Attentat en Isère : Hollande fait un discours

Le regard de René Le Honzec.

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Si l’efficacité des services de Cazeneuve réside dans la rapidité à identifier un terroriste abattu parce que ses sbires l’avaient dans leurs fichiers, on peut dire que nos services de renseignements sont redoutables. Évidemment, des esprits chagrins et malintentionnés, voire anti-patriotes, insinuaient que ce serait mieux d’identifier le terroriste avant.

En revanche, le président à été à la hauteur – enfin, la sienne habituelle – en dégainant vite fait un beau discours éloquent qui parlait de « nature terroriste » de l’attentat, ce qui était finement observé, sans heureusement faire un rapprochement et un amalgame regrettable avec la-religion-que-vous-savez. C’est un ministre tunisien qui l’a dit à la télé, ému : « Nous sommes en guerre ! »

En pratique, il est impossible de prévenir tous les actes isolés bricolés avec un couteau, un Kalachnikov ou une voiture : ils resteront marginaux. Mais c’est certainement l’occasion de redéfinir et d’affirmer pas mal de principes républicains et de défendre le sol national, qui est à des milliers de km de nos engagements épars africains et vaguement syriens.

De la même façon que Mitterrand n’avait pas vu venir la chute du Mur, que Chirac n’a rien compris à la Yougoslavie, que Sarkozy n’a rien compris à la Libye, Hollande ne comprend rien aux bourbiers arabes, appuyant des « modérés » qui n’existent pas, se vendant à des États totalitaires.