Algérie : la visite de François Hollande

Le regard de René Le Honzec.

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L’Algérie est un des derniers avatars du marxisme triomphant des indépendances diverses qui ont voulu suivre le modèle soviétique, avec une industrialisation à marche forcée, une agriculture reléguée au second plan, une bureaucratie explosive, une absence de libertés, un encadrement toujours plus strict des libertés. Avec, bien sûr, une corruption institutionnelle (il suffit de fréquenter les sites algériens, comme « Liberté Algérie », avec l’excellent dessinateur Dilem) et un gaspillage phénoménal (pas perdu pour tout le monde, cf le scandale de l’Autoroute). On peut y ajouter une monoculture, celle du pétrole (et du gaz) et de la Sonatrach. On ne compte plus les scandales à répétitions, la confiscation des pouvoirs et des détournements par une caste politique se prétendant issue de la lutte anti-colonialisme, toujours agitée pour essayer de détourner les haines d’une population consciente des tares du système (tout en y participant activement, faute d’alternative). Allais-je oublier l’incompétence politique devenue norme ?

Ajoutez une belle guerre civile sauvage de 10 ans et 150 000 morts dont les braises rougeoient toujours, la manne pétrolière qui s’effondre, avec, en plus, une perspective d’assèchement des puits assez proche (2020, 2030 ?), un jeu trouble dans les enjeux des guerres tribales sub-saharienne, une agressivité envers ses voisins marocains, des achats massifs d’armes (pas à la France « colonialiste »), et vous obtiendrez toutes les raisons pour lesquelles Flanby va y faire la danse du ventre.

Mais, même ça, un socialiste, ça ne sait pas faire.