Immigration : une seule issue, ouvrir les voies légales

Face au caractère inéluctable de l’immigration en Europe et aux conditions désastreuses dans lesquelles elle s’opère actuellement, il est urgent de changer d’approche en légalisant l’immigration.

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Immigration : une seule issue, ouvrir les voies légales

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 juin 2015
- A +

Par Anthony Végat.

immigration libre (Crédits : cicilief, licence Creative Commons)
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Le projet de loi relatif à la réforme du droit d’asile revient à l’Assemblée, exacerbant une nouvelle fois le débat sur la capacité de notre pays à faire face à un afflux croissant d’immigrés.

Dans ce contexte, il apparaît essentiel de revenir à une réalité inéluctable : quelle que soit l’appétence des uns et des autres pour l’immigration, le nombre de personnes qui rejoindront notre continent dans les années et les décennies à venir va continuer à croître fortement. En effet, il y a d’un côté le besoin économique d’un apport de population dans une Europe vieillissante et de l’autre, la détermination, voire l’héroïsme, mis en œuvre par les individus qui cherchent à rejoindre le continent.

Le déni de réalité, les crispations, les circonvolutions actuelles se payent cher. En l’absence de dispositif légal à la hauteur du phénomène, l’aventure des migrants s’apparente à la traversée des Enfers. Lors du voyage d’abord : ils sont condamnés à des conditions de vie inhumaines. Ensuite, arrivés sur place : ils pénètrent des méandres administratifs qui les maintiennent dans une situation kafkaïenne. Ceux qui demandent l’asile se voient gratifiés provisoirement par l’État d’un subside symbolique, mais ont l’interdiction de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins en travaillant. Cela donne naissance à des zones de campements sauvages où les migrants sont condamnés à attendre Godot. Mais cette attente est en général rapidement perturbée puisque la police se charge de les déloger et les voisins de leur reprocher de ne pas s’intégrer.

Pour les autochtones, ces images de rafiots à l’attaque des côtes européennes et la sensation que le denier public est dilapidé dans la gestion de l’immigration favorisent une posture de défiance, voire d’agressivité face aux arrivants.

Pourtant, le phénomène migratoire est inéluctable. Il peut y avoir encore quelques gesticulations politiciennes mais cela restera quantité négligeable face aux réalités de fond : le besoin économique en immigration et la détermination des migrants.
Alors, plutôt que d’infliger des souffrances stériles à tous les protagonistes, immigrants ou autochtones, il conviendrait de mettre en place urgemment les voies légales permettant d’accompagner dignement ces flux migratoires.

En quoi cela consisterait-il ? Il s’agirait simplement d’octroyer un titre de séjour à toute personne qui en ferait la demande. En contrepartie, le migrant aurait à s’assumer seul, par son propre travail ou la solidarité familiale. Dans un premier temps, 5 ans ?, il ne bénéficierait de la solidarité nationale que pour les services auxquels il aurait cotisé. Par exemple, un salarié migrant bénéficierait comme tout cotisant aujourd’hui, de l’assurance chômage, de la couverture santé, etc. En revanche, les autres dispositifs de redistribution ne lui seraient pas ouverts, soit actuellement, RSA, allocations familiales, ou autre subvention. Au terme de cette durée probatoire, il pourrait devenir pleinement membre de la communauté nationale.
Ce dispositif s’appliquerait quelle que soit la raison de la migration, politique, économique, familiale. Il permettrait d’une part d’éviter la sauvagerie des traversées en mer ou dans les trains d’atterrissage des avions, ainsi que la précarité et la dangerosité du statut de clandestin. Il favoriserait d’autre part l’intégration des migrants. En effet, ayant à s’assumer seuls, ils bénéficieraient de la sociabilisation par le travail ou s’appuieraient sur leur famille déjà présente sur place. De leur côté, les autochtones n’auraient plus à craindre que leurs impôts servent à entretenir les personnes immigrées.

Plutôt que d’essayer de construire des digues aussi minuscules qu’inefficaces et de se mette en position de subir les flux migratoires, l’Europe aurait tout à gagner à prendre acte du caractère incontournable de l’immigration, afin d’intégrer les arrivants dans les meilleures conditions, au bénéfice de tous.

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  • « quelle que soit l’appétence des uns et des autres pour l’immigration, le nombre de personnes qui rejoindront notre continent dans les années et les décennies à venir va continuer à croître fortement » en effet et voilà pourquoi il faut tout faire pour empêcher cela.
    je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais partout en europe, les gens en ont marre de toute cette immigration. vouloir accepter encore plus d’immigration, c’est la porte ouverte à l’extrême droite. les immigrationnistes sont les idiots utiles de celles ci. Vous voulez vraiment que la france soit dirigé par le fn (parti national socialiste) ??

    • @jacques l’histoire de l’humanité s’est faite à travers l’immigration. Ce phénomène échappe à l’étatisme.

  • Où l’on voit que le socialisme et le libéralisme sont la même chose . Mais on s’en doutait quand on voit la politique des gouvernements de droite comme de gauche de ces dernières années .
    Sur l’immigration j’approuve tant Nicolas Sarkozy que le FN .
    Mais je suis un affreux réac , conservateur et patriote

    • « Où l’on voit que le socialisme et le libéralisme sont la même chose » non le libéralisme n’a rien à voir avec le socialisme à tout point de vue. sur l’immigration, la grande différence c’est que les socialistes veulent une immigration d’assistanat alors que les libéraux favorable à l’immigration (tous les libéraux ne sont pas favorable à l’immigration) veulent supprimer l’état providence et s’opposent à l’assistanat. Il ne faut pas oublié que bcp d’immigrés sont attirés par l’état providence francais. l’état providence est l’une des causes de l’immigration. plus d’état providence et l’immigration d’assistanat (que l’on appelle communément imigration économique) disparaitra. Ceci dit même sans état providence cela reste de la folie d’ouvrir les frontières

      • Je ne suis pas si sur que l’assistanat soit une si grande influence dans le choix du pays de destination. Et quand bien même, il faudrait avant tout que ce pays devienne un paradis libéral, ce qui n’est pas gagné.

        De plus, le problème n’est pas que l’argent, beaucoup de français considèrent que bientôt cela va être au français de s’intégrer dans son pays. Le pire c’est qu’ils ont absolument raison. Dans le même temps nombre d’immigrés et certains de leur enfants, donc français de souche, n’ont aucune forme de respect pour la nation.

      • « Ceci dit même sans état providence cela reste de la folie d’ouvrir les frontières »
        Vous n’imaginez à quel point vous avez raison.
        Je suis souvent effaré de voir à quel point des libéraux français, surtout les libertariens, adhèrent à l’idée reçue selon laquelle les Africains immigrent surtout pour profiter de l’Etat-providence.
        Pour, nous, c’est déjà formidable d’immigrer dans un pays où les rues sont propres, où les habitations sont au pire acceptables, où on peut trouver à moindre coût de bien meilleurs écoles que chez nous, des bibliothèques, des médecins compétents, et où même petit boulot permet d’aider la famille restée au pays.
        L’assistannat de l’Etat-providence n’est que la cérise sur le gâteau que beaucoup d’Africains découvrent une fois arrivés là-bas, et cela par le biais d’activistes pro-immigration. Paradoxale, non ?

        • Les frontières ne sont pas des constantes, lisez l’histoire. @ ekoulemaneng vous pouvez vous y reconnaître c’est votre liberté. Mais quelqu’un d’autre peut n’y voir que des lignes imaginaires à roulette et refuse à son temps d’être emprisonné à ciel ouvert. Les prisons africains arbitrairement dessinées à la règle lors de la conférence de Berlin, en 1885 sont refusés par bon nombre de liberaux.

          • Sauf qu’en finir avec les frontières nationales n’a rien à voir avec la fin des frontière tout courts.
            Parce qu’en fait de suppression de frontières, vous en collez finalement absolument partout. A l’échelle d’un quartier, d’une rue, d’une ville…
            Passer par un checkpoint tous les soirs pour rentrer dans une « gated community », c’est le point terminal du sansfrontièrisme…

  • pour l’immigration, le modèle c’est l’australie qui mène une politique très restrictive envers l’immigration (politique qui a certes été durci par Abott mais qui a commencé sous le gouvernement des travaillistes) et qui marche très bien.
    Cette politique restrictive est très populaire y compris au sein de la population d’immigrés (près d’un cinquième de la population australienne est née à l’étranger)

  • « Inéluctable » ?

    Quand la démence s’accouple au suicide collectif.

    Ce peudo libéralisme est révoltant, révoltant de veulerie, de méconnaissance historique, démographique et de lâcheté.

    C’est désespérant.

  • un procéssus migratoire est engagé est ira en s’amplifiant ; c’est ce que disait un géo-politologue à je ne sais plus quel émission ; c’est trés vrai mais nous n’y sommes pas préparé ; et acceuillir des centaines de milliers de gens du jour au lendemain ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique ; ce qui m’inquiète , c’est plutôt ce qu’il se passe dans la tête d’un certain parti qui compte bien profitter de cette manne électorale pour garder le pouvoir sans pour autant s’occuper serieusement de cette immigration qu’il va bien falloir prendre complêtement en charge dans les semaines qui suivent ; quand on entend les témoignages de ceux qui sont confrontés à l’arrivée des immigrés ( calais , roubaix …..) j’aime autant vous dire que ça met mal à l’aise ;soit on les acceuille et on fait en sorte de les aider vraiment à s’intégrer , sinon , il va sans dire que cela va mal se terminer ;

  • Les immigrants non choisis par notre pays et l’EU, seraient un très grand problème dans quelques décennies. Dans les années 60 les immigrants pas qualifiés étaient embauchés dans nos usines, puis par la suite pour des travaux de nettoyage (bureaux, métros etc).
    Mais tout ces métiers seront probablement remplacés par la robotique. La solution est d’aider ces pays d’immigrants à se développer et devenir démocrates.
    Soit la révolution a lieu chez eux, soit elle se fera chez nous de façon très violente. Donc aidons-les à développer leurs pays, ce sera bien pour tout le Monde.

  • « …Il s’agirait simplement d’octroyer un titre de séjour à toute personne qui en ferait la demande. En contrepartie, le migrant aurait à s’assumer seul, par son propre travail ou la solidarité familiale…. »

    Comme si l’immigration se réduisait à des données économiques…
    L’arrivée massive d’étrangers dans une communauté crée un phénomène de rejet, phénomène de défense d’un groupe qui se sent menacé dans sa cohésion.
    Que certains libéraux considèrent qu’un immigré jeune et « héroïque »remplacera avantageusement un autochtone vieillissant car UN quel qu’il soit vaut UN partout montre d’une part leur proximité avec l’extrême-gauche qui souhaite l’abolition des frontières, d’autre part, leur ignorance en matière d’anthropologie.

  • les conditions ne sont pas si désastreuses et la majorité des migrants, en France en tout cas, sont accueillis , parfois logés à l’hôtel, toujours soignés gratis, ….ce qui parfois procure un peu de jalousie de la part de français moins bien traités. Et pourtant ils sont nombreux.

    Évidemment les medias mettent en avant ce qui ne va pas , mais c’est loin de refléter la majorité de ce qui ce passe.

    Par contre, comme souvent on pratique la demi-mesure.
    Une autre façon de faire, serait soit d’être hyper strict à partir d’un certain quota(hors statut de réfugié: en fait très rare), avec retour immédiat au pays d’origine sans attente; soit au contraire un laisser aller mais qui nécessite une adaptation de nos lois: suppression des droits aux divers aides sociales, le seul droit à accorder étant celui de travailler( sinon on arrivera vite à la banqueroute), avec retour de ceux qui ne s’intègrent pas..
    Bien évidemment, votre article semble prôner une autre direction, qui revient en fait à supprimer les nations et considérer la France comme un territoire libre d’accès avec des règles identiques pour tous, au risque d’être rapidement débordé au niveau sécuritaire, social, et économique.

    • Et aujourd’hui, qui paie pour les billets du retour au pays d’origine…? Tous ceux qui paient des impôts. Je souscris à ce que propose l’article : on laisse les gens venir, mais ils s’assument (ou sont assumés par ceux qui les font venir, mais en tout cas pas par la communauté nationale). En enlevant en plus les barrières à l’entrée sur le marché du travail (qui sont bien en place, ne vous faites pas de souci, même si nos politiques oublient commodément d’en parler), hors SMIC éventuellement puisque c’est une ligne rouge… et la plus grosse des barrières, d’ailleurs.
      Et bien sûr, l’étranger reconnu coupable d’un crime en France a droit à un aller simple pour son pays d’origine, il s’agit du seul critère d’expulsion.

      • Que veut dire « s’assumer »?
        Assumer ses enfants ça veut dire leur payer un bol de riz par jour sans toucher à vos impôt? ou leur lire une histoire avant de dormir, leur acheter des livres pour qu’ils ne plombent pas le niveau de l’école de mes gosses?

        Expulser pour un crime? mais à partir de quel degré de gravité? Même un petit coups de boule sans séquelle? même rouler à 180 en ville? Quel poids médiatique a votre association libérale face à la force de mobilisation contre le retour de la  » double peine »?

        On ne supprime pas le SMIC? mais on doit le laisser tomber à quel niveau pour rejoindre la productivité horaire d’un paysan dogon vivant à rennes?

  • Je ne comprends pas comment on peut se dire libéral et en même temps, réclamer de fortes restrictions étatiques en matière d’immigration. Quelque chose m’échappe peut-être ?

    Certains invoquent un grand péril qui ne supporterait pas le « laissez-faire »; une « réalité de l’immigration » qui mettrait tout simplement à mal certains fondements du libéralisme. N’est ce pas paradoxal ou bien hypocrite ? Ceux-là même accepteraient-ils une telle concession dans un tout autre domaine ?

    « Je crois que la finance / l’écologie / l’éducation / l’immigration est un sujet trop sérieux pour que l’État rechigne à planifier cela ! » Du libéralisme oui, mais quand cela s’arrange avec mes petits lubies (ou mes peurs) !

  • « le besoin économique d’un apport de population dans une Europe vieillissante » : pourquoi pas également interdire l’IVG au nom du besoin économique et pour lutter contre le vieillissement ? 200 000 enfants supplémentaires par an, voilà qui nourrirait indubitablement le besoin économique ! Mieux encore contre le vieillissement : pourquoi pas assigner à chaque femelle du troupeau un minimum légal d’enfants à produire ? Quant au héros de cette histoire, on parle bien d’un personnage idéal, au comportement exemplaire, d’un surhomme se sacrifiant au service du bien commun. Chacun jugera du ridicule du terme dans ces circonstances.

    Que voilà de piètres arguties utilitaristes pour une position indéfendable ! Les immigrés, pas plus que les enfants à naître, ne sont la propriété de la collectivité qui pourrait leur assigner un objet. Assigner une fonction sociale aux individus est insupportable. Le vieillissement ne regarde pas non plus la collectivité. Ne vous mêlez pas de vieillissement : notre âge ne vous regarde pas. Besoin économique ? De qui et de quoi ? Nul le le sait… Ce besoin économique est une faribole qui n’existe pas plus que la demande agrégée du célèbre illusionniste.

    L’immigration se traite pourtant très simplement, par le marché libre. Une fois éliminés la spoliation préalable des premiers installés à travers les aides sociales et l’occupation (le vol manifeste) de l’excès d’espace public (qui n’aurait jamais dû être public), bref une fois le socialisme éliminé, on comprend sans effort que c’est le marché qui régule l’immigration en douceur. Au contraire, le florilège de lois insanes et de faux droits empêchent les marchés libres de produire une régulation bienfaisante au service de tous. La situation dramatique que nous observons aujourd’hui n’est qu’une conséquence du collectivisme insensé et de la cruelle absence de régulation dont ses serviteurs sont entièrement coupables.

    Supprimer les aides sociales ? Mais, de grâce, c’est pour tout le monde qu’il convient de les supprimer, pas seulement pour les immigrés. Et les impôts qui vont avec, bien sûr ! Par quelle cabriole douteuse parviendrait-on à expliquer que les immigrés qui travaillent (s’ils immigrent effectivement, comment pourrait-il en être autrement dans une situation de marché libre ?) payent des impôts pour financer des aides auxquelles ils n’auraient pas accès ? Autant légaliser explicitement l’esclavage !

    • il y a aussi des solutions plus radicales pour lutter contre le vieillissement: on peut euthanasier les vieux ou bien il suffit d’arrêter de les soigner. si les vieux vivent si longtemps c’est grace à la médecine. si ils recoivent moins de soins de santé, ils vivront moins longtemps.
      Bien sûr, je ne préconise pas ces solutions totalement immorales. en plus, comme je l’ai dit dans un commentaire en bas, je pense que le vieillissement de la population est un problème bcp moins grand que l’on croit

      • Le vieillissement n’est pas un problème du tout. C’est un problème uniquement parce que des amateurs incompétents assoiffés de pouvoir et de fric gratuit prétendent s’en occuper, avec force trémolos dans leurs discours idéologiques fallacieux, alors que le sujet ne les regardent pas, ni de près ni de loin. Notre âge ne les regarde pas.

        Les besoins des anciens seront satisfaits* à condition de les laisser, eux et leurs familles, s’en occuper et les offreurs y répondre efficacement. Bref, il convient de redonner le sujet aux vrais professionnels.

        (*) Il paraît que les anciens consomment moins et que le vieillissement causerait une baisse de la demande et du PIB. Rien n’est plus faux. Ils consomment autrement, mais certainement pas moins. Au contraire, compte tenu de leurs besoins en matière de soins et d’hébergement, ils consomment plus que jamais. Mais encore faudrait-il que le marché ne soit pas laminé par la collectivisation acharnée, à travers les réglementations ou le vol fiscal et social. Le véritable problème du vieillissement est l’interdiction faite aux anciens de participer efficacement à la création des richesses, notamment par la disparition de leur épargne volée par les systèmes de retraite par répartition. Dès lors que la répartition aura été abolie, le vieillissement paraîtra pour ce qu’il est véritablement, une chance, un atout inestimable.

  • Au vu des nombreux billets sur ce sujet, la libre immigration est la marotte de la rédaction de Contrepoints. Libre à eux d’en faire la promotion.
    Pour ma part je souhaite que le natif aie la même liberté que le migrant, ce n’est pas CP qui va me contredire sur ce point.
    L’immigration libre c’est permettre à n’importe quel individu de s’associer à un régime politique maître d’un territoire (la République en France).
    Comment peuvent réagir les citoyens qui n’agréent pas l’extension de cette association ? Ils peuvent certes émigrer à leur tour, mais ils ont beaucoup mieux à faire. S’ils veulent rester maître de leur destin face à des vague migratoires d’amplitude croissantes, ils peuvent tout simplement faire sécession.

    En effet la République, comme la Monarchie constitutionnelle, celle de 1789, est une association, voir la DDHC de 1789. C’est une association avec de nombreux biens et territoires en indivision. Vous connaissez l’adage, nul n’est censé rester en indivision.

    Faire sécession comment ? Une majorité locale suffit. La 1ère République ayant été un coup d’Etat de la Commune Insurrectionnelle de Paris, chacun peut contester la légalité de son oeuvre, et se réclamer des libertés locales et provinciales de l’Ancien Régime. Il suffit que les réfractaires à l’immigrationisme soient majoritaire dans un ou plusieurs cantons, circonscriptions, départements, pour revendiquer votre gouvernement local, et ne plus payer l’impôt au pouvoir parisien.

    Car c’est l’Etat jacobin qui tue la France.

  • « Le phénomène migratoire est inéluctable. »

    Si vous voulez, mais gardez à l’esprit qu’il conduit droit à la guerre civile.

    Quant à ouvrir les voies de l’immigration légale, pourquoi pas, dès lors que vous fermez celle de l’immigration illégale. Sinon l’immigration légale et contrôlée se ramène à peu près à ça:

    [img]http://images.gamekult.com/blog/imgdb/000/000/269/608_2.jpg[/img]

  • pour le vieillissement de la population, je pense que c’est un problème bcp moins grand que l’on croit grace à l’évolution des technologies et plus particulièrement grâce à la robotique. Bcp de gens oublient que les moyens pour lutter contre le vieillisement vont évoluer. L’une des merveilleuses capacités dont disposent les humains c’est leur faculté d’adaptation et leur faculté à résoudre leurs problèmes.

  • l’argument qu’il ne faut pas lutter contre l’immigration car elle est inéluctable est un argument absurde. La criminalité est aussi quelque chose d’inéluctable. donc il faut arrêter de lutter contre la criminalité. c’est juste absurde. On peut freiner l’immigration comme on peut freiner la criminalité

  • L’article revient à dire :

    Le navire a une brèche difficile à colmater, surtout n’essayons pas, ce serait mieux de faire un beau trou bien plus gros mais sans aspérité.

  • intégration et subsistance par le travail, avec déjà plus de 3 millions de chômeurs, c’est une plaisanterie je suppose?

  • Si cet article n’est pas de l’idéologie pure, expurgée de toute notion de réalité, interdisant à l’homme l’observation et la réflexion comme principes à la pensée…..
    Une preuve par neuf que des gens se revendiquent du libéralisme sont des idéologues rabiques.

    • « Une preuve par neuf que des gens se revendiquent du libéralisme sont des idéologues rabiques. »
      Plutôt une preuve par rien !!!
      Puisque qu’étant moi-même libéral, j’estime que les idées développées dans l’article sont franchement stupides.

    • « Si cet article n’est pas de l’idéologie pure, expurgée de toute notion de réalité, interdisant à l’homme l’observation et la réflexion comme principes à la pensée » là je suis totalement d’accord avec vous.
      « Une preuve par neuf que des gens se revendiquent du libéralisme sont des idéologues rabiques » là pas du tout, cela ne prouve rien, je suis libéral et je ne suis en rien immigrationniste. bcp de libéraux savent très bien que l’immigration libre ce n’est pas du tout réaliste que il faut une immigration limitée. regardez les commentaires sous les articles pronant l’immigration libre et vous ferez que la majorité des gens s’opposent à celle ci.

  • Franchement, les libertariens me désespéreront toujours !
    Ils ne s’imaginent pas que s’il n’y plus aucune barrière à l’immigration, c’est quasiment presque tous les jeunes africains, de l’engeance ou de la crème de la société, qui chercheront à émigrer pour de simples raisons économiques.
    Comme vous tenez tant à accentuer vos problèmes économiques et d’intégration de communautés étrangères, ouvrez donc grandement vos frontières !!! Cela me permettra de venir aussi me balader chez vous !!!

  • C’est dans ce type d’article que l’idéologie de liberalisme « pur » soulève des limites.
    Oui à être libre de faire ce que l’on veut à condition de ne pas gêner autrui.
    Oui au liberalisme, à l’immigration, à la condition que le monde adhère à un socle, des valeur communes, sinon la notion d’Etat disparaît.

    Une société se construit sur la base de cultures, d’intérêts communs. Les éléments exterieurs, à condition bien évidemment que ceux-ci s’intègrent dans la société, sont bien souvent bénéfiques et apportent une nouveauté, une fraîcheur, et un nouvel etat d’esprit.
    Comme toujours tout est question de mesure, une immigration contrôlée, qui s’intègre au pays en question ne pose en général aucun problème.
    Le problème est quand celle-ci devient incontrolable, et bien souvent avec des cultures totalement différentes du pays entrant.
    Quand les migrants entrent en trop grand nombre, ceux-ci ne s’intègrent bien souvent pas au pays d’acceuil, et restent très souvent entre eux. Allez voir Birmingham et vous me direz si l’intégration marche dans ces cas là.
    A ce moment là, le liberalisme ne tient plus puisque cette « nouvelle » population tend à prendre la place de la locale, et donc « gêne autrui ».
    Il est donc compréhensible que de plus en plus de personnes rejettent cette forme soudaine d’immigration, il n’y a bien que l’élite canal + parisienne pour désirer une régulation massive, mais pas à côté de chez eux.
    Donc l’article est facile, utopique et ne tient pas compte des réalités.

    • Pas besoin d’aller si loin que Birmingham, je suis né et ai grandi dans une banlieue populaire du nord de Paris: je ne la reconnaît plus et n’ose plus y mettre les pieds ( et c’est pas un fantasme de petit bourgeois…) . Dans toutes nos banlieues vous trouvez ce type d’exemple que vous citez. Cet article est un vrai naufrage idéologique!!! Et une plaie au libéralisme.

  • Je voudrai bien connaître l’adresse du revendeur de l’auteur, parceque manifestement il lui vend de la bonne!!!! Non mais sérieusement?!?!?…..

  • « il est urgent de changer d’approche en légalisant l’immigration. »

    Absolument pas compte tenu du niveau d’état providence.

    Le problème de fond c’est que l’ouverture complète des frontières à laquelle je suis favorable n’est possible que s’il n’y a pas d’état providence.

    Lorsqu’il n’y a pas d’état providence et que chacun doit pourvoir a sa propre subsistance et celle de sa famille grâce à des échanges libres et volontaires, tout le monde bénéficie économiquement de la venue des autres. Le nouveau venu bénéficie de l’activité qu’il peut (et doit) déployer et l’autochtone comme lui peuvent ainsi bénéficier de nouvelles opportunités d’échanges.

    Lorsqu’il y a un état providence, plus il est développé et plus il attire des gens qui entendent en bénéficier sans rien produire. Il n’est dès lors pas question de laisser n’importe qui ou n’importe quel nombre de personnes venir en bénéficier sans autre. En d’autres termes, plus mes voisins ont un droit à piller le fruit de mon travail contre mon consentement et plus je réclame en contrepartie un droit à pouvoir décider de qui seront mes voisins et combien ils seront.

    Avant d’ouvrir la frontière, il faut éliminer l’état providence. A défaut, si on ouvre la frontière tout en maintenant voir même en étendant l’état providence, le seul résultat qu’on obtiendra c’est la pauvreté généralisée et le pillage encore plus grand de ceux qui produisent de la richesse par le nombre croissant de ceux qui bénéficient de l’état providence.

    Paradoxalement, avec un état providence, l’immigration n’est profitable à l’autochtone que si elle reste illégale.

    Milton Friedman avait exactement le même genre de position.

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