Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération

L’homme le plus riche du monde s’en prend aux énergies dites « vertes ».

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Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk

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Bill Gates mise sur le nucléaire de quatrième génération

Publié le 15 juillet 2015
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Par Jacques Henry

Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk
Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk

 

En marge de la préparation du grand raout parisien au sujet de la perturbation climatique anthropogénique, Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, s’en prend aux énergies dites « vertes » ou renouvelables. Et il n’y va pas par quatre chemins ce sacré Bill : il vient d’investir 1 milliard de dollars prélevés dans son porte-monnaie pour la recherche & développement dans sa firme nouvellement créée, TerraPower.

Pourquoi Bill Gates s’intéresse-t-il à l’énergie nucléaire ? Tout simplement parce que, dit-il, « il n’existe à l’heure actuelle aucune technologie de stockage avec des batteries permettant de fournir toute l’énergie électrique dont on a besoin exclusivement à partir des renouvelables car il est impératif de tenir compte des alternances jour-nuit et des longues périodes, inévitables également, de ciel couvert et d’absence de vent ».

Gates considère à juste titre que les sommes colossales d’argent investies dans les énergies renouvelables telles qu’on les conçoit aujourd’hui, éolien et photovoltaïque, sont perdues d’avance car elles n’atteindront jamais leur but qui est de remplacer le pétrole et le charbon dans la production d’électricité, non seulement pour l’industrie, les services et les ménages mais également pour les transports à moins d’une diminution brutale de la population mondiale de plusieurs milliards d’habitants.

Gates insiste sur le fait que c’est exactement ce que veulent les « verts » car ils savent, du moins ceux qui ne mentent pas, que le 100% renouvelable est impossible à atteindre. Ce système mis en place ne peut perdurer qu’avec des subventions provenant de taxes que paient les utilisateurs finaux et il ne profite qu’à une petite poignée d’industriels. Le tournant politique pris ces dernières années pour développer les énergies renouvelables est une utopie vouée à une impasse. Cette impasse doit donc, toujours selon Bill Gates, cesser et il est importe de réorienter une part des investissements vers la R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération.

Il est intéressant de noter que John Gilleland, le CEO de TerraPower, était avant d’occuper ce poste Managing Director pour les USA du projet ITER. Gilleland n’utilise pas non plus de périphrases à propos du projet ITER, je cite : « C’est un truc (ITER) sur lequel je ne peux même pas espérer pour mes petits-enfants. À TerraPower nous nous sommes focalisés sur la fission plutôt que sur la fusion parce qu’il faudra (pour la fusion) encore énormément de temps et d’investissements. »

La direction prise par la R&D de TerraPower est le TWR pour Travelling Wave Reactor, une technologie imaginée dans les années 1950 par Saveli Feinberg et qui ne nécessite aucun rechargement de combustible, donc aucun arrêt, pendant plus de 50 ans en « brûlant » de l’uranium 238 avec des neutrons rapides provenant d’uranium 235 enrichi à environ 10%. Les supercalculateurs ont validé l’idée de Feinberg. Ce réacteur également de IVe génération sera aussi refroidi avec du sodium liquide et un prototype de 500 MW prévus aux alentours de 2020.

TerraPower collabore étroitement avec la Chine et la Russie dans ces deux approches. Bill Gates nous réserve encore de belles surprises…


Sur le web. Article mis à jour le 15.07.2015 à 13h30.

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  • Bill, si tu réussis, il te sera beaucoup pardonné.

  • Rien que le fait de dénoncer, le « scam » des énergies vertes est déjà bien.

  • Si l’État français avait le même souci de retour sur investissement, nous n’en serions pas là. On ne le dira jamais assez: celui qui investit son propre argent et qui supporte lui-même les risques et éventuellement les pertes est nécessairement plus judicieux dans ses choix.

    • Exactement ce que je me disais en lisant l’article.

    • Le projet de Bill Gates (un neutrons rapides calorifugé au sodium liquide) est tout simplement un surgénérateur de type Superphénix. La France avait trente ans d’avance dans ces technologies jusqu’à ce que Jospin décide en 1998 de fermer notre prototype de 1 200 MW. Pour acheter les bonnes grâces des Verts (à l’époque, c’était Voynet). Malgré la fameuse (ou fumeuse) «transition énergétique», Hollande a confirmé que la France restera membre du Forum international de quatrième génération, et réalisera ASTRID, un prototype de réacteur à neutrons rapide refroidi au sodium. Le CEA prévoit de le construire en 2019, et le programme n’a aucun retard…

  • « Ces améliorations permettront de « brûler » également les actinides à haute activité et c’est la raison pour laquelle le réacteur prototype qui coûtera 1,5 milliard de dollars – on est très loin des coûts monstrueux de l’EPR – est appelé le WAMSR, acronyme de Waste Annihilating Molten Salt Reactor. »

    L’EPR ne devait pas couter beaucoup plus qu’1,5 milliards. Un « tient » vaut mieux que deux « tu l’auras ». On jugera donc sur facture. Vos propos sont, actuellement, très péremptoire.

    Comparer un prototype de 500MW et un réacteur industriel (avec les normes qui vont avec) de 1600MW, cela n’est pas non plus très valable.

    • Surtout quand on connait la proportion des prototype a couté tres vite 3 ou 4 fois plus cher que le budget initial.

      • Je doute que Bill se laisse faire, ses contrats et les coûts qui vont avec seront bordés, c’est son argent pas celui qu contribuable ce qui change tout.

        • Ca n’a rien à voir avec le fait que l’argent soit celui du contribuable ou celui de donnateurs privé. C’est un phénomène inhérent à tout développement de procédé industriels nouveaux. On a beau faire un joli budget de départ, celui-ci est toujours explosé tout simplement parceque tout ne peut pas être prévu: la recherche peut avancé moins vite que prévu, des difficultés techniques peuvent apparaitre (ou ne pas être résolues aussi facilement que ce que l’on pensait) et tout autre type de problèmes (on pourrait faire une liste longue comme le bras).

          • Le truc c’est qu’il y a des gens qui sont plus doués que les autres pour faire des estimation de dérive possible des couts, de risques et de résultats attendus. Parmi ceux-là Bill Gates fait partie de l’élite. Et puis il y a des gens pas doués du tout pour ça. Et souvent ils se retrouvent fonctionnaires (s’ils étaient doués il n’auraient pas besoin de la protection du statut et pourrait faire pour eux et pour les autres beaucoup plus de bien en étant autre chose).

            Bref, c’est tout à fait différent.

            Et c’est la raison pour laquelle Billou a plusieurs dizaines de milliards de dollars et pas nous (surtout pas les fonctionnaires…)

          • Sauf que les gestionnaires privés ont envie de savoir ce qui va se passer réellement avec leur pognon et prévoient donc au pire, alors que les politicards et leurs sbires fonctionnaires ont tout intérêt à nous faire croire que tout va bien se passer pour nous soutirer notre fric plus facilement.

            • Pas convaincu.

              Même chez Microsoft, un certain nombre de projets ont explosés leurs délais et coûts de développement.

              • Bien sûr. Bill Gates ou Warren Buffet sont doués, mais ils ne sont pas Dieu (nile démon de Laplace).
                Le truc c’est qu’ils se plantent (un peu) moins souvent que les autres, et prennent (un peu plus souvent) les bons risques. C’est en moyenne et sur un paquet de décisions qu’on peut distinguer entre un moyen, un bon ou un très trèèèèss bon entrepreneur/investisseur (ou même manager).

            • Excusez moi mais j’ai bien rigolé. Travaillant dans le domaine de la prestation, je peux vous dire que vous vous trompez lourdement. Ce qui interesse les entreprises publiques comme privées, ce n’est pas de prévoir tous les risques, c’est de parvenir à un résultat avec un minimum de coût budgété.
              Ce qui mène généalement les dites entreprises à prendre les prestataires les moins chers (et non les plus compétents) et donc à une explosion du coût dû à une sous estimation (volontaire) du nombre d’heures, du nombre de personnes et d’autres facteurs par la société prestataire.

              Enfin, je vous rappelrais qu’on ne peut jamais tout prévoir, ni même tout estimé parfaitement. Que le dévelopement d’une technologie aussi complexe que celle des sels fondus conduit à plusieurs défis technologiques et techniques, sans compter tout les « à coté » nécessaires à un réacteur nucléaire et que Mr Gates, aussi compétent soit-il ne connait pas (relation avec l’autorité de sûreté américaine notamment) et qui peuvent engendrer d’important coûts suplémentaires (et pas juste des queues de cerise).

              • Mais bien sûr… moi aussi je rigole doucement.
                Allez donc voir Billou pour lui apprendre le business. C’est sûr ça va l’intéresser.

                Au fait, vous êtes où sur la liste du Fortune 500 ? Votre boite elle a une capitalisation de combien de milliards ?
                Et ça, ça ne pourrait pas être parce qu’au lieu de chercher à optimiser le rapport entre rentabilité et risque dans les investissements (qui sont évidement quasi imprévisibles sinon tout le monde y arriverait toujours) vous visez un résultat avec un budget. Non, pas de rapport…

  • Le neutron rapide, ce n’est pas la technologie qui était derrière Super Phénix…?

    • Ouai, on dira merci aux écolo d’avoir fait fermer cette central.

    • Le TWR est effectivement un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium, comme Superphénix. Mais il y a quelques points de conception qui diffèrent, notamment en type de combustible et en stratégie du cycle du combustible.

      Attention: tous les réacteurs à neutrons rapides ne sont pas nécessairement refroidis au sodium (le plomb, le plomb-bismuth, le gas, etc. sont aussi possibles)

      • Il me semble que le confinement du sodium n’a jamais été maîtrisé dans le cas de Super Phénix, y a-t-il une différence dans le nouveau concept qui puisse y remédier ?

    • Exact. La fermeture définitive de SuperPhénix décidée par Lionel Jospin en 1997 est une victoire des écolos contre le progrès. La France était en avance, à l’époque 🙁

      • Cela nous a fait perdre une bonne dizaine d’année. Mais, heureusement pour la science, la filière des surgénérateurs est sur le point de repartir, en France, avec le réacteur ASTRID.

    • Une différence notable tout de même : SuperPhénix « mangeait » du plutonium (éventuellement sous forme de MOX), alors que TerraPower créera (en 2025) du Pu239 a partir d’U235, mais sans manger de Pu si on en croit leur site d’info … http://terrapower.com/pages/the-physics
      Ce n’est pas un surrégénérateur comme l’étaient les Phénix ou le sera Astrid.
      Plutôt une génération 3,5 qu’une génération 4 ?

      Quant aux écolos de l’époque, je ne suis pas sur qu’ils aient a eux seul permis de fermer une centrale qui avait déjà assez de problèmes techniques, économiques et politiques a elle toute seule… Au pire, ils ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase… Mais ceci est un autre débat 😉

      • Plutôt une génération 3 ET 4 que 4 seul ou 3.5. Il part comme du trois mais une fois épuisé le carburant classique il peut continuer et utilise les résidus de départ comme carburant pour la suite. Enfin si j’ai compris correctement leur blabla…

      • Qu’une poignée d’écolos puisse obtenir des décisions absurdes n’est hélas pas étonnant ni même original, c’est même un aspect de la théorie des choix publics. Cf Fessenheim.

  • Un peu de fact-checking serait nécessaire …

    « il vient d’investir 1 milliard de dollars prélevés dans son porte-monnaie pour la recherche & développement dans sa firme nouvellement créée, TerraPower. »

    Gates a aidé à créer et investi dans TerraPower il y a déjà plusieurs années, mais la somme d’un milliard de dollars est le montant total qu’il a déjà investi dans plusieurs projets de technologies vertes – batteries, nucléaire de nouvelle génération, capture de carbone, entre autres – et il compte doubler cet investissement.

    « TerraPower travaille en collaboration étroite avec le MIT pour la construction d’un réacteur prototype d’une puissance de 500 MW électriques »

    Le WAMSR dont il est question est élaboré par une spinoff du MIT appelée Transatomic Power, qui n’a rien à voir avec TerraPower. Ces derniers ont d’ailleurs publié il y a plus d’un an un correctif pour préciser cela.

    Rédaction Contrepoints >> Effectivement, il y avait une erreur dans l’article, qui a été corrigée.

    « Gates considère à juste titre que les sommes colossales d’argent investies dans les énergies renouvelables telles qu’on les conçoit aujourd’hui, éolien et photovoltaïque, sont perdues d’avance »

    C’est sans doute pour cela qu’il investit un milliard supplémentaire dans ces technologies, et qu’il enjoint les gouvernements à faire de même ! « Tens of billions of dollars should therefore be spent by governments on research and development in renewables over coming years, three times current levels, to identify reliable sources of “zero-carbon” power that can be exploited at scale, Mr Gates said. » “Because there’s so much uncertainty and there are so many different paths, it should be like the Manhattan Project and the Apollo Project in the sense that the government should put in a serious amount of R&D.” (Financial Times)

    « Le tournant politique pris ces dernières années pour développer les énergies renouvelables est une utopie vouée à une impasse. Ce gâchis doit donc, toujours selon Bill Gates, cesser et être réorienté vers la R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération. »

    Voir remarque précédente : Gates ne parle pas seulement de R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération, mais de « R&D in renewables ». Le contraire de ce que prétend l’auteur.
    Et aussi, toujours selon Gates : “It’s classic capitalism. There’s some wild-eyed companies, but it’s great. I wish governments would help those guys out because there’s a 10 per cent chance it’s the magic solution.”

    • « Gates ne parle pas seulement de R&D dans les technologies nucléaires de quatrième génération, mais de « R&D in renewables ». Le contraire de ce que prétend l’auteur. »

      C’est cohérent avec le personnage et avec le pragmatisme économique qui a fait la réussite de Microsoft : profiter des opportunités, ne pas laisser le champ libre à la concurrence. On a toujours une vision déformée de B. Gates : c’est avant tout un homme d’affaire, ne serait-ce que par la culture américaine de entrepreneuriat.

      Ce qu’il faut voir dans ses déclarations est du marketing, mais ses investissements sont basés sur des réalités économiques : profiter des subventions et des modes tout en marquant de près toutes les technologies réellement utiles au cas où quelqu’un s’en apercevrait et irait à contre courant du marketing.

      • Exact.
        Bill Gates n’est pas un « informaticien », un « technicien » au sens pur. Il l’était un peu, par formation et par goût (c’est un geek même s’il se soigne), mais c’est surtout un capitaine d’industrie, un entrepreneur, un manager. Pas de talent, pas seulement « de génie », au delà de ça…. mais probablement l’un des trois ou quatre meilleurs de tous les temps.

        Il n’est pas là pour amuser la galerie et théoriser sur l’informatique et la liberté, toussa, toussa (Richard Stallman le fait bien mieux) mais pour faire du pognon en répondant à la demande solvable et en créant cette demande. Il a intégré, comme d’autres, que les modes même débiles permettent de faire du blé si on s’y prend bien. Pourquoi refuser le profit aujourd’hui captable dans les moulins à vent et les p’tit bidules solaires ?

        • Ce n’est pas tout, le procès qu’il a subi pour position dominante lui a appris à investir dans la politique.
          Ainsi s’expliquent sans doute ses engagements sociétaux (où la lucidité n’a aucune part).

  • L’auteur confond TerraPower, firme effectivement financée par Bill Gates mais travaillant sur le Travelling Wave Reactor (TWR) alors que le WAMSR est développé par Transatomic Power…

    Rédaction Contrepoints >> Effectivement, il y avait une erreur dans l’article, qui a été corrigée.

  • sacré Bill , toujours dans les nuages en train de rêver: une technologie en chasse toujours une autre et il est peu probable qu’elle se laisse faire : il y a encore des milliards et des milliards a se faire avec la technologie actuelle (charbon/gaz /pétrole), Bill attention de ne pas te suicider de 2 balles dans le dos !

    • A priori en termes de business et d’opportunités d’investissement à évaluer le seul qui peut parler, pas tout à fait d’égal à égal mais quand même, avec le Billou, c’est Warren Buffet. En dessous, il vaut mieux se taire et apprendre. Il y aurait bien aussi Sergey Brin et Larry Page mais ils sont plus dans la technique et moins dans la compréhension du business j’ai l’impression. Et Steve Jobs, mais c’est moins consistant dans la qualité et puis il est mort alors ça aide pas… 😉

    • Bill investit partout, c’est justement ça qui fait sa fortune, il trouve des bons filons au bon moment et si ça foire il passe à autre chose. Et puis c’est quoi 1 milliard pour Bill.

  • Il reste encore des gens doués d’intelligence sur terre. Je croyais cette race en voix d’extinction.

  • c’est une excellente nouvelle !

    les escrologistes sont au tapis !

    qui travaille en France sur cette technologie ?

  • Bonjour,

    Ce monsieur Gates est un rentier, et il privilégie un outil de rentier, c’est classique.

    Je suis pour la production d’énergie à domicile voire locale proche, de type eolien/photov/hydrogène,
    ne mettant pas en péril les biens et valeurs d’autruis.

    Et d’offrir, oui ‘offrir’ à la communauté, l’excédent s’il y a.

    C’est dommage pour moi de ne pas avoir inversti la dedans dans ma jeunesse en cherchant l’autonomie car je fais confiance à notre état et ses sociétés de type total, edf pour fournir la collectivité avec une démarche bienveillante.Mais je me suis trompé et perdu tout ce temps à rester abonné auprès de ces escrocs.

    J’attends avec impatience une technologie de ce type, abordable, afin de cesser les contrats de fourniture
    à ces rentiers.
    Ma labeur ne leur appartient aucunement.

    • Noble projet, Marie. C’est un peu comme si je disais « Je suis pour la production d’aliments à domicile et j’offre à la communauté l’excédent s’il y a. » C’est très beau mais en pratique cela ne fonctionne pas.

    • Ce monsieur Gates est tout sauf un rentier.
      C’est un entrepreneur, très riche parce que très doué. Il se propose de vous vendre un truc de qualité pour pas cher grace à un bidule magique (mais qui nous permet de vivre bien richement et d’échanger par ordinateurs interposés) les économies d’échelle.
      Si vous pensez pouvoir faire mieux moins cher à petite échelle, libre à vous de vous lancer. Mais vous allez y perdre beaucoup, j’y met un billet.

      Et malgré le fait que ces trucs « éoliens, photovoltaïque, hydrogène » sont hyper subventionnés, la rentabilité est loin d’être facile a atteindre pour un individuel.

    • C’est sur, il faut investir dans les batteries : regardez Solar-Impulse, il va en griller 3 jeux complet pour boucler son tour du monde. Il n’y a pas d’avenir dans les fils électriques car ça ne s’use pas.

    • « Je suis pour la production d’énergie à domicile voire locale proche »
      Idem, je ne crois pas aux solutions nationales (ou régionales/départementales) pour les EnR. En revanche je sais qu’il existe quelque habitations autonomes mais au prix d’une façon de vivre particulière.

      Je suis pour une production locale avec un complément national de type nucléaire de nouvelle génération mais les revenus générés par EDF ne seront pas à la hauteur de leur désir (Et peut-être même de leur investissement).

    • « Je suis pour la production d’énergie à domicile voire locale proche, de type eolien/photov/hydrogène, »

      Il va falloir ajouter un vélo d’appartement (j’achète vos excédents au prix d’EDF).

    • Pile à combustible : Ca marche au gaz naturel, ça produit de l’électricité et de la chaleur. Une facture (du gaz) pour couvrir tout les besoins énergétiques (ECS, chauffage, appareils électriques, voiture électrique)

      http://www.lemoniteur.fr/article/une-premiere-en-france-des-piles-a-combustible-au-gaz-naturel-experimentees-en-conditions-reelles-26182448

    • @marie , vous paraissez sincère ; je crois cependant que vous n’avez pas la moindre idée des enjeux en présence . Mais bon , essayez donc un an pour voir d’être autonome , vous vous rendrez vite compte que vous consommerez en même temps que tout le monde (et donc manquerez en même temps que tout le monde ) et que vous produirez en même temps que tout le monde et donc ne donnerez rien qui ne soit utile à personne . Vous oubliez en effet deux choses cruciales : l’electricité se stocke mal (à grand frais et de manière peu efficace) et se tansporte avec déperdition . La mutualisation des energies est un progrès , comme l’on été les consolidations de l’agriculture , cela permet une meilleure efficacité et une baisse des coût de production. Ce que vous proposez me rappelle le grand bon en avant de Mao ou chaque chinois était sommé de fabriquer son acier à domicile , ce qui a conduit à produire un acier inutilisable et a la famine la plus grande de toute l’humanité . L’autosuffisance que vous prônez est un magistral retour à la préhistoire .

  • Le « fameux » solar impulse, sensé faire la promotion de l’énergie solaire, en montre toutes les limites …
    Après avoir été bloqué à cause de la météo, il est maintenant bloqué jusqu’en avril 2016 à cause de problème de batteries. C’est ballot !
    Les pseudos journalistes sont en extases devant ses 60 km/h de moyenne (???!?!!)
    La promotion de l’énergie solaire en faisant en 2 ans ce qu’on peut faire en moins de 2 jours … Joli moment wtf

  • Bill Gates ne comprend rien aux problématiques sociales, mais il a du bon sens en matière d’économie.
    Le sodium liquide m’effraie un peu, je leur souhaite bien du plaisir.
    Quant à la fusion, la politique pouvant tout détruire, il y a peu à attendre d’Iter.
    Mais qu’en est-il de ce curieux projet chez Lockheed ?

  • Fission, fusion, l’un n’empêche certainement pas l’autre.
    Pas de news de la fameuse Z-machine?

  • bill gates…

    une remarque préliminaire, sur les sites fusion froide vous trouviez « des » articles qui expliquait que bill gates avait investi dans une technologie qui laissait à penser qu’il croyait à la fusion froide…

    bill gates est intelligent c’est un businessman averti…aussi ce qu’il dit est d’abord et avant tout de la communication et ne révèle rien de ses desseins..de ses convictions..
    En outre il a beau être très intelligent, ça ne le met pas vraiment à la merci d’un ratage…mais je ne me fais pas de souci pour lui.

    si on ajoute que le poids de la politique semble être énorme dans le secteur énergétique..j’interdis ça , je promeut ça… imaginez donc que le rca se dégonfle ou que les prétention à maîtriser la consommation d’energie fossile disparaissent ….moi je n’ai toujours pas compris comment on avait laissé tomber la filière neutrons rapides…

  • Votre article me semble aussi idéologique que ceux que vous dénoncez. Pourquoi opposer du PV ou éolien avec le nucléaire. Quant aux subventions, je vous soumettrais une question. Quelle fut le montant des investissements publiques qui fut nécessaire depuis le début du nucléaire….ce qui à mes yeux fut nécessaire pour arriver a notre position enviable tant dans notre compétitivité énergétique que dans notre leadership.

    • Pourquoi opposer du PV ou éolien avec le nucléaire.

      Parce que les écolos font cette opposition en prétendant tout remplacer par des « renouvelables ».

    • Il y a une grosse différence entre une subvention et un investissement : le « retour sur subvention », ça n’existe pas…

    • Oui dans le système actuel, on ne peut pas opposer ou mettre en concurrence les sources d’énergie car le marché de l’électricité est faussé, avec une distribution collectivisée, c’est donc assez difficile de parler de cela sur un site dit libéral…

  • Bill Gate est un gros capitaliste verreux qui veut empoisonner la planète avec du nucléaire après avoir empoisonné l’Afrique avec ses vaccins.

    Quoique fasse l’homme il se cherche constamment des justifications, des excuses, comme dernièrement dans le cas Groening.
    Que l’on continue son boulot sans rien dènoncer comme Groening ou qu’on quitte son boulot en le dénonçant comme Snowden (ou Assange) le gouvernement et la justice vous condamne, quelle est donc la bonne manière de faire ?
    On va me dire, ouais mais c’est pas pareil, parce que ci ou ça.

    La planète n’a pas besoin du nucléaire car elle n’a pas besoin d’une population qui continue d’augmenter pour empoisonner encore plus l’environnement.

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