Obama : bilan d’un désastre

Obama Hope - Crédits Steve Rhodes via Flickr (CC BY-ND 2.0)

Obama n’a pas été le Messie que tout le monde espérait. Il a été le fossoyeur de l’empire américain.

Par Nathalie Elgrably-Lévy

Obama Hope - Credits Steve Rhodes (CC BY-ND 2.0)
Obama Hope – Crédits Steve Rhodes via Flickr (CC BY-ND 2.0)

 

En janvier 2009, lorsque Barack Obama entra à la Maison Blanche, c’était l’euphorie planétaire. Le 44ème président était présenté comme l’ultime vecteur de changement, le symbole par excellence de l’espoir renouvelé, celui qui devait marquer à jamais le destin de l’Amérique et du monde. Il était encensé par les médias qui ne reculaient devant aucun superlatif pour décrire leur «super-héro». Et il était adulé de ses électeurs qui voyaient en lui le sauveur de l’humanité. On pouvait même se procurer des T-Shirt, des tasses, des épinglettes, des affiches et même des poupées à son effigie. C’était le culte de la personnalité à son paroxysme.

Violente réalité

Six ans plus tard, l’ivresse de l’espoir s’est évanouie pour faire place à la violence de la réalité.
La récession, qui a durement secoué les États-Unis, a pris fin en juin 2009. Les indicateurs économiques devraient donc logiquement indiquer un redressement de la situation, d’autant plus que la rhétorique enflammée et les promesses de jours meilleurs qu’Obama déclamait avec aplomb ne souffraient aucune contestation. Et pourtant !

En 2008, 13,2% des Américains vivaient dans la pauvreté. Aujourd’hui, ce taux se maintient à 14,5%.

En 2008, 9,3% des Américains recevaient de l’aide alimentaire, contre 14,6% en 2015, soit une hausse d’environ 15.000 personnes par mois.

En janvier 2009, la durée moyenne du chômage était de 19,8 semaines. En avril 2015, elle était de 30,8 semaines. Au cours de la même période, le nombre d’adultes ne participant pas au marché du travail a grimpé de 15,7% pour atteindre maintenant 93,2 millions de personnes.

Toujours en janvier 2009, soit au cœur de la récession, 12,5 millions d’Américains occupaient un emploi dans le secteur manufacturier. Aujourd’hui, en dépit de la reprise, ils ne sont plus que 12,3 millions.

De 67,8% qu’il était en 2008, le taux d’accès à la propriété a plongé à 63,7%, soit son plus bas niveau depuis 1967.

En 2008, les États-Unis occupaient la 9ème place (sur 161 pays) pour leur PIB par habitant. En 2014, ils avaient glissé à la 13ème place. Et que penser du fait que, selon les plus récentes statistiques, 52,5% des travailleurs américains perçoivent un revenu annuel inférieur à 30,000$ ?

Quant à la dette du gouvernement américain elle a bondi de 79,4%, ou 8 billions $. Alors qu’elle représentait 73,5% du PIB en 2008, elle atteint maintenant 102,7%.

Record de médiocrité

Affirmer que le bilan économique d’Obama est lamentable serait un euphémisme. Il devait être le sauveur de l’empire américain. Il a été son fossoyeur.

À ce désastre économique s’ajoutent les nombreux scandales, comme celui de Benghazi, celui relatif au harcèlement administratif par le fisc américain des groupes non sympathisants aux politiques du président, ou encore celui de l’espionnage des journalistes par le département de la Justice. Autant d’exemples qui illustrent les abus de pouvoir effrontés et croissants des démocrates.

Obama n’a pas été le Messie que tout le monde espérait. Et il n’a été ni un grand leader, ni un bon président, ni même un président moyen. Il a réussi à être l’un des pires présidents de l’histoire américaine. J’ignore qui remportera les prochaines élections. Mais chose certaine, son successeur pourra difficilement battre pareil record de médiocrité !