Fleur Pellerin, culture, liberté, radios et gloubiboulga

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Radio (Vintage Sony Multi-Band Radio, Model TFM-8000W, 6 Bands) credits Joe Haupt via Flickr ( (CC BY-SA 2.0)

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Fleur Pellerin, culture, liberté, radios et gloubiboulga

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 septembre 2015
- A +

♫ La culture fait la richesse de la France et constitue le creuset de l’identité républicaine. ♪ Elle rend possible l’émancipation individuelle et la citoyenneté tsoin-tsoin. ♩ Facteur de cohésion sociale, de transmission, de partage et d’innovation, la culture contribue au projet de notre République en rendant les Français plus libres, plus égaux, plus fraternels et surtout plus bisous ♫ …

Ah, il n’y a pas à dire, lorsque le législateur est gentiment poussé par un gouvernement d’une rare fébrilité pour montrer qu’il agit, ça donne lieu à de grands moments d’écriture emphatique sur des sujets divers et variés.

Cette fois-ci, cependant, on peut craindre une législorrhée carabinée devant l’ampleur prise par le projet de loi « relatif à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine ». Vous n’en avez pas entendu parler, et c’est parfaitement normal compte-tenu d’une actualité chargée et de la volonté des médias de ne surtout pas ennuyer leurs clients avec des lois complexes à lire, synthétiser et expliquer clairement. C’est dommage, parce qu’elle contient quelques beaux morceaux de bravoure.

Et de la bravoure, il en faut pour éplucher le dossier législatif, les douzaines d’articles, l’étude d’impact de 270 pages, ou même l’exposé des motifs dont est tiré le passage d’introduction. Mais au fait, à quoi diable va donc servir cette nouvelle loi ? Question importante, au-delà de la consternation qui s’empare de n’importe quel citoyen en voyant que la simplification administrative, objectif pourtant clairement affiché par le gouvernement, s’est une fois encore complètement emballée : puisqu’il y a déjà tout ce papier utilisé, tous ces acteurs parlementaires mobilisés, bref tous ces efforts entrepris, on est en droit d’attendre qu’une telle loi apporte des changements décisifs.

Rassurez-vous, il n’en est rien.

gifa kitten facepalm

Comme d’habitude, pendant que le public aura son attention détournée par les combats ridicules, les menaces imaginaires et les guerres improbables, le gouvernement va s’employer à pousser un nouveau fatras législatif dont les effets de bords vont, encore une fois, déclencher l’hilarité puis la tristesse et la pauvreté dans une partie de la population.

On pourrait déjà évoquer, ce que faisait il y a quelques jours Le Monde dans un fort discret article, l’abominable bricolage introduit dans un amendement pour durcir les règles des quotas d’œuvres françaises que les stations de radio doivent suivre. Les députés qui ont déposé cet amendement savent en effet mieux que les radios et leurs auditeurs ce qu’il leur faut en matière de chansons, notamment françaises. En vertu de quoi, lorsque plus de la moitié des œuvres françaises diffusées se concentre sur dix titres, les passages intervenant au-delà de ce seuil ne seraient plus comptabilisés pour les calculs de respect des quotas de chansons françaises.

On comprend que ce genre d’idée irrite quelque peu les patrons de ces radios privées, qui ont donc décidé de protester ce mardi en suspendant « leur participation au dispositif des quotas francophones pour 24 heures ».

Eh oui, le changement, c’est bientôt et la tutelle artistique, c’est maintenant.

Tutelle qui, on ne s’en étonnera plus si on parcourt ces colonnes régulièrement, semble très discrètement poussée par les maisons de disques qui se réjouissent de l’existence de cet amendement dont on a l’impression qu’il a été écrit sinon par elles, au moins pour elles.

Quant à la ministre Pellerin, comme à son habitude, elle est tout à fait ravie d’émettre son avis dans un petit gloussement ridicule :

Sur un mois, il faudra passer un ou deux titres supplémentaires, ce n’est pas une atteinte liberticide.

Notez que l’important, quand on rabote les libertés, c’est de le faire doucement, à petits pas menus. Un ou deux titres par mois au début, puis par semaine, puis par jour, et bientôt, la liste des titres sera officiellement décidée par la ministre elle-même. Tout va bien, pas de quoi paniquer, « ce n’est pas une atteinte liberticide », mais simplement une méthode pour « mettre mieux en valeur la jeune création française ».

on appelle cela du foutage de gueule

Et au-delà de cet amendement qui a finalement déclenché une salve de protestations des patrons de radios auprès de Matignon, on doit admettre que la loi, épaisse, vaste et complexe introduit de bien réjouissantes perspectives.

Flopée de labels étatiques pour tout ce qui passe par la tête du ministère proposée à l’article 3 ; création à l’article 7 d’un énième poste honorifique mais pas gratuit de Médiateur de la Musique, qu’on supposera indispensable pour faire enfin cesser la discrimination des blanches et des noires sur les portées – exemple non limitatif, bien sûr ; création à l’article 11 d’une nouvelle obligation pour toutes les associations, établissements ouverts au public (bibliothèques, médiathèques, archives, espaces culturels…) de fournir les œuvres dans un support utilisable par les handicapés, pardon les « personnes atteintes d’une ou de plusieurs déficiences des fonctions motrices, physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques », ce qui va donner lieu à d’intéressants casse-têtes juridiques ; introduction à l’article 16 d’une collecte massive et obligatoire de données de tous types (fiscal en particulier) par les entreprises culturelles, en faveur de l’État, pour faire des stats et traquer les pirates mieux « observer la diversité culturelle » ; etc, etc, etc.

gloubiboulga : on mélange tout, on s'amuse, on rigole

Décidément, pas un domaine n’échappe vraiment à cette nouvelle loi fourre-tout dont l’exposé des motifs, je tiens à le repréciser, commence par affirmer que la culture contribue au projet de notre République en rendant les Français plus libres. Et pour les rendre plus libres, quoi de mieux que 46 nouveaux articles de lois, des poignées d’amendements, de nouvelles institutions, de nouvelles obligations, de nouvelles règles ? De la même façon que certains frontons écrivaient avec un cynisme glacial que le travail rendait libre, pour Pellerin, c’est l’amoncellement de lois qui permet d’obtenir le même résultat (et oui, je sais, je m’auto-colle un petit point Godwin, mais comment ne pas voir que c’est dans les États les plus fascistes que la culture est la plus mise en coupe réglée, corsetée par la loi, sous tutelle ?)

point godwin

L’État va donc encore plus intervenir dans la création artistique du pays. Il va encore plus régenter qui peut ou ne peut pas accéder aux mannes publiques. Il va encore plus définir ce qui entre dans la culture acceptée et autorisée, ce qui n’y entre pas, et ce qui est clairement interdit. Il va encore plus rediriger de l’argent public, ce bon argent gratuit des autres extorqué par la force et la ruse, vers l’une ou l’autre de ses lubies artistiques (l’art contemporain par exemple, à l’article 18), et imposera à tous l’idée indiscutable que sans lui, impossible d’assurer la survie de cette culture française, qui ferait la richesse de la France (mais pas des Français spoliés) et constituerait commodément le creuset de l’identité républicaine (parce que la culture se doit d’être républicaine, pardi).

Alors, n’oubliez pas : comme le rappelle l’article premier de ce magnifique projet de loi, « La création artistique est libre. »

La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force.
—-
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  • C’est sur que « les nique les keufs », « on va les enculer »,…, qu’on entend dans certaines chansons, c’est de la création artistique. Faut bien continuer à acheter la paix sociale (iste) et les voix qui vont avec.

  • Nan mais attendez, le pire ce n’est pas cela.

    En faisant le tour des sites et en lisant les commentaires, les gens sont apparemment largement d’accord avec cela.

    Là encore c’est symptomatique tu peuple français qui n’a strictement rien compris au principe de liberté économique. Je crée ma radio, j’investis dans ma radio mais ce serait normal qu’on m’impose, ne serait-ce que à 1%, une part de la programmation.

    Bienvenue en France où le peuple est heureux de vivre dans un pays étatisté jusque dans les moindres détails de notre vie privée et économique.

    La France se casse la gueule et ce ne sera que justice.

    • Labrisure: « En faisant le tour des sites et en lisant les commentaires, les gens sont apparemment largement d’accord avec cela. »

      On n’entends que ceux qui gueulent le plus, des jeunes, très actifs souvent et ils réagissent à une communication bisou/bisou type « beurre & crémière ».

      Si le peuple français devait voter les lois comme en Suisse, ça obligerait les quelques types qui se votent des lois entre eux à faire des trucs clair, bien pensé avec une bonne documentation plutôt qu’un merdier pondu sur un coin de table.

      Le « peuple » serait obliger d’enclencher son cerveau avant de voter et le corporatisme ne marcherait plus puisque même ceux qui la ferment d’habitude on le droit de s’exprimer.
      Ce serait un massacre des lois liberticide et de l’état parce que la majorité silencieuse étouffe et en a marre de payer les factures.

      • N’est-ce pas ça qui est dramatique, complètement paradoxal mais pourtant indéniable?
        h16 parle d’ « une législorrhée carabinée: je ne vois que sur Contrepoints cette saine réaction qui dit clairement qu’en France, plus il y a de lois, moins il y a de liberté!

        À croire que « le peuple s’en fout » et demande cette dépendance contraignante vis-à-vis de l’état qui assure (bien mal!) la tutelle de chacun, secteur par secteur, mais qui tente de donner à chacun un lot de consolation pour chaque échec de l’ensemble-nation!

        Alors qu’ailleurs, on substitue discrètement l’ « austérité » par la « rigueur », mais les économies (dans le sens concret de diminution des dépenses et augmentation du C.A.) de l’état restant prioritaires, on répartit « le plus équitablement possible » « le sang et les larmes », bref les sacrifices à faire pour aller mieux un peu plus tard … et ça fonctionne: même discrètement et trop lentement, la croissance revient quitte à poursuivre plus efficacement les tricheurs (sociaux ou fiscaux) et avec plus d’acharnement et de façon plus intrusive, mais en augmentant la liberté et la facilité pour ceux qui veulent entreprendre et produire! Peu de lois sont nécessaires, pour ça!

        Au contraire, la simplification des règles et des calculs alambiqués permet l’initiative et la compréhension à plus de monde, tout en facilitant et diminuant le travail administratif!

        Une politique libérale est concrète et pragmatique et ne se soucie pas de la philosophie libérale qui garde en point de mire la liberté de tout un chacun: ne demandez donc pas à votre pays qui s’éloigne de la liberté, une conversion à 180° qui n’arrivera pas! Là, plus qu’ailleurs, tout est lent! Et l’expérience du succès est nécessaire pour mieux emporter l’adhésion! Car, au début, chacun se pense plus sacrifié que les autres (Ben oui!), mais quasi tous profiteront, plus tard, du résultat!

        Qu’un état prenne d’heureuses initiatives (compétitions sportives internationales, exposition universelle etc … ) quand tout va bien: c’est compréhensible et cela ne nuit à personne, au contraire! Mais en période de vaches maigres, une conférence internationale sur le climat pour conclure sur des engagements qui ne seront pas tenus (un 1/2 flop)???

  • Après on s’étonnera de ne plus savoir qui plus ou moins FN.

  • « un gouvernement d’une rare fébrilité pour montrer qu’il agit »

    Autrement dit, un gouvernement qui ne maitrise plus rien …

    C’est la principale actualité qui se dégage jour après jour de la couverture médiatique nationale. Cocorico ! Mais « Chut » ! En silence s’il vous plait !

  • h16: « et de la volonté des médias de ne surtout pas ennuyer leurs clients avec des lois complexes à lire »

    Ah, ça me rappelle que je dois voter justement par internet aujourd’hui. J’ai reçu la documentation explicative et mon code.

    La France devrait vraiment essayer la démocratie qui fait des merveilles en Suisse pour la liberté.

    • La France n’est pas du tout la Suisse! Rien n’est vraiment comparable! Une confédération face à une monarchie ré.. ,pardon! « Républicaine » provisoire (les autres républiques n’étant évidemment que de pâles copies!). Des comptes numérotés dans les banques contre des chèques barrés d’office. Des pouvoirs par coalitions démocratiques contre un pouvoir par alternance de majorités facialement homogènes! Il y a de quoi continuer une page!

  • En lisant l’article dans LeMondre, ce qui9 me choque c’est que ceux qui prétendent combattre les quotas, n’ont pas de meilleure idée que de soumettre d’autres aux quotas. Jean-Éric Valli, président des Indés Radios : « Si ce n’était pas interdit par la règlementation européenne, ce sont des quotas de production de titres francophones qu’il faudrait instaurer ».

    Woua, peut-être que mon détecteur d’ironie est foutu, mais J-E donne vraiment l’impression que si c’est les autres qui doivent payer le prix d’une bonne restriction de leur liberté d’expression, ça lui convient parfaitement ? « hé artiste français, tu créera des oeuvres en français » « Non, les compositions purement instrumentales ne comptent pas pour du français, il faut que quelqu’un chante… » « ah, méchant, tu veux produire ton album en Angleterre – tiens une bonne exit tax, eh Taxe de sortie svp, ton succès, tu le dois bien au public français, ton talent c’est de la pure hérésie inégalitaire… »

  • la préférence nationale pour les artistes fonctionne à fond.
    Curieusement, ils sont pourtant peu nombreux à se revendiquer du front national ?!

    • C’est l’héritage du Français mal nommé « Jack Lang », ministre perpétuel de la culture, en France, même si il n’est plus en fonction, mais depuis lequel, être artiste, c’est forcément être  » de gauche »! (L’archétype étant clairement le sieur Arditi qui fait tout (et n’importe quoi) pour qu’on ne puisse pas l’oublier!)

  • Beaucoup de gens dans l’histoire de la culture ne savent pas ou oublient qu’il y a deux réalités:
    -Celles des productifs.
    -Cells des producteurs et des produits.
    Le productif, c’est celui qui produit « artistiquement » parlant. En gros, il est pas né artiste, c’est juste un type qui a le bon gout d’être dans l’action, qu’on nomme artistique parce qu’il y a une frette ou un pinceau au bout, et qui n’en a d’ailleurs pas forcement conscience, mais qui fait sans doute ca juste parce que ca lui plait. Gagner de l’argent avec ou être connu est purement secondaire. Dans le cas des musiciens, il ne faut pas croire que n’importe qui que se met a jouer de la guitare est professionnel, mais il ne faut pas croire non plus que tous les musiciens de garage ne pourraient pasen faire leur profession si la reconnaissance était possible. Il suffit d’aller faire un tour dans n’importe quel studio d’enregistrement pour se rendre compte quenombre de groupes locaux sont en fait des musiciens quasi accompli qui paient leur enregistrement de leur poche car il n’y a pas de notion de business, mais simplement l’envie d’enregistrer un bout de chemin créatif. Trouver un batteur carré, qui a une vingtaine d’années d’experience de son jouet et qui fait sa maquette de 10 chansons à un niveau tout à fait remarquable en 3 heures, ca se trouve plus facilement qu’on ne le croirait.

    Autant dire que tout ceux la, et le ministère de la culture, ca fait deux. Vu qu’il n’y a meme pas de support d’état sur la location du lieu de d’enregistrement , sans parler de l’argent englouti années après années dans les salles de repet, le matos, le trajet , etc. Autant dire que la potentialité de passer a l’antenne car quotat de diffusion de zik francais , ca leur passe complêtement au dessus de la tête.

    Sinon il y a donc les autres, les producteurs et leur produits. Eux ils sont dans un business qui fleure autant la musique que la grande surface bricolage, c’est a dire qu’ils vendent, que ca soit une perceuse ou des tapis, ou du funk ou de la salsa, le premier des deals c’est surtout le volume de vente. Parmi les vendus, j’imagine sans difficultés que certains valent leur positionnement en tête de gondole.

    Mais pour autant, quand on voit que le ministère s’attache aux les règles de remplissage de la tête de gondole , plutôt qu’a la tronche du rayon, ca fait bien rire tous les artistes dans l’âme qui ont simplement un autre métier pour manger à la fin du mois car réver de la star ac’ c’est bien, mais vivre et manger c’est mieux.

    Bref, comme d’hab, hormis la télé et les lobbies du domaine, ca interesse qui ? personne.

    (Par contre on rentrera même pas dans le débat de savoir a quel point ça pervertit l’auditeur, sa culture et son niveau critique, faudrait pas qu’on se fache. )

    • Oui, l’art est complètement indépendant du business de l’art, même s’ils peuvent parfois se rencontrer. Et quand on aime l’art, il est pénible de n’entendre parler que de business – et en plus de jérémiades …

      • @ Irion et @ Pragmat

        C’est tellement vrai, ce que vous dites!
        Par hasard, chez une amie commune, j’ai rencontré un chanteur « producteur » (dont je trouvais la voix et les chansons tristes) qui ne parlait que de business!

        Par contre, j’ai un copain-collègue, amateur, batteur de jazz: c’est son hobby auquel il a consacré des heures parfois studieuses, tout en restant, à côté de ça, un vrai professionnel dans un autre domaine exigeant qui n’a rien à voir avec sa musique: doué, il lui arrive maintenant d’être demandé pour participer à une « session », avec de vrais professionnels connus. J’apprécie que son talent (« 5% d’inspiration, 95% de transpiration ») lui soit reconnu … et il me fascine secrètement!

  • Peut-être le gouvernement, dans sa grande sollicitude, s’inquiète-t-il de l’influence néfaste produite par l’écoute répétitive de certaines œuvres ? Dommage qu’il ne semble pas se soucier du ras-le-bol engendré par le martèlement de certaines infos, genre réchauffement climatique (au hasard). Au fait, que signifie «libres» dans l’expression «radios libres» ?

  • Excellent ! Nous allons à grands pas vers un État de plus en plus omnipotent, prétendant régenter les moindres aspects de nos vies, et de plus en plus inefficace, ce qui, peut-être, finira par nous en sauver.

  • Les commentaires sont fermés.

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