L’électronucléaire et l’EPR de Flamanville

Heureusement nos anciens ne connaissaient pas le « principe de précaution » lorsqu’ils ont créé nos 58 réacteurs nucléaires, qui nous fournissent l’un des courants électriques les moins chers du monde.

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Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

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L’électronucléaire et l’EPR de Flamanville

Publié le 17 mai 2015
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Par M. Reyne.

Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)
Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

À grands coups d’approximations1, on peut estimer a priori que chaque REP (réacteur à eau pressurisée) produit un CA (chiffre d’affaires) de 1 million d’euros/jour ou 17 milliards d’euros/an pour le parc. Et si celui-ci est prolongé de 10 à 20 ans (comme les centrales US du même type), ceci représenterait 170 à 340 milliards de CA supplémentaires. Ce qui compenserait largement le coût du « grand carénage » (55 milliards d’euros), de l’enfouissement des déchets (10 milliards) et du démantèlement (5 milliards).

Le fera-t-on ?

L’EPR (European Pressurized Reactor) est, lui, estimé à 9 milliards d’euros, et, malgré ses déboires (éventuels), il devrait produire 600.000 milliards de KWh durant sa vie (60 ans), pour un coût de 13,3 euros/MWh (megawatt-heure). Même en triplant ce coût pour tenir compte de la maintenance, des déchets, et du démantèlement, on arrive à environ 40 euros/MWh, loin des 100 estimés.

On peut se demander pourquoi la cuve (526 tonnes) a attendu son montage sur site pour que soient vérifiées ses caractéristiques, ou, si l’on a entre-temps, changé les normes de sécurité ? La décision de poursuite ou non de l’opération appartient à l’ASN (Agence de Sureté Nucléaire), et tout se passe comme si l’on avait attendu un démarrage de l’EPR (possible) pour pouvoir procéder à l’arrêt de Fessenheim, promis aux écologistes par le gouvernement Hollande.

Quoi qu’il en soit, un nouveau retard de l’EPR de quelques années condamnerait la filière nucléaire française… et nos exportations potentielles.

De plus, les cuves des deux EPR chinois furent également réalisées par AREVA.

Quant aux EnR (Énergies renouvelables), il faut compter environ 180 euros/MWh pour l’éolien terrestre, 250 pour l’éolien en mer et le solaire. Auxquels il convient d’ajouter le coût d’un réseau supplémentaire et un investissement pour compenser les aléas d’une énergie intermittente.

Peut-on compter sur les EnR pour assurer notre avenir énergétique ? C’est l’optique des militants verts.

Les subventions aux EnR sont stoppées en Angleterre et en Espagne, 14.000 éoliennes ne fonctionnent plus aux USA, et le coût de la transition énergétique en Allemagne est évalué à 1.000 milliards d’euros (sans pouvoir arrêter les 8 REP restants et sans réduire le taux élevé de CO2 produit par les centrales à charbon ou à gaz).

En quoi sommes-nous perdants ?

Il n’y a eu aucun irradié à Fukushima (dont les réacteurs fonctionnaient à l’eau bouillante – non contenue dans une enceinte pressurisée – contrairement aux REP), et sans enceinte de confinement, comme à Tchernobyl (qui appartenait à la filière graphite-gaz, arrêtée en France) alors que ces enceintes existent dans les EPR.

Enfin, les mines de charbon provoquent annuellement un millier d’accidents et le barrage des Trois Rivières, en Chine, a induit le déplacement d’un million de personnes qui ne retrouveront plus leur lieu de naissance, englouti sous les eaux.

Heureusement, nos anciens, qui ont fait « les trente glorieuses », ne connaissaient pas le « principe de précaution » (ou plutôt d’irresponsabilité) lorsqu’ils ont créé, en moins de 20 ans, nos 58 réacteurs nucléaires, qui nous fournissent toujours l’un des courants électriques les moins chers du monde. Il est à craindre que, sous la présidence de Hollande, nous ayons perdu notre prédominance et que nous restions loin derrière les Chinois et les Russes.


Sur le web.

  1. Les données de l’ADEME, association étatique, sont contestables.
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  • Mais la France perd déjà des parts de marché ! L’Afrique du Sud, le Brésil, l’Argentine se sont tournés vers la Russie et la Chine. Le choix catastrophique de mise en place de l’EPR n’a été le fait que d’Areva. La Chine construit une trentaine d’unités en ce moment de type AP1000, une version améliorée des 900 MW français construits sous licence Westinghouse qui sont des usines très sûres. Fermer Fessenheim est une négation du bon sens économique et industriel de base. Allez expliquer ça à des politiciens pourris de l’intérieur par la propagande incessante de Greenpeace ! La surrégénération c’est maintenant le pré carré de la Russie, la France a lamentablement abandonné cette filière pour satisfaire les caprices des écologistes. La filière nucléaire française est morte. Dans 20 ans ce seront des firmes chinoises qui construiront des centrales nucléaires en France, point barre.

    • Il me semblait que dans 20 ans, il n’y aurait plus d’uranium ou en tout cas pas beaucoup. En tout cas je mettrai pas mes billes la dedans c’est du bon sens…

  • nos anciens connaissaient le principe de précaution , c’est universel et a toujours existé .

    le socialisme permet d’enlever tous les risques individuels et ainsi on met l’individu dans l’incapacité d’évaluer ses risques , il s’en remet a l’état les yeux fermés .
    ce principe de précaution est maintenant uniquement entre les mains des financiers et c’est devenu une arme de portée mondiale pour maximiser les profits avec la complicité des médias et des états.
    le nucléaire…bof, il est entre les mains de l’état , il empêche les financiers de faire du bizness , le détruire par tous les moyens est leur but…et ils ont réussi !

    • je ne comprends pas cet article: imposer le nucléaire avec un état fort, c’est loin d’être libéral… le principe de précaution a un coût, c’est ce coût qui doit être mis dans la balance et qui implique qu’il n’y a pas vraiment eu une activité privée autour de nucléaire.
      Peu importe les chiffres, la question que je pose est: pourquoi n’y a t -il pas de vrai privé sans aide de l’état dans le nucléaire?

      • Une entreprise publique en situation de monopole n’est probablement pas la meilleur option pour le secteur de l’énergie (ni pour n’importe quel autre secteur d’ailleurs). Cependant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain et l’énergie nucléaire peut être encore très rentable pour peu qu’on la débarrasse de la mauvaise gestion actuelle (je travaille chez EDF). Si on avait 4 ou 5 entreprises d’énergie nucléaire totalement privée pour exploiter les 19 CNPE en France (avec toujours le gendarme de l’ASN), on pourrait baisser le prix d’encore !

        • Un parc assez homogène est censé être un avantage.

          • Pour moi les avantages du parc homogène sont complétement surpassés par les désavantages d’un monopole et en plus publique qui devient innéfficient. J’en veux pour preuve que malgrès que nous soyons le plus gros exploitant nucléaire, toutes les innovations que l’on utilise (FME, AP913, COPAT, SDIN) on est allé les acheter aux petits exploitants Américains plus innovants, plus flexibles et mieux gérés.

            • les USA sont très fort même dans un secteur en perte de vitesse, ils sont capable d’aller chercher de la « tune » là où il y en a, c’est à dire dans les pays contraint par l’état de continuer sur ce secteur. trop fort! furthermore même si les vannes s’arrêtent de couler, cela ne touchera même pas le grand géant américain avec son entropie de ouf qui continue de prospérer: direction la singularité technologique.

  • Pas d’irradiés a Fukushima ?
    On devrait ouvrir un clubmed la bas alors, avec les milliers de « nettoyeurs » comme GO….
    <o)

      • Puisque ce sont les résultats des mesures fournies par Tepco qui a pris le plus grand soin quant a l’usage des dosimètres 24h/24, on ne peut qu’être être rassuré quant au sort des ouvriers. On se demande vraiment pourquoi on en a fait tout un fromage…
        En plus, comme tout le monde a déserté, on a toute la place qu’on veut pour installer des bungalows <o)

        • 1 – « Prévues pour une durée d’environ 30 ans, le pilotage de ces études a été confié à la FMU en collaboration avec d’autres centres médicaux japonais. »
          2 – « Dans le cadre de la deuxième campagne de dépistage (avril 2014 – avril 2016), 106 068 enfants se sont présentés »
          3 – « 611 enfants ont été identifiés comme devant bénéficier d’examens complémentaires. Il est à ce stade beaucoup trop prématuré pour se prononcer sur la significativité des chiffres mentionnés pour la deuxième campagne de dépistage »
          « Aucun élément ne permet d’affirmer à ce jour s’il y aura ou non une augmentation des cancers thyroïdiens chez les enfants de la préfecture de Fukushima. »

          Ce ne sont là que des extraits de « la référence » de « ModernGuy »! Le message est clair: « tout est calme, dormez, Braves Gens! »

          Pour 1: Il est clair que si le suivi des personnes peut durer 30 ans, c’est que, comme chacun sait, une tumeur reste indétectable pendant un temps variable et qu’elle se développe sous l’influence de plusieurs facteurs dont la radio-activité est ici, désormais, inévitable (d’autant plus que les dégâts des rayons sont « cumulatifs », le soleil ou le sol en sont d’autre sources aussi inévitables, plus constantes mais moins violentes)! Donc le bilan, c’est pour dans 30 ans!

          Pour 2: c’est l’archétype du biais habituel des études épidémiologiques: si vous attendez dans une ville d’une vallée, en Haute-Savoie, les rhumatisants pour les compter, il y a bien des chances pour que les plus atteints renoncent à se déplacer, juste pour votre étude!

          Pour 3: Dans ce cas-ci: il est probable que les enfants décédés ou trop malades ne se soient pas rendus à l’invitation!
          Alors, qu’en plus, dire que les enfants sortants des critères de normalité CHOISIS, ne signifie absolument pas qu’ils soient atteints de quoi que ce soit, et écrire qu’il est trop tôt pour dire qu’ils sont « atteints » par les rayons reçus, aussi! Mais en fait, on n’en sait encore rien! Sauf qu’en termes policiers, il y a quand même un « indice », avec « vérité judiciaire » dans 30 ans, ou avant?

          Dans l’article comme dans les commentaires, on ne voit que trop qu’il s’agit, en fait, que d’un conflit d’opinions, à la façon habituelle, débilement binaire: du « pour » ou « contre », alors que tous les tenants et aboutissants de ce problème, scientifiques, techniques, financiers, directs ou conséquents devraient nous convaincre de notre incapacité (comme de celle des politiciens qui doivent, en plus, envisager les conséquences sur leur réélection!) à élaborer la « bonne » réponse, évidemment. Je compare la « vérité » ou la « réalité » à une inclusion dans un diamant taillé en « brillant », à 57 facettes: chaque facette apporte un autre « point de vue » donc la réalité ne peut être décrite par un point de vue , seul! Et, en fait, il y a bien plus de 57 facettes, toutes évolutives dans le temps! Je trouve que ça relativise bien nos « points de vue »!

          • « comme chacun sait, une tumeur reste indétectable pendant un temps variable et qu’elle se développe sous l’influence de plusieurs facteurs dont la radio-activité »

            Source?

      • IRSN.. IRSN… C’est pas le nouveau nom de l’IPSN, et son fameux nuage arrêté par les douanes ? <o)

        • C’est clair: un seul observateur ne peut être considéré comme digne de foi, seul (ce qui n’en fait pas du tout un menteur!). Scientifiquement, quand l’observation est reproductible dans « d’autres mains », on gagne en confiance!

          Désolé, mais on parle beaucoup de l’ASN comme brevet de sécurité, malgré l’émission d’Élise Lucet, qui a mis en lumière certains problèmes sérieux! J’ai plus tendance à croire des gens, « experts internationaux », comme les enquêtes européennes: la transparence oblige à l’objectivité: un simple coup d’oeil sur les autres pays m’a déjà convaincu que la solution du « tout nucléaire » n’avait pas trop de succès dans les autres pays! (Et quand on connait les montants financiers et les considérations politiques sur l’autonomie énergétique, en cause, l’effet de « mode » ne doit pas peser bien lourd!

          Ce dont on ne parle pas assez, c’est bien des avances technologiques permises par la R&D sur le renouvelable! La France a déclaré forfait dans cette nouvelle course, tant pis pour elle!

          Dans un autre pays voisin, la Belgique, la remise en état pour prolonger la vie d’une centrale, va quand même coûter 750 millions d’ € « oubliés » dans les calculs « au pif » (expression locale équivalente « d’à vue de nez ») de l’auteur de l’article qui parle, ailleurs, d’une somme entre « 170 et 340 » milliards d’ €! (Ses comparaisons-pseudo-arguments avec le « renouvelable », sont du même tonneau: comparer une technologie de plus de 30 ans avec d’autres qui débutent! Tout ça sent la manipulation d’informations choisies convoquées pour étayer une conviction « de principe » … ou des intérêts particuliers, hélas!

          • « avances technologiques permises par la R&D sur le renouvelable »

            Quelles sont les avancées technologiques qui selon vous permettront dans un avenir plus ou moins lointain de se passer du nucléaire ?

            Comprenez bien ma question : elle ne concerne pas l’immédiat mais disons le remplacement de toute exploitation de gaz, de pétrole ou de charbon pour fournir l’énergie à 10 milliards d’individus à haut niveau de vie dans un siècle.

            Tout ce que j’ai vu comme « solution » écologique jusqu’à présent consiste à couvrir la terre de panneaux solaires, de cultures de bactéries, de moulins à vents, de cultures pour les bio-carburants. Ca risque d’être un peu monotone comme paysage …

            • Vous savez bien que personne ne peut prévoir ce qui se passera dans un siècle! Moi non plus!

              L’histoire montre que le progrès scientifique et technique s’est accéléré beaucoup en quelques siècles et qu’on est loin de constater une pause actuellement.

              Je ne suis pas « fan » du tout de l’écologie politicienne: j’espère d’ailleurs que ces partis vont disparaitre quand le souci écologique qui, pour moi, se rapproche du souci de qualité de la vie et de l’environnement, sera entré dans les habitudes dans la façon d’aborder les problèmes, comme un aspect à ne pas négliger, parmi les autres aspects.

              Toutes ces idées de tri sélectif des déchets, d’assainissements de sites industriels désaffectés, de souci de la qualité de l’air dans les villes, de traitement des eaux usées avant de les rejeter, de diminution de la consommation d’énergie, de recyclage etc … etc … sont déjà bien entrées dans les mentalités et progressent de génération en génération, dans nos pays, sans qu’on soit pour ça, contraints de volter écolo!

              Mais dans nos pays, on parle essentiellement de « mix énergétique » et je ne vois pas pourquoi on disqualifierait une source, une fois pour toutes, rien que parce que des conditions bien particulières pourraient au contraire commander de l’utiliser!

              En fait de la R&D autour du « renouvelable », on connait bien les principaux défis: la diminution du coût de transformation et le stockage d’énergie électrique.

              Voici un seul exemple: je ne suis pas compétent pour dire si c’est une chose qui vaut d’être développée mais c’est en tout cas un exemple qui montre parmi des centaines d’autres, qu’on cherche bien tous azimuts, et un peu partout dans le monde.

              http://www.humanosphere.info/2015/05/vortex-une-autre-eolienne-sans-pale-et-en-forme-de-tube/

              Vous pensez bien que le solaire est la bonne solution pour de nombreux pays africains, par exemple!

              • Mikylux le 18 mai 2015 à 1 h 42 min : « je ne suis pas compétent »
                C’est clair. 😉

                Quelques cours de physique (pas élémentaire, il est vrai) t’éviteront des enthousiasmes déplacés à propos d’éolienne révolutionnaires, à commencer par celles qui prétendent franchir la limite de Betz (ce qui n’est rien d’autre qu’une variante de machine a mouvement perpétuel…). Des progrès ne sont pas exclus, et on peut certainement extraire de l’énergie de l’oscillation d’un roseau géant. Peut-être même (qui sait) pour moins cher que les ventilateurs géant actuels. Seulement ça ne change rien : fondamentalement même gratuite l’énergie éolienne est encore trop cher pour le mauvais service qu’elle peut rendre.

                Et le stockage est et restera toujours bien trop cher : on ne peut physiquement pas faire mieux que les stations de pompage-turbinage, qui ont un rendement imbattable pour le cout le plus bas (deux réservoirs, un tuyau, et une turbine banale : y’a pas plus simple et moins cher possible), or ces stations coutent autant qu’une centrale de production de même puissance pour une capacité de stockage de moins de deux jours ; vide ! parce qu’il faut en plus produire l’énergie à stocker…
                On va le dire autrement : une installation de production qui fonctionne ne serait-ce que plus de 2 jours par an (*) au moment des pointes est plus intéressante qu’une station de stockage !
                (* un peu plus, compte tenu des frais d’opération supplémentaire ; disons 2 semaine pour être large)

                Et bien sûr, le stockage n’est pas sectaire, quand il peut rendre des services à moindre cout qu’une unité de production (ça arrive dans quelque rare circonstances) il traite aussi bien de l’électricité fossile ou nucléaire que renouvelable. C’est bien pourquoi les STEP existe déjà. Ainsi, admettre que sans stockage le renouvelable est sans intérêt, c’est admettre que le renouvelable est sans intérêt TOUT COURT. Le stockage est une question disjointe : le renouvelable doit battre le fossile, et ça n’arrivera pas pour une bête question d’entropie (le fossile est déjà concentré, le solaire doit être concentré c’est à dire qu’il faut lutter contre l’entropie, et c’est ce qui coute le plus d’énergie).

                • J’ai souvent écrit que je n’étais pas opposé au nucléaire, par principe! Je ne crois pas non plus que ce soit une solution merveilleuse: l’EPR française n’est pas en bonne voie, l’accident fait peur, c’est clair et la peur n’est pas une donnée rationnelle.

                  Le coût actuel, faible, de l’électricité tient-il compte du démantèlement du façon réaliste, et des coûts de la longue vie des déchets?

                  Je sais, il y a une cagnotte (un « fonds ») qui ne suffira pas et les déchets ne seront pas tous réutilisés (ferait-on des études pour les enfouir dans l’argile de la Marne, si c’était pour l’exploiter?

                  Que va devenir AREVA et ses pertes?

                  Dans le domaine de l’énergie, je ne crois pas du tout aux solutions « simples »: au contraire, ça demande de multiples compétences différentes.

                  Par exemple, je crois que les réserves de « pétrole » sont bien plus importantes que prédit: simplement, leur accessibilité peut différer d’un site à l’autre! Et donc le coût.

                  L’écologie non plus n’est pas une religion aux dogmes intangibles. Et si j’ai encore des doutes sur la réalité et l’explication d’un vraisemblable changement climatique (ce qui n’aurait rien de nouveau), par contre, la « pollution » humaine sur les éléments (eau, terre, air) n’est plus contestable, particulièrement dans les mégapoles.

                  L’inventeur français le plus primé du concours Lépine a donné sa recette à la télé: ses inventions-objets sont souvent la conséquence du rapprochement de deux fonctions dans un même objet (cas du barrage sur un cours d’eau avec centrale hydraulique, capable de pomper l’eau vers l’amont en cas de moindre consommation).

                  Donc, à mon avis, le solaire, l’éolien, le thermique, l’hydraulique: libre à chacun de chercher! (Et je serais curieux de savoir le nombre de personnes qui bossent sur le sujet! dans le monde)

                  Mais le dogme du « Tout-nucléaire » ne tient évidemment pas debout! C’est du pur dogmatisme!

                  Suivi sur aucun continent, c’est clair!, ni même en Europe!

                  Que la France soit « originale », c’est souvent vrai, qu’elle ait toujours raison: c’est souvent faux!

                  • Travaillant sur CNPE, je partage votre opinion sur le nucléaire et les renouvelables.
                    Je rajouterai qu’avec la division par 10 du prix du solaire, les batteries TESLA qui vont rendre le stockage elec abordable, les renouvelables ne seront pas irrationnels économiquement

              • « L’histoire montre que le progrès scientifique et technique s’est accéléré beaucoup en quelques siècles et qu’on est loin de constater une pause actuellement. »

                C’est incontestable, ne serait ce que sur les 60 dernières années. Regardons les progrès dans l’automobile, dans le numérique, dans l’aviation, bref tellement d’avancées dans des domaines industriels qu’on ne peut prédire l’avenir.

                Je doute que dans les années 70 la population imaginait des autos comme celle d’aujourd’hui, des ordinateurs aussi puissants que les nôtres, l’arrivée d’internet et les smartphones disposant d’un réseau sans fil 4G.

                On est juste incapable aujourd’hui de dire ce qui est possible ou impossible à l’horizon de la fin du siècle. Certains ont peut-être raison de dénoncer certaines impossibilités ou pas ! Rappelons nous des grands inventeurs de l’histoire, souvent conspués pour leur découverte.

                • « l’arrivée d’internet ».

                  Vous ne croyez pas si bien dire, dans les années 90, des experts spécialisés et diplômes (mission parlementaire et éminents membre de du gouvernement) ont fait une évaluation du potentiel de l’internet.

                  Il en est ressorti officiellement que l’internet n’avait aucun avenir et ne pourrait en aucun cas être un support commercial ou un écosystème supportant ou générant une économie réelle.

                • OH! Pas toujours, dans les années ’50 – ’60, dans des bandes dessinées, le dessinateur imaginait déjà qu’on ne roulerait plus mais qu’en 2000, les véhicule voleraient, et les gens se nourriraient de pilules !!!
                  Ils rêvaient mais VW l’a fait:

            • Le nucléaire est tout à fait monotone comme paysage: libérons l’énergie et les énergie (vision libérale), laissons faire les gens et non les politiques pour décider de notre avenir énergétique. Les privés (les vrais non subventionnés) ne vont pas courir vers le nucléaire mais plutôt vers un grand nombre de solutions diverses et variées toutes plus intelligentes les unes que les autres.
              Pour ce qui est du nucléaire de fission: où est l’intelligence où est l’activité scientifique? de la fission à l’état naturel a déjà eu lieu sur la surface de la terre avant l’apparition de l’homme. Comme quoi la seule activité scientifique est dans la purification du matériau (chimie) et la protection du cœur nucléaire (mécanique)… rien d’extraordinaire… un long fleuve tranquille.

          • La R&D sur le renouvelable (qui aboutit à des avancées) est faite essentiellement par TOTAL, AREVA, EXXON, SHELL, GOOGLE et des entreprises industrielles pour des besoins spécifiques.

            Le micro cosme des start up vertes qui consomment quasi toutes les subventions européennes n’accouchent de rien et ne sont que des pretextes pour s’en mettre plein les fouilles.

            Les panneaux solaires actuels ont les rendements qu’ils ont grâce à la R&D de boites comme ASTRIUM ou BOIENG.
            Les éoliennes c’est ALSTOM qui a le plus amélioré le peu qu’il y avait à faire.

        • Un légende entretenue par les associations écologistes militantes. Ressasser des contres vérités maintes fois debunkées, 30 ans après, en dut long sur votre objectivité et votre niveau d’information.

          • Argument ad hominem = fin de la conversation!

          • je ne suis pas écolo mais normalement le nucléaire est bon pour eux, ils se débarrassent ainsi du réchauffement de la planète qui est pire encore pour eux.
            ce n’est pas une bonne raison pour conserver le nucléaire. 😉

            • Ah bon, vous êtes persuadé? Le bilan des centrales est impossible à faire: si vous pensez que ces vapeurs d’eau (chaude, évidemment!) qui sortent par ces larges cheminées sont sans effet, local ou cumulé? Quelles énergies utilisées pour la construction (dont la cuve ratée du Creusot pour l’EPR), l’entretien, les mises à niveau, les entretiens, le démantèlement, la conservation des déchets, le transport et l’extraction de l’uranium … etc … etc … ?

              Non, le nucléaire n’est pas une énergie « propre »! (mais y-en-a-t-il?)

              • Tout à fait d’accord: le nucléaire n’est ni propre ni rentable. Laissons faire la liberté d’entreprendre et de tester de nouvelles technologies et surtout sans l’aide de l’état: on a fait suffisamment de dégâts.

        • Non, c’est le service de Pellerin, qui avait à juste titre que les niveaux observés ne présentaient pas de danger pour la population.

  • « Tchernobyl (qui appartenait à la filière graphite-gaz, »

    La vapeur d’eau un gaz, en effet… (sic)

  • Les chinois et les russes finiront bien par mettre au point un réacteur à sels fondus. Peut-être les américains.
    Pour la fRance c’est très mal parti : il faudra acheter russo-chinois 🙁

    • déjà que nos centrales tournent en bonne partie avec du combustible Russe (Rosatom) tellement on est devenus incapables de s’adapter et travailler sur des choses « matérielles ».

    • jusqu’à présent c’est les us qui ont fait chuter le prix du pétrole grâce au gaz de schiste, au grand damne de poutine!!!

      • Rien n’est moins sûr!
        J’avais retenu que l’Arabie Saoudite (et ses pays suiveurs) avait diminué le prix pour justement empêcher la concurrence du « pétrole de schiste » américain et donc, briser la rentabilité de ces investissements concurrents!

        • oui c’est ce que je dis. il y a une différence entre ceux qui contraignent et ceux qui sont contraint. Les US contraignent et l’AS agit vite vite vite avant qu’il ne soit trop tard.
          Cette remarque n’est pas la première fois que je l’entends: la cause est la technologie US qui avance toujours par du vrai libéralisme (avec Areva, on est loin de ça), la conséquence est l’action de l’AS sur les prix du pétrole qui crée la panique dans tous les pays dépendant du pétrole. L’US offre un grand nombre de paramètre et de degré de liberté à sa population, l’AS n’a que la possibilité d’agir sur le paramètre prix. Comme nous sommes dans un univers qui donne une médaille à celui qui propose une plus grande entropie, donc une plus grande liberté, l’US l’emporte et continuera sans aucune limite puisque c’est dans la structure même de son pays que de ressembler à la structure même de l’univers.

  • Des calculs faux, car ils oublient le coût du capital. En système concurrentiel, actionnaires et prêteurs vont exiger pour un tel investissement un rendement supérieur à 10%. C’est le taux affiché par EDF en Angleterre pour un projet nucléaire qui pourtant bien du mal à se financer. Et dans ce cas le prix de revient dépasse largement les 100€ du MWH, pas 40…
    D’ailleurs l’argument « c’est pire chez les autres » est révélateur de la faiblesse de l’argumentation première.
    Le vrai problème du nucléaire français est sa perte abyssale de compétitivité, en prix comme en qualité. La chaudière finlandaise, coulée au Japon, n’a pas les problèmes de Flamanville. Les prix des solutions concurrentes sont de plus en plus compétitifs, combinant une amélioration des rendements énergétiques et une baisse du prix des composants.
    On ne fait pas avancer les choses en critiquant les autres, mais en se retroussant les manches. Le nucléaire francais a les ressources pour se rétablir, mais il y a urgence !

    • Oui, et en ce qui concerne le problème de cuve, à la réception de la pièce c’eût été prudent de faire les tests avant l’installation puisque son extraction nécessaire, actuellement, semble très problématique.

  • Flamby annoncera la fermeture de Fessenheim fin 2016 en vue des élections présidentielles. En effet, ce court délai fera que sa remise en service sera toujours possible si la droite l’emporte. Il obligera donc les soutiens de écologistes a voté ainsi pour lui afin de garantir que cette centrale ne sera pas ré-ouverte. Je vois déjà d’ici le débat télévisé où la gauche forcera le candidat de droite à dire ce qu’il fera de Fessenheim en cas de victoire. Quelque soit sa réponse, il sera perdant … C’est le même jeu qu’avec le mariage pour tous. En clivant la société sur ce genre de sujet, ils se garantissent de votes clientélistes.

  • Nos « plus anciens » qui ont fait la révolution industrielle ne connaissaient pas non plus le principe de précaution.
    Sinon, nous circulerions à cheval, labourerions avec des boeufs, et aurions des moulins à vent.
    Les rois des écolos: la secte amish!

    • Non, on circulerait à pieds car monter à cheval est bien trop dangereux. Les animaux sont à proscrire car vecteurs d’épidémies qui passent la barrière des espèces. Les systèmes avec des éléments mécaniques de tailles et de masses importantes en mouvement sont également bien trop dangereux à exploiter.

      Car autrefois on ne comptait pas ceux qui se brisaient le cou en tombant de cheval ou d’un toit, se faisaient piétiner, tombaient malades ou se faisaient happer par la courroie d’une machine. Les gens se faisaient silencieusement asphictier par le CO des combustions incomplètes ou du gaz de ville. Ca ou mourrir dans l’assault de la tranchée adverse …

  • La filière la plus polluante est le nucléaire avec 2000 tonnes radioactives par an et le plus beau est que pour gagner 20% le minerai est retraite après combustion… Une merde redoutable qui au lieu de rester radioactive 300 ans le devient après deuxième combustion pour UN MILLIARD CINQ CENT MILLE ANS… Sans parler de ITER qui prétend contrôler une fusion à 40 MILLIONS DE DEGRES DE TEMPERATURE… Le nucléaire d’accord mais pas comme ça, pas besoin de risques démesurés dont on se garde bien d’informer le grand public…

    • Ce que vous appelez de la pollution c’est du carburant pour les centrales de la génération suivante.

      Quant à ITER ça vous fait peur parce que c’est un gros nombre, mais c’est que dalle… et pas du tout dangereux. (Sauf bien sûr si ça pète et que vous êtes dans un rayon d’une petite cinquantaine de mètres autour du réacteur, mais on dira la même chose d’une centrale à charbon ou d’une éolienne… )

      Bref si vous étiez réellement bien informé vous n’auriez pas si peur. En fait c’est le contraire de ce que vous dites : presque pas de risques mais les marchants de peur sur-(dés)-informent le public qui n’y comprend pas grand chose.

      Le nucléaire c’est moins de morts que l’éolien chaque année. Pour une production énergétique bien supérieure. Mais c’est sûr un moulin à vent ça ne fait pas peur, la radioactivité, si.

      • « Ce que vous appelez de la pollution c’est du carburant pour les centrales de la génération suivante. »

        ha bon ? ou ça ?.
        la prochaine génération sera probablement des sels fondus, à base de thorium ou de sodium: nos déchets actuels devraient rester en tant que déchets.

        Si on considère EPR comme étant de 3ieme génération, alors nous en sommes à la 2ieme, et nous n’avons pas du tout consommé les déchets de la 1iere génération.

    • Attendez! Tout le monde n’est pas fou!

      L’avenir d’ITER à Cadarache, n’est, pour le moment, pas encore assuré.

      Financièrement, le pari de la France est audacieux: le privilège d’avoir le site de cette EXPÉRIENCE multinationale, a un coût croquignolet qui sera donc répercuté, évidemment, sur les contribuables!

      Mais dès qu’il s’agit de prestige, les autorisations françaises ne se tiennent plus et sont incapables de résister! C’est bien connu … et souvent utilisé, internationalement! (et à la base de tant de mythes locaux!!!).

  • J’adhère en grande partie aux thèses développées dans cet article. Néanmoins, il soulève une question difficile propre à tout entreprise humaine : a t’on le droit de faire courir un risque ? Jusqu’à quel niveau ? Evidemment, on n’est pas loin des considérations propres au principe de précaution. Sans risque, il n’y a plus d’activité ; l’innovation, en elle même, comporte un risque. Comment juger de l’acceptabilité du risque ?
    J’avoue avoir du mal à y voir clair et je suis preneur de toute réflexion, remarque …

    • +1
      le risque n’est acceptable que dans la mesure où
      a) il procure un avantage par rapport à la situation sans risque, y compris compte tenu des contraintes de sécurité qu’on s’impose
      b) il est limité, dans des limite acceptable.
      L’exigence de sécurité délirante à rendu l’EPR trop cher par rapport à la solution de référence (centrale à gaz ou à charbon), la condition a) n’est plus remplie.
      C’est d’ailleurs vrai de toute l’industrie, ce qui explique que « tout fout le camp », au sens propre.
      ainsi paradoxalement le refus du risque nous conduit au risque maximum : l’effondrement économique avec tout ce que ça implique (société disloqué, équipements mal entretenus, pauvreté et son cortège de maladie et de mort, etc.)

    • La radioactivité a un effet cancérogène minuscule.

      Le risque d’accident d’une centrale est donc un risque minuscule, même dans la centrale de Mr Burns.

  • Article une fois de plus très intéressant. Attention tout de même à l’illustration : il s’agit des aérorefrigérants d’Eurodif (enrichissement d’uranium) et non de la centrale nucléaire du Tricastin.

  • Au delà du principe de précaution, il faut arrêter de construire des choses que notre ingénierie ne peut plus maîtriser du fait de l’empilement de normes ou de leur évolution au titre du « progrès permanent », sans compter la perte de compétence en ingénierie. Revenons donc à des moyens de protections diffus, nombreux, interconnectés. Cela implique bien sûr de revoir les modes de pilotage du réseau, sans oublier de maintenir une capacité à fournir beaucoup d’énergie à un utilisateur demandeur. Bref ce n’est pas facile mais il faudra bien y arriver car la durée de construction d’éventuels nouveaux réacteurs n’est pas compatible avec le rythme de démantèlement des réacteurs actuellement en service. Je note d’ailleurs qu’au niveau mondial, aucun des réacteurs nouveaux modèles mis en chantier avant 2010 n’est en service, d’ou l’absence de retour d’expérience sur leur fonctionnement. C’est un autre facteur qui complique la donne pour le choix d’un nouveau modèle rapide à construire, sûr et facile à exploiter.

  • AREVA a toute les caractéristique d’une gestion d’état, à la tete les pantins habituels aux compétences surnaturelles (capable de piloter de la telecom, de l’énergie, de l’auto, de l’agro…c’est des wiki-man).

    ça me rappelle THOMSON…

    AREVA continuera de se faire pilonner, les charognards ont toutes les portes ouvertes tellement l’entreprise se désincarne et n’est plus dirigée. Les salariés apprennent leur avenir par la presse tellement les administrateurs sont à la rue (oui il y a beaucoup d’administrateurs et peu de leaders, c’est pas la culture de l’état).

    C’est dommage car l’EPR est un bon produit et les bâtisseurs de notre parc étaient des créatifs et scientifiques hors pair ; le management moderne les a probablement dégoutés…

  • « et du démantèlement (5 milliards) »
    Au doigt mouillé ?

  • via bishop hill ce rapport sur les subventions ( et les externalités) http://www.iisd.org/gsi/sites/default/files/power_gen_subsidies.pdf

  • Sommes-nous seulement capable de construire en respectant nos propres normes de sûreté?

    D’ailleurs, est-ce qu’un industriel au monde est capable de respecter ces normes nucléaires?

  • vous ne citez aucune source….

  • Les commentaires sont fermés.

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