Alerte aux Guignols

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Les guignols de l'info credits Julia Buchner via Flickr ((CC BY-ND 2.0) )

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Alerte aux Guignols

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 juillet 2015
- A +

Par Stéphane Montabert.

Les guignols de l'info credits Julia Buchner via Flickr ((CC BY-ND 2.0) )
Les guignols de l’info credits Julia Buchner via Flickr ((CC BY-ND 2.0) )

Malgré le titre, ce billet ne s’adresse pas à la classe politique d’un pays ou d’un autre, mais à un sujet bien plus grave venant de France : la disparition éventuelle de l’émission Les Guignols de l’info.

Merveilleuse France éternelle, lumière du monde, où les affaires courantes sont tellement tranquilles, la vie économique si paisible, les banlieues à ce point sereines que seule la grille des programmes télévisés permet d’animer un peu le débat !

L’émission satirique, présentée par des marionnettes de latex caricaturant des personnalités du monde réel, commente l’actualité depuis maintenant 27 ans. Elle emploie aujourd’hui 300 collaborateurs pour huit minutes quotidiennes, diffusées en clair sur la chaîne à péage.

Alors voilà, Les Guignols de l’info vont-ils disparaître ? Ce serait odieux, entend-on. La marque de l’infâme Vincent Bolloré, nouveau propriétaire de Canal+ ; pardon, « le milliardaire Vincent Bolloré, qui offrit à Nicolas Sarkozy la jouissance de son jet et de son yacht personnel en 2007 après son élection à la présidence de la République. » En un mot : un monstre.

Le fait qu’il soit progressivement parvenu à transformer Vivendi en société de médias et possède donc une grande part de Canal+ n’entre apparemment pas en ligne de compte, pas plus le fait que les affaires ne soient pas bonnes :

« Le chiffre d’affaires de la chaîne a reculé de près de 3% en 2014 et ses bénéfices de 9%. Le nombre d’abonnés est en baisse et les audiences de la tranche en clair, où figurent les Guignols, sont également décevantes. »

Face à la multiplication des chaînes de TV sur le câble et sur Internet, face à du contenu en ligne légal et de qualité comme Netflix, le modèle d’affaire de Canal+ semble pour le moins condamné. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on veut préserver cette émission.

Par un mélange de « je suis Charlie », de nostalgie et de volonté de lutte contre la logique comptable d’un ignoble investisseur classé à droite, Les Guignols de l’info cristallisent sur eux toute l’attention d’une classe médiatique revendiquant son exception. L’émission satirique est devenue un symbole. Le fait que le symbole soit lui-même lourdement engagé à gauche est évidemment un argument supplémentaire, mais personne n’aura la décence de le mentionner.

Comme tous les Français d’un certain âge, mon adolescence et mes années d’étudiant ont été bercées par les Guignols. Si dans leurs meilleures périodes ils étaient souvent drôles, ils s’abîmèrent également très souvent dans la facilité avec une utilisation à outrance du comique de répétition, fièrement repris par des adolescents heureux d’afficher leur suivisme. Et lorsqu’ils s’attaquaient, très souvent, à l’actualité politique, ils poursuivaient d’autres objectifs que le simple divertissement.

Guignols (Crédits : René Le Honzec Contrepoints.org, licence CC-BY 2.0)
Guignols (Crédits : René Le Honzec Contrepoints.org, licence CC-BY 2.0)

Le terme d’endoctrinement est probablement excessif mais il semblera évident à tout observateur que l’émission avait bien un effet sur ses spectateurs. Par exemple, on entendait un matin que « Valls avait dit » ou  « Sarkozy avait dit » telle ou telle déclaration outrancière la veille ; pressant son interlocuteur, on apprenait ensuite que non, en réalité, ladite réplique avait été prononcée au cours de l’émission, c’est-à-dire par un imitateur prêtant sa voix à une marionnette en latex. La confusion entre caricature et réalité régnait déjà le lendemain ; mais si vous posiez la question pour des propos vieux d’une semaine, votre interlocuteur était la plupart du temps totalement incapable de distinguer ce qui relevait de la marionnette ou du personnage réel.

Canal+ fut inventée par l’équipe de François Mitterrand comme une réserve pour l’idéologie de gauche lorsqu’elle ne serait plus au pouvoir. Ses techniques de manipulation sont absolument remarquables et la chaîne fourmille de faux journaux, de parodies et autres vrais-faux reportages qui ont pour but de mélanger la fiction et la réalité sous couvert d’humour tout en distillant des touches de propagande (voire, souvent, des louches).

Il y eut quelques épisodes fameux des Guignols, comme celui où Sylvester Stallone, invité sur le plateau, découvrit pour la première fois sa marionnette de « M. Sylvestre », une espèce d’abruti pro-militariste réunissant à peu près tous les clichés possibles et imaginables sur les Américains (et multiplié dans la même scène aussi souvent que nécessaire). Réalisant assez vite que la marionnette le singeait lui en tant qu’Américain, et non le personnage qu’il jouait dans Rambo comme il avait cru au départ, il réalisa l’ampleur de l’insulte faite à ses compatriotes et menaça de quitter le plateau.

J’ai le souvenir d’un épisode particulier des Guignols, un certain dimanche soir, le 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen avait réussi à dépasser Lionel Jospin pour se retrouver face à Jacques Chirac au second tour de l’élection présidentielle. L’émission spéciale des Guignols, lancée à 19h45, donc avant l’annonce des résultats officiels, commença par ces mots : « Bonjour et bienvenue, Jean-Marie Le Pen est au second tour, dépêchez-vous il vous reste encore un quart d’heure pour aller voter ». La réplique suscita quelques éclats de rire ironiques, le public croyant qu’il s’agissait d’une plaisanterie… Avant de rapidement déchanter ! Naturellement, personne ne fut poursuivi pour cette violation flagrante de la loi électorale française.

Comme le démontrent les pertes régulières d’audience, les Guignols ont fait leur temps, que ce soit en termes d’humour, de divertissement ou même de propagande. Mais ils tiennent une place particulière dans le cœur de tous ceux qui ont grandi avec eux. De fait, et bien que suscitée par des raisons pas forcément très pures, la mobilisation reste forte ; elle sauvera sans doute les marionnettes en latex. Il paraît improbable que l’émission disparaisse. Elle sera sauvée, sous une forme ou une autre, voire peut-être sur une autre chaîne.

Après avoir innové dans tant de domaines, la France a désormais inventé le concept d’émission-monument-historique.

Sur le web

 

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  • Si c’est une si bonne émission que ça, les chaînes concurrentes vont enfin avoir l’occasion de se l’arracher à coups de millions comme pour un transfert de footballeur.

  • De l’humour Marxiste tous les soirs.

    Chaque soir un endoctrinement systémique. Chaque soir une récurence de critique du vil profit, des vils capitalistes, de la vil économie de marché avec l’humour comme prétexte…
    Un humour répétitif qui s’adresse a une clientèle exclusive de bobos et cocos.
    Comme les cocos et les bobos le marché pertinent se rétrécit.

  • Trois remarques :
    – Premièrement, Canal+, c’est bien fondamentalement une chaîne privée non ? l’Etat lui accorde sans doute quelques privilèges par çi par là, mais bon c’est tout de même bizarre de voir des libéraux s’attaquer prioritairement à une chaîne privée au point d’en faire un espèce de symbole du pouvoir de Mitterrand.

    – Deuxièmement, l’article critique le fait que Les Guignols engendrent une confusion entre caricature et réalité, qui rend par exemple les gens incapables de distinguer si c’est le véritable Sarkozy qui a fait une connerie ou si c’est juste sa marionnette.
    J’ai envie de répondre : d’une part, les téléspectateurs n’ont qu’à être moins cons, ils n’ont qu’à se cultiver sérieusement en regardant des vrais infos après avoir rigolé devant Les Guignols. D’autre part, c’est bien là l’une des forces des Guignols que d’être un univers fictif capable d’avoir une influence sur le réel. Le défaut serait au contraire que Les Guignols n’aient aucun impact sur le réel.

    – Pour finir, maintenant que j’y pense, j’ai bien un reproche à adressé aux Guignols : leur représentation d’Obama.
    Qu’on fasse de Poutine la caricature du mec froid et viril, ça parait logique ; qu’on fasse de Hollande la caricature du mec un peu paumé, ça aussi ça parait logique, mais qu’on fasse d’Obama la caricature d’un espèce d’Eddie Murphy ultra vulgaire et anti-américain, là franchement j’ai du mal à suivre. Les Guignols veulent rendre Obama « cool » mais s’y prennent vraiment mal.

    • Les Guignols sont d’une rare constance dans l’inéquité : les gens de « gauche » au pouvoir sont systématiquement lunaires, un peu dépassés par les évènements, idéalistes, gentiment benêts…etc. Les gens de « droite » systématiquement retors, menteurs, égoïstes, méprisant le « peuple »….etc.
      Par exemple, le traitement « infligé » à Jospin 1er ministre et Hollande président est un simple copier/coller à 15 ans d’écart. Y compris dans l’allure de la marionnette…

      Message : la gauche veut bien faire mais est un peu incapable, la droite est méchante et fourbe.

      27 ans que ça dure.

      • « Message des Guignols : la gauche veut bien faire mais est un peu incapable, la droite est méchante et fourbe. »

        Les gens de droite sont souvent eux aussi d’accord avec ce constat : la gauche c’est la morale, la droite c’est le pragmatisme…

        • La « morale » partisane imposée à tous, c’est immoral.

          Donc contradiction.

        • Stéphane Boulots
          5 juillet 2015 at 0 h 51 min

          Euh, c’est l’inverse : pour les gens de droite la gauche est totalement immorale. Faiseuse de leçons oui, moralisatrice si vous voulez, mais absolument pas morale, voir même nihiliste pour beaucoup.

      • Arthourr, vous remarquerez qu’il en va de même dans les Simpsons entre Démocrates (comme le maire de Springfield) et Républicains (le chef de la section locale du GOP n’est autre que Montgomery Burns).

  • L’histoire de la disparition des Guignols est l’os donné à ronger à l’opinion publique pour dissimuler les autres changements au sein de la chaîne, bien plus fondamentaux ceux-là, à commencer par l’effondrement des abonnements. C- est condamnée : hors de prix (au moins quatre fois trop chère), programmation désastreuse outrageusement politisée, uberisée par internet… Après des années de privilèges scandaleux, de concurrents systématiquement éliminés par connivence avec le pouvoir, sa disparition du PAF libérera une place injustement occupée.

    Riche de notre fric volé, France Télévision se précipite pour racheter les Guignols. Gouffre financier injustifiable, outil de propagande de l’Obèse qui ne trompe plus aucun spectateur, notamment avec son réchauffisme délirant et son obsession anticapitaliste, FT connaîtra tôt ou tard un sort similaire à celui de la TV publique grecque, un adieu sans regret aux guignols de l’info truquée.

  • Je me souviens qu’après les élections de 1995, il était déjà question de supprimer les guignols, car il était jugé qu’ils avaient trop durés.
    2015, ils sont toujours là et en plus « sanctuarisés », comme beaucoup de choses en France.
    Les guignols sont maintenant élevés au rang « d’avantages acquis ».
    Les guignols sont « sauvés », comme les taxis, les pilotes d’Air France ou les régimes spéciaux de retraites, donnant cette illusion trompeuse que tout continue comme avant, et que par conséquent « ça va bien ».
    Les guignols sont devenus hasbeen, sous couvert « d’impertinence » convenue et bobo.
    Les guignols sont « le sujet futile du jour » qui permet encore et toujours d’éviter les vrais sujets.
    Les guignols sont le symbole de la France de plus en plus empêtrée dans son immobilisme rassurant, et pourtant qui, insidieusement ,nous appauvrit, économiquement , culturellement et politiquement.
    Pendant ce temps, le reste du monde avance, et nous seront bientôt mangés tout crus ou alors entourés d’un mur suffisamment haut qui nous coupera définitivement du monde.

  • Les guignols, c’est comme charlie: c’est un bastion de la liberté… version socialiste. Le supprimer, c’est attenter au camp du bien, et c’est forcément, forcément une manoeuvre ultralibérale de la droite la plus dure qui ne pense qu’en termes capitalistes, et qui bafoue l’art, la créativité, l’humanisme et la sainte république sacrée.

    Pour ma part, que les guignols disparaissent ou non ne fera aucune différence, puisque les guignols sont maintenant au pouvoir, et que la réalité dépasse la fiction. Il n’y a qu’à écouter les déclaration de Juppé, Hollande, Royal, Bartolone, etc, c’est quotidien et c’est une caricature permanente.

    • « Il n’y a qu’à écouter les déclaration de Juppé, Hollande, Royal, Bartolone, » … et Sarkozy petit oublie sans arrières pensées.

    • C’est exact Slump !

      Je pensais la même chose. On va bientôt dire qu’on est tous guignol !

    • Stéphane Boulots
      5 juillet 2015 at 0 h 34 min

      +1

      Ben ca fait son chemin … le 11 janvier, on n’étais pas beaucoup à dire que l’on n’était pas Charlie… Ce n’est pas un reproche ou une fanfaronnade, juste un constat plutôt optimiste : les bobos ont hurlé, mais le monde ne s’est pas écroulé et les Guignols vont bien finir par disparaître…

    • C’est un complot de la World Company. 😀

  • « Réalisant assez vite que la marionnette le singeait lui en tant qu’Américain, et non le personnage qu’il jouait dans Rambo comme il avait cru au départ, il réalisa l’ampleur de l’insulte faite à ses compatriotes et menaça de quitter le plateau. »

    Cela montre qu’il n’est pas aussi bête qu’il en a l’air ou que ce sont les responsables de Canal puce qui perdent un peu le sens des réalités …

    La réalité est que la limite de l’humour et de la xénophobie et du racisme est à géométrie variable : il est inconcevable de se moquer d’un j. u. i. f. et de bon ton de se moquer d’un « jaune » (avec tous les intermédiaires …). Un peu de lucidité et beaucoup d’auto-dérision sont la solution – Mais l’auto-dérision n’est pas le point fort des auteurs des Guignols ou des « personnalités » de Canal puce.

    N.B. : j. u. i. f est destiné à de pas attirer l’attention des robots modérato-censeurs.

  • Si il n’y avait pas de baisses d’audiences, il parait alors évident que c’est par décision de censure – pas forcément politique – que Bolloré eût envisagé pareille décision.

    On peut sans problème supprimer les guignols, mais concernant une émission aussi emblématique et employant 300 personnes, ça ne se fait pas n’importe comment. Là c’était armé d’une naïveté tellement déconcertante que la réaction n’a pas grand chose à voir avec le fait que ça se passe en France.

  • « Avant de rapidement déchanter ! Naturellement, personne ne fut poursuivi pour cette violation flagrante de la loi électorale française. »

    La loi en question n’existait pas.

    • Je me suis trompé. La loi existait effectivement mais en 2002 elle avait seulement été ramenée aux dernières 24 heures.

      En même temps ça ne concernait que les sondages, ce que ne sont de loin pas les guignols. Donc je trouverais étonnant qu’ils soient en infraction. En outre c’est une émission sur une chaîne privée, donc ils font ce qu’ils veulent.

      • Stéphane Montabert
        4 juillet 2015 at 13 h 12 min

        La diffusion d’estimations de résultat avant la fermeture de tous les bureaux de vote est punie de 75000 euros.

        Les Guignols n’ont évidemment pas fait de sondage, ils se sont contentés de divulguer en avance le résultat des sondages « sortie du bureau de vote » fait par les instituts ce jour-là, communiqués à tous les médias dont Canal+ avec embargo pour annonce à 20h.

        Et ils l’ont fait dans l’espoir d’influer le résultat du scrutin. Si un petit nombre de voix séparaient Jospin de Le Pen, c’était jouable.

        • Stéphane Boulots
          5 juillet 2015 at 0 h 44 min

          Les Guignols ont comme Charlie constamment joué avec les limites de la légalité, arborant fièrement leur privilège d’immunité.

          Pendant toute cette période, être privilégié s’exhibait avec fierté, quand on avait choisi le camp du bien…

  • Bah, ils ont qu’a faire une chaîne youtube c’est a la mode.

    Pour souvenir, en 95, Chirac leur doit une fière chandelle, pour lui avoir donner une image sympathique.

  • Le public des guignoles change parce que la France vieillit.

    Ils restent très bon dans leur domaine, même si le niveau n’est pas constant. Et il n’y a pas de doute sur le fait qu’ils dérangent bon nombre de politiques de tout bord surtout les moins respectueux des libertés.

    Leur disparition ne serait pas une avancée des libertés.Ce serait plutôt comme l’endormissement d’une société qui vieillie.

    • Stéphane Boulots
      5 juillet 2015 at 0 h 37 min

      C’est un peu l’inverse : c’est le public des Guignols qui ne se renouvelle pas et reste composé des 68ards coluchistes … espèce en voie de complète ringardisation.

  • Je trouve Canteloup sur Europe 1 beaucoup plus mordant!

  • Cette émission semble être l’équivalent du ‘fou du roi’ d’un précédente époque or aujourd’hui
    elle cible le vide, car depuis quelques années les clows sont clairement les autoproclamées Elites.

  • La disparition des Guignols (les vrais, ceux qui nous dirigent !) m’aurait plutôt arrangé…

    • « Mais-c’est-pa-reil !… Tiens ! Si ch’flinguais les trois clowns que tu connais, comme ça, histoire d’aérer… Éh ben, dès l’lendemain, y’en aurait trois autres en piste !… »

      Lino Ventura/Les Barbouzes/Lautner

    • Stéphane Boulots
      5 juillet 2015 at 0 h 38 min

      Oui et on peut se demander dans quelle mesure les Guignols de C+ ne servaient pas d’exutoire : bien plus facile de se moquer des marionnettes que de regarder les originaux en face.

  • Moins de réaction quand un JOURNALISTE est viré d’une charme d’information parce qu’il ne correspond pas à sa ligne, selon l’aveu même de la directrice.
    Une chaîne d’info en continu à donc une ligne. Au moins c’est dit.
    Il est beau, le pays de la liberté !

  • Pourquoi pas proposer à H16 d’écrire les textes des « nouveaux guignols » , pour sûr ça changerai de ligne éditoriale :))

  •  » dépechez – vous il vous reste encore un quart d’ heure pour aller voter  »
    il n’ y a pas d’ infraction à la loi puisque il s’ agissait d’ élire
    mais c’ est vrai que les pauvres français hyper conditionnés , abrutis , confondent voter et élire

    • Stéphane Montabert
      5 juillet 2015 at 9 h 18 min

      C’est la première partie de la phrase qui pose problème. Et le « Bonjour » n’est pas une infraction à la loi non plus (je prends de l’avance sur votre prochain commentaire)

      • Mon com était agressif et je m’ attendais à des réactions ! les français ne sont pas des abrutis mais sur certains sujet : oui
        Il y a confusion des 2 mots donc de l’ idiotie .
        Des explications serait un peu longues et inutiles ( je ne fais plus d’ illusions ! )
        Pour faire court et simple : quand les parlementaires éliront les lois alors oui les 2 mots auront la meme signification :
        Merci de m’ avoir lu !

  • Dans ce cadre il faut immédiatement rétablir le Bebête show de Jean Roucas et Stéphane Collaro..Ah ! eux c’est pas pareil.. ?? pourquoi ?? Ah ! Ils sont de droite..

    • quand il n’y avait rien d’autre, je regardais le bébête show… quand les guignols de l’info sont arrivés, j’ai immédiatement trouvé que l’humour de chansonniers à base de jeux de mots à partir des titres d’une revue de presse quotidienne régionale, c’était ringard.
      à cette époque, j’adorais les guignols. j’arrêtais tout pour regarder la série du dimanche.
      aujourd’hui, je les trouve toujours très bon, sauf que je les regarde seulement si j’y pense…

      mais ça ne m’a jamais influencé pour voter à gauche, ou même penser à gauche.

  • J’ai appris qu’un des imitateurs associé, collectionne les châteaux, et un autre les voitures de luxe.
    Ah ! Ils sont de Gauche ! Pardon : eux ont le droit-

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