec un coefficient multiplicateur (défini dans Bâle III) qui reste très théorique, La BCE acceptant effectivement tous les actifs pour imprimer plus de billets si nécessaire.
          Les gros billets ne sont plus guère utilisés que par les trafiquants de drogue et les porteurs de valise vers les paradis fiscaux, le reste est dans les coffres des banques.
          La plupart des autres moyens comme les ardoises du CAC40 ont une durée de vie très courte, en général de quelques mois maximum et cela reste de la dette. C’est d’ailleurs le cas lorsque je rédige un chèque. Dans ce cas, l’augmentation de la circulation monétaire ne dure que quelques jours jusqu’à l’encaissement du chèque.
          A l’époque des monnaies-troc, il suffisait d’exploiter quelques mines d’or ou faire du pillage chez son voisin pour augmenter la masse monétaire mais la suppression de l’étalon or suivi du développement des monnaies scripturales ont changé la donne. L’idée de faire de la monnaie en échange de dette n’est pas à priori une mauvaise idée, le problème vient plutôt de l’absence de coïncidence entre le cycle de remboursement de la dette et le cycle de création de richesses qui demande souvent plus de 10 ans et parfois jusqu’à une trentaine d’année pour commencer à rapporter quelque chose. Les cycles financiers courts défavorisent la création de richesse vis-à-vis de formes d’exploitation plus proche de la prédation.

      • La seule sortie possible passe par la création monétaire

        Redonner envie à l’entrepreneur, et zou, la création monétaire battra son plein.

        • Associer la création monétaire avec l’entrepreneur est une très bonne piste, mais il faire les choses dans l’autre sens. La création monétaire doit permettre aux entrepreneurs de créer, l’entrepreuneur crée par envie, mais sans moyens, il n’est rien.

    • « la solution [est] l’interdiction définitive de toute dette publique »
      hélas, le gros de la dette n’est même pas sous forme de dettes qu’on pourrait interdire . L’état français ne comptabilise pas
      * les pensions due au titre du travail déjà effectué ;
      * les promesse de soins quasi-gratuit quand les gens actuellement vivant deviendront vieux et massivement consommateurs de soins ;
      * les frais de fonctionnement dans le futur des « danseuses » qu’il fait construire en ce moment (par exemple les éoliennes) ;
      * les engagement de dépenses (eg : loyer du « balargone » sur les 30 prochaines années, l’opération incluant la sous-traitance par l’État vers le constructeur de l’emprunt) ;
      * les recettes abandonnées (eg : concession autoroutières) en échange de recettes immédiates ;
      * et toutes sorte d’engagements et d’obligations du même genre dont les couts n’apparaissent que plus tard.
      Alors que tout ça, ça fait un « hors bilan » qui totalise entre 2 et 5 fois plus que les 2000 milliard de dettes publique officielle… En somme si vous interdisez les « dettes » il vous reste sur les bras entre 50 et 80% du problème, et encore, en supposant que nos animaux n’arrive pas à basculer hors bilan une partie de la dette financière, avec des montages à la ENRON via des filiales Dexia, BPI, caisse des dépôts etc.

  • Peut-on avoir un peu de détail sur les calculs des sur évaluations (33 62 19%) ?

  • Merci pour cette analyse comme toujours très argumentée.
    Toutefois je ne comprends pas comment vous arrivez à la conclusion que l’or est sur évalue alors qu’il est au plus bas depuis 5 ans ?
    Cordialement

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