Réforme du collège : Valls passe en force

Le regard de René Le Honzec.

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On ne va pas revenir sur cette réforme que personne n’a vraiment comprise, mais que tout le monde a critiquée. Si Alain Madelin apprécie les timides avancées en matière de décentralisation administrative avec le plus d’autonomie des directeurs d’établissement, Lemaire attaque bille en tête avec un contre-programme ficelé, ce qui lui fait prendre de l’avance sur ses petits camarades. C’est surtout l’occasion de constater une fois de plus le sens démocratique de Valls, le Zébulon des tribunes. À défaut de convaincre, il passe en force, méprise les enseignants-électeurs, persuadé qu’il pourra faire comme Flanby, les acheter avec créations de postes ou des augmentations grâce à l’embellie économique que Hollande a vu dans une vision nocturne. Il est vrai que la mobilisation fut faiblarde, personne n’arrivant à se situer vraiment, sauf pour l’éternel manque de moyens qui ressort comme une litanie depuis des décennies.

On est très loin des prétentions de l’anaphoremaniaque : « Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation. » Bon, ben on vient de découvrir que l’Éducation Nationale ne relève pas de la négociation.

À part ça, je ne suis pas sûr que mon âge vénérable m’ait permis de trouver les expressions branchées « jeune ». Mais de mon temps, on disait bien « 22, le surge ! ». Et y-a-t-il encore des colles, avec tous ces kalachnikovs qui traînent ?