Faut-il s’inquiéter de l’effondrement des matières premières ?

Que nous dit l’évolution du marché des matières premières concernant la situation réelle de l’économie ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
bourse - crise financière (Crédits : CC0 Pixabay, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Faut-il s’inquiéter de l’effondrement des matières premières ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 juillet 2015
- A +

Par Bill Bonner

bourse - crise financière (Crédits : CC0 Pixabay, licence Creative Commons)
bourse – crise financière (Crédits : CC0 Pixabay, licence Creative Commons)

 

Comme vous le savez, l’économie fonctionne avec le crédit, non le cash. Et sans les injections de crédit de la Fed US, elle se traîne.

Le Dow a chuté en fin de semaine dernière. Ce n’est pas significatif en soi… mais le graphique montre une grosse bosse prenant la direction de la baisse. L’or est peut-être plus remarquable : il s’échange désormais 100 $ sous ce que nous pensions être le plancher. Pourquoi ?

Il se peut que l’or signale une récession/dépression mondiale. Le journal chinois People’s Daily nous dit que la consommation d’électricité augmente à son rythme le plus lent de ces 30 dernières années. Nous savons tous que les chiffres du PIB ne sont pas dignes de confiance, mais les électrons ne mentent pas. Ils suivent l’économie. Et ils ne grimpent qu’au rythme paresseux de 1,3% par an, suggérant un ralentissement conséquent en Chine.

Parallèlement, c’est le carambolage sur l’autoroute des matières premières. Le krach du marché pétrolier a laissé une gigantesque marée noire. Dans leur ensemble, les ressources sont à un plus bas de 13 ans.

Le charbon en mauvais état…

Les minières de charbon ont glissé sur le pétrole et le gaz bon marché. Hier, nous montrions pourquoi l’énergie est si peu chère ; les autorités ont baissé le prix du capital à tel point que les fournisseurs peuvent en produire pour rien ou presque. Lorsque l’argent facile prendra fin, il en ira de même pour le pétrole bon marché, avons-nous supposé.

Ce n’est pas encore arrivé. Pour l’instant, le crédit facile a exacerbé et prolongé le marché baissier du pétrole. Des producteurs qui auraient dû fermer il y a des mois continuent de pomper l’or noir, maintenus en activité par le financement ultra-bas. Le charbon, qui était bon marché en avril, est encore meilleur marché aujourd’hui. Oilprice.com :

« Walter Energy, minière de charbon en Alabama, a annoncé le 15 juillet qu’il se mettait en faillite. Les prêteurs senior verront leur dette transformée en valeur, et si l’entreprise ne réussit pas à redresser le cap, elle vendra plus ou moins tous ses actifs. « Face à des conditions durablement déprimées sur le marché du charbon, nous devons faire ce qui est nécessaire pour nous adapter à la nouvelle réalité de notre secteur », a déclaré Walt Sheller, PDG de Walter Energy, dans un communiqué de presse.

Alpha Natural Resources, un grand producteur de charbon métallurgique (utilisé pour fabriquer de l’acier) s’est vu exclu du New York Stock Exchange parce que le cours de son titre était ‘anormalement bas’. L’entreprise envisage la possibilité de se mettre en faillite.

Arch Coal a vu le prix de sa valeur chuter à des plus bas similaires à ceux constatés par Alpha Natural Resources avant d’être exclu. Arch Coal a réussi un split inversé, à un pour dix, dans une tentative pour éviter le même sort que son confrère. Dans les faits, réduire le nombre de titres est destiné à stimuler le prix de la valeur ; cela prendra effet le 27 juillet. Mais des manipulations du papier ne changeront pas les fondamentaux sous-jacents.

Les prix du charbon ont baissé de 70% par rapport à il y a quatre ans »…

… Et le cuivre carrément déprimé

Selon le Dr Cuivre aussi, le deuxième semestre sera difficile. Le cuivre a gagné son titre de « Docteur » ; selon les vétérans, c’est « le seul métal ayant un diplôme d’économie ». Le cuivre est présent dans tout : les maisons, les bureaux, l’électronique, les automobiles et ainsi de suite. Lorsque les ventes de cuivre baissent, ça signifie que l’économie mondiale en fait de même.

Bloomberg :

« Goldman affirme que les prix chuteront de 16% supplémentaires d’ici la fin de l’année prochaine et s’attend à ce que la demande chinoise augmente à son rythme le plus lent depuis près de deux décennies. Le Bloomberg Commodity Index a chuté de 0,5%, à un plancher de 13 ans.

Les attentes de hausse des taux par le Réserve fédérale ont renforcé le dollar, rendant les matières premières valorisées en billets verts plus chères pour les acheteurs en autres devises. La jauge des matières premières de Bloomberg a plongé de 26% sur l’année passée suite à des inquiétudes sur le ralentissement de la demande de la part de la Chine, le plus grand utilisateur.

Mercredi dernier, Goldman a abaissé ses perspectives sur le prix du cuivre de 44% d’ici 2018, et s’attend à ce que le métal atteigne les 4 500 $ d’ici la fin 2016. L’économie chinoise croît à son rythme le plus lent en 25 ans, selon les estimations des économistes compilées par Bloomberg. »

Pourquoi un ralentissement aussi conséquent ? Pourquoi le monde s’effondre-t-il ?

Parce qu’on ne peut pas faire semblant. Au lieu de « stimuler » une vraie reprise… les autorités ont « simulé » une reprise. C’est-à-dire qu’elles ont mis en place le financement bon marché pour faire en sorte qu’il semble y avoir plus d’argent disponible. Les producteurs de matières premières ont mordu à l’hameçon. Ils ont emprunté de l’argent et augmenté la production.

Mais la demande ne pouvait pas suivre le rythme. Parce qu’on n’obtient pas de vraie demande à partir de crédit creux. On ne peut obtenir plus de pouvoir d’achat que par M. et Mme Tout-le-Monde, non par l’industrie financière. Et pour ça, il faut une vraie reprise, pas une reprise factice.


Pour plus d’analyses de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • Agora Finance sur Contrepoint…

    ce site est tombé bien bas… On va tous mourir quand, Bill, cette fois ci ?

    la dernière fois je suis pas mort par contre, et mes clients non plus, on à même gagné beaucoup d’argent en faisant le contraire de tes recommandations.

    encore un qui n’a pas honte d’être a la tête d’une vaste arnaque.

  • Ca me rappelle une blague classique de salle des marchés :

    « il est bon ton économiste ?
    – Pas mal, pas mal…
    – Dis m’en plus ? Il a prévu 2007 ?
    – Ouaip, il a prévu 10 des deux dernières crises… « 

  • Si je comprends bien, au lieu de se réjouir d’un tassement dans la consommation des ressources non renouvelables, il faudrait faire des efforts pour consommer davantage et dégrader encore la planète dans le seul but de doper les marchés financiers?
    Ça ne vous viendrait pas à l’idée qu’on devrait enfin profiter de deux siècles de progrès techniques pour « respirer » un peu et arrêter de courir après la croissance et le CAC40?
    J’ai arrêté de croître depuis mes vingt ans et j’espère bien vivre encore quelques décennies dans un monde supportable…

    • Je ne crois pas que l’article s’adresse simplement aux satisfaits de leur sort. Il y a en Afrique et en Asie de nombreuses personnes qui voudraient bien que l’amélioration en cours de leur sort, passant de 1 à 3$ quotidiens, ne s’arrête pas là. Les personnes en question ne consomment ni pour dégrader la planète (qui le fait, à part dans les rêves humides des écolos en mal de boucs émissaires ?), ni pour doper les marchés financiers (les marchés constatent les échanges économiques). Pour se réjouir de constater un appauvrissement général, il n’y a guère que les inconscients (enfin, espérons…).

      • Parce que vous imaginez une seconde que la bourse profite aux 4/5 de la planète qui vit avec les miettes abandonnées par l’économie libérale? (20% des humains – l’OCDE- consomment 86% des ressources).Si on ne consomme pas dans le but de dégrader la planète, notre surconsommation souvent injustifiée concourt fortement à dégrader la planète et à priver les 4/5 de ses habitants des ressources qui leur seraient essentielles. Les marchés ne se contentent pas de constater les échanges, ils les pervertissent en spéculant sur des stocks de nourriture et de matières premières sans se soucier le moins du monde de ceux qui ne mangent pas à leur faim, dans le but unique de faire un maximum de profit à court terme et en se foutant royalement de la pérennité du système économique.
        Et l’écologie n’a rien à voir la dedans, un cerveau suffit.
        Je ne me réjouis pas de ce que vous appelez « un appauvrissement général » mais d’un éventuel début de « sobriété » qui consisterait à ne pas consommer toujours plus d’énergie alors que c’est une ressource qui devient mécaniquement de plus en plus rare.
        Le rapport du club de Rome écrivait en 1970: « Une croissance infinie est incompatible avec un monde fini. »
        On va peut-être le comprendre enfin, à nos dépens, au delà des dogmes en tous genres, qu’ils soient « libéraux » ou « écolos ».

        • Les matières premières ne sont pas à considérer seulement en tant qe telles, mais en fonction de la valeur qui leur est donnée. L’homme n’a jamais cessé de repousser les limites que lui imposait la nature grâce à son inventivité. La croissance est d’abord là, pas dans l’augmentation de consommation des matières premières. L’âge de pierre ne s’est pas achevé par manque de pierres.
          L’analyse du Club de Rome est faussée par l’idéologie malthusienne. A noter que les fondateurs du club de Rome ont sciemment organisé « un choc culturel » en faisant croire à l’épuisement des principales ressources… avant la fin du XXe siècle. Ils prévoyaient ensuite subvertir la science et les pouvoirs politiques…
          Ce n’est pas une théorie du complot. Ou alors Marx était complotiste… Il y a simplement une idéologie et des collusions d’intérêts qui font qu’à un moment l’idéologie trouve une traduction politique.

          • L’age de pierre ne s’est pas achevé par manque de pierres mais l’économie actuelle, largement pilotée par l’énergie disponible et en particulier le pétrole, s’effondrera par manque de pétrole et de ressources à transformer.
            Lire Jean-Marc Jancovici sur Manicore.com à ce sujet.
            Les ressources s’épuisent inexorablement comme mon réfrigérateur entre deux ravitaillements au supermarché ou ailleurs…
            Il n’y a pas d’idéologie malthusienne ou marxiste derrière cette réalité.
            « Les faits scientifiques ne sont pas des opinions, ils s’imposent à nous. Si on les ignore on fonce droit dans le mur ». (Jean-Marc Jancovici)

            • Philmascio… la réalité n’est pas en conformité avec vos idées.
              2 solutions : tordez la réalité ou changez d’idées… passez donc en 2ème.
              Votre peak oil n’existe pas et n’existera pas (comme dit il n’y a pas eu de peak cailloux), et coté alimentation on nourrit de plus en plus de monde alors que vos idées prévoyaient une surpopulation et des famines.
              On ne manque pas de ressources, il n’y a pas de réfugiés climatiques, la mer n’est pas monté d’un mètre en 10 ans, même les plus pauvres vivent de mieux en mieux…

              Manicore et Jancovici … MDR… le dogmatisme nie la science.

        • J’ai quelque peine à suivre vos slogans. Les bourses sont des moyens de trouver à échanger et à passer des contrats entre acteurs consentants. Aucun marché ne spécule, ce sont des individus qui le font, et dans un jeu à somme à peu près nulle au plan financier (il y a toujours autant de vendu que d’acheté) et à somme positive au plan satisfaction, puisque sinon ils disparaîtraient purement et simplement. Les miettes abandonnées par l’économie libérale ? Vous avez des exemples concrets ? Moi, je vois surtout des sommes conséquentes confisquées par les étatistes au secteur privé, entre 46 et 57 % en France suivant les définitions.

          Je vois aussi une certaine contradiction entre condamner ceux qui ne ne se soucieraient pas de ceux qui ne mangent pas à leur faim, et décider qu’il faut dire stop à la croissance. Les libéraux se soucient des pauvres, d’une part ils veulent en faire des riches avec lesquels échanger au bénéfice des deux parties, et d’autre part ils ont des valeurs morales et ne comptent que sur eux-mêmes et pas sur l’argent des autres pour vivre en accord avec ces valeurs.

          L’énergie ne devient pas mécaniquement plus rare. Certaines sources pourront demander à être substituées par d’autres, comme on a remplacé les esclaves et le travail animal par la machine à vapeur. Le rôle des marchés est de donner une valeur relative à chacune de ces sources et d’encourager par là le développement de nouvelles sources profitables. Ceci dit, si la majorité humaine fait voeu de pauvreté, une baisse du prix de l’énergie ne sera pas un signe d’insatisfaction, mais aujourd’hui la baisse du cours des matières premières me semble surtout traduire deux autres baisses : celle du pouvoir d’achat de ceux qui les consommeraient, et celle des revenus de ceux qui les vendent, et je ne vois pas où il y aurait croissance de la satisfaction chez ces gens-là.

          Quant au Club de Rome, il m’a toujours semblé très fort en slogans et très faible pour le reste. A commencer par ne pas avoir défini ce qu’est une « croissance infinie », ni de quel « monde fini » on parle. A cause de cela, la prédiction comme quoi « une croissance infinie est incompatible avec un monde fini » est sans doute la seule du Club que les faits n’aient pas encore démentie à ce jour. Cela ne signifie pas que puisqu’ils ont eu tort sur tout le reste, ils auront raison là-dessus…

          • J’ai pour ma part quelque peine à suivre vos justifications concernant un système boursier qui manipule l’économie en créant des bulles spéculatives à répétition.
            Je ne suis pas un technicien des mécanismes boursiers mais il semble acquis que les crises violentes sont dues à des manipulations (« subprimes » et compagnie et « produits toxiques » à foison).
            On ne décide pas de dire stop à la croissance (hormis les idéologues de la décroissance dont je ne fais pas partie), la croissance ralentit d’elle même par manque de ressources et d’énergie disponibles.
            (Re)lire Jean-Marc Jancovici à ce sujet, il démontre le lien énergie-PIB sur les 50 dernières années.
            L’énergie devient plus rare, en ce sens qu’elle provient majoritairement du pétrole, du charbon et du gaz qui ne sont pas des ressources renouvelables. Les autres sources, renouvelables ou non, comme l’hydroélectricité, la biomasse, le nucléaire et les énergies à la mode ne représentent actuellement que 20% de l’approvisionnement. Et ce n’est pas demain la veille que les avions et les camions fonctionneront avec autre chose que des produits pétroliers. Or même l’économie tertiaire s’appuie largement sur les transports comme le démontre JMJ.
            Personne ne fait veux de pauvreté, tout au plus d’un peu de « sobriété » pour ceux qui dilapident les ressources (les pays de l’OCDE) au détriment des 4/5 de l’humanité qui aspire fort légitimement à satisfaire ses besoins vitaux.
            Il me semble que les « libéraux » se soucient plus d’asseoir leur fortune (caricaturalement matérialisée par des voitures de luxe, des villas de luxe, des yachts de luxe, des bijoux de luxe, etc) que de permettre à chaque être humain de vivre dignement et surtout de préserver la planète et son écosystème. Je ne suis pas « écolo » pour autant.

            • « un système boursier qui manipule l’économie en créant des bulles spéculatives à répétition »
              Ben non.. La première bulle spéculative connue a été créée par Thalès, pour l’amour de l’art, et il n’y avait pas de bourse à l’époque. La spéculation sur les tulipes n’est pas la conséquence de bourses. Et les manipulations dites subprime consistaient à permettre, à la demande expresse des politiciens, à ceux dont le crédit ne permettait pas d’emprunter de le faire pour des raisons populistes. Les relations cause-conséquence ne résultent pas de l’interprétation gratuite de corrélations par un jeune camarade conférencier, aussi célèbre (et déconnecté du monde réel) soit-il. Quant à l’évolution future des techniques, je vous garantis que ça n’est pas parce qu’on a fait l’X qu’on en est meilleur prophète.

              Donc personne ne dilapide de ressources qu’il a les moyens de se payer au détriment de celui qui n’en a pas les moyens. Les voitures, villas, yachts, bijoux ne se transformeraient pas en électricité en Afrique si les riches renonçaient à ces plaisirs, mais en chômage et misère pour tous ceux qui les produisent. Les libéraux se soucient de vivre mieux, ce qui accessoirement permet à leurs fournisseurs de vivre mieux aussi. Les autres se soucient de trouver à apaiser leur envie, non en s’élevant au même niveau, mais en rabaissant ceux qu’ils jalousent. Quant à préserver la planète, il est incompréhensible pour moi que l’on imagine que tout changement serait vers le pire, alors que toute l’histoire connue montre que la terre d’aujourd’hui est plus agréable que celle d’hier.

            • « L’énergie devient plus rare… », vraiment ?

              – En 1914, le Bureau des mines américain pensait que les réserves de pétrole seraient épuisées en 1924.
              – En 1939, les réserves mondiales de pétrole étaient estimés à 13 ans.
              – En 1977, le président américain Jimmy Carter affirme que « le monde aura consommé tout son pétrole d’ici la fin de la prochaine décennie ».
              – En 2015, même les plus alarmistes estiment désormais à 50 ans les réserves de pétrole…
              Cela fait plus d’une dizaine d’années qu’on en est au même chiffre, alors qu’il ne devrait plus nous rester que 40 ans normalement… 
              Oui mais voilà, les réserves continuent d’augmenter, plus vite que la consommation…

              La fin du pétrole ne sera pas dû à l’épuisement des ressources – certaines théories scientifiques les disent même inépuisables, le pétrole se « regénérant » continuellement selon elles – mais à la découverte / démocratisation d’une autre source d’énergie.

              Allez, je vous laisse : quelques amis libéraux m’attendent sur la terrasse de ma somptueuse villa, d’ou je peux admirer ma collection de yachts au loin, et mes Ferrari dans la cour. Mes poules de luxe (vous avez oublié les putes et la coke dans votre portrait si criant de vérité) arborant à chaque doigt des diamants d’une pureté incroyable extraits par de pauvres êtres dans des conditions révoltantes à l’autre bout de la planète. Je compte sur vous pour protéger celle-ci et son écosystème durant nos agapes. Pensez aussi à vous protéger de la pollution intellectuelle : on n’en parle rarement, elle fait pourtant de bien grands ravages…

              • Vous ne croyez pas si bien dire tant vous semblé aveuglé par votre méconnaissance des réalités physiques.

                Dans les faits, inutile de se livrer à une joute idéologique stérile, je vous invite sérieusement à consulter le site manicore.com. Vous y apprendrez que le pétrole met 400 millions d’années pour se former et qu’il ne peut donc pas être qualifié d’inépuisable ni de renouvelable. Les réserves ne peuvent en aucun cas augmenter: le stock de départ est fixé une fois pour toutes (à 400 millions d’années près) et les découvertes de nouveaux gisements sont bien inférieures à l’exploitation qui en est faite. Le pic de production mondial a déjà été atteint et l’approvisionnement de l’Europe en pétrole et gaz est en baisse depuis plusieurs années, d’où la baisse du PIB qui en résulte.
                La machine économique se résume à transformer des ressources naturellement disponibles grâce à de l’énergie qui est également une ressource. Si les ressources baissent, l’économie faiblit. Sans industrie d’extraction et de transformation qui sont les seules à produire de la valeur ajoutée (je parle d’argent, pas de bien-être) il n’y a pas d’économie tertiaire, pas de santé, pas d’éducation, pas de culture, pas de commerce.
                Ça peut paraître simpliste aux gens imprégnés de grandes théories économiques mais que celui qui peut démontrer le contraire nous livre son raisonnement!
                Les ressources dites renouvelables (poissons, arbres) elles-mêmes ne peuvent pas être durables si le taux de prélèvement dépasse le taux de renouvellement. Or c’est ce qui se passe dans certains cas.
                Il existe beaucoup de théories soit-disant scientifiques qui prétendent tout et n’importe quoi mais prenez en compte que la véritable démarche scientifique est basée avant tout sur l’observation et l’analyse, pas sur des spéculations… sinon ça s’appelle de la fiction.

                • « Le pic de production mondial a déjà été atteint …. » dans votre tête.

                  Pendant l’année 2012, l’approvisionnement pétrolier mondial a été selon l’EIA de 89 757 400 barils par jour
                  Pendant l’année 2013, l’approvisionnement pétrolier mondial a été selon l’EIA de 90 332 700 barils par jour
                  Pendant l’année 2014, l’approvisionnement pétrolier mondial a été selon l’EIA de 93 018 000 barils par jour

                  Les richesses créées ne sont pas proportionnelles ni inversement proportionnelles aux matières premières ni à la quantité d’énergie mise en oeuvre.
                  Et quand le pétrole sera devenu économiquement trop cher à extraire il sera remplacé par une autre énergie… c’est comme ça que ça fonctionne depuis des centaines d’années. Il serait idiot de développer cette nouvelle énergie maintenant alors qu’elle est inutile vu qu’un litre de pétrole rendu hors taxe (50/159/1.10=28 cents d’euro) coûte moins cher qu’un litre d’Evian rendu hors taxe (40 cents d’euro).
                  Il n’y a pas de demande, il n’y a pas d’offre, il n’y a pas besoin de subventions. Celui qui développerait une nouvelle source d’énergie à prix égal avec celui actuel du pétrole ferait faillite… Tout au plus on peut faire de la recherche pour dégrossir les solutions viables.

  • Ce n’est pas le monde qui s’effondre mais une conception absurde de l’économie!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Il y a quelque intérêt à ne pas effacer de la mémoire collective ce qu’ont pu être les grands débats qui ont infléchi notre histoire.

Les acteurs de ces débats ont en effet avancé des prédictions qui ont pesé sur la décision du peuple souverain lorsqu’il a été appelé à se prononcer, comme ce fut le cas pour le référendum sur le traité de Maastricht. On est en droit de juger de ces arguments et de ces prédictions à l’aune de ce que l’on a pu observer dans la durée.

 

Il y a juste 30 ans, le 20 septembre 1992, les Fran... Poursuivre la lecture

Êtes-vous capable de citer un seul domaine qui ne va pas être profondément transformé dans les années à venir ?

L’aviation… Allons-nous voyager partout dans le monde comme nous l’avons fait depuis 20 ans ou la montée d’Internet et le développement des vidéoconférences utilisant le Wi-Fi vont permettre de réduire les déplacements, les constructeurs d’avion devant alors se lancer dans les satellites et les lanceurs ?

Il y a moins d’inconnues sur la volumétrie du marché de l’automobile, mais celle-ci affronte le challenge gigantesq... Poursuivre la lecture

Par Frank Shostak.

La statistique du PIB reflète l'idée que le facteur clé de la croissance économique n'est pas la production de richesses mais plutôt leur consommation. Il s'agit plutôt d'un calcul de la valeur des biens et services finaux produits pendant un intervalle de temps donné, généralement un trimestre ou une année. Comme les dépenses de consommation représentent la plus grande partie de la demande globale, de nombreux commentateurs estiment que les dépenses de consommation sont le principal moteur de la croissance économiqu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles