Les clients tuent les commerces de proximité

Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres.

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Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Les clients tuent les commerces de proximité

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 juillet 2015
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Par Jean-Baptiste Noé

Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.
Consommation supermarché (Crédits Markus Schoepke, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Pourquoi toujours incriminer les grandes surfaces et les complots des ententes illicites ? Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes, sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ? Si les supermarchés se développent, si les petits magasins ferment, c’est que les clients préfèrent les premiers et délaissent les autres. Ce sont les clients qui font vivre les magasins, ce que se refusent de reconnaître ceux qui ne comprennent pas que l’économie repose d’abord sur la liberté des individus. À moins de vouloir construire par la coercition une société idéale.

rené le honzec mort du petit commerceC’est tout le drame de l’aménagement urbain. Bien sûr la population aime les commerces des centres-villes. Elle veut des centres piétonniers, tellement plus agréables pour se promener, des boutiques qui, sans être luxueuses, ont de la tenue, des commerces de bouche où les étals sont beaux et variés, et les produits de qualité. Dans la pratique, les mêmes veulent pouvoir se garer facilement, ce qui exclut les zones piétonnières, avoir des produits au meilleur prix, et pouvoir trouver l’ensemble de ce dont ils ont besoin dans un seul et même magasin, sans avoir à additionner les crèmeries et les boucheries pour remplir leur caddie. On aime les commerces de proximité pour la convivialité qu’ils procurent ; mais on préfère faire ses achats sur internet, parce que cela fait gagner du temps, et que l’on y trouve plus facilement des produits variés et moins chers. Entre ce que l’on désire et ce pour quoi l’on opte, il y a un écart grandissant.

C’est ainsi que se développent les centres commerciaux. Plan De Campagne, la plus grande zone commerciale d’Europe, attire toujours autant. C’est tellement pratique de pouvoir se garer gratuitement, de tout trouver à portée de main, et de déambuler dans des endroits qui sont de plus en plus agréables. Les Quatre Temps, à la Défense, valent bien, pour le décor et l’ambiance générale, une rue quelconque de Paris. La consommation a ceci de terrible qu’elle révèle la réalité des choses. Dans la crise actuelle des éleveurs de bœufs et de cochons, on a vite fait de stipendier la responsabilité des distributeurs et leur cupidité, qui est peut-être réelle. On dit moins que le consommateur veut acheter de la viande de moins en moins cher. Bien sûr qu’il est favorable à l’achat de viande française. Bien sûr qu’il est favorable à ce que les prix soient relevés. Mais il prendra le produit le moins cher, même s’il vient d’Espagne. Est-ce de la duplicité ou de l’hypocrisie ? Non, c’est l’affirmation du réel sur l’étoffe des sentiments.

Emballage Amazon (Crédits Nic Taylor licence CC-BY-NC-ND 2.0)
Emballage Amazon (Crédits : Nic Taylor, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

On pourrait faire des lois pour obliger d’acheter français. On pourrait mettre des amendes aux clients qui se fournissent dans les supermarchés et non pas dans les commerces de centre-ville. On pourrait contraindre la société à se plier à celle dont on rêve et que l’on veut construire. On pourrait aussi obliger les Français à consommer du bœuf cinq fois par jour, en plus de leurs fruits et de leurs légumes. Et mettre des taxes sur le bœuf, pour créer un fond de réversion aux agriculteurs en crise. On pourrait taxer les fast-foods pour financer les restaurants étoilés. On pourrait indexer les impôts locaux sur le nombre d’achats réalisés avec Amazon, afin de soutenir le commerce de proximité.

C’est vrai qu’il y a encore des espaces de liberté dans lesquels les clients peuvent faire valoir leurs goûts et leurs prédilections. Ces espaces, l’État pourrait, devrait, les détruire, à coup de désherbant juridique. Le drame de la liberté, c’est qu’elle ne permet pas d’édifier la société dont on rêve. Le constructivisme doit d’abord déconstruire l’homme pour pouvoir le bâtir à son image. À l’image de celui qui a la main sur le robinet des décrets et des codes et qui, par le contrôle de cette fontaine législative, peut transformer l’onde pure de la liberté en eau frelatée de la servitude.

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  • Excellent ! Seule la réalité des actes révèle en effet les vrais choix des gens. Le reste n’est que pure spéculation.

  • Désolé mais cet article ignore complètement les avantages que les centres commerciaux ont tirés de la règlementation urbanistique qui ont favorisé leur cartellisation en faussant le jeu de l’offre et de la demande. Par pitié, cessons de légitimer l’ordre économique actuel quand le libre-marché n’existe pas. Il n’y a pas pire comportement pour donner des armes à nos adversaires.

    • A ce petit jeu-là, il faudrait s’interdire toute analyse économique puisque, étant un idéal, le libre-marché n’existera jamais totalement.

      Au demeurant : comme si les petits commerces de quartier ne se coalisaient jamais au sein d’une commune pour faire pression sur la mairie afin de bénéficier d’avantages au détriment de la grande distribution des périphéries de la ville…!

      • Non, cela n’interdit pas l’analyse économique. Simplement, il faut garder à l’esprit qu’il est incohérent pour les libéraux de légitimer un ordre social défini par une économie soviétisée.

        • Personne n’a dit qu’il était légitime, mais que les consommateurs, malgré les beaux discours à la Amélie Poulain privilégient d’abord les grandes surfaces pour des raisons que l’on connait.
          Et rien de ce qui existe actuellement n’est 100% légitime dans la société, j’ai moi-même profité de l’Etat dans mes études. Les petits commerces profitent de leurs accointances avec les maires aussi. Combien de petits villes et villages pour dynamiser leur centres villes désertés font des ponts d’or à des repreneurs pour les petits commerces abandonnés? Les petits commerces profitent aussi des réglementations qui interdisent l’implantation de grandes surfaces en centre ville et qui régulent les horaires d’ouverture de celles-ci.

        • Dans le concert général des média contre les distributeurs, il me semble logique d’écrire un article prenant à contre pied une idée préconçue. Vous vous attendiez à quoi, thèse, anti-thèse, conclusion ?

    • Affirmer, c’est très bien. Démontrer ses affirmations, c’est encore mieux.

    • Et qui fait ou a fait la réglementation urbanistique à régime accommodant pour certains??? Et qui a pourri les centres-villes de stationnements ubuesques et onéreux dégoûtant la clientèle??? Le libéralisme ou le constructivisme municipal???

    • La cartellisation (qui est en effet réelle pour les grandes surfaces) réduit toujours la compétitivité. Donc, si les grandes surfaces étaient moins cartellisées, elles enfonceraient encore davantage les petits commerces. Je ne saisis donc pas vraiment votre argument.

  • bof , ce n’est qu’une histoire de parking et de commodité , on n’a pas de temps à perdre , il est précieux .
    d’ailleurs , il y a du nouveau dans les comportements , le magasin de proximité revient a la mode , il permet d’éviter la foule déchainée et non civilisée du samedi . même si c’est plus cher, la paix de l’esprit n’a pas de prix !

  • Moi ce que j’aime dans les grand centres commerciaux c’est l’espace. Avoir de l’espace autour de moi me permet de me relaxer quand je fais mes achats. Rien à voir avec les centres villes exigus et bondés.

  • Il y aussi le fait qu’il n’existe pas de rues commerçantes avec des caddies, ce qui vous oblige à faire des aller-retour à votre véhicule, si en plus votre voiture est loin et que vous voudriez des objets lourds, vous allez au centre commercial le plus proche.

  • Derrière les piques contre les politiques piétonnes / anti-voitures (l’auteur est coutumier du fait) il manque des morceaux d’analyse. Pourquoi aller dans un centre commercial quand un centre ville offre déjà une concentration de boutiques et de services,donc de choix?

    Le prix. Et à mon avis c’est là que le rôle de l’État est criminel. Les grandes surfaces n’ont pas à respecter les contraintes urbanistiques qui polluent les villes. Elles ont les moyens de s’adapter au droit du travail et leurs marges leur permettent de compenser le coût de la main oeuvre. Ce qui n’est pas le cas pour les commerces de centre ville.

    Ce ne sont pas le commerce en ligne ou la grande distrib qui tuent les commerces de proximité, c’est l’État qui a tout fait pour tuer leur compétitivité.

    • Voilà. Tout à fait. Merci.

    • Ben voyons, c’est bien connu, la grande distribution ne subit aucune règlementation contraignante ! Et les commerces de quartier ne se coalisent jamais en cartel et ne font jamais de copinage politique pour restreindre le développement de la grande distribution !

      Par exemple, la loi Raffarin de 1996 a durci la loi Royer concernant les autorisations administratives pour l’ouverture des grandes surfaces sous la pression du lobbying des petits commerçants (clientèle électorale principale de l’UMP, rappelons-le). Il était devenu quasiment impossible à une grande surface de s’agrandir. Un rapport de commission d’enquête avait clairement montré les effets délétères de cette loi sur la concurrence et l’inflation : on réduisait le pouvoir d’achat des Français pour les petits profits des petits commerçants accoquinés avec les politiques. ce qui a d’ailleurs conduit à Loi de Modernisation de l’Economie du 4 Août 2008.

      • le commerce de proximite est surtout cher Je regarde les prix C’est un commerce d’appoint La viande dans une boucherie traditionnelle c’est devenu du luxe Auchan a reamenage son magasin a Caluire, il a constitue des poles ( boucherie fromages poissons patisserie ) ce remodelage casse l image de grandes surfaces est donne l’esprit marche dans une grande surface .Ce mem magasin offre de la viande bouchere de bonne qualite et un prix correct venant de d’ ecosse alors que le prix de la viande francaise n’a cesse de croitre En revanche les marches traditionnels offrent des fruits et legumes a des prix concurrentiels et de bonne qualites L offre est restee importante.

    • Pour tenir la comptabilité de commerces de proximité et en grande surface, les marges des premiers sont largement supérieures à celles des deuxièmes, et la différence en terme d’adaptabilité n’est pas du tout évidente, au contraire. Le patron peut plus facilement faire tampon dans une entreprise de petite taille.

    • Le problème c’est que l’avantage prix des grandes surfaces n’est pas lié à la connivence avec le politique, au contraire cette connivence (par les petits commerces) le limite.
      En effet, la « vente à perte » est interdite alors que la structure financière de la grande distribution la rend naturelle.
      C’est une réalité dans tous les pays où la grande distribution est présente, elle arrive après le petit commerce (qui est donc celui qui influence la législation au début) et s’impose rapidement par ses prix et sa commodité. Pour tout ce qui n’est pas « pointu » les consommateurs veulent des prix bas, du choix et pas de vendeurs collants. Ils veulent aussi pouvoir concentrer leurs achats en un seul lieu et y accéder simplement en voiture.

      Le décalage, particulièrement sur les sujets « chargés » entre les déclarations et les actes est un fait documenté et très important pour qui veut comprendre économie et politique. Et le BFR négatif de la grande distribution (alors qu’il est très positif pour le commerce de détail de centre ville) est l’élément clé que personne ne semble vouloir rappeler que ce sujet.

      Alors que c’est vraiment la clé (avec le fait que pour un produit donné -service et image compris) on préfère toujours le prix le plus bas…

    • « Derrière les piques contre les politiques piétonnes / anti-voitures (l’auteur est coutumier du fait) »

      Eh oui, exposer la vérité énerve les amateurs de la politique qui, indifférents aux conséquences de leurs actes irresponsables, promettent le beurre, l’argent du beurre et la crémière désargentée, pour finalement ruiner les villes qu’ils affectent.

      Il n’est pourtant pas hors de portée d’un élu de base de comprendre que, si la clientèle ne peut plus se rendre facilement dans un commerce, elle le délaissera. En bannissant la voiture, les lapins crétins de la politique réduisent comme peau de chagrin la zone de chalandise des commerçants de centre-ville. Faute d’une clientèle suffisamment nombreuse, ce commerce périclite. Quand on punit l’automobiliste, on punit tout le monde : l’automobiliste bien sûr, mais également le consommateur, le commerçant et même la mairie qui ne pourra bientôt plus faire face à son hyper-dette.

      Dernière minute : jamais en retard d’une idée catastrophique, les socialistes annoncent une hausse de 5 à 10% des taxes sur le carburant, hausse qui promet d’être démultipliée avec la prochaine hausse du prix du baril, tout ça pour financer de dispendieux et inutiles moulins à vents qui défigurent les paysages et mettent la santé des Français en danger. Comme d’habitude, la fausse opposition de droite est aux abonnés absents, pour la bonne raison qu’elle partage 100% du projet socialiste destiné à saccager la France et ruiner les Français.

      • « ruiner les Français. »: je crois que tout vient de là!
        Il n’y a pas de raison objective pour que les revenus des habitants, en France, soient plus faibles qu’ailleurs si ce n’est le coût exagéré de la « machine politico-administrative » qui dépense 58% de PIB!

        Il n’y a pas de raison claire pour que des boutiques spécialisées ne côtoient pas les grandes surfaces.
        Mais il faut, évidemment, que la boutique justifie ses prix plus élevés soit par des articles ne se trouvant pas en grande surface, soit par une qualité supérieure des articles, soit par un service plus attirant, soit par une position géographique stratégique.
        Il en va ainsi de « l’horeca » qui me semble être un bon exemple: du self-service au 3 étoiles, « il en faut pour tout le monde » et chacun a ses critères et ses préférences, chacun a ses exigences, selon les occasions.
        Le « dépanneur », ouvert jusqu’à 22H00 en est un autre exemple.

  • Pourquoi toujours parler d’idéal tel le gral inaccessible …
    Il n’y a que les détracteur qui parle d’idéalisation de la société .
    Tout société active tente de s’améliorer avec le temps ,c’est du bon sens .
    Il ne faut pas confondre autonomie et idéalisation (utopie) .

    Bref quand je vois l’introduction :

     » Pourquoi penser que les commerces de proximité, les petits magasins des centres-villes,sont meilleurs que les grands ensembles commerciaux ?  »

    « L’économie repose d’abord sur la liberté des individus. »

    Je n’ai pas envie de connaitre la conclusion …
    On réfute l’idéale populaire pour nous sortir l’idéale libérale ?

  • Le truc, c’est que ces commerces seraient probablement rentables sans avoir à payer 75% de taxes et charges donc le problème est plus ,comme d’habitude, l’état et ses frais…
    Ne pas oublier non plus que les clients feraient moins attention à leur argent si on leur en laissaient plus…

    • Si l’État ne prenait pas la moitié du CA des petits commerces, ils feraient effectivement moins facilement faillite. Ça ne changerait par contre rien au fait qu’ils n’auraient que peu de clients face aux grandes surfaces.

  • J’ai envie de dire que cela dépends des besoins des consommateurs !

    Je préfère rester chez moi ? besoin de confort et de tranquillité
    Je cherche le prix ? je vais en grande surface ou sur Internet
    Je cherche la qualité ? Le service ? je vais dans un magasin spécialisé
    Je cherche la convivialité ? du social ? je vais discuter chez le Petit commerçant

    Concernant le reste, il est évident que le choix des municipalités influent sur le comportement des consommateurs : La plupart des maires cherchent à supprimer les places de parking en centre ville, le commerce se meurt donc naturellement….

    Et concernant les commentaires du genre, « les commerçant se réunissent pour faire pression » j’ai envie de vous dire que c’est un peu normal, contrairement à une grande surface, un petit commerce c’est toute la vie d’un entrepreneur qui risque tellement de chose, de perdre sa maison, son activité, son métier !

    • « Je cherche la convivialité ? du social ? je vais discuter chez le Petit commerçant »

      Détrompez vous ! Demandez aux anciens s’ils pensent que la convivialité et le social est absent des grands distributeurs ! : Caissières, bouchers, boulangerie, poissonnerie, fruits et légumes… il ne fallait pas longtemps pour que mes parents reconnaissent et s’adressent régulièrement au personnel entier de la grande surface.
      N’oubliez pas que les couloirs des grands magasins sont au sec et sûrs.
      Et ils peuvent aller à leur rythme, sans compter quelques rencontres.

      Quant aux facilités pour les voitures, je vois 2 attitudes contraires : Les petits commerçants s’en fichent alors que pour les zones commerciales, c’est un argument populaire prioritaire quel qu’en soit son coût.

  • Une solution: en centre ville les parkings sont gratuits pendant 1 heure
    Mais
    les petits commerces ne peuvent être concurrentiels car souvent ils achètent au dessus du prix qui est fait aux grandes surfaces. Les petits commerçants n’ont pas les moyens d’assassiner eux aussi les fournisseurs et producteurs.

    • Ah zut… quand je négocie un prix en achetant par quantité j’assassine le producteur. Je vais de ce pas me dénoncer !
      Si les producteurs ne sont pas contents des prix qui leur sont offert ils n’ont qu’à monter leur propre réseau de transformation et de distribution. Malheureusement l’expérience nous montre que les coopératives opèrent un nivellement par le bas sur la qualité comme le socialisme dans les services publics.

  • Le consommateur aurait-il toujours raison ?
    La somme des intérêts particuliers fait-elle l’intérêt général ?

    Le consommateur, nul en économie, n’a-t-il pas besoin d’être « éduqué » ? Car consommer n’est pas un acte neutre. Acheter ou ne pas acheter engage le monde économique et donc la vie de nombreuses personnes.

    Si le moins disant a toujours raison et si c’est l’obssession du consommateur, demain nous n’aurons plus que les moyens d’acheter un vélo…………fabriqué en Chine, ou même si c’est encore moins chère, fabriqué par les ouvriers d’une lointaine planète.

    Le quart de notre jeunesse est au chômage. Quand demain ce sera la moitié de cette jeunesse qui sera condamné à la précarité et à l’assistanat, peut être que nos dogmatiques libéraux réviseront leurs certitudes.

    Les pratiques de la grande distribution envers les producteurs devraient quand même interpeler nos idéologues…………..

    • « Le consommateur, nul en économie, n’a-t-il pas besoin d’être « éduqué » ? »

      Cela sent le camp de rééducation…

    • La somme des intérêts particuliers fait-elle l’intérêt général ?

      En fait c’est juste la seule définition non auto-contradictoire qu’on peut donner de « l’intérêt général ». Ou même sa définition. Est « l’intérêt général » ce qui est l’intérêt de tous, donc la somme des intérêts particuliers.

      A moins de décréter que le(s) sachant(s) peuvent et doivent imposer leur vision aux autres… Mais encore faut-il savoir qui est un sachant qui doit éduquer et qui est un nul qui doit être éduqué.

      François Hollande à fait des tas d’études supérieures en gestion et administration. Il doit donc gérer super bien la France. Bill Gates a arrêté des études en informatique théorique et ne doit donc pas trop savoir gérer. Sauf que c’est le contraire.

      Les pratiques de la grande distribution envers les producteurs devraient quand même interpeler nos idéologues…
      Je ne sais pas si je suis un idéologue, mais les pratiques de la grande distribution vis à vis des collectivité locales m’interpellent parfois. Celles des producteurs vis à vis de l’Etat en général m’interpellent beaucoup. Il faudrait, dans un état de droit bien foutu mettre en prison chaque personne ou groupe de personne s’essayant à la « regulatory capture » comme ils le font si bien, assistés par les députés de l’Assemblée Nationale où ils sont trèstrèstrès largement sur-représentés (notamment par rapport aux industriels de la grande distribution, au hasard).

      Faudrait que les péquins moyens commencent à s’interroger sur l’éducation qu’ils ont reçu (le lavage de cerveau en fait) et le maintien du conditionnement en question par les média. Ça ne pourrait que faire du bien. Et puis ensuite faudrait interdire sous peine d’interdiction d’exercer à vie toute tentative d’endoctrinement à l’école. Et dans les média. Ou alors il faudrait que les enseignants les politiciens et les journalistes pas trop favorables au fascisme l’ouvre un peu… Pas simple quand on aime vraiment la liberté que de s’essayer à influencer ses étudiants… (décider à leur place, par contre reste totalement impossible)

      • « La somme des intérêts particuliers fait-elle l’intérêt général ? »

        Ce n’est pas avéré pour tout. Un contre exemple est la problématique de la préservation de l’environnement un autre, la sécurité routière et bien d’autres encore.

    • Ah ce salaud de consommateur qui vote avec son potre-monnaie. Celui qui paie n’a pas à s’adapter aux desiderata des producteurs et encore moins à ceux de petitjean.

  • Je suis libéral et pas d’accord avec l’article.

    L’afflux de clients dans les supermarchés au détriment des petits commerces de villages n’a absolument rien à voir avec la liberté.

    Ce que je vois, au contraire, je vois ici une situation où les gens préféreraient aller dans des petits commerces de proximité mais sont FORCES à aller dans des supermarchés parce qu’ils n’ont tellement plus de pouvoir d’achat et que la société a été à ce point appauvrie qu’ils en sont réduit à faire ca.

    Croyez moi, c’est bien à contrecoeur que des millions de gens vont passer 3h le samedi à chercher dans les rayons d’un gigangesque entrepot le produit le moins cher ou la réduction de 10centimes d’euro.

    Il ne s’agit pas ici d’un simple calcul économique. Un gigantesque centre commercial, c’est de l’attractivité, c’est des villages qui vont se vider un peu plus loin, c’est des écoles qui vont fermer et du patrimoine qui va disparaitre. Et les francais ne le veulent pas, donc la puissance publique doit intervenir.

    • @ hervele : vous n’êtes pas libéral, un libéral ne demande pas l’intervention de l’état et de ses gros doigts boudines! La seule chose qu’on lui demande, c’est de baisser ses frais et de libérer le marché des assurances qui ferait baisser automatiquement les charges spoliatrices

    • Hello ! Bienvenu dans la vraie vie et dans la pensée libérale (ce n’est pas un utopisme dégoulinant de bons sentiments, mais une philosophie qui reconnait les imperfections des gens). Bienvenue dans l’ECONOMIE

      Les gens par nature ont moins de pouvoir d’achat et de ressources qu’ils voudraient. C’est toujours comme ça et ça le sera toujours. C’est pour ça qu’il y a un prix (indicateur de rareté relative). Ce prix permet la meilleure répartition possible des ressources et des consommations et empêche la pénurie. Les gens qui voudraient consommer le peuvent toujours (vous voulez une Ferrari, vendez tous vos biens, empruntez et vous pourrez probablement en avoir une. Vous mourrez de faim mais qu’importe, personne ne vous interdit la Ferrari).

      Si « les gens » voulaient aller chez les petits commerçants de proximité et que cette volonté était pour eux plus importante que la quantité de consommation, ils le feraient. Personne ne décide pour eux, ils ne sont pas forcés du tout.

      La plupart des décision se font d’ailleurs « à contre cœur ». Vous avez acheté une Fiesta à contre cœur parce que vous auriez préféré une Lamborghini. J’ai acheté un petit appart’ un peu à l’écart du centre à contre cœur, sinon j’aurais pris un hôtel particulier en parfait état dans le centre ville historique. J’ai fait un doctorat à Dauphine à contre cœur, sinon j’aurais été à Harvard ou au MIT (j’hésite encore). Vous avez mis Hollande (ou Sarko ou…) à l’Elysée à contre cœur sinon ça aurait été vous. Je continue ?

      C’est l’entrée dans l’age adulte en général que de comprendre qu’on n’a jamais ce qu’on veut et que tout ce qu’on a est toujours « à contre cœur » et qu’essayer de lutter contre ça c’est la cause des pires catastrophes et injustices. En général. Pour les étatistes, les socialistes, l’âge adulte n’arrive jamais, il faut que l’État (c’est à dire « les autres ») finance l’idéal, construise l’idéal, lutte contre ces « demi-choix » fait à « contre cœur » mais librement et les remplace par des « vrais choix » fait « avec bonheur » mais sans liberté (car sans responsabilité, ce sont les autres… )

      • « un libéral ne demande pas ».

        Ne faites pas comme si on ne pouvait être que anti-libéral ou 100% libéral. Aucun extreme n’est bon.
        Il y a des degrés en tout.

        • Désolé mais l’état ne doit gérer que ses affaires , (sécurité ) et surtout pas de ce que vous demandez : c’est tout droit le chemin du capitalisme de connivence et ce genre de choses donne des déséquilibres et des effets indésirables et imprévus.
          On pourrait expliquer le fonctionnement de l’économie et des individus comme un fluide qui cherche toujours à prendre le chemin le plus simple en gardant le débit le plus fort. Chaque intervention de l’état dans ce flux envoie dans des bras qui ne devrait pas recevoir tant et d’autres inversement. De plus, il en prend toujours plus et finit comme en France en ce moment par tout assécher

          • La connivence au détriment du plus grand nombre entre acteurs privés et hégémoniques, avec des intérêts communs, n’existerait pas dans un monde libéral ?

            • Sporadiquement.

              • Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?

                • @ citoyen : prenons 2 exemples ou l’hégémonie d’un acteur était flagrante à un moment , ou aucune action de l’état n’a eut lieu et ou ce monopole n’existe plus : le Japon dans les années 80/90 qui détenait un monopole quasi absolu sur toute la hitech, ou est il maintenant?!
                  Ou window Os qui devient le géant incontournable des années 2000, et qui rate le virage smartphone, et qui devient totalement hasbeen en 2015.
                  Des géants se créent, d’autres meurts, c’est la vie…toute tentative d’empêcher la mort, empêche aussi la vie de se recréer

      • @Franz: merci pour cette réponse, je vais méditer tout cela 🙂

    • @HerveLe
      C’est un problème de pouvoir d’achat… donc il faut augmenter les prix.
      Y a un truc que je n’ai pas compris.

  • Le problème économique est toujours les intermédiaires inutile mais profiteurs ! Rien que pour l’alimentaire par exemple , si les producteur (paysans ) vendez directement leur produit au magasin il y gagnerai plus ,le client et le point de vente également .
    Que ce soit les commerce de proximité ou la grande distribution , c’est les distributeur qui taxe 60% du prix !!

    Les solutions ?

    – Des coopérative de paysans servant a la distribution
    – Des points de vente dis « Nationaux / Locaux  » ou les produits Français sont mis en vente sur des étales spécifiquement réserver aux producteur régionaux .
    – Des fermes ouvertes ou les clients peuvent venir directement acheter leur produits .

    • C’est évidemment l’état qui prend entre 50 et 75% de tout ce qui est produit.
      Quand aux autres intervenants de la chaîne, il faudra toujours des transporteurs, des gens qui emballent, des gens qui vendent, et personne ne le fera pour rien. Et tous doivent aussi payer leur part à l’obèse. De plus, il n’y a aucune raison que les gens achètent des produits français s’ils sont plus cher et moins bon…

    • curieux raisonnement, en somme vous avez un modèles supérieurement économique..et curieusement personne ou presque ne le met en place ou on le met en place par militantisme…

      c’est la france , on entend crier les voleurs! ils prennent de super marges!…alors que normalement …quand on voit des gens qui font de grosses marges..on fait pareil!

      bien sur c’est sympatoche de prendre sa voiture d’aller acheter sa crème fraîche à la ferme de reprendre sa voiture filer acheter son panier de légumes, puis prendre sa voiture aller acheter en directe sa viande…

      je suis comme l’auteur ce que je ne comprends pas qu’on se dise toujours forcer de faire ce qu’on ne veut pas faire… derrière ça il y a toujours l’idée que le marché est inefficient ( pour faire quoi?)..

      hypocrisie…et bernard pivot est le présentateur préféré des français… on ne le regarde pas parce que ben tu comprends…

    • @ ballasuda
      Waouh… faire 60% de marge mais seulement 2% de bénéfice net… faudra réviser les mathématiques ou arrêter de regarder sur France 2 le producteur qui dit qu’il vend son lait 32 cents le litre et qu’il le retrouve à 1 euro dans la grande distribution. Il a juste oublié que ce n’est pas le même produit. L’un est brut et en citerne, l’autre est en brick, il a été transporté, déchargé, stocké par lot, analysé, traité, conditionné, emballé, pallettisé, stocké, transporté vers des plateformes puis vers des magasins, déchargé, mis en rayon.
      Mais à ce niveau ce n’est pas un oubli mais un mensonge.

      Les coopératives de producteurs ? Ça ne fonctionne pas pour valoriser un produit car il s’opère un nivellement par le bas sur la qualité.

      La vente directe ? Oui une fois par an les producteurs de fruits et légumes font une opération com’ en vendant à un « prix coûtant » sur un marché parisien des tomates à 1.5 E/kg et des abricots à 2 E/kg (prix coûtant ?) mais ils doivent faire tellement de bénéfice avec le transport et le personnel qu’on ne les revoit plus pendant 1 an ! C’est l’apprentissage de la distribution.

      Quant à ceux qui distribuent des colis de viande ou de légumes regardez ceux qui abandonnent après 2 ou 3 ans, clients comme producteurs. La raison toute simple est qu’il est impossible de lisser une offre ou une demande avec 50 ou 100 clients et que je ne veux pas qu’on me remplace unilatéralement 10 kg de tomates par 3 kg de poireaux si les tomates ont été moins productives. La grande distribution sait faire en modulant les prix, pas le petit producteur qui attache une valeur travail à un prix mais la valeur travail du prix c’est Marx et le communisme ça ne marche pas.

  • Cela me rappelle les petites vieilles et petits vieux, sans voitures, qui exigent un magasin de proximité à leur mairie ; et quand vient le week-end, appelle leurs enfants ou cousins, pour qu’il les emmènent faire les courses au supermarché.

    • Très juste.

      Il y a toujours un fossé immense entre ce que les gens disent vouloir et ce qu’ils font. Non pas parce qu’ils sont forcés ou autre, mais simplement parce qu’ils ont (merci le lavage de cerveau des « vertueux » des médias et de la politique etc.) honte de vouloir plus à moins cher et pas de « soutenir le commerçant de proximité si sympathique » (et idéalement « issu de la diversité », handicapé et homosexuel, soyons fous ou installons nous tous entre Bastille et Aligre)

  • Au plus la fiscalité directe ou indirecte frappe les marges, au plus les économies d’échelles jouent un rôle important.

    C’est la raison pour laquelle les grandes enseignes ont une approche monopolistique de leur business au lieu d’avoir une approche en écosystème et en Franchise : au lieu de concentrer la forte valeur ajoutée et de sous traiter ou d’influencer tout un réseau de partenaires, elles créent des unités inclusives.

    Le développement des sous enseignes (genre xxx-express) comme magasins de proximité dans les grandes villes à fort pouvoir d’achat (donc à plus forte marge) est une parfaite illustration de ce problème entièrement du à la fiscalité confiscatoire.

    A Paris, le commerce de proximité de redeveloppe, non plus sur une base indépendante, mais sur une base de Franchises, de petites enseignes, qui profitent toujours de l’économie d’échelle (xxx-market ou daily-xxx)

  • Les petits commercants ne se fichent pas du stationnement. Seulment celuici est gere par la mairie donc tu n as aucune solution de stationnement vu que la voiture c est mal

  • Ayant la tête près du bonnet, j’ignore les méandres des arrières cours.
    Je me borne à rechercher la facilité.
    De ce point de vue les villes sont devenues de véritables forteresses « anti auto ».
    Est-ce bien ou mal ? Peu importe. Je vais où je ne suis pas chassé !

  • Oui je suis en partie d’accord mais il ne faut pas oublier d’invoquer aussi les prix de vente et le pouvoir d’achat (pour quelques centimes X par des centaines de produits cela permettra une petite fantaisie à la fin du mois (resto du centre ville…)). Puis il faut ajouter la course contre le temps….
    pour faire mon marché le samedi matin il me faut 2h C’est le prix à payer pour la qualité des produits des petits paysans. ….

  • C’est simple, on trouve de tout en grande surface et c’est souvent aussi bon qu’au petit commerce.
    Ce qui fonctionne bien ce sont les marchés, les gens l’ont bien compris, on y trouve des produits frais pas trop chers et pour l’épicerie on va en grande surface où l’on trouve tout.

    Heureusement qu’on est encore libre de faire ses courses où on le souhaite, imaginez qu’on vous impose un magasin comme on le fait avec les médecins ?

    • On ne vous impose pas (encore?) votre médecin (quoique là où il y a pénurie?).
      Profitez-en: choisissez bien celui qui vous convient (mais qui ne fait pas vos caprices), dans lequel vous avez confiance, à qui vous pouvez parler et qui vous écoute: c’est essentiel: un jour peut-être, il sera le dernier à vous défendre.

      • Théoriquement, c’est vrai, bien que le carcan du médecin référent empêche beaucoup de gens d’avoir un autre diagnostique lorsque le médecin référent ne semble pas être efficace. Passer son temps à changer de référent est contraignant administrativement.

        Pratiquement, je suis peut-être juste un peu en avance sur mon temps, le pas en avant dans la fonctionnarisation des médecins avec le tiers payant entraînera peut-être cette fois ci l’imposition de notre médecin.

        • Oui, c’est bien possible!
          On sait que pour l’administration, il est bien plus simple de « dépersonnaliser » le système afin de mettre chacun dans la bonne case grâce à son N°.
          Après c’est l’informatique qui s’occupe d’eux!
          Avec des médecins interchangeables!
          C’est plus facile à surveiller.

          C’est bien pour ça qu’il faudrait que les patients (même ceux « qui s’ignorent ») soutiennent les médecins, lors des conflits, en laissant la presse chanter que ce sont des combats corporatistes égoïstes: c’est loin d’être le cas!

  • Tout cela est vrai, mais les grandes surfaces font du dumping sur certains produits ce qui conduit les commerces qui les vendent à la fermeture.
    L’exemple emblématique étant les stations services qui ont pratiquement disparues.
    Cette pratique se constate pour toutes les catégories de marchandises.

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