Sécurité sociale : la rentrée des « libérés » à Lyon

L’association Avenir Social organise avec le Mouvement des Libérés la Première édition de La Rentrée des Libérés.

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Sécurité sociale : la rentrée des « libérés » à Lyon

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 septembre 2015
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L’association « Avenir Social » organise avec le « Mouvement des Libérés » la Première édition de « La Rentrée des Libérés », suite à une forte demande émanant de toute la France. Interview de Patrick O’Brien, fondateur d’Avenir Social et Georges Gayet, son nouveau président.

avenir social

Contrepoints : Pourriez-vous nous expliquer ce qu’est Avenir Social ?

Patrick O’Brien : Avenir Social Rhône Alpes Auvergne (ASRAA) (http://avenir-social.eu/) est une association qui a vu le jour en juillet 2014. Cette association a pour objet de :

  • apporter aide et soutien à tout citoyen qui souhaite bénéficier d’une meilleure protection sociale,
  • améliorer, par tous les moyens légaux, la protection sociale des citoyens,
  • participer à faire connaître la réglementation en matière de protection sociale auprès de ces derniers.

Les actions de l’association sont régies par les valeurs de liberté, de responsabilité et de solidarité. L’association est ouverte à tous, Rhône-alpins ou non.

Vous êtes l’un des membres fondateurs de l’association, pouvez-vous vous présenter également ?

Patrick O’Brien : J’ai 56 ans et suis basé dans l’Ain. Ingénieur informatique de formation, je me suis informé dès 2013 sur les possibilités offertes par l’Europe de s’assurer légalement autrement sur la santé et la retraite.

J’ai tout d’abord assisté à la réunion d’informations de Lyon en février 2014, organisée par Sylvain Peysieux, et animée par Claude Reichman, président du MLPS. À l’issue de cette réunion, un petit groupe de personnes s’est formé afin d’échanger et de bâtir ce qui est devenu ASRAA, afin de proposer une structure implantée localement et de réunir des partenaires professionnels à même d’apporter le soutien opérationnel dont nos membres ont besoin.

Je profite de la présente occasion pour vous présenter le nouveau président d’ASRAA, Georges Gayet.

Georges Gayet : Je me présente : Georges Gayet, chirurgien-dentiste dans l’Isère. J’ai quitté la Sécurité sociale française le 1er janvier 2007 comme la loi nous y autorise.

J’ai accepté la présidence d’ASRAA  notamment pour apporter un soutien à tous les citoyens qui veulent que la loi relative à la liberté d’assurance soit appliquée. Nous ne voulons pas la suppression de la Sécurité sociale, mais l’application de cette loi qui la met en concurrence.

Il faut que les Français comprennent bien que l’assurance maladie, la retraite et la prévoyance sont obligatoires, et qu’ils peuvent s’assurer en toute liberté auprès d’autres compagnies que la caisse de Sécurité sociale RSI, etc. Je dis « compagnies » car tout organisme européen doit faire signer un contrat pour pouvoir réclamer des cotisations, ce que les URSSAF, RSI ou autres n’ont pas faites.

Quelles sont les actions que vous comptez mener à la rentrée ?

Patrick O’Brien : Nous organisons régulièrement des réunions d’information à destination des personnes désireuses d’optimiser leur protection sociale et leur retraite.

Georges Gayet : Nous voulons qu’elles prennent conscience qu’un système vieux de 70 ans (puisque c’est le 70e anniversaire de la création de la sécurité sociale en octobre) est devenu complètement obsolète. Je suis étonné par l’adhésion des personnes participant à ces réunions et au fait qu’ils considèrent que 70 ans pour un système comme celui de la sécu est complètement inadapté à ce début de XXIe siècle.

Pouvez-vous nous expliquer ce que sera cette « rentrée des libérés » prévue à Lyon le week-end prochain ?

Patrick O’Brien : Avenir Social organise avec le Mouvement des Libérés et la participation du MLPS, la première édition de La Rentrée des Libérés en réponse à la forte et répétée demande émanant de toute la France.

Cet événement  aura lieu le dimanche 20 septembre à 11h30 à Lyon à la plateforme sur les quais du Rhône. Il s’agit d’un cocktail convivial entre sympathisants. Seront présentes les personnes que l’on peut voir dans la presse, lors des réunions d’information ainsi que la communauté (très) active qui agit sur les réseaux sociaux.

Georges Gayet : L’objectif est de pouvoir échanger entre nous et de montrer que les personnes qui ont quitté le système français de Sécurité Sociale ne le regrettent absolument pas. Comme toute libération celle-ci est un combat, non pas financier car les entreprises « libérées » se portent de mieux en mieux, mais envers soi-même pour comprendre que seul un profond changement du système actuel permettra aux plus faibles de se faire soigner convenablement.

Il nous faut rassurer les citoyens : qu’ils n’aient pas peur de s’assurer ailleurs en Europe. Depuis 1992 (date des directives européennes), les seuls arguments des gouvernements successifs et la SS française sont la peur et la menace, aucun argument juridique n’étant avancé.

Sommes-nous en train d’assister à l’unification « par la base » de toutes les contestations du monopole de la sécurité sociale et des dérives du RSI ?

Georges Gayet : « L’union sacrée » entre toutes les associations françaises de libération sera également un point que je soulèverai lors de la réunion du 20 septembre 2015 à Lyon.

Patrick O’Brien, avec tout le conseil d’administration d’ASRAA, a eu le mérite de structurer une association qui n’existait pas encore il y a 14 mois. C’est avec plaisir que je prends la suite dans un contexte où tous les ingrédients sont réunis pour que la France et les Français retrouvent tout simplement l’envie de vivre libres.

Pour conclure, je rappellerai que ce mouvement est a-politique et que toutes les tendances sont représentées au sein de ces associations. Nous ne combattons pas pour tel ou tel syndicat ou parti politique. Notre seul combat est l’application de la loi trop souvent violée.

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  • Bravo ! L’officialisation de la fin des monopoles de la SS française est non seulement un impératif de justice au regard du droit, mais un impératif social et économique : c’est le principal levier de prospérité et de bonheur disponible aujourd’hui. Le potentiel est extra-ordinaire, et la cause est belle. Donnez pour soutenir les batailles juridiques !

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