Des idées pour combattre le djihadisme au Sahel

Face au terrorisme, la société malienne doit réagir.

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boko haram credits ak rockefeller (licence creative commons)

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Des idées pour combattre le djihadisme au Sahel

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 août 2015
- A +

Par Mahamadou Camara.

boko haram credits ak rockefeller (licence creative commons)
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Au moment où le Bénin, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria réunissent leurs forces pour permettre de gagner en efficacité contre Boko Haram dans leur pays et leurs Pays voisins. Le Mali est laissé aux mains des Sapeurs-Pompiers de la MINUSMA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali) et les forces Berkane dont la coopération militaire avec le Mali soulève de réels questionnements. Mieux, dans une situation d’instabilité et de crise grave, l’administration publique malienne prend la décision incongrue de prendre des vacances.

Des vacances inappropriées pendant une période de crise

C’est un fait avéré que les services publics au Mali tournent au ralenti depuis quelques mois déjà. Pourtant, au moment où des attaques asymétriques prennent de l’ampleur, au moment où le peuple se penche vers leurs « Sauveurs », le gouvernement plie bagage pour une vacance d’été au lieu d’être en salle de crise. Quand est ce que le patriotisme renaîtra au sein de la très respectueuse magistrature suprême ? Si l’intérêt du peuple est effectivement la priorité du gouvernement, « les Maîtres Sauveurs » ont le devoir d’écourter leurs vacances à l’extérieur du pays et poser leurs valises à Bamako afin de mieux profiter des bains de soleil de Nampala, de Gourma Rharous, de Sevaré et de Banguineda.

Dans les entreprises privées, le congé d’un employé lui est refusé momentanément pour des raisons d’urgence, mais cette politique n’est-elle pas aussi applicable au gouvernement, très chers parlementaires et chers locataires de la cour suprême ?

D’une crise nationale à une crise sous régionale

La particularité de la crise malienne réside dans les ambiguïtés qui l’entourent. Beaucoup de groupuscules opèrent sur le territoire national avec des éventualités d’extension sur les terres voisines. Parmi eux, on dénombre des groupes opérant avec des objectifs différents. Il y a des indépendantistes, des malfrats armés, des narcotrafiquants, les djihadistes. On se souvient que lors de la réunion préparatoire ministérielle de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement sur la paix, la sécurité et le développement dans la région sahélo-saharienne, les participants avaient levé la voix pour une solution commune, mais jusqu’à nos jours les réponses et les recommandations formulées demeurent dans les dossiers sur des bureaux au lieu d’être implémentées.

Comment sauver le Mali et protéger les autres États de l’Afrique de l’ouest ?

À l’instar des dernières attaques perpétrées par les djihadistes en frontières Mauritanienne et Ivoirienne avec des propagandes d’éventuelles attaques dans ces pays en plus du Burkina et même de la Guinée, cela montre à quel point les États de la Communauté Ouest Africaine sont exposés à la menace terroriste. Les États doivent prendre en main leur destinée et en attendre moins des partenaires bilatéraux. Ils doivent prendre leurs responsabilités et mettre en œuvre ce qui suit :

  • Formaliser les coopérations militaires pour que celles-ci aillent au-delà de l’envoi des soldats de maintien de la Paix et favoriser la mise en place d’unités mixtes transfrontalières, la promotion de l’échange permanent d’informations.
  • Mettre en œuvre un plan d’expertise pluridisciplinaire devant si possible prendre en compte divers aspects tels que la géopolitique, la dimension idéologique et sociologique, et le problème de l’emploi.
  • Mettre la société civile au-devant de la lutte préventive, et aussi dans la mise en œuvre des politiques et programmes d’intégration.
  • Sensibiliser et responsabiliser les chefs coutumiers, les leaders d’opinions, et les responsables de groupement pour former une cellule d’alerte et impliquer ceux-ci dans le processus d’arrestation et de traitement des suspects
  • Promouvoir les activités rémunératrices de revenus dans les zones touchées afin de limiter d’éventuels recrutements des jeunes.

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  • Hernando de soto propose une méthode qui a fait ses preves contre le sentier lumineux au pérou :

    le VRAI capitalisme des pauvres.
    la lutte contre le copinage, la corruption, la domination des gros…
    par l’enregistrement du capital informel et l’ouverture de l’entrepreneuriat a tous…

    http://www.wsj.com/articles/the-capitalist-cure-for-terrorism-1412973796

    le reste c’est comme tenter d’arrêter un incendie de forêt avec un seau d’eau et une brigade de police .
    il faut lutter contre la sécheresse, pas lutter contre les départs de feux et le feu…

    contrairement a l’été en france ou j’avoue la sécheresse le gouvernement y peut rien, mais si on pouvait faire pleuvoir comme on peur libéraliser l’économie ou officialiser les propriété privées, ca ferait longtemps qu’on le ferait plutot que de balancer des canadair.

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Pétronin
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