Quand la science s’égare (3)

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evolution by brian wright(CC BY-ND 2.0)

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Quand la science s’égare (3)

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 juillet 2015
- A +

Par Le Minarchiste

Recherche scientifique (Crédits : Novartis AG, licence Creative Commons)
Recherche scientifique (Crédits : Novartis AG, licence Creative Commons)

 

La science a été au cours de l’histoire une source incroyable de découvertes fascinantes et d’inventions stupéfiantes. Il arrive cependant que la science s’égare dans un labyrinthe où elle est déroutée par des considérations politiques, des égos trop imposants et des personnalités trop influentes. Quand on place quelques exemples de ces errances en perspective, on se rend compte qu’il est malsain de faire aveuglément confiance en la science et d’adopter les politiques qu’elle nous suggère sans poser de questions.

Les médias et le MMR

Les médias peuvent aussi causer d’énormes dérapages scientifiques. Ce fut dramatiquement le cas en ce qui concerne le vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole).

En 1998, un groupe de chercheurs menés par le chirurgien britannique Andrew Wakefield a publié un article dans The Lancet, lequel décrivait une étude menée sur 12 enfants qui avaient des problèmes intestinaux et comportementaux (souffrant surtout d’autisme). Il mentionnait que les parents de 8 des 12 enfants avaient noté que les symptômes avaient débuté quelques jours après l’injection du vaccin ROR. Wakefield participa ensuite à une conférence de presse au Royal Free Hospital recommandant de réduire les doses de ROR. Il n’en fallait pas moins pour que les médias s’emballent, encouragés par les militants anti-vaccins.

Quelques années plus tard, il fut découvert que pour publier son article, Wakefield avait reçu $800.000 de pots-de-vin de la part d’avocats. Ceux-ci prévoyaient d’utiliser l’étude trafiquée pour poursuivre en recours collectif les fabricants du vaccin. L’étude fut par la suite retirée par le prestigieux journal The Lancet. En 2010, Wakefield fut rayé du registre des médecins, lui retirant son droit de pratiquer la médecine en Angleterre.

Vaccin CC flickr  Daniel Paquet
Vaccin CC flickr Daniel Paquet

Pendant 9 ans les journaux britanniques ont été placardés d’articles sur les dangers du ROR. Au sommet de la crise, en 2002, environ 10% de tous les articles scientifiques de la presse britannique concernait le ROR ! Et ces articles sortaient souvent de la plume de généralistes n’ayant pas les connaissances requises pour analyser des questions scientifiques et recherchant par-dessus tout le sensationnalisme. La journaliste Lorraine Fraser a rédigé une douzaine d’articles en 2002 supportant la thèse de Wakefield et a par la suite reçu le British Press Awards Health Writer of the Year ! En fait, les médias publiaient systématiquement d’effrayants articles concernant des études souvent peu fiables, souvent non publiées et souvent menées par des collaborateurs du Dr Wakefield, tout en ignorant les études subséquentes, beaucoup plus robustes, démontrant l’innocuité du ROR.

Des centaines d’études démontrent que le ROR est sécurisé, incluant une méta-analyse de la Cochrane Collaboration publiée en 2005. Pour n’en nommer qu’une seule, une étude faite au Danemark portant sur 440.655 enfants vaccinés et 96,648 non vaccinés n’a détecté aucune différence entre les deux groupes relativement à l’incidence d’autisme.

Néanmoins, le taux de vaccination pour le ROR a chuté de 92% en 1996 à 73% en 2012. Évidemment, ces maladies du passé se sont mises à augmenter significativement, et pas seulement en Angleterre. En 2009, un garçon de 11 ans a contracté les oreillons à l’occasion d’un séjour en Angleterre. À son retour, en participant à un camp d’été pour juifs hassidiques, il a déclenché une sévère épidémie, qui 6 mois plus tard avait infecté 179 enfants. Plusieurs ont connu de graves complications (pancréatite, méningite, surdité, paralysie faciale, inflammation des ovaires) et ont dû être hospitalisés. Cette épidémie aura au final atteint environ 3.500 enfants, dont 97% faisaient partie de la communauté juive. (détails et ici)

(voir ceci pour mon article complet sur les vaccins.)

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Les gaffes découlant du principe de précaution.

Le principe de précaution implique que l’on doit interdire un produit ou une activité tant que le caractère inoffensif de ce produit ou cette activité n’a pas été garanti sans risque. Comme je l’expliquais dans mon article sur le livre Risk de Dan Gardner, le principe de précaution découle d’un aversion au risque irrationnelle et peut avoir des conséquences inattendues très négatives. Une étude menée par les psychologues Michael Siegrist et George Cvetkovich a démontré que les gens accordent généralement plus de crédibilité aux études scientifiques démontrant un danger ou un risque, qu’à celles qui démontrent le contraire (voir ceci). C’est pourquoi les activistes environnementaux, avec la complicité des médias, peuvent souvent monter des histoires en épingle au point d’amener les gouvernements à légiférer.

cosmétiques-Frédéric Bisson-(CC BY 2.0)
cosmétiques-Frédéric Bisson-(CC BY 2.0)

Il y a quelques temps, l’émission La Facture, diffusée à Radio-Canada, faisait état d’un produit qui cause présentement de graves problèmes dermatologiques chez certaines personnes qui y sont allergiques. Le méthylisothiazolinone, un agent de conservation utilisé dans les cosmétiques, peut être à l’origine de graves brûlures, qui peuvent mettre jusqu’à 6 mois à guérir, voire même ne jamais s’estomper. Santé Canada l’autorise, mais révise présentement sa position.

Pourquoi les fabricants utilisent-ils un tel produit ? Auparavant, on utilisait les parabens comme agent de conservation. Cependant, certains chercheurs ont émis des théories avançant qu’ils étaient des perturbateurs endocriniens pouvant causer le cancer du sein. Il n’en fallut pas moins pour que les écologistes s’en mêlent et catégorisent les parabens comme une substance à éviter par « principe de précaution ». La Fondation David Suzuki les a même ajouté à leur liste « Dirty Dozen » de produits chimiques à éviter.

Face à une telle opposition, les fabricants de cosmétiques se sont empressés de trouver une alternative, quand bien même il n’y a aucune restriction concernant les parabens en Amérique du Nord. C’est ainsi que le méthylisothiazolinone a été introduit sur le marché en remplacement des parabens. Les fabricants de cosmétiques sont maintenant fiers de mentionner sur leurs étiquettes que leurs produits en sont exempts.

Pourtant, aucune étude scientifique solide n’a pu démontrer de lien entre les parabens et le cancer. Une méta-analyse de 2005 a conclu que :

« it is biologically implausible that parabens could increase the risk of any estrogen-mediated endpoint, including effects on the male reproductive tract or breast cancer » and that « worst-case daily exposure to parabens would present substantially less risk relative to exposure to naturally occurring endocrine active chemicals in the diet such as the phytoestrogen daidzein. »

L’American Cancer Society quant à elle concluait qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves scientifiques pour supporter la théorie voulant que les parabens additionnés aux cosmétiques causent le cancer du sein.

Le Docteur Denis Sasseville, dermatologue de renommée mondiale au Centre Universitaire de Santé McGill, s’insurge contre le délaissement des parabens comme agent de conservation sous l’égide du principe de précaution. Voici ce qu’il déclarait à La Facture :

« Ils se sont fourrés le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. On a affaire maintenant à une épidémie totale et mondiale. Les parabens sont des agents de conservation qui sont probablement parmi les plus sécuritaires sur le marché à l’heure actuelle. Un produit qui s’affiche ‘sans parabens’, n’est pas un produit que j’aurais envie d’acheter. C’est plutôt le contraire, je vais plutôt prendre un produit qui en contient plutôt qu’un produit qui contient du méthylisothiazolinone. 

La communauté scientifique est d’accord pour dire que les parabens sont des agents qui sont assez anodins, mais malheureusement à cause de ces travaux-là qui ont montré des activités oestrogéniques et un lien potentiel, mais non prouvé avec le cancer, les médias sociaux se sont emparés de ces nouvelles-là et les ont monté en épingle de sorte qu’ils ont réussi à convaincre les non-scientifiques de la nocivité de ces produits-là (les parabens). »

Les parabens ne sont pas les premières substances utiles à succomber au principe de précaution. Les vernis renfermant du bisphénol A (BPA) recouvrant de nombreux contenants alimentaires sont indispensables pour nous protéger contre des intoxications alimentaires, liées à des bactéries comme l’E. Coli ou le botulisme, une maladie paralytique grave potentiellement létale.

Les résines à base de BPA se sont imposées comme la solution optimale par rapport aux autres types de résines face à ces risques sanitaires, grâce notamment à leurs qualités uniques. Elles résistent notamment bien à la corrosion, augmentant ainsi la durée de vie des aliments conservés. Elles peuvent aussi être utilisées pour tous les types d’aliments et n’altèrent pas le goût des aliments.

Même si Santé Canada a récemment confirmé l’innocuité des BPA, le produit est tout de même interdit dans les biberons pour bébé au Canada. La France a cependant banni les BPA tous azimuts le 1er janvier 2014. Ces interdictions nous obligent à utiliser des produits dont la sécurité est moins bien établie et potentiellement inférieurs dans leur capacité à conserver les aliments, et ce même si les preuves scientifiques les soutenant sont quasi-inexistantes (voir ceci).

En janvier 1991, une épidémie de choléra éclata au Pérou, au nord de Lima. Les autorités locales avaient décidé de ne plus chlorer l’eau par crainte que le chlore ne cause le cancer. À l’époque, Greenpeace considérait ce produit comme non-sécuritaire pour la santé. L’organisme militait à l’époque pour qu’il soit banni produit, bien qu’il soit abondant dans la nature. Joe Thornton, de Greenpeace, déclarait :

« There are no uses of chlorine which we regard as safe. People should be considered innocent until proven guilty; chemicals should not. »

Cette crainte était basée sur des études de l’EPA publiées dans les années 1980 montrant un risque hypothétique de cancer concernant un sous-produit du chlore, les trihalométhanes. Ces études consistaient à donner des doses extrêmes de chlore à des rats, de l’ordre de 70 à 275 ppm, expérience irréaliste puisque le seuil maximal autorisé par l’EPA dans l’eau potable était de 1.5 ppm. Seules les femelles avaient développé un résultat positif. Pourtant, l’Agence Internationale de Recherche sur le Cancer concluait que les études épidémiologiques reliant le cancer à la consommation d’eau chlorée étaient inadéquates.

À la fin de 1993, l’OMS estimait à 10.000 le nombre de décès dus au choléra, et à près d’un million le nombre de personnes affectées. Merci Greenpeace et votre principe de précaution ! (source)

Le gras saturé et les maladies cardiaques.

Dans ma série d’articles sur le livre « The Big Fat Surprise » (ici, ici et ici), j’ai expliqué à quel point l’influence démesurée du nutritionniste Ancel Keys avait envoyé la communauté scientifiques sur une mauvaise tangente au sujet du gras saturé. En plus d’Ancel Keys, l’autre figure influente du milieu fut certainement Paul Dudley White, le médecin personnel du Président Eisenhower, qui eut une attaque cardiaque fort médiatisée en 1955. White était un grand supporteur des idées de Keys et ne manqua pas de les répandre au gré de conférences de presse et d’interviews. Il y avait aussi le nutritionniste Jean Mayer et sa chronique régulière dans le New York Times, qu’il utilisa pour vanter la diète faible en gras saturé.

KFC double down sandwich by Michael Saechang(CC BY-SA 2.0)
KFC double down sandwich by Michael Saechang(CC BY-SA 2.0)

Cette influence a eu pour effet de biaiser les études scientifiques sur la question ; se basant sur quatre études dont la solidité est pour le moins douteuse (Anti-Coronary Club, Los Angeles Veterans Center, Hôpitaux Psychiatriques de Finlande, Expérience d’Oslo), les autorités gouvernementales ont alors fait des recommandations nutritionnelles plutôt interrogeables.

En 1961, l’American Heart Association (AHA) a été la première agence nationale a officiellement recommander une diète faible en gras saturé pour réduire le risque de maladies cardiaques (ici). Ces recommandations ont propulsé la consommation d’huiles végétales et, par le fait même, l’émergence du gras trans. Une fois les théories contre le gras et le cholestérol adoptées par les institutions gouvernementales, elles devinrent intouchables, peu importe quel expert ou quelle étude amenait une preuve scientifique de leur caractère erroné.

Tous les scientifiques ayant tenté des recherches et la publication d’études contredisant le consensus établi ont vu leurs financements interrompus, les journaux scientifiques les bouder, leur université les renvoyer, les conférences se raréfier, et leurs collègues les rejeter, voire même les insulter publiquement. Ce climat malsain a fini par donner l’illusion d’une sorte de consensus quasi-unanime contre le gras saturé, alors que cela n’a jamais été le cas.

En nutrition (et dans bien d’autres domaines…), la méthode scientifique a été inversée : au lieu d’émettre une hypothèse et de tenter de l’invalider par l’expérimentation, on a tenté de trouver des données corroborant l’hypothèse souhaitée. Pourtant, plusieurs méta-analyses publiées en 2010 et 2014 notamment (ici et ici) concluaient qu’une diète élevée en acides gras polyinsaturés et faible en gras saturé ne permettait pas de réduire l’incidence des maladies cardiaques. Heureusement, il semble que les choses soient présentement en train de changer…(voir ceci par exemple).

L’évolution humaine

Selon le paléontologue et biologiste américain Stephen Jay Gould, il n’y aurait eu aucun changement biologique évolutif chez l’humain au cours des 40.000 à 50.000 dernières années. Autrement dit, toutes les races humaines actuelles sont biologiquement équivalentes. Voici la citation exacte :

« there’s been no biological change in humans in 40,000 or 50,000 years. Everything we call culture and civilization we’ve built with the same body and brain. »

Malheureusement, cette affirmation est davantage politique que scientifique. Les preuves scientifiques démontrant le contraire sont de plus en plus nombreuses. Elles sont cependant ignorées par beaucoup, ne serait-ce que pour rester dans le « politiquement correct » et éviter les accusations de racisme. Pourtant, ces connaissances constituent un savoir crucial à propos de la nature humaine et ne devraient pas être balayées sous le tapis. C’est ce que plaide le livre de Gregory Cochran et Henry Harpending The 10,000 Year Explosion (voir ceci).

evolution by brian wright(CC BY-ND 2.0)
evolution by brian wright(CC BY-ND 2.0)

L’humain a évolué à partir du singe durant des millions d’années, mais le rythme de cette évolution s’est grandement accéléré au cours des quelques dernières centaines de milliers d’années. L’évolution significative de notre espèce depuis la venue de l’agriculture a été une « explosion de 10.000 ans ». L’évolution humaine n’a pas cessé quand les humains modernes sont apparus, ni quand ils ont quitté l’Afrique, ni après qu’ils aient copulé avec des Néanderthaliens au paléolithique, et dont les gènes bénéfiques sont encore présents chez la plupart d’entre nous.

Les changements génétiques comme la tolérance au lactose ont découlé de mutations fructueuses et de changements culturels (comme le développement de l’agriculture) et ont, à leur tour, engendré des changements génétiques et culturels comme l’expansion des langages Indo-Européens (parlés par les deux tiers des habitants de la planète de nos jours), la composition ethnique de l’Amérique et de l’Afrique et l’épanouissement des Juifs Ashkénazes.

Il serait grand temps que les chercheurs en sciences humaines laissent de côté certains dogmes tels que le statu quo évolutionnaire et l’unité psychique, de manière à ce que puisse progresser l’avancement de la connaissance de l’humain.

Sur le web

 

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  • Je ne comprends toujours pas le titre de cet article qui attaque La Science qui se trouve être l’activité humaine la plus saine et la plus noble.
    Est-ce du sentationnalisme journalistique, une erreur sémantique ou une vengeance personnelle de l’auteur.
    Lequel pouvait parfaitement faire un article sur les grands scandales induits par des scientifiques ou étiquetés comme tels, sur les baronnies de scientifiques qui la dévoyent en la confisquant pour x raisons, etc.
    Bref, l’auteur est fin prêt pour postuler un poste à Science et Vie ou autres torchons du même accabit.

    • Cet article n’attaque pas la science (sans « S » majuscule), il s’attaque aux égarements de la science.

      Si vous ne percevez pas la différence, contentez vous de lire des revues plus faciles d’accès… comme Sciences et Vie.

      • Non, je ne perçois pas la différence, mais vous allez me dire qui est ce Monsieur science qui s’égare…
        Des personnes s’égarent, elles ne représentent pas la Science. Continuez à lire Pif Gadget.

        • Alfred, on n’écrit pas « la Science » mais « LA TRÈS SAINTE ET TRÈS GRANDIOSE SCIENCE » gras et majuscules étant nécessaires pour bien montre votre révérence envers la magnificence de la chose.

          Cela dit, pour la pratiquer réellement quotidiennement, comment dire… ça pue sévère derrière les murs altiers des labos.

          Continuez à lire Pif Gadget vous même 😉

      • Cet article met sur le dos de la science des faits qui sont politiques ou dus à de la malhonnêteté ou à un abandon des méthodes de la science.

        Quand le Dr Wakefield accepte de recevoir un pot de vin pour publier une étude bidon, c’est une arnaque toute à fait classique qui n’a pas grand chose à voir avec la science.

        Ensuite, le traitement médiatique, c’est un problème journalistique, pas scientifique.

        Le principe de précaution est un problème politique, toujours pas scientifique.

        En ce qui concerne la réception des études par la population, ce n’est toujours pas un problème de la science, mais bien des populations, incapables de prendre celles-ci pour ce qu’elles sont.

        Pour finir, il ne faudrait pas attribuer les erreurs de scientifiques a la science.

        • « Cet article met sur le dos de la science des faits qui sont politiques ou dus à de la malhonnêteté ou à un abandon des méthodes de la science. »

          On sent vachement de différences avec le propos de l’auteur de l’article, hein… Premier paragraphe : « La science a été au cours de l’histoire une source incroyable de découvertes fascinantes et d’inventions stupéfiantes. Il arrive cependant que la science s’égare dans un labyrinthe où elle est déroutée par des considérations politiques, des égos trop imposants et des personnalités trop influentes. »

          « Pour finir, il ne faudrait pas attribuer les erreurs de scientifiques a la science. »
          OK d’accord… Je vous laisse couper les cheveux en quatre…

        • La science telle qu’elle est pratiquée à l’heure actuelle a effectivement un gros problème de politique. Ce que l’article remet en cause ce n’est pas la science en soi, ou la démarche scientifique en soi, mais la perversion de cette science par des idéologies.
          Un des premiers trucs qu’on fait en science (normalement et hors politique) c’est de lire, d’essayer de comprendre, et le faire avec bienveillance et humilité (genre « ils ont surement raison et j’ai probablement tort ». Après si on continue à ne pas être convaincu (ou à être convaincu par notre intuition de départ) et que ça n’a pas encore été dit, on trouve des données et on publie.

          Ensuite, le traitement médiatique, c’est un problème journalistique, pas scientifique.
          Oui, mais c’est AUSSI un problème scientifique. Enfin, des scientifiques. Pour tout vous dire j’ai un nombre conséquent de collègues qui tueraient père et mère pour une interview dans le monde ou mieux encore à la télé. C’est bien de publier dans une revue prestigieuse (que personne ou presque ne lit complètement, même pas vos collègues, et parfois même pas les rapporteurs) mais c’est vraiment vraiment mieux pour vos idées, vous même, votre réputation donc votre carrière, d’être « vulgarisé ». Dans des « semi-scientifiques » des magazines de vulgarisation, etc. c’est pas mal, mais dans la presse quotidienne ou le JT, là c’est la totale.

      • simple-touriste
        1 août 2015 at 6 h 27 min

        C’est pareil. La Science est une entreprise HUMAINE. C’est la connaissance des lois de la Nature par les humains, ce n’est pas l’ensemble des lois de Nature.

        La Science doit donc être analysée d’un point de vue psychologique (peur de bousculer un dogme, peur d’avoir à se dédire), sociologique (rôle dans clans, de la rhétorique nous contre eux, nous contre les « sectes », nous contre les antivaccins), et économique (financement de la recherche).

        En particulier il faudrait arriver à comprendre l’origine de l’antivaccinophobie (phobie de la critique argumentée des vaccins) et la vaccinophilie (culte irrationnel et délirant de la vaccination), ce sont des immenses mystères de Science.

    • Apparemment, la science a aussi un concept de blasphème…

  • Article très intéressant! Un peu fourre-tout eu égard au titre, mais enrichissant. Concernant le principe de précaution et autres fadaises écolo-politiques, ce n’est pas l’égarement de la science, mais tout le contraire. J’avoue m’être laissé prendre par les inscriptions « sans paraben », « sans BPA » qu’on lit de plus en plus sur les produits, en croyant naïvement que cela faisait suite à des validations scientifiques… j’apprends qu’il n’en est rien, ma confiance en la science en est confortée, et ma défiance envers le tandem politico-médiatique décuplée.

    Aux USA l’étiquetage des produits alimentaires indiquent souvent la « quantité de cholestérol » (sic), les pâtisseries sont fuies comme le mal, tandis qu’on fait une consommation excessive de viande et de boissons gazeuses toute la journée… Mais à mon avis cela tient plus du biais culturel, car il est connu que chaque pays a son obsession, sa phobie sanitaire spécifique: aux USA, c’est la peur du cholestérol qui fait voir le moindre gras ou le moindre sucre, même les sucres lents, comme des démons, en Allemagne, c’est l’appareil digestif, en France, c’est la tension, etc…

  • Article très intéressant car très documenté. A ce sujet, le livre de Pierre Bourdieu « Science de la science et réflexivité » analyse en profondeur cet aspect souvent irrationnel du comportement de la communauté scientifique, communauté qui finalement agit de façon très « humaine »…

  • Un grand merci à l’auteur ! Ce sont des informations très intéressantes.

    A sujet de l’histoire évolutive humaine, je vous invite aussi à vous pencher sur la théorie de rupture+stabilisation avancée par le généticien Eugene McCarthy: sa théorie comble tous les « trous » dans notre interprétation actuelle, explique élégamment l’absence de nombreux « chaînons manquants » dans les fossiles, et donne un point de vue nouveau et rafraîchissant sur les problèmes contemporains et passés de classification taxonomique. Sa théorie a des implications assez fracassantes sur l’origine des hominidés… suffisamment fracassantes, d’ailleurs, pour rendre la publication de ses études problématique. Il y a des vaches sacrées académiques qu’il ne fait pas bon d’attaquer…

    A lire ici (in english only): http://www.macroevolution.net/table-of-contents.html

    • Désolé de ne pas avoir le temps de tout lire, ça a l’air intéressant, cette théorie des hybrides.
      Je profite que vous avez certainement du le faire :

      – d’après cette théorie, si l’homme est un hybride, alors quels seraient nos « parents » ?
      – des expériences ou simulations numériques sont-elles actuellement en cours pour valider cette théorie ?

      • Pour la première question, les ancêtres des hominidés ainsi que ceux des gorilles seraient les bonobos avec une introgression d’ADN d’une autre espèce (respectivement sus scrofa et hylochoerus meinertzhageni).

        Pour la seconde: oui, une analyse génétique fine est en cours pour identifier les raccords précis entre l’ADN humain et cet ancêtre supplémentaire, mais faute de supercalculateur cela prendra encore des mois.

        A défaut vous pouvez consulter cette analyse comparative des gènes: http://link.springer.com/article/10.1007/s003359900084#page-1
        Il apparaît que les gènes de cet ancêtre « mappent » à 95% sur celui de l’humain (dans l’autre sens, c’est 60%), et qu’il suffirait de 173 recombinaisons chromosomales pour aboutir à ce résultat (si j’ai bien compris la théorie de McCarthy, cela correspondrait à juste 3 générations de backcrossing avec les bonobos après les hybrides F1).

        • Ainsi donc les bonobos pratiqueraient (ou auraient pratiqué) la zoophilie avec des porcs ! Je savais les bonobos très « libres » côté sexuel, mais pas à ce point.
          Ceci dit, c’est un excellent exemple de l’égarement dont il est question ici.

  • Permettez de rrelever quelques erreurs démantiques:

    – « Pourtant, aucune étude scientifique solide n’a pu démontrer de lien » : l’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence ! Les étude scientifiques ne démontrent rien, car ce ne sont pas des expériences scientifiques. A la rigueur, elles défrichent, infirment, ouvrent des pistes pour contruire une théorie scientifique, celle-ci devant ensuite être validée par des expériences scientifiques.

    – « [..] concluait qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves scientifiques pour supporter la théorie. » : la conclusion n’est pas une histoire de quantité ( » Quantité n’est pas qualité »). Souvent, c’est la théorie même qui n’est pas formulée scientifiquement, donc intestable.

    – « ce même si les preuves scientifiques les soutenant sont quasi-inexistantes »: regroupe les 2 erreurs précédentes.

    Vous semblez donner à la science plus de poids qu’elle n’en a. Or la science ne sait répondre qu’à des questions scientifiques. ainsi, il ne faut s’étonner des égarements de la science; en fait, elle ne s’égare pas, car ce n’est plus de la science.

    Encore une fois, il faudrait titre vos articles « les savoirs à l’heure de la science »

    « La charge de la preuve appartient à celui qui déclare »
    Zététiquement vôtre ( http://sites.unice.fr/site/broch/enseignement.html#FACETTES )

    • « l’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence ! »

      Bien que cet argument de Taleb soit intéressant, il tend à dénigrer la charge de la preuve…
      Il n’y a pas de preuve de l’absence des licornes, de Dieu ou du grand complot non plus…

      « Or la science ne sait répondre qu’à des questions scientifiques. ainsi, il ne faut s’étonner des égarements de la science; en fait, elle ne s’égare pas, car ce n’est plus de la science. »

      Cependant, ces choses non scientifiques ont une sacrée tendance à se faire passer pour telle et font souvent les gros titres…

      • Avertissement: ce que je vais dire n’est pas très scientifique, prière de ne pas en incriminer la Science et ses égarements:

        En même temps, à force d’observer comment réagissent les « zététiques » (un peu comme « j’ai des tiques », en zozotant), je finis par penser qu’ils ont une tendance un poil sectaire. Un peu comme les gars de la Miviludes: ils se posent en défenseur de la raison et de la science contre l’obscurantisme et la religion, et ils tendent à devenir aussi obtus que ceux qu’ils déclarent combattre.

        C’est la fin de cette parenthèse profane et scientifiquement infondée, vous pouvez reprendre une lecture normale.

        • « Il n’y a pas de preuve de l’absence des licornes, de Dieu ou du grand complot non plus… »

          Exact ! Car ce ne sont pas des problème scientifiquement posés (testabilité). Du coup Dieu ou les licornes existent peut-être … ou ont existé et ont disparu ! pour Dieu, vu le foutoir que c’est en ce moment, c’est peut-être ça : il a disparu en même temps que les dinosaures !

          Au passage, pour Dieu, j’ai la preuve de son existence ; c’est un mot (de 4 lettres en français) ! Quant aux licornes, avec les OGM, peut-être que leur existence ne devrait plus trop tarder …

          Plus sérieusement, la zététique essaie de faire ce qu’elle peut. C’est sectaire, oui, vu son traitement par notre société (soi-disant moderne ?); ça n’est pas inclus de base dans l’enseignement scientifique universitaire (à part à Nice). Mais les fondements sont quand même sympas. Surtout avec des media très peu scrupuleux, souvent télévisuels … … ça remettrait beaucoup de pendules à l’heure.

          Et c’est vrai que le mot « zététique » est très très moche … ça n’aide pas à se faire des fans ! Si vous avez des propositions, perso je suis preneur. « Sceptique », ça n’est pas non plus terrible, car ça renvoie à l’idée qu’on doute de tout, par conséquent même du « scepticisme » : du coup c’est totalement perdu d’avance.

          • 😀

            « « Sceptique », ça n’est pas non plus terrible, car ça renvoie à l’idée qu’on doute de tout, par conséquent même du « scepticisme » : du coup c’est totalement perdu d’avance. »

            Je le crois bien…

          • Un zététicien qui a le sens de l’humour, ça change! (je taquine hein!)
            Zététicien, c’est pas mal non? Diététicien ou même esthéticien de la science, ça en jette non? 😛

    • – « Pourtant, aucune étude scientifique solide n’a pu démontrer de lien » : l’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence ! Les étude scientifiques ne démontrent rien, car ce ne sont pas des expériences scientifiques. A la rigueur, elles défrichent, infirment, ouvrent des pistes pour construire une théorie scientifique, celle-ci devant ensuite être validée par des expériences scientifiques.
      Elles ne démontrent rien, mais rejettent ou pas des hypothèses. Aucune étude n’a pu rejeter l’hypothèse que le lien entre cancer et paraben n’existait pas et qu’il n’y avait que des coïncidences. Aucune théorie n’est jamais validée non plus d’ailleurs. Elle est « non-rejetée » pour l’instant. En gros tout ce qu’on a par la science c’est du « moins faux que d’autres trucs… en attendant mieux ».

      – « [..] concluait qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves scientifiques pour supporter la théorie. » : la conclusion n’est pas une histoire de quantité ( » Quantité n’est pas qualité »). Souvent, c’est la théorie même qui n’est pas formulée scientifiquement, donc in-testable.
      Sorry, mais si, ça ce quantifie la preuve (et cette quantification inclut la qualité. La théorie non-testable, parce que mal formulée, c’est déjà rédhibitoire et pour tout dire éliminatoire en mémoire de maîtrise, donc des professionnels qui n’y arrivent pas, j’ai un poil du mal à croire. J’ai pas forcément une estime débordante pour tous mes collègues qui peuvent bidouiller et tricher de partout assez souvent, mais en général ils sont compétents sur la méthode scientifique. Donc le truc est vraiment « on a eu beau fouiller et retourner les données dans tous les sens on n’a pas réussi à trouver le moindre truc qui soutiendrait la théorie bidon mais médiatisable de tel ou tel truc qui « causerait le cancer » (vu le p-hacking généralisé et la nullité crasse des études médicales sur l’aspect statistique… et la charge politique).

      – « ce même si les preuves scientifiques les soutenant sont quasi-inexistantes »: regroupe les 2 erreurs précédentes.
      là, j’avoue que bon, la phrase est un peu mal foutue… Mais je suppose que cela se traduirait par « même s’il n’y a pas plus de preuves d’innocuité des remplacements que de preuve de nocivité du PBA » ou un truc dans le goût.

      Sinon, c’est pas plutôt « sémantique » que vous vouliez écrire au lieu de « démantique » ?

  • Stephen Jay Gould est connu pour être le pape des « équilibres ponctués », une théorie selon laquelle les évolutions sont brutales et entrecoupées de longue période d’équilibres génétiques. Il applique, très logiquement mais un peu brutalement, sa théorie à l’Homme : après tout non seulement elle reste compatible avec des évolutions notable en moins de 50 000 ans, mais elle est même conçue pour en rendre compte !
    Et puis on sait que les habitants des Andes sont adaptés à l’altitude, alors que leur ancêtres arrivés en Amérique il n’y a que quelques centaines de générations ne l’était pas.
    On sait qu’il existe des population adaptées au paludisme endémique (anémique falciforme), et d’autres qui ne le sont pas. Etc.

    • Surtout qu’on est de moins en moins sûrs que « leurs ancêtres arrivés d’Afrique »…

      La théorie « out of Africa » a du plomb dans l’aile dans quasiment l’ensemble des restes du monde. On la garde en avant pour deux raisons : ça fait des Africains des gens importants même quand ils ne le sont pas et tout le monde est forcément cousin alors c’est top moumoute on va fumer des joints ensemble…

      • Il est peut être intéressant de rappeler des points des théories des origines humaines et des deux théories concurrentes.

        On dit souvent et c’est toujours la théorie prédominante que l’humanité actuelle est issue de l’Afrique. Quand on dit/lit cela on imagine un monde ou il n’y a des hommes qu’en Afrique qui colonisent le monde.
        C’est une erreur. Même dans cette hypothèse il existait des individus de l’espèce Homo en Asie, Europe (ex Neandertal) etc… Simplement ils n’étaient pas de la même espèce que ceux qui allait donner les homo sapiens sapiens. Pour imager le propos je pourrais dire qu’il y avait en Afrique des lions (Panthera léo) ; en Europe des puma (panthera onca) et en Asie des tigres (panthera tigris) trois espèces du genre panthera et que les lions seraient sorti de l’Afrique il y a 80.000 ans pour remplacer les autres félins jusqu’au jours présent où il n’y aurait plus eu que des lions.
        Pour continuer on sait que les lions (homo sapiens) de mon exemple ont bien remplacé les pumas (Néandertalien) qui ont disparu d’Europe concomitamment de l’arrivée des homo sapiens (nous laissant quelques gènes ~2%).

        L’autre théorie veut que les Homo non sapiens (par exemple Erectus d’Asie) aient persisté dans le pool génétique de l’humanité (pas de remplacement donc). Toujours mon exemple lions n’ont pas remplacé les tigres mais les deux ont donné quelque chose mélangeant les deux.

        Les deux théories sont intéressantes.

        Attention tout de même a bien voir que l’on parle là de l’origine de l’Homo sapiens (nous) pas du genre l’Homo qui est bien plus vieux que cela.

        Cordialement.

        • C’est un poil plus complexe que ça. Déjà c’est de « homo sapiens sapiens » (nous) que l’on parle et pas de « homo sapiens » nettement plus vieux.
          Il y a les hypothèses que vous présentez « out of Africa douce » avec des mélanges parfois entre l’homme moderne africain et les anciens et « out of Africa dure » : toute humanité moderne vient d’Afrique à 100%, point. Il y a la théorie « out of nowhere » qui suppose une émergence de l’homme moderne partout en même temps, et plein d’autres variantes. On ne peut pas dire « on sait que… » surtout dans ce cas.

          Genre Neandertal a cohabité pendant pas loin de 10 000 ans avec sapiens sapiens puis tout d’un coup pfff! et personne n’est sûr de ce qui s’est passé, s’il a disparu, évolué en une forme plus « sapiens sapiens » si nous sommes des hybrides complets ou juste avec « un peu de neanderthalensis » si Neandertal est « Homo Neanderthalensis » ou « Homo Sapiens Neanderthalensis », etc. La contribution à l’ADN de l’homme moderne est plutôt entre 3 et 5% et présente uniquement chez les européens et les asiatiques du nord semble-t-il (ce qui n’est pas très « supportif » pour « out of Africa dure », au passage).

          Globalement et comme pour beaucoup de choses en science, on ne sait pas vraiment quelle hypothèse est la bonne, voire même si la vérité n’est pas encore autre chose qu’on n’a pas envisagé. On a des indices, des « preuves » (qui sont très souvent bidonnées, un peu, beaucoup, à la folie pour correspondre à des idéologies/chopper plus de financements) mais la vérité… hum.

  • Concernant l’évolution humaine

    – Le mot « évolution » sous tend une notion « d’amélioration » qui n’existe pas. L’Homme et les autres animaux n’évolue pas vers un point oméga quelconque. Ils sont en équilibre avec leur environnement. Donc l’homme n’évolue pas de ce point de vue.

    – L’évolution si on dit utiliser ce mot est l’expression de la variabilité. Tous les humains et tous les animaux présente une variabilité qui donne des caractéristiques qui sont ou pas conservées. C’était vrai il y a 1000.000 d’années, 10.000 d’années et aujourd’hui.

    – Pour bien visualiser cette variabilité il suffit de prendre l’exemple des chiens. Tous les chiens descendent du loup mais en forçant les choix de reproduction et en jouant sur la variabilité individuelle, les hommes ont créé le Chihuahua, le boxer et le berger allemand. De retour à la liberté sauvage cette énorme variété disparaitrait pour donner une moyenne du style lycaon ou dingo, moyenne efficace et versatile.

    – L’homme possède donc cette variabilité et en théorie si des extraterrestres (expérience d’esprit) faisaient de l’élevage sélectif d’humain il pourrait obtenir le même résultat.

    – L’homme cependant possède toutefois deux caractéristiques
    * Il est intelligent et modifie son environnement qui n’a plus le même poids sélectif sur notre variabilité. Pas nul mais moins important ainsi ce n’est pas parce que il y a des hommes qui vivent dans les grands froids qu’ils ont de la fourrure qui pousse sur le dos, il préfère s’habiller.
    * Il est très mobile sans arrêt des humains migrent (pas besoins que ce soit loin) et essaiment leurs gènes, qui sont repris et amené plus loin etc…. Il y a comme un grand courant de brassage des gènes qui tourne autour de la terre. Ce qui fait qu’il n’existe pas de race pour les homme comme il y en a pour les chiens ou vaches. Il se peut toutefois que des caractères génétiques se fixe en certains lieux comme une résistance à la malaria mais cela ne suffit pas à caractériser une race.

    – Donc Gould n’a jamais voulu dire que l’Humain est d’un seul bloc de marbre mais qu’entre il y a 10.000 et aujourd’hui il n’y a pas de caractères significatifs adoptés par l’ensemble de l’humanité.

    – Par contre le lien entre un quelconque caractère génétique et des modifications culturelles tel que la domestication du feu, l’agriculture ou autre n’a jamais été fait donc la fameuse explosion de 10,000 ans n’est certainement pas issue d’une « évolution » de l’homme.

    Cordialement

    • bof ça joue beaucoup sur la notion d’espèce…

      et le flou qui va avec..donnez en une définition svp…
      question idiote est ce que l’espèce humaine du 12 juillet et exactement la même que celle du 14? des individus sont morts d’autres sont nés…
      si non est ce un effet de l’evolution?

      cette notion d’espèce m’ennuie, et forcement tous les raisonnement qui s’appuient dessus

      • Vous êtes fort, très fort je n’ai à aucun moment utilisé le mot d’espèce et j’arrive à vous ennuyer avec cette notion…

        Sinon le fait que des individus naissent et meurent n’est pas un effet de l’évolution mais son origine.

    • J’vais juste soulever un point, en passant… Il n’y a pas eu de changement significatifs dans les 10 000 dernières années. Et il n’y en avait pas eu dans les 10 000 avant ni dans les 10 000 avant…. Par contre les petits changements sont plus que très marqués, même sur ces 10 000 ans.
      Et s’accumulent. Dire qu’il n’y a plus de mutations, ou plus de mutations « importantes » signifie qu’on sait dans quelle direction cette accumulation va évoluer et qu’on peut hiérarchiser ça. Autant dire qu’on le peut pas et donc que c’est idiot de dire qu’il n’y a plus d’évolution.

      Mais oui, depuis un certain temps les évolutions sont plus culturelles qu’autre chose. Dans le sens où c’est la pression sociale et non de l’environnement qui produit la sélection des mutations. Ce qui n’est en rien équivalent à dire qu’il n’y a plus de mutations.

      Mais « l’épidémie d’autisme » qui semble se répandre aujourd’hui pointe du doigt une possible évolution drastique de l’espèce humaine. Pas physiquement mais au niveau neuronal.

      • Bien sûr qu’il y a toujours des mutations dans l’humanité, quelqu’un à dit le contraire ?
        Par exemple la résistance au lactose qui est dû en Europe à une mutation il y a 5000/10000 ans et en Afrique une autre mutation il y a 3000/7000 ans. Ce que l’on peut dire c’est que ces mutations peuvent apparaitre chez toute l’humanité mais n’est sélectionnée que si on élève du bétail. Donc on a là une mutation « culturelle ».

        Pour ce qui serait d’une épidémie d’autisme je suis prudent car la définition que l’on donnait de l’autisme ce ne serait ce qu’en 1980 n’est pas la même qu’aujourd’hui, le syndrome d’Asperger n’en faisait pas parti par exemple. de plus il n’y a pas à ma connaissance d’étude continue année après année qui nous permettrait d’avoir une tendance.

  • « Il serait grand temps que les chercheurs en sciences humaines laissent de côté certains dogmes tels que le statu quo évolutionnaire et l’unité psychique, de manière à ce que puisse progresser l’avancement de la connaissance de l’humain. »

    Jusqu’ a preuve du contraire l’évolutionnisme n’ai pas une sciences humaine. Si vous ne savez pas de qui vous parlez abstenez vous.
    Vous parlez de races mais j’aimerais bien connaitre votre définition du mots race, sachant que le concept d’espèce est de plus en plus remis en question.

    • Il parle très probablement d' »evolutionary psychology » qui est une science humaine, et très fortement bloquée par les dogmes, le politiquement correct, la politique…

  • « Malheureusement, cette affirmation est davantage politique que scientifique.  »

    C’est surtout toutes les théories sur les origines qui sont davantage politiques que scientifiques.

    Lorsque la science étudie un futur ou un passé lointain, elle ne fait en réalité que projeter sa compréhension du présent sur ces époques. Or, il suffit de constater l’impuissance et l’incompréhension actuelle de la science face aux phénomènes naturels pour en déduire que ses extrapolations sur des époques lointaines totalement inconnues de l’être humain ne peuvent avoir pour seule pertinence que des raisons politiques… 

  • Puisqu’il semble qu’il y aura d’autres articles sur ce thème, j’aimerais que l’auteur se penche sur le cas Richard Doll, sommité mondiale de l’épidémiologie à la fin du siècle dernier. Histoire de varier les angles d’attaque et de montrer qu’il n’y a pas que les vilains zécolos qui instrumentalisent la science (ou plutôt des scientifiques).

  • simple-touriste
    1 août 2015 at 6 h 21 min

    De façon générale, les produits traditionnels (aussi bien les conservateurs dans les crêmes que les médicaments) ne sont peut être pas parfaits, mais ils sont bien connus; si il y a une toxicité, elle est certainement très très faible.

    Les produits nouveaux (notamment les vaccins surtout ceux fabriqués dans la précipation comme celui de la grippe) sont terriblement mal connus; ceux qui prétendent qu’ils sont sans dangers sont des bouffons toxiques.

  • Les commentaires sont fermés.

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