De Ségolène au Pape François, on s’attaque à la mauvaise cible

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Le Pape François au Vatican (Crédits Catholic Church (England and Wales), licence Creative Commons)

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De Ségolène au Pape François, on s’attaque à la mauvaise cible

Publié le 21 juin 2015
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Aussi incroyable cela puisse-t-il paraître, on peut trouver un lien clair entre la dernière encyclique du Pape, « Laudate Si » (qu’on pourra lire, en intégralité, ici) et les dernières bêtises nutellesques de Ségolène Royal, lâchée sans filet sur un plateau télévision.

Oh, je sais le rapprochement fort audacieux, et je tiens à rassurer le lecteur : bien évidemment, il n’est absolument pas question de comparer le niveau général d’une Ségolène Royal qui a souvent du mal à aligner deux pensées cohérentes de front avec un fin lettré comme le Pape François, ou de comparer l’expérience d’une vie à bricoler de la politique franco-française dans la délicatesse de bulldozer de Marie-Ségolène avec le travail diplomatique de longue haleine, la subtilité et l’intelligence d’un érudit comme François. Non. Mais l’un comme l’autre, exprimant leurs idées, semblent souffrir du même biais : dans les deux cas, il y a une confusion permanente entre le libre marché (et son pendant le plus évident, le capitalisme) avec le capitalisme de connivence (et son pendant le plus inévitable, l’étatisme pervasif).

Royal : la champagnitude attitude

Pour Ségolène Royal, le cas est rapidement entendu. Ce n’est pas la première fois, ni malheureusement la dernière, que les Français devront subir l’embarrassante politicienne dans ses bévues médiatiques : lancée comme un train sans frein sur les rails des sophismes les plus éculés, elle reproche sans cesse à toute la société actuelle (à l’exception de quelques rebelles lucides dont elle ferait commodément partie) d’être intégralement tendue vers la recherche du profit maximal au détriment du bénéfice de long terme, l’amélioration du niveau de vie des individus, et le respect de l’environnement ; dernièrement, cela s’est traduit concrètement par sa charge contre la production et l’usage de l’huile de palme. Pensez donc ! Un produit plaisir, consumériste, vendu en grande surface et qui rend gros ! Tous les paramètres sont réunis pour lancer une cabale, quand bien même la réalité ne rejoint absolument pas ce que la ministre prétend avec aplomb.

Crony-Capitalism-Phony-CapitalismOr, les dérives (passées, réelles ou fantasmées) que dénonce Ségolène Royal sont toutes clairement dues à des perversions du marché, à la connivence entre les dirigeants ou potentats locaux et certains entrepreneurs à la morale minuscule, à l’absence de droits de propriété ou l’impossibilité de les faire respecter. La pollution, externalité négative connue, gérable dans un marché libre et parfaitement punissable dans un État de droit, ne peut l’être dans un lieu où règne la corruption ou la prévarication.

Parallèlement, on ne peut s’empêcher de noter que le Pape François, dans son encyclique, reproche lui aussi plusieurs cargaisons de problèmes à la société actuelle, et au moins autant aux « modèles actuels de production et de consommation » (pt. 26) qui ne vont pas dans le sens que lui imagine être le bon. Ainsi, pour lui, c’est sûr, « le marché ne garantit pas en soi le développement humain intégral ni l’inclusion sociale » (pt. 109), ce qui est à la fois une évidence (la catallaxie n’a par définition jamais rien garanti du tout) et un drôle de reproche dans un monde imparfait où le « développement humain intégral » est donc impossible à atteindre, par définition là encore.

De même, lorsque le Pape explique que « L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate. » (pt 190), il ressort, presque texto, les arguments qu’on entend depuis 50 ans mais qui n’expliquent pourtant pas pourquoi, à mesure que le libre marché s’étend, à mesure que la richesse individuelle augmente pour tous, à mesure que les droits de propriété et des individus sont mieux respectés, l’environnement est mieux géré, moins brutalisé, et pourquoi le marché, justement, multiplie les trouvailles pour défendre et promouvoir le respect de l’environnement.

Peut-être en dit-il plus long sur sa propre conception du marché que sur ce que les faits, tangibles, nous enseignent, lorsqu’il déclare (toujours dans le paragraphe IV.190) « il faut éviter une conception magique du marché qui fait penser que les problèmes se résoudront tout seuls par l’accroissement des bénéfices des entreprises ou des individus. », alors qu’en pratique, personne n’a jamais imaginé que les problèmes se résolvaient de la sorte, donnant une étonnante impression d’homme de paille à la remarque papale, d’autant plus que justement, ceux qui reprochent le plus au marché de ne rien garantir, de ne pas savoir résoudre tous les problèmes, sont toujours ceux qui le combattent en tout et pour tout, tout le temps.

En réalité, le marché tel qu’il est décrit par François n’est idolâtré que … par ses plus fervents ennemis.

Soyons bien clairs : la critique d’un consumérisme débridé est parfaitement à sa place dans une telle encyclique et dans les propos papaux ; après tout, la gloutonnerie est un péché capital, et une consommation de tout, n’importe comment, s’y apparente tout à fait, tout comme s’apparentera l’appât immodéré du gain au péché d’avarice, et celui d’une volonté immodérée de réduction permanente de nos efforts sous le soleil à celui de la paresse (cf pt 128). Or, combattre ces péchés a toujours été dans les missions de l’Église (et dans les paroles du Christ). Dans ce cadre, on ne peut reprocher au Pape de revenir une fois encore sur l’ouvrage : c’est sa mission.

Cependant, à la lecture, l’encyclique semble louper son objectif qui serait de donner des moyens pour parvenir aux fins (une écologie totale, une vie harmonieuse de tous les hommes entre eux et dans leur environnement). Certains, nombreux, objecteront qu’il n’est pas dans l’objectif du Pape d’établir une politique. Soit. Dans ce cas, on devra faire l’effort d’expliquer cette encyclique dans la continuité des autres productions papales, et notamment l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium de novembre 2013 où l’on découvre tout un chapitre (pt 204 et 205) consacré justement aux moyens que François voudrait voir mis en place :

Nous ne pouvons plus avoir confiance dans les forces aveugles et dans la main invisible du marché. La croissance dans l’équité (…) demande des décisions, des programmes, des mécanismes et des processus spécifiquement orientés vers une meilleure distribution des revenus, la création d’opportunités d’emplois, une promotion intégrale des pauvres qui dépasse le simple assistanat. Loin de moi la proposition d’un populisme irresponsable, mais l’économie ne peut plus recourir à des remèdes qui sont un nouveau venin, comme lorsqu’on prétend augmenter la rentabilité en réduisant le marché du travail, mais en créant de cette façon de nouveaux exclus.

Si ça, ce n’est pas un programme politique, ça y ressemble superbement.

Bref, on ne peut pas tenir compte de l’excuse d’une vision globale limitée aux fins (louables et généreuses) en laissant aux ouailles toutes latitudes sur les moyens alors que les moyens souhaités par le Pape sont clairement définis … et qu’on les a déjà essayés, tous, à de nombreuses reprises dans l’histoire de l’Humanité, avec des résultats plutôt mitigés. (À ce titre, une discussion entre Jean-Paul II, qui a bien goûté aux joies du collectivisme, et François l’Argentin, pays actuellement ravagé … par le collectivisme, la corruption et le capitalisme de connivence, aurait été particulièrement savoureuse.)

En réalité, dans l’ensemble de l’encyclique, si l’on oublie les banalités (il y en a des paquets) et si l’on garde à l’esprit que le Pape est, par nature, animé de sentiments les plus nobles, on ne peut s’empêcher de noter un vibrant appel à la sobriété tout en rejetant ce que le marché libre et le capitalisme ont permis, alors que par définition même, c’est bien l’économie qui est à la base de cette sobriété (sobre et économe sont d’ailleurs des mots de sens proche, parfois synonyme : ce n’est pas un hasard).

Tout montre une confusion permanente entre capitalisme et capitalisme de connivence, entre le laisser-faire dans le cadre d’un État de droit (« rule of law ») et la corruption (le « fermer-les-yeux »). Cette confusion permet d’oublier que dans « capitalisme de connivence », l’important et ce qu’il faut combattre, c’est la connivence, pas le capitalisme. Dès lors, on concentre tous ses feux sur le capitalisme, on cogne largement sur le modèle actuel de production et de consommation sans comprendre que ce qui pose problème, c’est la connivence, c’est ce qui échappe justement à la « rule of law ».

corporations in bed with government

Or, combattre la connivence, rétablir l’État de droit, ce n’est certainement pas accroître encore le pouvoir de ceux qui sont, justement, les bénéficiaires directs de cette connivence. On ne peut qu’être déçu de voir dénoncés des problèmes inhérents aux mauvaises applications ou à l’absence totale d’application des principes humanistes de base : ce sont des hommes plus libres et plus responsables d’eux-mêmes qui ont tout fait pour améliorer leur environnement, pas le contraire.

Si l’on ne pouvait s’attendre, de la part d’une médiocre politicienne française, à aucune espèce de finesse concernant son analyse de la situation actuelle, on regrettera beaucoup de lire les mêmes raccourcis et les mêmes erreurs factuelles dans les propos d’un fin lettré comme le Pape. Et le plus inquiétant est que si l’on peut clairement attribuer à l’ignorance de Ségolène Royal la confusion entre libre marché, capitalisme et capitalisme de connivence, on ne pourra pas avoir la même indulgence pour le Pape François…
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  • Pour reprendre un sophisme politicien célèbre, je ne crois pas que les catholiques aient le monopole de la générosité.

    Les grandes familles d’industriels sont il me semble souvent animées de considérations religieuses (et adaptent leurs convictions suivant les nécessités et leurs intérêts ?). Mais elles doivent aussi tenir compte de l’évolution du monde et de l’importance croissante de la finance. Les industriels et financiers qui ne sont pas des grenouilles de bénitiers ne sont pas forcément des suppots de Satan. Les déclarations du Pape risquent surtout d’être instrumentalisées par des des gens dont la générosité n’est qu’un prétexte à la poursuite de leurs intérêts ou à diverses utopies.

    Quant au verset écologique, c’est très à la mode, mais je ne vois pas en quoi cela fait avencer le smilblick humanitaire.

  • le pape ,comme les politiques, se trouve confronté a la disparition de son pouvoir..il ne faut pas chercher plus loin le comportement du pape et des politiques . on pourrait appeler cela de la corruption intellectuelle mais ce n’est simplement qu’un moyen de survie et ils sont capables tout !

  • Tout à fait d’accord.

  • Pur opportunisme du papounet François, qui surfe sur les courants d’opinions majoritaires. Il est malin, et s’il arrive à faire de son encyclique un buzz comme « Indignez-vous », il aura réussi son coup. En érudit et fin lettré, le pape est aussi stratège et habile communicant… Et tant pis si cela l’oblige à faire quelques détours et contorsions sur le chemin de la vérité…

  • Le totalitarisme est un risque permanent pour toutes les institutions humaines. L’Église avait vu clair sur le communisme au XXe siècle. Quel manque de lucidité aujourd’hui!

  • « …tout comme s’apparentera l’appât immodéré du gain au péché d’avarice »

    Oui.

    Vous traitez d’autre part le pape de « fin lettré ». En tant que tel, il connaît sûrement Dante; moi ce qui m’intéresserait en particulier, ce serait de savoir ce qu’il pense de la « Monarchia », en particulier III, 3 (je cite d’abord en allemand, la traduction sera difficile):

    « (…) dass gegen diese ‘bewiesene Wahrheit’ sich vor allem 3 Sorten von Leuten zur Wehr setzen, nämlich 1- Papst und Klerus, ‘denen wir nur das schulden was wir dem Petrus, nicht was wir Jesum schuldig sind’; 2- ‘Menschen denen eine nichts verschonende Begierde den Verstand gelöscht hat, und deren Vater in Wirklichkeit der Satan ist’; und 3- die sogenannten Dekretalisten, ‘das sind Menschen die, ohne überhaupt etwas von Theologie oder Philosophie zu verstehen, sich festklammern an die Bestimmungen des kanonischen Rechts, den constitutiones decretales’ // (où Dante écrit que) contre cette ‘vérité prouvée’ 3 sortes de gens en particulier s’insurgent, savoir 1- pape et clergé, ‘à qui nous ne devons que ce que nous devons à Pierre, non ce que nous devons à Jésus’; 2 – ‘ceux à qui une convoitise qui n’épargne rien, a éteint la raison, et dont le père est satan véritablement’; et 3 – les ainsi nommés décrétalistes, ‘ce sont gens qui, sans rien comprendre à la théologie ni à la philosophie, s’accrochent aux décisions du droit canonique, les ainsi nommées décrétales ».

    M’est avis que cet état de choses étant si ancien et que rien n’a jamais changé, le pape est peut-être un peu téméraire à vouloir précisément faire cela (je laisse de côté les horreurs qu’il distille sur l’environnement)

    (PS: Catholique pratiquant, je vais tous les dimanches à la messe)

  • oui, il faut combattre la connivence. La propriété individuelle ne peut pas être gérée par un élu. Cet élu doit rendre des comptes au propriétaire dans la transparence.

  • Un argentin baigné de communisme….qu’attendiez vous d’un énième brave égaré sur le chemin de la servitude?

  • Pas la peine de lire cet article plus loin que les deux premières lignes. Lorsqu’on commence à dénigrer une personnalité politique en la traitant d’incompétente sans raison, cela signifie déjà que ce qui va suivre n’est pas digne d’intérêt.
    Il serait bon d’élever un peu le niveau du débat. Quoi que vous en disiez Ségolène Royal défend toujours les sujets dont elle est en charge et à chaque fois permet d’avancer. Que la direction ne vous convienne pas c’est possible mais ce n’est pas une raison pour toujours dire qu’elle est folle etc…
    Aussi étonnant que cela paraisse, je vous conseille de lire la dernière interview de Frédéric Lefebvre qui a fini par comprendre que le débat d’idée doit être respectable s’il veut être respecté !

    • Donc, si je vous suis, si on dit à Ségolène que demain elle va devoir défendre la construction d’une navette spatiale par les raëlien, elle le fera sans se demander si c’est normal ? Ce qu’on lui demande d’abord avant de défendre quelque chose c’est d’identifier ce qui doit être défendu d’un point de vue logique et de laisser tomber le reste ….

      • Non vous ne me suivez pas très bien apparemment. Défendre les sujets dont elle est en charge signifie qu’elle s’y intéresse et propose des solutions qui permettent d’avancer si possible avec l’accord du plan grand nombre. Cf la transition énergétique.
        Et puis, si vous voulez essayer de convaincre Ségolène Royal de défendre une idée qui n’est pas la sienne, bon courage !

    • Vous savez, quand on veut évoquer le fait avancer en arrière avec bravitude, même dans les désirs d’avenir de Ségo, on est en droit de dire « reculer idiotement » en français de France.

      Quant à la compétence et l’incompétence des politiques, les élus nationaux sont tous très compétents… dans leur métier : politiciens. Ils savent tout des rouages des partis, des manipulations, des combines, des trucs pour se faire élire, augmenter leur influence, leur pouvoir. Par contre, le reste c’est pas leur métier. Il est donc bien normal que leurs compétences soient proches de zéro. Je suis enseignant chercheur en mathématiques appliquées à la finance, et compétent dans mon domaine, mais je suis une bille en droit administratif (entre autre), et c’est bien normal.

      Donc soyons clairs, Mlle Royal est visiblement compétente en matière de politique, probablement aussi en matière de socialisme (après toutes les années au PS, ça devrait) mais en écologie, en économie et en termes de développement industriel, c’est une bille, à vue de pif, tout français adulte au QI supérieur à 100 s’en tirerait (sur le plan technique, s’entend, pas politicien) au moins aussi bien qu’elle.

      • Si vous savez si bien le faire, allez donc prendre sa place. Faites les études nécessaires pour cela et ensuite revenez cracher dans la soupe. La loi de transition énergétique est une avancée considérable en matière d’environnement. Vous allez me répondre qu’elle est loin d’être aussi ambitieuse que cela aurait pu être. Certes, mais au moins, le prochain gouvernement n’aura pas l’ambition de la défaire.

        En fait vos critiques s’appuient sur du vide : un néologisme, une incompétence prétendue parce qu’elle propose des idées qui paraissent d’abord incongrues mais sont reprises ensuite…
        Et en ce qui concerne son engagement écologique, il ne vous aura pas échappé qu’elle s’occupe de ce sujet depuis les années 1980 et que sa région est la plus en pointe.

        Enfin sur les compétences économiques des Français, je vous trouve bien optimiste. Quand on voit que 30% sont prêts à voter pour le FN dont le programme économique est vraiment « extraordinaire » ou que les Français votent massivement par réflexe familial pour les politiques sans réfléchir plus que ça ou encore que les 3/4 d’entre eux ignorent ce que veut dire PIB on se demande vraiment s’il suffit d’avoir « 100 de QI » !

  • Le Pape n’est pas là pour sauver la planète, mais les hommes.
    Ceci me paraît un bon éclairage pour comprendre l’encyclique…

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