Comment se protéger d’une baisse du marché ?

omg credits Lili Vieira de Carvalholicence (CC BY-ND 2.0)),

En avril, les principaux marchés ont subi un violent retournement. Le dollar, les emprunts d’État et les actions ont tous fléchi. « Sell in may and go away » Peut-être. Mais où

Par Régis Yancovici.

omg credits Lili Vieira de Carvalholicence (CC BY-ND 2.0)), via Flickr.
omg credits Lili Vieira de Carvalho licence (CC BY-ND 2.0)), via Flickr.
  • En cash. C’est la seule classe d’actifs qui vous assure de retrouver votre capital. Aucun rendement n’est à attendre mais cette solution n’est pas à négliger ponctuellement et pour une part raisonnable de votre capital.rené le honzec hollande (2)
  • Les ETF « bear ». En principe, c’est l’idéal puisque la corrélation est parfaitement inverse. Vous « couvrez » votre portefeuille. Mais attention, du fait de la capitalisation, la performance de l’ETF bear diverge de celle attendue. Cette divergence varie en fonction de la durée de détention et de la volatilité du sous-jacent. Si vous acheter un ETF bear sur les emprunts d’État, ce risque est plus limité. Ce n’est pas une mauvaise idée mais le rebond des taux longs est déjà significatif. Attention à à l’éventuelle exposition aux devises. Si vous souhaitez rester sur le marché des actions, il vous reste plusieurs possibilités qui vous protégeront dans une certaine mesure et qui vous permettront de participer à la hausse si elle se poursuivait, ce qui est notre scenario :
  • Les secteurs défensifs. Traditionnellement, l’énergie, les utilities, les télécoms, la santé, ou l’agroalimentaire ont joué ce rôle car leurs activités sont assez indépendantes du cycle économique, d’une remontée des taux d’intérêt. Attention tout de même, les secteurs à dividendes élevés pourraient souffrir en cas de remontée durable des taux à long terme.
  • Vous ne savez quel secteur sélectionner ? Pas de souci, achetez directement un seul ETF qui sélectionnera pour vous les titres les moins volatils. Il s’agit du « facteur de risque low vol ». Par exemple, SPDR EURO STOXX LOW VOL UCIT. Attention tout de même, il n’est pas impossible que, lors d’un choc de marché, des titres historiquement peu volatils décrochent. La faible volatilité de l’ETF ne serait alors qu’une fable. Cette catégorie d’ETF ne joue son rôle que sur moyen et long terme. Leur composition est révisée tous les trimestres.
  • Un autre facteur de risque permet de résister en cas de baisse des marchés : « quality ». Il s’agit, selon des critères qui varient d’un producteur à l’autre d’acheter au sein d’un ETF des titres de qualité. En général, les critères s’appuient sur des éléments de bilan et de compte de résultat. Par exemple, l’ETF iShares MSCI USA Quality Factor s’appuie sur la marge, la croissance bénéficiaire et l’endettement.
  • Un moyen efficace de limiter les pertes en cas de baisse de marché, tout en conservant du potentiel en cas de hausse est d’acheter un ETF Buy-Write. La stratégie vise à acheter une action tout en vendant dans le même temps un call (option d’achat). La vente du call permet d’encaisser une prime, ou en d’autres termes, d’acheter l’action avec une décote. Cela permet de surperformer la seule détention du titre en cas de baisse, de stagnation ou de légère hausse du marché.
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