Dépasser la démocratie (2)

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démocratie périclès credits tim brauhn (licence creative commons)

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Dépasser la démocratie (2)

Publié le 15 septembre 2015
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Par Philippe Bouchat.

démocratie périclès credits tim brauhn (licence creative commons)
démocratie périclès credits tim brauhn (licence creative commons)

Cet article est la suite d’un premier article, consultable en ligne ici.

Lors de mon précédent article, j’avais conclu que la démocratie et l’autocratie se caractérisent comme étant des régimes politiques basés sur la contrainte imposée au peuple1. J’en avais alors tiré la leçon que la démocratie doit être dépassée pour fonder un nouveau régime politique fondé sur des valeurs et principes.

Concrètement, je vois 3 valeurs fondamentales et 3 principes d’actions essentiels, d’égale importance :

  • Valeur 1 – Responsabilité : polysémique à souhait – comme toutes les valeurs déclinées ci-après –, je vois la responsabilité comme étant le devoir de ne pas être à charge d’autrui. Ainsi, en tant que citoyen responsable, je fais le maximum pour ne pas commettre de dommages à autrui qui lui procurerait une créance à mon encontre ; en tant qu’allocataire social, je ne me contente pas de percevoir passivement des aides financières et je mets tout en œuvre (pro)activement pour quitter au plus vite le filet de sécurité que constitue la protection sociale ; en tant que réfugié, je fais les efforts nécessaires pour m’assimiler (apprentissage de la langue, culture, Histoire, patrimoine, etc.) et ne pas dépendre de la collectivité accueillante ; en tant que responsables politiques, je vise à l’indépendance de mon pays (énergétique, militaire, etc.) ; etc.
  • Valeur 2 – Solidarité : indissolublement liée à la valeur Responsabilité, la Solidarité c’est aider autrui à être responsable, à ne pas dépendre d’autrui. La Solidarité ainsi bien comprise, s’appuie d’abord sur la prévention (éviter qu’autrui ne dépende d’un autre) et ensuite sur l’aide sociale (rétablir une personne dépendante dans son état d’indépendance, de responsabilité. Ainsi, être solidaire avec les migrants, c’est d’abord tout mettre en œuvre pour qu’ils demeurent dans leurs pays respectifs (via des politiques concomitantes de rétablissement de la paix qui passe inévitablement par l’envoi de troupes au sol, et de coopération au développement), puis les accueillir en s’assurant de leur intégration (apprentissage obligatoire de la langue, formation conforme aux besoins des entreprises, etc.). Autre exemple : financer l’accès aux droits fondamentaux via la demande de services (càd en octroyant un montant au citoyen qui choisira, de manière autonome, de recourir à tel marché) plutôt que via l’offre de services comme actuellement. 
  • Valeur 3 – Liberté : j’entends par ‘liberté’ la faculté – et en certain sens l’obligation même – de développer ses capacités personnelles2. Les chrétiens ont un beau mot pour cela : charisme. Le charisme, c’est un don que nous avons reçu de l’Esprit3 et que nous devons mettre au service de l’Eglise. Personne ne doit être empêché de faire fructifier son don et d’en vivre en le mettant au service d’autrui. Voilà pourquoi l’Etat doit intervenir avec le plus de parcimonie possible dans les sphères de l’économie et du travail.

 

  • Principe d’action 1 – Subsidiarité : ce principe bien connu est le corollaire du précédent et consiste en l’obligation d’agir par priorité au niveau le plus proche de l’individu quand cela est possible et souhaitable ou, pour le dire autrement, ce principe consiste en l’interdiction pour un niveau de pouvoir supérieur d’intervenir si son intervention n’apporte aucune plus-value par rapport au niveau inférieur 
  • Principe d’action 2 – Consensus sur dissensus : comme il ne peut plus y avoir de dictature d’un seul (autocratie) ou d’une multitude (démocratie), il convient que la nécessaire prise de décision légitime à la fois les opinions divergentes (dissensus) et la solution qui a finalement émergé de ces opinions divergentes et à laquelle tous se rallient in fine (consensus). Le consensus se distingue du vote majoritaire en ce que la minorité est respectée et qu’elle soutient la solution retenue (souvent mais pas exclusivement un compromis), même si elle n’est pas d’accord initialement avec cette solution. 
  • Principe d’action 3 – Caractère itératif, évolutif des décisions : une solution fixée par consensus est toujours provisoire, car à la dictature de la contrainte, on ne peut ajouter la dictature du temps. Si le contexte et/ou les enjeux changent, alors la solution doit pouvoir être amendée, voire remplacée facilement et rapidement.

Ces valeurs4 et principes d’action5 doivent faire l’objet de l’assentiment du peuple, car il s’agit de valeurs et principes qui constituent également le fondement de la cohésion sociale sans laquelle il n’y a pas de communauté de destins, de collectivité politique.

Pour obtenir cette adhésion populaire, je ne vois que la voie du referendum avec un double quorum de 75% (75% de votants et min.75% de votes favorables), pour s’assurer que la majorité absolue de la population (56,25% dans ce cas) soit favorable.  Cela confèrera aux valeurs et principes d’action une dimension constituante, voire constitutionnelle.

Dès lors que le peuple s’est ainsi massivement prononcé pour ces valeurs et principes d’action, ils entrent immédiatement en vigueur abrogeant ainsi de jure le régime démocratique, portant ainsi sur les fonts baptismaux un nouveau régime que je qualifie d’axiomatique, faute de mieux.

Voilà très (trop !) brièvement décrit ce nouveau régime que j’appelle de mes vœux. Dans le prochain et dernier article consacré au nécessaire dépassement de la démocratie, j’esquisserai les conséquences pratiques de ce nouveau régime.

  1.  Je ne m’étends pas ici sur la dichotomie “constructivistes – libéraux”.  Pour cela, j’invite le lecteur à se reporter aux excellents articles et commentaires publiés dans Contrepoints.
  2. En aucun cas, la liberté, chez moi, signifie la faculté de faire ce que je veux qui est plutôt la définition de la licence et non de la liberté authentique. Voir mon précédent article « Libre, oui ! Faire ce que je veux, non ! » paru également dans Contrepoints.
  3. Et la foi chrétienne professe que nous avons reçu TOUS un don, à charge pour nous de le découvrir.
  4.  Le lecteur attentif aura remarqué que je ne pose pas l’égalité comme valeur fondamentale. Pour moi, viser l’égalité (laquelle : formelle ? de résultats ? des chances ?) revient à faire entrer par la fenêtre le constructivisme, et son arme préférée qu’est la contrainte, que nous avons chassé par la porte ! La seule égalité qui n’engendre pas de contrainte à mes yeux est l’égalité de traitement (égalité procédurale), mais il s’agit plus d’une conséquence pratique des valeurs et principes d’action évoqués ci-dessus qu’une valeur fondamentale.
  5.  J’ai hésité à citer également un Droit moderne (simple, orienté ‘client’ et supplétif) comme principe d’action, mais il me semble après réflexion qu’il s’agisse plus d’une conséquence pratique. C’est donc dans mon prochain article  que j’évoque le Droit.
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  • Absolument d’accord avec le principe 1 et 3

    Pour le 2, le problème est mal posé et je pense intégre encore trop le mythe du pouvoir nécessaire : bref, ne va pas jusqu’au bout.

    Le choix et le périmètre sont les problèmes et la solution. Il n’est nul besoin de consensus quand le choix est possible et quand les périmètres sont respectés. Il n’y a aucun disensus non plus.

    Pour cela il y a besoin d’un contrepouvoir à la subsidiarité qui fixe clairement les périmètres et qui soit le seul à avoir autorité en ce sujet, et qui « oblige » le choix, c’est à dire interdise aux pouvoirs d’outrepasser les droits naturels, c’est à dire d’établir une contrainte non refusable.

    Bref, un modérateur – gendarme qui ne possède aucun pouvoir, mais toute l’autorité nécessaire afin de traiter les recours en dernier lieu.

    • « Bref, un modérateur – gendarme qui ne possède aucun pouvoir, mais toute l’autorité nécessaire afin de traiter les recours en dernier lieu. »

      Ça me parait être une partie du travail de la justice. Pas la justice Française, évidemment, une justice bien foutue (ou du moins le mieux possible).

      Je pense que toute la partie justice civile pourrait être privatisée, la non-responsabilité des juges sur leurs décisions remise en cause (première priorité), et la partie pénale séparée clairement entre la poursuite des criminels et la prise en charge des litiges entre particuliers et structures publiques (avec dans ce dernier cas des moyens effectif d’assurer l’indépendance de la justice, par exemple avec un système du jury populaire).

      L’autre système permettant de limiter l’expansion des pouvoirs de ceux qui l’exercent, si c’est au niveau local, c’est la concurrence. D’ou l’idée de faire exercer le pouvoir au niveau de la commune, en supprimant les régions et les départements (en en faisant de simples zones géographiques).

      Les deux systèmes n’étant d’ailleurs pas incompatibles.

      Resterait au gouvernement central la représentation (pourquoi pas avec un Roi sans pouvoirs effectifs, même si ça ne semble pas nécessaire, ça établit une certaine légitimité), les relations extérieurs et diplomatie et l’armée (et éventuellement une partie de la police). Les charges du gouvernement devraient être exercés par des élus bénévoles.

      Dernière chose, les impôts devraient être perçus au niveau local uniquement, pour que la concurrence fonctionne à plein à ce niveau-là.

      Je crois que c’est de bonnes pistes de réflexion, mais évidemment je n’ai aucune idée de la manière de passer du système actuel à ça.

      • Oui ca commence à prendre forme 🙂

        Il s’agit d’inverser la vision « démocratique » du « pouvoir », traduction gauchiste qui confond le rapport hiérarchique (basé sur la délégation et la confiance) avec le rapport de pouvoir (basé sur la force, de maitre à esclave) …

        • Votre mythe s’éffondre de lui même.
          Je ne sais pas quelle définition vous avez de la hiérarchie mais elle ne peut en aucun cas se baser uniquement sur la confiance et la délégation en tout cas certainement pas au niveau politique et quand je dis politique je n’inclus pas que l’Etat.
          Votre approche est idyllique voir naïve si la politique était uniquement affaire de confiance ça se saurait depuis longtemps.
          Le pouvoir en politique est basé sur la coercition tout simplement et la majorité des travaux portant sur le sujet sont loin d’ être l’oeuvre de gauchistes.
          Après libre à vous de redéfinir chaque concept à votre guise mais j’ ai l’impression que votre approche uniquement normative vous met des oeuillères. Quand à la domination elle ne s’exerce pas que dans le champ politique mais peu s’ observer dans le comportement de l’homme lambda en société: ses actions, son language, ses intentions.

          • Même à l’époque des réseaux sociaux, vous êtes incapable de relever que la structure de la société est réticulaire et non horizontale…

  • Le premier point critique pour moi c’est la méthode pour mettre en place ce « régime politique » ; après avoir critiqué la démocratie car celle-ci ne impose effectivement la dictature de la majorité à la minorité, l’auteur propose un référendum à 56%… Suis-je le seul à trouver qu’il y a là un certain illogisme ?

    Deuxième point (mineur) au sujet de la solidarité, l’auteur ferait bien de ne pas s’improviser stratège militaire en parlant de mettre des troupes au sol ; c’est hors sujet.

    Enfin il me semble que le point le plus faible de cet exposé c’est le « Principe d’action 2 ». En effet toute la difficulté pour l’humanité depuis la nuit des temps c’est qu’elle est conflictuelle alors arriver au « consensus dans le dissensus » c’est le maximum du vœu pieux bisounoursesque. Je ne connais pas d’entité politique où le consensus ne se soit pas terminé par la réduction ou la sécession de courant minoritaire (catholique/arianisme, catholique/protestantisme, sunnisme/chiisme, socialiste/communisme ; que sais-je).

    • « Enfin il me semble que le point le plus faible de cet exposé c’est le « Principe d’action 2 ».  »

      Je suis d’accord.

      « Le premier point critique pour moi c’est la méthode pour mettre en place ce « régime politique » ; après avoir critiqué la démocratie car celle-ci ne impose effectivement la dictature de la majorité à la minorité, l’auteur propose un référendum à 56%… Suis-je le seul à trouver qu’il y a là un certain illogisme ? »

      C’est un peu vrai.

      « Deuxième point (mineur) au sujet de la solidarité, l’auteur ferait bien de ne pas s’improviser stratège militaire en parlant de mettre des troupes au sol ; c’est hors sujet. »

      La seule chose que je dirais sur l’armée, c’est que l’un de ses rôles est de protéger le territoire, ce qui implique selon moi l’entrainement de civiles à ses méthodes, afin qu’il puisse être une dernière ligne de défense effective contre les agressions étrangères ou internes. évidemment, cela n’a de sens que si les libres détentions et ports d’armes sont rétablis. Evidemment, tout cela non pas sous la forme d’une conscription, mais sur la base du volontariat, et sans brider les initiatives privées sur le sujets. Et bien sûr sans en autoriser l’accès aux criminels.

      • « « Deuxième point (mineur) au sujet de la solidarité, l’auteur ferait bien de ne pas s’improviser stratège militaire en parlant de mettre des troupes au sol ; c’est hors sujet. »

        La seule chose que je dirais sur l’armée, c’est que l’un de ses rôles est de protéger le territoire, ce qui implique selon moi l’entrainement de civiles à ses méthodes, afin qu’il puisse être une dernière ligne de défense effective contre les agressions étrangères ou internes. évidemment, cela n’a de sens que si les libres détentions et ports d’armes sont rétablis. Evidemment, tout cela non pas sous la forme d’une conscription, mais sur la base du volontariat, et sans brider les initiatives privées sur le sujets. Et bien sûr sans en autoriser l’accès aux criminels. »

        Autant pour moi, on parlait pas de l’armée… Cela dit, je maintiens ce que j’ai écris.

    • Tout à fait d’accord : d’ailleurs le consensus est autant sinon plus liberticide que la majorité.

      Il faut accepter de se tromper et accepter que les autres se trompent : la nature (le marché) fera la sélection naturelle entre les bonnes et les mauvaises solutions.

      Par contre, il faut éviter au maximum les conflits inutiles et destructeurs qui sortent systématiquement de leur foyer.

      C’est pour cela que la seule solution est l’Etat, mais pas l’Etat socialiste démocratique (démagogue et corrompu) : l’Etat purement constitutif qui fasse respecter les principes de subsidiarité et de libre choix :

      Principe de libre choix : toute décision collective (aboutie par n’importe quel mécanisme) ne peut être imposée comme seule et unique solution.

      • « Par contre, il faut éviter au maximum les conflits inutiles et destructeurs qui sortent systématiquement de leur foyer. »
        Bien sûr mais comment ? Presque 10000 ans d’histoire ne nous l’a pas appris. Est ce juste une auto-censure mais alors on rejoint le consensus, non ?

        « l’Etat purement constitutif qui fasse respecter les principes de subsidiarité et de libre choix : » Comment faire respecter sans imposer ? « Etat purement constitutif » il faudra peut être expliquer cela peut intéresser d’autres que moi 🙂

        Cordialement.

        • Les conflits auquel vous vous référez proviennent principalement de factions s’opposant sur « LA » vérité – c’est à dire s’opposent au principe de libre choix.

          Un Etat purement constitutif est un Etat minimal dont le spectre de pouvoir est réduit au domaine constitutif : à la constitution et à son respect. Cette constitution ayant comme but de définir les droits et devoirs fondamentaux et les principes comme celui de subsidiarité et de libre choix.

          • « Les conflits auquel vous vous référez proviennent principalement de factions s’opposant sur « LA » vérité – c’est à dire s’opposent au principe de libre choix. »

            Bien sûr, absolument, vous avez raison mais c’est bien le résumé de l’histoire humaine et l’établissement de faction semble bien être un fait naturel, que ce soit pour LA vérité, le pouvoir, l’argent, l’honneur, la vengeance. Pour dire dans Gulliver on voit une guerre entre Lilliput et Blefuscu qui a pour origine la manière de casser l’oeuf à la coque. On voit que l’auteur Jonathan Swift savait que l’homme est près à s’entre tuer pour des vétilles.

            « Un Etat purement constitutif est un Etat minimal dont le spectre de pouvoir est réduit au domaine constitutif : à la constitution et à son respect. »
            Peut on imaginer un État minimal qui a le pouvoir de faire « respecter » sa constitution. « Faire respecter » implique une action, un pouvoir, une coercition donc une pas si minimalité que cela.
            Ou alors on imagine qu’il délègue ce pouvoir à un niveau inférieur (région, ville) avec le risque inévitable (l’histoire, toujours l’histoire…) que le dit niveau inférieur réponde « Cause toujours ».

            • Ce n’est pas si évident que cela … On apprend à nos enfants, en cours de philo en terminale que la vérité est universelle et on les notes sur leur capacité à exercer la dialectique…

              Il y a deux façons de faire respecter des périmètres : soit construire un mur, soit faire comprendre aux belligérants qu’ils ont plus à perdre qu’à gagner. A partir du moment où les pouvoirs sont séparés personne ne peut prétendre remporter la victoire tout seul.

              C’est la subsidiarité et la diversité qui permet d’équilibrer les pouvoirs, pas la morale ou le droit.

              Diviser pour mieux régner ne veux pas dire entretenir le conflit, mais entretenir les différences et les complémentarités.

              • C’est le contrat social de notre amis psychopathe JJ Rousseau qui est à l’origine du glissement des Nations vers l’Etat faible et omniprésent : lui qui détermine le basculement de la France du libéralisme a la terreur, des USA du fédéralisme au bi-partisme…

                Ce débat sur la démocratie est Franco-français : il date de la révolution et de son lot de mythes.

            • Et pour reprendre l’histoire, les nations européennes ont fonctionné avec ce principe de subsidiarité jusqu’au XVIII eme voir plus tard pour certaines. Ce n’est que l’utopie de créer des machines de guerre et de destruction industrielles qui les ont fait se transformer en États nations pendant le XIXeme, avec les ravages que l’on connaît.

              Les pays ayant le plus de reste de ces principes sont clairement ceux qui sont en haut des pays les plus efficients économiquement et qui bénéficient du plus haut degré de liberté : les monarchies constitutionnelles du Nord et les Fédérations comme la Suisse.

              • Lol à un moment faut prendre un manuel d »histoire mon cher: ce que vous déblatérer n’avait strictement aucun sens pour une très grande partie de l’Europe et ceux ci bien après le 18ème siècle. Ce n’est qu’avec l’Etat nation que la transition à pu être faites entre le sujet et le citoyen et encore pas tout à fait pour certains pays.La subsidiarité dont vous parlez n’a aucun sens dans une société de sujet et non de citoyen c’est même plus complexe puisque même le citoyen grec et romain était étranger à ce concept. D’ailleurs la subsudiarité dont vous parlez et complètement erronée pour parler des sociétés jusqu à la fin de l’ époque moderne et même après.

                • Oui, oui on connaît cette Vérité comme quoi l’Etat Nation a sauvé le Peuple de l’aliénation, le monde occidental étant auparavant plongé dans les ténèbres de la domination des Classes, que l’évolution vers le socialisme a libèré bla-bla-bla

  • Le problème de la démocratie, c’est qu’on l’enseigne comme étant le pouvoir au peuple, c-a-d une sorte de système absolutiste de droit populaire où le peuple est forcément sage et intelligent. On enseigne la démocratie de Rousseau. Si la sagesse et l’intelligence sont si précieux, c’est bien parce que ce sont des biens d’une grande rareté et qu’ils sont peu partagés.
    Alors qu’elle est en réalité un outil dont les constituants permettent de réguler les tendances politiques. Cependant, sur le papier, c’est moins séduisant…

    • Hum.. Platon avait la même vision que vous sur la sagesse et l’intelligence. Dans l’histoire des idées politiques il fait figure de 1er philosophe à avoir volontairement ou involontairement théorisé ou du moins imaginé une société fonctionnant sur un mode totalitaire. L’Article est en tt cas intéressant du point de vu de la réflexion en tt cas : la mise en oeuvre d’un idéal a t elle une limite en politique?

  • A mon avis, cette construction ne tient pas. Un régime politique « fondé sur des valeurs et des principes » n’échappe évidemment pas à la contrainte qui sera nécessaire pour défendre les principes en question… En fait, nous avons déjà ce que l’auteur écrit, puisque nous vivons dans des régimes où une constitution (et donc précisément, « des valeurs et des principes ») fonde la collectivité.
    Par ailleurs, croire qu’on peut échapper à la contrainte étatique est simplement absurde. La contrainte est simplement un fait et dans la plupart des relations sociales, quelqu’un exerce un pouvoir sur un autre. Le libéralisme est bien davantage la doctrine politique qui entend limiter ces contraintes le plus possible, que ce soit entre les personnes (interdiction de l’esclavage, respect du droit de propriété) que vis à vis de l’Etat (séparation des pouvoirs, état de droit, habeas corpus, etc.). Et dans ce cadre, le droit de vote (la « démocratie ») n’est qu’un moyen parmi d’autres pour limiter le pouvoir en le soumettant à la menace d’un renvoi toutes les x années. On peut dire que vu les dérives que ce droit de vote implique (promesses populistes, clientélisme, etc.), ce n’est que le pire aspect du moins mauvais des systèmes politiques – il n’en reste pas moins nécessaire jusqu’à preuve du contraire.
    Quant aux principes d’actions décrits ici, je dirai juste qu’un responsable politique n’a certainement pas pour but de viser à l’indépendance de son pays – juste à le défendre contre les agresseurs, ce qui est assez différent. Nous libéraux chérissons au contraire l’interdépendance par le commerce, qui permet la paix. Il n’y a rien de plus socialiste comme concept que « l’indépendance énergétique » – pourquoi pas l’autosuffisance tant qu’on y est.
    Et enfin, la décision par consensus est souvent ce qui est mis en avant en Belgique, avec des résultats qu’on peut qualifier de mitigés, pour rester gentil. La responsabilité, c’est le contraire du consensus – celui qui prend ses responsabilités est celui qui décide malgré les avis opposés (et qui, du moins dans le monde de l’entreprise, reçoit pour cela une gratification financière) – et si tout le monde décide, personne n’est responsable.

    • « Par ailleurs, croire qu’on peut échapper à la contrainte étatique est simplement absurde. La contrainte est simplement un fait et dans la plupart des relations sociales, quelqu’un exerce un pouvoir sur un autre. »

      Ça n’a rien d’absurde. Premièrement, ce n’est pas dans la plupart des relations sociales, que quelqu’un exerce le pouvoir, c’est dans toutes les relations sociales. Mais cela n’a pas d’importance, la contrainte étatique n’est qu’un type particulier de relation de pouvoir. Le fait que les relations de pouvoir soient omniprésente dans les relations sociales ne nous dit rien sur la possibilité de se passer de contrainte étatique.

      • Votre réponse sous tend que toutes les contraintes issus des relations de pouvoir en société se valent? Un peu relativiste. Vous posez la problématique à l’envers la contrainte Etatique a justement était mise en avant parce qu’on a remarqué qu’ il n y en avait pas de plus coercitive parmis toutes les formes de contraintes observé, si les libéraux veulent sa restriction c’est louable si ils veulent sa supression je suis plus septique. En fait il vaut mieux avoir une vision de politologue ou de sociologue que normative de la contrainte étatique pour mieux l’appréhender. ( je ne dis en aucun cas la défendre). Dans l’histoire des idées politique l’ autorité a eu d’abord une origine divine puis rationnel, or l’ etre humain n’ est pas divin du cp si avec les lumieres ont n a consideré que l’homme devait s’affranchir de certaines contrainte, la contrainte etatique reste innérente à l’homme dans une société. Ne pas oublier que l Etat ca reste des individu qui nous gouverne, faut sortir de l abstraction du leviathan. Si on supprime la contrainte etatique ca veut dire que l on considere que l individus peut s’en abstenir et se contraindre lui meme par la raison la pense et ses actions.

        • « Votre réponse sous tend que toutes les contraintes issus des relations de pouvoir en société se valent? Un peu relativiste. »

          Non. Ma réponse sous-tend que toutes les contraintes ne sont pas de même nature.

          « Vous posez la problématique à l’envers la contrainte Etatique a justement était mise en avant parce qu’on a remarqué qu’ il n y en avait pas de plus coercitive parmis toutes les formes de contraintes observé, si les libéraux veulent sa restriction c’est louable si ils veulent sa supression je suis plus septique. »

          La contrainte étatique a pour nature d’être inévitable dans la zone géographique sous contrôle de l’état. C’est parce qu’elle est inévitable, qu’elle s’applique à une écrasante majorité de la population, qu’on s’y intéresse autant, non parce qu’elle serait plus coercitive. Un voleur avec un pistolet sera souvent plus coercitif que l’état dans la plupart des cas.

          Pour la deuxième partie, vous êtes septique parce que vous inférez que la contrainte étatique n’est pas remplaçable par d’autres types de relations de pouvoir, ce qui est loin d’être évident.

          « En fait il vaut mieux avoir une vision de politologue ou de sociologue que normative de la contrainte étatique pour mieux l’appréhender »

          Il faut avoir une vision globale de l’état, du pouvoir, de la politique et de l’exercice du pouvoir pour bien comprendre.

          « Dans l’histoire des idées politique l’ autorité a eu d’abord une origine divine puis rationnel »

          C’est tout à fait faux. Vous parlez de mythes utilisés pour justifier l’autorité qui ne sont guerre plus rationnels aujourd’hui qu’a l’époque. Les politiques ont toujours été prêts à raconter n’importe quoi pour justifier leur pouvoir et prétendre à une légitimité. Aujourd’hui comme à l’époque, ils s’appuient sur ce qui marche.

          « Si on supprime la contrainte etatique ca veut dire que l on considere que l individus peut s’en abstenir et se contraindre lui meme par la raison la pense et ses actions. »

          Non, ça veut dire qu’une contrainte d’un autre type doit remplacer celle exercée par l’état.

          L’exercice du pouvoir est bien plus une histoire de réseaux que d’idées. Le léviathan n’est jamais qu’un moyen simple de décrire des réseaux d’influence et de pouvoir qui constituent l’état (élargit on pourrait dire le système). Mais au final, la contrainte est bien exercée par le léviathan lui-même, par l’intermédiaire de ses membres, c’est à dire qu’on reçoit le résultats de négociations et d’influences réciproque des groupes ou gens qui le composent.

          Plus le pouvoir est distribué, plus il est difficile pour une personne ou un groupe d’exercer un pouvoir important, car les interlocuteurs se multiplient, et la capacité d’influence nécessaire devient de plus en plus importante. C’est pour cette raison que les pays fédéraux sont globalement moins étatisés que les autres, et c’est pour cette raison que je suggère d’aller encore plus loin en proposant d’exercer l’essentiel du pouvoir au niveau de la commune, là ou la population peut avoir un contrôle effectif des décisions prises et ou la concurrence punit vite les abus. Un contre-pouvoir ayant pour rôle de défendre les libertés fondamentales tant entre particuliers qu’entre particuliers et organismes publics (ce qui est un rôle très différents, et qui ne peut revenir au mêmes personnes puisque l’un est un rôle de l’état et l’autre, un rôle devant être aussi éloigné et indépendant de l’état que possible) restant nécessaire.

          • Vous etes incapable de definir cette autre contrainte donc pour moi vous faites des assertions sans fondement theorique ou basé sur l’empirisme. Les mythes ne sont sont des mythes qu’une fois qu’ on les a démonté avant ils sont percus comme véridiques donc non.

            • la monarchie de droit divin est devenue un mythe une fois que la notion de libre arbitre fut comprise et rendu intelligible aux hommes pas avant.

              • Non, la monarchie de droit divin est un mythe mis en place pour aaseoire le pouvoir des Rois. Ceux qui l’ont mis en place savaient ce qu’ils faisaient.

            • « Vous etes incapable de definir cette autre contrainte donc pour moi vous faites des assertions sans fondement theorique ou basé sur l’empirisme. »

              Je ne prétends pas tout savoir. De nombreux auteurs l’ont fait, vous pouvez aller voire chez Rothbard ou Samuel Konkin III, pour commencer.

              « Les mythes ne sont sont des mythes qu’une fois qu’ on les a démonté avant ils sont percus comme véridiques donc non. »

              N’importe quoi. Un mythe est un mythe. La réalité ne se soumet pas à nos croyances.

              • Plus précisément, je n’ai pas envie de me lancer sur le sujet. Il y’a de nombreuses manières de remplacer cette contrainte.

                J’ai proposer plus haut une ébauche de système permettant, je crois, de limiter la contrainte étatique en mettant en place des solutions dirigées dans ce sens, notamment en impliquant réellement la population (ou sa plus grande partie possible) dans les processus de prises de décisions et la gestion effective du pays (et jusqu’à lui donner les armes pour résister au mieux à cette contrainte lorsqu’elle devient trop importante.

                Mais ceci n’est qu’une ébauche, ce n’est que l’un des systèmes envisageables qui permettent d’arriver au même résultats, limiter au maximum les atteintes aux libertés. Certains de ces systèmes se passent de l’état, certains autres non.

  • Cet article est intéressant , instructif , un peu audacieux le principe d’ action 2 là j’ attend l’ auteur des exemples concrets seront les bienvenus !
    Sinon je répète mon avis du 1er article : dire la volonté DU peuple c’ est faux et absurde en démocratie ( votation des lois par les Personnes l’ ensemble formant le peuple ou un référendum ) puisqu’ il y a des minoritaires ! c’ est la volonté d’ une PARTIE du peuple ou par exemple de 61% des Votants et NON du peuple puisqu’ il y a forcément en plus des minoritaires , des abstentions de ce fait la contrainte est imposée non pas au peuple mais par une partie ( les majoritaires ) sur les autres

    • Très vrai, il faut en finir avec cette personnification du peuple. Je ne comprends pas comment toute la manière dont nous appréhendons la démocratie et notre système politique peut être fondé sur une figure de style.

    • En gros l’anarchie de droit divin

  • Le titre de l’article , rien que le titre m’inquiète déjà.

    Dépasser la démocratie peut aussi signifier le pouvoir à des comités populaires , à la fraction émergée de la classe ouvrière , au contrôle du peuple par le voisinage ( les concierges ) au flicage généralisé et , in fine , donner le pouvoir sans vote à une bourgeoisie compradore socialiste qui s’accrochera à ses sinécures , aux membres du parti et aux âmes mortes du parlement soviétique ……

    Bref , c’est l’URSS dans tte sa beauté …

    • Clairement de même que le principe de subsidiarité de l’Europe jusqu’au 18ème siècle est un anachronisme consternant qui frise la reconstruction de l’histoire: voir la définition exacte du principe de subsidiarité et sa théorisation dans l’histoire des idées qui est pas du tout en rapport avec l’argumentation fallacieuse de stéphane boulot.

      Et pour finir votre nouveau système en gros c’ est basé sur l’obligation de l’indivu de subvenir à ses propres besoins et ça peut vite finir en chasse aux indigents. En gros un système politique malthusien ou l’homme ne saurait toléré quand tant qu’individu atomisé.

      Un régime existentialiste si on peut l’appeler comme tel: mouais ca sent surtout la moucharisation de la société et de la pensée humaine par une entité métaphysique ou un algoritme que sais je pour vérifiez que l’humain agit, pense, raisonne individuellement à tous les stades de son existence: ca fait un peu peur mais le côté rassurant pour certains c’est que tous les humains seraient fliqués mais par aucun d’entre eux du coup pas d’Etat, pas de risque de dictature, pas de majorité, pas de minorité, l’individu face à lui même. Je pense que votre régime est dificilement concevable même dans l’imaginaire le plus débordant. C’ est un peu comme s’ imaginer le vide, le chaos.

  • Votre mythe s’éffondre de lui même.
    Je ne sais pas quelle définition vous avez de la hiérarchie mais elle ne peut en aucun cas se baser uniquement sur la confiance et la délégation en tout cas certainement pas au niveau politique et quand je dis politique je n’inclus pas que l’Etat.
    Votre approche est idyllique voir naïve si la politique était uniquement affaire de confiance ça se saurait depuis longtemps.
    Le pouvoir en politique est basé sur la coercition tout simplement et la majorité des travaux portant sur le sujet sont loin d’ être l’oeuvre de gauchistes.
    Après libre à vous de redéfinir chaque concept à votre guise mais j’ ai l’impression que votre approche uniquement normative vous met des oeuillères. Quand à la domination elle ne s’exerce pas que dans le champ politique mais peu s’ observer dans le comportement de l’homme lambda en société: ses actions, son language, ses intentions.

    • J ai l impression que dans l idéal de l’auteur l’humain serait divin en fait.

      • Ben enfin une remarque qui ne soit pas pré formatée !

        Oui le libéralisme part du principe que certaines choses sont axiomatiques, naturelles, divines …

        Pour faire très simple : le réel (la nature du monde) l’information (la nature de la connaissance) et l’homme (la nature humaine) sont naturellement gorgées de sens et il nous convient de respecter cette orientation plutôt que de jouer les apprentis sorciers (de se mettre à la place de Dieu) en voulant contraindre la nature profonde des choses.

        C’est la contrainte dans le but d’atteindre une utopie qui asservit et détruit l’homme.

        • La question est de savoir qu est ce qui est axiomatique , naturelle et divin pour le liberalisme

          • C’est simple (bien que complexe), ce sont les droit naturels (ou les libertés fondamentales, ça revient au même).

          • Bizarre : vous ne vous posez pas la question de savoir ce qui est axiomatique pour les sciences (la nature du monde) …

            Le libéralisme est profondément empirique, comme les sciences qui étudient la nature : ce que l’homme seul a, la société doit le préserver : la vie, la liberté, la sécurité, la propriété.

    • En relisant, je n’avait pas relevé le sophisme 🙁

      Bien sur que la politique est entièrement affaire de confiance, c’est justement à cause de cela que la démocratie est si pernicieuse : elle fait croire aux gens qu’ils ont le pouvoir de changer les choses, qu’ils ont le pouvoir tout court d’ailleurs.

      Le prétendu ascendant du pouvoir ne fonctionne que s’il est assis sur un réseau complexe de liens de confiance et de défiance.

      • Lire à ce sujet le Discours de la servitude volontaire de La Boétie.

      • Clarifions voulez-vous ? le système démocratique en France , ce qui se rapproche le mieux ce sont DES stés d’ actionnaires par exemple : une proposition de voter 10% de plus en dividende pour les actionnaires ayant leurs titres en nominatif ( géré par la sté) après plusieurs années , TOUS les actionnaires peuvent voter sur ce sujet je m’ étais trompé en votant non ! heureusement une majorité moins stupide que moi a voté oui …..voila l’ ex d’ 1 POUVOIR de changer les  » choses  »
        Vous comprenez que ce système est différent des pratiques politiques en France qui est un mélange d’ oligarchie , aristo , etc ….
        bon les français sont mentalement conditionnés , abrutis sur ce point ) ils confondent mandater et voter

        • Un état n’est pas une entreprise.

        • La différence est que dans une entreprise les dirigeants ont obligation de résultat car ceux ci sont quantifiables, ce qui n’est pas le ca en démocratie ou les règles du jeu (les sujets qui détermineront le débat) sont soumis à la loi du plus fort.

          Le psychodrame sur l’immigration , l’identité etc qui pourrit la démocratie Française est une invention des années 80 qui est fondamentalement un épiphénomène qui n’a qu’une influence très limitée sur les sujets importants. Celui qui détermine les sujets de débat dirige celui ci.

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