Peut-on se contenter d’une croissance à 2% ?

Le ralentissement durable des États-Unis s’explique par la bureaucratisation rampante et la montée en puissance d’une logique égalitariste.

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Peut-on se contenter d’une croissance à 2% ?

Publié le 14 mai 2015
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Par Dominique d’Emploi 2017

USA Etats-Unis (domaine public)

Barack Obama vante régulièrement la « reprise » américaine. Pourtant, à l’échelle de l’histoire des États-Unis, leur taux de croissance présent et à venir constituent un ralentissement historique. Il s’agit quasiment d’un changement de paradigme, en lien direct avec la détérioration de leur écosystème économique.

À l’aune d’une croissance française de 0,4% en 2014, les performances économiques américaines, autour de 2,3% depuis 3 ans, paraissent extrêmement bonnes. Les dernières prévisions1 anticipent des croissances du même ordre pour la prochaine décennie, semblant indiquer que les États-Unis ont trouvé leur nouveau rythme de croisière.

Cependant, comme le constatent un sénateur et un journaliste dans un récent article du Wall Street Journal2, ces chiffres sont tout sauf rassurants. Depuis 1790, la croissance du PIB américain a été en moyenne… de 3,7% par an3. Si dans toute leur histoire, les États-Unis s’étaient développés au rythme des 2,3% actuellement prévus pour les dix prochaines années, leur PIB serait aujourd’hui non pas de 17.000 milliards… mais de 780 milliards d’euros, soit 20 fois moins. Le PIB par tête serait ainsi de 2.400 dollars, plus bas que celui de la Papouasie Nouvelle Guinée.

Les arbres ne montant pas jusqu’au ciel, ce ralentissement durable de la croissance américaine pourrait apparaître inéluctable. En réalité, plusieurs éléments concrets suggèrent que ce n’est pas le cas. On constate en effet une chaîne de corrélations, dont la première n’est que la conséquence de mauvaises politiques économiques :

  • une détérioration de l’environnement réglementaire et fiscal des entreprises a entraîné une chute de l’investissement privé ;
  • la chute de l’investissement privé a entraîné de faibles gains dans la productivité des entreprises ;
  • on constate une corrélation entre productivité des entreprises et croissance du PIB.

Sur la détérioration de l’environnement réglementaire et fiscal des entreprises, on peut citer à titre d’exemples quelques éléments frappants :

  • Les États-Unis sont en général dans le top 5 du classement du Rapport global sur la compétitivité, mais dans la catégorie « poids des réglementations gouvernementales », le dernier rapport les situe 82ème sur 144 ;
  • Dans le secteur manufacturier, le nombre de réglementations importantes a augmenté au rythme annuel de près de 8% depuis 19984 – à comparer à une croissance annuelle du PIB de l’ordre de 2% sur cette période ;
  • De nombreux économistes s’accordent pour constater une fiscalité d’entreprise devenue de moins en moins compétitive. Entre autres exemples, l’impôt sur les sociétés aux États-Unis, qui est parmi les plus élevés des pays développés. Ce diagnostic fait consensus puisque des groupes bipartisans travaillent actuellement sur la question.

Selon divers auteurs5, ces différents aspects ont eu un impact important sur l’investissement privé, qui atteignait 860 milliards de dollars en 2006, et qui est descendu à 524 milliards de dollars en 20136, soit une chute de plus du tiers – alors même que la crise de 2008 est désormais passée. L’investissement étant l’un des piliers pour améliorer la compétitivité, il n’est pas très étonnant alors que la productivité du travail soit devenue particulièrement faible à 1,5% par an ces dix dernières années et même à seulement 0,7% depuis 20117. Par comparaison, la productivité du travail a souvent dépassé les 3% dans la deuxième moitié du 20ème siècle et même jusqu’en 20048.

Les chiffres semblent montrer par ailleurs une corrélation entre la productivité par tête et la croissance. Comme on le voit sur le graphique ci-dessous, les deux courbes de la croissance du PIB et de la productivité par tête se suivent :

États-Unis : croissance du PIB et de la productivité par tête

g1-23-aa22eGraphique tiré de Reprise sans emploi ?, de Patrick Artus, Flash Économie N° 290 du 8 avril 2015.

Ainsi, c’est bien la bureaucratisation rampante et la montée en puissance d’une logique égalitariste qui expliquent vraisemblablement le ralentissement durable des États-Unis : via leur impact sur la fiscalité et les normes, donc sur l’investissement et la productivité, et donc sur la croissance.


Sur le web.

  1. Voir rapport du Congressional Budget Office (ou bureau du Budget du Congrès américain, agence fédérale américaine faisant partie de la branche législative du Gouvernement des États-Unis).
  2. Bill Cassidy et Louis Woodhill, « Dismal Growth Needs the 3.5% Solution », Wall Street Journal du 30 avril 2015.
  3. En dollars réels.
  4. Étude de 2012 du NERA Economic Consulting.
  5. « Behind the Chronic Weakness of capital investment », Wall Street Journal du 12 mai 2015.
  6. Bureau of Economic Analysis.
  7. Données du Bureau of Labor Statistics.
  8. sur les périodes 1948-1973 et 1996-2004.
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  • Je pense plutôt qu’ils sont affectés parce qui se passe dans le reste du monde : croissance faible en Europe après des années de stagnation et récession sur le continent, fort ralentissement chinois et latino-américain, Russie en crise…Cela affecte les exportations américaines et l’investissement.
    Sans ça la croissance aurait été proche des 3%.
    Les USA étant une économie ouverte et mondialisée il est logique que les difficultés économiques du monde l’affectent aussi.

    • La dépendance des USA relativement à la bonne santé du reste du monde signifierait qu’ils ne sont plus le moteur économique de la planète, capables à eux seuls de tirer le monde vers le haut comme par le passé. Pourquoi pas ?

      Mais alors, que s’est-il donc passé pour que les USA perdent leur spécificité miraculeuse et rentrent dans le rang de la médiocrité mondiale ? Précisément ce que l’article expose, trop d’Etat, trop de social-keynésianisme, et, ce que l’article omet, trop de manipulations monétaires insensées, comme les autres zones économiques. Les USA se banalisent, non parce qu’ils ont une économie ouverte, mais par excès de collectivisation, pour leur malheur mais également pour le malheur du monde.

      En l’absence d’un sursaut politique salvateur effaçant la folie collectiviste, les USA sont condamnés à vivre la médiocrité commune et bientôt la récession économique comme nouvelle norme, prix à payer pour la collectivisation et le recul concomitant de la liberté, plus ou moins lourd selon que la collectivisation est plus ou moins avancée.

      La stagnation/récession séculaire et la pauvreté de masse qui l’accompagne ne sont pas des fatalités. Ce sont les conséquences de choix politiques inopportuns.

    • tient ! ça foire aux states ? je ne voudrais pas vous demander de prévoir le temps avant de faire un trek au népal …

  • Et encore, quelle croissance cela donne-t-il si l’on ne prend en compte que le PIB marchand, seule mesure pertinente de la croissance?
    Mais en effet, contrairement aux apparences les Etats-Unis sont au plus mal. L’un des point alarmant est le nombre de citoyens américaisn ayant recours aux foodstamps.

    •  » L’un des point alarmant est le nombre de citoyens américaisn ayant recours aux foodstamps.  »

      Fait dire aussi qu’Obama à relevé le seuil minimal pour y avoir droit.

      D.J

  • Les USA ne vont pas bien : le $ s’écroule en ce moment, 100 EUR se changeant à 114 $.

  • bonjour , une véritable croissance démarre à 1,5 %, elle n’a aucun effet si elle n’est pas accompagnée d’une hausse de la consommation et d’une baisse des impôts & taxes ….

  • Il est indéniable que la reprise américaine est bien inférieure à celle qu’on a pu observer lors des crises précédentes. A mon sens l’explication la plus valable concerne le niveau d’endettement des USA (300% du PIB) un record même pas égalé lors de la crise de 1929. Il est bien connu (ou en tout cas il devrait être bien connu) par toute personne s’intéressant un tant soit peu à l’économie légalité toute simple : production=revenu tiré de la production (c’est la loi de Say)+variation de la dette. Chacun aura remarqué que cela viole la loi de Say, ce qui n’est guère étonnant la loi de Say étant valable dans une économie d’échange mais non dans une économie d’échange et de production, mais passons là-dessus. Cela signifie donc que la variation de la production (la croissance) est égale à la somme de la variation du revenu tiré de la production augmenté de « la variation de la variation » de la dette, ce qui signifie son accélération. Etant donné le fort niveau d’endettement, il est certain qu’on cherche a minima à diminuer l’accélération de l’endettement (ce qui est irréprochable), ce qui a pour conséquence de limiter la croissance. D’où le risque qu’ont compris plusieurs économistes, celui d’une grande stagnation. Une solution possible parmi d’autres : un jubilé de la dette. Qu’entends-je par là ? Un rééchelonnement unilatéral des dettes. Ce qui existait déjà dans la société mésopotamienne 2000 an av-JC.

    • La proposition de Say est tellement révolutionnaire que, plus de 200 après qu’elle ait été formulée, nombreux sont ceux qui demeurent incapables de la comprendre. Peut-être faudra-t-il encore 2 siècles pour qu’on cesse enfin de lire autant de bêtises à son propos.

      La réduction de la dette publique fait-elle courir un risque de stagnation ? Evidemment non ! L’Etat obèse ne produisant rien mais parasitant l’économie productive, la réduction de ses capacités d’action, à commencer par son potentiel d’endettement, ne peut que dynamiser l’économie productive. La stagnation séculaire, et bientôt la récession, sont des risques si et seulement si on laisse les Etats continuer leur fuite en avant vers toujours plus d’obésité. Ainsi, les politiques non conventionnelles des BC à travers le monde nous mènent à la récession, parce qu’elles consistent à sauver des Obèses structurellement improductifs et impécunieux, peu importe si, ce faisant, elles détruisent les économies. Rééchelonner la dette publique revient à laminer un peu plus l’économie productive. En effet, un défaut partiel sur la dette publique n’est jamais qu’une taxe de plus, un vol légal de plus, une opération strictement équivalente à l’impression monétaire actuelle.

      La dette privée est-elle un problème ? Non, la dette privée est un phénomène sain, consubstantiel à la production et aux échanges, tant qu’elle demeure proportionnelle au potentiel productif futur qu’il est raisonnablement possible de spéculer pour chaque débiteur responsabilisé. Autrement dit, la dette privée est saine tant que les BC s’abstiennent de toute manipulation monétaire inconsidérée et que les législations sanctionnent de manière juste et sévère les débiteurs irresponsables. Le risque d’emballement du crédit est même singulièrement réduit dès lors que la concurrence monétaire est établie (et les BC évidemment supprimées, puisque chaque banque est alors sa propre BC).

      Confondre dettes privées et dettes publiques est une analyse impuissante, hors de la réalité. Seules les dettes publiques sont nocives. Sans alternative, c’est en coupant profondément dans les dépenses publiques, d’abord pour rembourser les dettes passées, puis pour confiner les Etats dans leur domaine régalien, qu’on sortira de la crise terminale des Etats obèses et qu’on retrouvera un dynamisme productif normal.

      •  » la dette privée est-elle un problème ? non …  »

        merci pour les espagnols qui ont été obligé de s’endetter pour acheter des maisons hors de prix , avant que le foirage de l’immobilier ibérique ne les jette dans l’insolvabilité … pareil pour les irlandais. et la bulle de 29, sur les actions US , ce n’était pas des dettes privées, par hasard ?

        toutes les bulles sont problématiques et finissent par faire du dégat autour d’elles … ( sauf les bulles de savon ! )

        • Une citation tronquée est sans intérêt.

          Plus intéressant, vous faites le constat des bulles qui explosent, indéniablement douloureuses. Mais cela ne doit pas vous aveugler au point de ne pas comprendre leur origine, toujours la même. Les bulles explosent parce que c’est la conséquence normale d’une politique préalable. Pour éviter les bulles, il convient de cesser de mettre en oeuvre cette politique. Continuer à la mettre en oeuvre, comme actuellement, en espérant un résultat différent, est une insanité.

      • La loi de Say est très intéressante, le problème c’est qu’elle ne permet pas de comprendre l’économie réelle puisqu’elle empêche l’existence de capitalistes. Keynes l’avait bien compris, tout comme Marx, Schumpeter ou encore Minsky. Le problème c’est que certains y croient encore, tel un totem dont ils ont du mal à se débarrasser.

        Par contre, question bêtises, il y a la croyance selon laquelle l’Etat (ou plutôt la puissance publique) ne produirait rien, mais ne ferait que prélever sur l’économie privée productive. Rien de plus faux. Cela vient souvent de gens qui n’ont rien compris à l’économie.

        La dette privée est bien entendu nécessaire à la croissance économique (entendons-nous bien je parle de l’endettement non adossé à l’épargne déjà existante, source de profit et donc d’accumulation capitalistique d’où croissance), le problème c’est lorsque cette dette ne sert pas à augmenter les capacités productives mais simplement à spéculer sur des actifs déjà existants, ce qui est à l’origine des bulles et des crises, cela s’assimile alors à de la création monétaire néfaste à l’économie. Mais ne vous méprenez pas comme bon nombre d’économistes orthodoxes, la création monétaire excessive n’est pas la conséquence de la création monétaire des banques centrales (comme le veut le mythe du multiplicateur monétaire) mais la conséquence de la création monétaire des banques privées (la conséquence étant la création monétaire des banques centrales pour « suivre » les banques privées qui se refinancent auprès d’elle afin d’éviter la crise et la récession).

        • 1. La proposition de Say, description de l’action humaine, est tout à fait compatible avec la propriété privée du capital, conséquence de la nature humaine, notamment de ses préférences temporelles. Say nous révèle le pourquoi de la chose, tandis que le capitalisme représente un des moyens indispensables. Par ailleurs, si les deux criminels Keynes et Marx avaient compris quoi que ce soit à l’économie, compte tenu de la fréquence remarquable des échecs des politiques qui s’inspirent de leurs éructations utopiques, à savoir 100% d’échecs retentissants, ça se saurait depuis le temps. Non ? Si !

          2. En dehors des fonctions régaliennes qui méritent une analyse spécifique, deux cas sont possibles lorsque l’Etat produit :
          – soit il produit des biens effectivement désirés par la population, mais ce faisant, il se substitue à l’économie privée qui aurait dû produire ces biens de manière beaucoup plus efficace. Dans ce cas de figure, l’action de l’Obèse est au mieux un jeu à somme parfaitement nulle, plus souvent un jeu à perte nette (parce qu’il faut bien nourrir, et grassement encore, les improductifs volontaires vivant du parasitisme étatique)
          – soit il produit des biens non désirés par la population, sauf par les fonctionnaires qui les planifient depuis leurs bureaux, coupés de cette maudite réalité humaine qu’ils entendent soumettre de force à leurs fantasmes. Non désirée, sa production n’a par conséquent aucune valeur.
          Dans les deux cas, l’Etat ne crée aucune richesse supplémentaire car ce qu’il produit n’a aucune valeur mesurable. Ce n’est pas un hasard comptable malheureux s’il est impossible de mesurer sa valeur ajoutée. C’est qu’elle n’existe tout simplement pas. Les prétendues productions publiques supplémentaires incluses dans les calculs des PIB sont des charges, certainement pas des VA. Du fait de sa nature, l’Etat est incapable de produire la moindre richesse supplémentaire. Par conséquent, plus l’Etat est obèse, moins l’économie privée est dynamique, jusqu’à dépérir dans la récession. Pire, en parasitant l’économie, l’Etat obèse se suicide. L’Etat obèse n’est pas fort mais impotent à force d’omnipotence. Seul l’Etat minimal régalien est fort et durable parce qu’il repose sur l’indispensable pilier d’une économie prospère. La crise mondiale actuelle est la crise terminale des Etats obèses impécunieux qui ont survécu jusqu’à présent uniquement grâce à l’hyper-endettement. La principale question de notre temps est de savoir si nous acceptons de nous sacrifier avec les Obèses suicidaires ou si nous allons nous débarrasser d’eux à temps.

          3. Les banques privées ne créent ni ne détruisent la monnaie à proprement parler mais disposent d’une délégation de création et de destruction monétaire donnée par la BC détentrice du monopole monétaire. Du fait du monopole, les banques privées sont réduites à l’état d’adolescents utilisant l’argent de poche donné par leurs parents. Typiquement, les banques privées n’assument pas leurs actes du fait de la solidarité forcée par le monopole monétaire. Chaque BC est confrontée à un dilemme impossible à résoudre. Lorsque la BC ne sanctionne pas les banques privées en les sauvant de la faillite, elle les rend irresponsables. Si elle laisse les banques faire faillite, elle renonce à sa propre légitimité en trahissant son rôle de prêteur en dernier ressort. Mais peu importe, car la BC n’a pas pour vocation première de sauver les banques mais plutôt l’Etat obèse impécunieux. La BC est d’abord le prêteur en dernier ressort de l’Obèse, très accessoirement des banques. En sauvant l’Obèse, la BC agit toujours contre la population qu’elle contribue à dépouiller. C’est le dévoiement ultime d’un service prétendument public, qui en réalité se sert du public pour satisfaire l’intérêt personnel de quelques fonctionnaires. Désormais, le temps est venu de rendre les banques adultes, en leur imposant la concurrence monétaire, selon un principe simple : une banque = une monnaie. Par conséquent, le temps est venu de fermer les BC.

          4. La spéculation, définie de manière péjorative, n’existe pas. Plus précisément, toute l’action humaine résulte d’une spéculation. Par exemple, éclairés par vos propos, je spécule à bon droit que vous racontez n’importe quoi, probablement illuminé par vos maîtres à penser (les deux clowns précédemment cités). C’est pourquoi votre prétention à comprendre l’économie se fracasse douloureusement sur le mur de la réalité, temporairement infranchissable. Mais ne désespérez pas, rien n’est perdu ! Vous êtes au bon endroit pour tenter d’apprendre afin d’espérer (spéculer donc), un jour prochain, comprendre le monde.

          • 1. Connaissez-vous la loi de Say ? Visiblement non, vous préférez digresser sur des diatribes politico-idéologiques. La loi de Say est constamment invalidée, nous vivons dans une économie capitaliste dans laquelle la dette a une importance vitale (chose incomprise dans la loi de Say). Nous vivons dans une économie du déséquilibre, chose également incomprise par la loi de Say (qui énonce un équilibre global, ce qui est en déficit à un endroit est compensé par un excédent ailleurs). Personne ne peut reprocher à Say d’avoir raisonner ainsi, les outils conceptuels dont il disposait à l’époque ne permettait sans doute pas de penser autrement. Ce qui est ennuyeux, c’est que des gens à notre époque reste dans des conceptions vielles de plusieurs siècles !
            2. L’Etat ne peut produire des biens ou des services non désirés par la population et cela d’autant plus dans un Etat démocratique. Voyez-vous, votre problème comme beaucoup d’anti-Etat, c’est qu’il imagine l’Etat comme quelque chose tombé du ciel qui s’impose aux autres. Mais l’Etat au contraire est quelque chose qui a une histoire et c’est cette histoire qui fait (ou ne fait pas) sa légitimité (tout comme la théorie de l’habilitation fait la légitimité de la propriété privée).
            3. Vous faites plusieurs graves erreurs de logique. D’abord vous confondez existence et mesurabilité. Ce n’est pas parce que quelque chose n’est pas mesurable qu’elle n’existe pas. Ce n’est pas parce que la valeur ne serait pas mesurable (ce qui n’est pas le cas) qu’elle n’existerait pas. Il n’y a aucune inférence logique sauf à ajouter des postulats plus idéologiques que logiques. En sus, la production publique a de la valeur, même si vous le niez pour raisons idéologiques. Elle a non seulement une valeur d’usage (par exemple l’éducation, la santé, difficile de nier le contraire) mais également une valeur monétaire (puisque des individus paient pour cela et consentent à payer pour cela (je vous accorde qu’il y a certains grincheux sur-représentés ici mais cela reste une minorité)). Votre position est toujours incohérente : la création de valeur dépendrait de celui qui produit. Si c’est un agent public pas de création de valeur mais si c’est un agent privé création de valeur. C’est absurde.
            4. Concernant les pouvoirs régaliens, pour le coup, on peut se demander s’il y a véritablement une création de valeur. Au contraire, l’armée, la police sont là pour protéger des propriétés déjà existantes, cela n’apporte rien de nouveau, cela empêche seulement une dégradation. Est-ce une création de valeur ????
            5. Une banque privée crée de la monnaie quel que soit le système, avec ou sans banque centrale. La seule vraie différence c’est que dans un système avec BC, un euro de la banque A est équivalent à un euro émis par la banque B. Après, vous pouvez critiquer ce système et préférer un système où chaque banque émet sa monnaie voire même chaque individu. Mon opinion est qu’un tel système ne fonctionnera pas longtemps, la monnaie étant quelque chose qui nécessite de la stabilité, ce que n’offre pas un tel système. Sans compter qu’avec un tel système, le crédit aurait du mal à exister ! Ce serait le meilleur moyen de détruire le capitalisme….
            6. Vous vous plaisez à déformez le sens des mots. Vous confondez spéculation financière et spéculation intellectuelle. C’est indigne pour un site qui veut niveler par le haut. Même vous êtes capable (j’espère) de comprendre qu’entre emprunter pour acheter des machines, des logiciels, des locaux pour créer ou développer son entreprise et emprunter pour acheter des actions déjà émises sur le marché il y a une différence. Dans un cas, c’est productif, dans l’autre non. J’espère que vous avez compris, sinon permettez-moi de vous dire qu’avec vous Ponzi aurait fait des affaires….

            • 1. Si l’on se risque à perdre son temps avec votre logorrhée, les critiques de Say seraient les seuls à comprendre sa loi. Intéressant processus mental, assez banal dans les asiles, surtout lorsqu’on sait de qui viennent les critiques et quelles sont leurs interprétations farfelues. Constamment démontrée au quotidien, la proposition de Say est entièrement compatible avec les développements théoriques sérieux ultérieurs (en dehors des pathétiques errements socialo-keynésiens par exemple), puisqu’elle les fonde en grande partie.
              2. « L’Etat ne peut produire des biens non désirés » : percevrez-vous un jour le ridicule abyssal de cette affirmation ? Il faut vraiment n’avoir rien compris à la valeur pour oser l’énoncer.
              3. Démocratie ou pas, la valeur éventuelle d’une production publique ne pourra jamais se substituer à la valeur de la production privée préalablement détruite pour l’obtenir. La valeur apparaît dans l’échange volontaire de la propriété privée. Un échange contraint ne produit aucune valeur. Devoir payer des productions publiques sous contrainte, par absence de choix sciemment planifié par quelque fonctionnaire, ça s’appelle du vol. Jusqu’à preuve du contraire, le vol n’a jamais créé la moindre richesse. Votre raisonnement est un exemple édifiant de confusion entre transfert contraint et création de richesse.
              3 bis. On comprend qu’à vos yeux, votre éducation ou votre santé ont beaucoup de valeur (du moins, c’est ce qu’on vous souhaite). Mais aux yeux de la plupart de vos contemporains, elles n’en ont absolument aucune. Eh oui, il va falloir vous résoudre à prendre pleinement conscience de cette réalité, indispensable pour comprendre que la solidarité socialiste est une fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens d’autrui. La solidarité étatique par la contrainte n’a évidemment rien à voir avec la charité et le don volontaires, expressions de la nature humaine.
              4. Le domaine régalien est précisément le seul domaine où il est possible de dissocier existence et mesurabilité, pour reprendre votre terminologie faible. C’est même grâce à cela qu’on le délimite sans effort. Ainsi, le domaine régalien est l’étroit domaine économique, c’est-à-dire non strictement personnel ou intime, pour lequel il n’est pas possible de définir un prix de marché. Tout bien ou service pour lequel il est possible de définir librement un prix de marché n’est pas régalien. Exemple, la monnaie.
              5. « un euro de la banque A est équivalent à un euro émis par la banque B » : même avec une BC, cette convention n’a aucun sens pratique. Si A fait faillite, un euro détruit chez A n’aura évidemment pas la même valeur qu’un euro encore placé chez B. Le faux prix résultant du monopole monétaire n’est qu’un mensonge de plus.
              6. Pervertir le sens des mots est le passe-temps favori des collectivistes obtus. Pas étonnant que ceux-ci recherchent avidement leurs propres tares chez leurs adversaires. Mais c’est peine perdue : au pays de la novlangue, plus personne n’ignore leurs mensonges. Les idéologues ont déjà perdu la bataille des mots, même s’ils ne le savent pas encore.
              6 bis. Quoi qu’il en soit, acquérir des actions « d’occasion » crée indéniablement une valeur nouvelle. Quand bien même ce ne serait pas le cas, de quoi vous mêlez-vous ? A quel titre improbable faudrait-il interdire le marché secondaire ?
              6 ter. La spéculation ? Encore une fois, toute action humaine utilise le ressort de la spéculation. La spéculation dans son sens péjoratif n’existe pas. C’est un mieux un jugement de valeur relevant de la jalousie et de l’envie, indéfinissable en théorie et inobservable en pratique pour le véritable économiste. La spéculation est un aspect de la nature humaine, expression de son intelligence. Nier la nature humaine ne la fera pas disparaître pour autant, même en trépignant, même en commettant les crimes habituels des collectivistes.

              • 1. Revenons sur les propos de J-B Say : « tous les producteurs demandent de la monnaie en échange de leurs produits, seulement dans le but d’employer à nouveau cette monnaie immédiatement dans l’achat d’autres produits ; car nous ne consommons pas de la monnaie et nous ne la recherchons pas, d’ordinaire, pour la dissimuler ; ainsi, quand un producteur désire échanger son produit contre de la monnaie, il peut être considéré comme demandant déjà la marchandise qu’il se propose d’acheter en échange de cette monnaie. » Cette conception pose d’énormes problèmes, car justement un individu peut produire pour accumuler de la monnaie, pour consommer des marchandises qui ne sont pas encore produites. Cette loi empêche l’accumulation capitaliste, le profit, puisque si un individu vend une marchandise contre une somme d’argent A pour ensuite acheter une marchandise contre la somme d’argent A, comment voulez-vous qu’il existe un profit (profit monétaire j’entends). En réalité, un capitaliste échange une somme d’argent A contre des marchandises (matières premières, machines) grâce auxquelles il va produire de nouvelles marchandises qu’il va échanger contre une somme d’argent A’ supérieure à A, c’est son profit, ce qui permet l’accumulation capitalistique. Une autre formulation de la loi de Say par Steve Kates, un des défenseurs de la loi de Say : « [la] vente des biens et services sur le marché est la source d’un revenu qui finance les achats. » Cette proposition montre à quel point les défenseurs de la loi de Say sont incapables de comprendre le rôle du crédit (ex-nihilo) dans une économie capitaliste. Dans notre monde réel, les biens et services sont achetés par les recettes obtenues par la vente d’autres biens et services mais également grâce au crédit, c’est-à-dire de la création monétaire qui permet justement l’existence du profit.
                Ne vous méprenez pas, je ne pense pas que Say n’a rien compris à sa loi, au contraire. Je dis simplement que cette loi ne permet pas d’expliquer le fonctionnement d’une économie capitaliste. On ne peut reprocher à Say son erreur, les outils conceptuels étaient bien moins développés à son époque. Je ne dis pas non plus que les défenseurs de la loi de say ne comprennent pas sa loi, par contre j’affirme qu’ils ne comprennent pas l’invalidité de la loi de Say dans notre économie réelle capitaliste. J’ajoute que ces individus sont moins pardonnables que Say car aujourd’hui tous les outils conceptuels sont là pour comprendre (en faisant un peu d’efforts) pourquoi cette loi est invalide.

                2. L’Etat ne peut produire de biens non désirés tout simplement parce que la population n’acceptera pas cela. Cela conduira donc à des révoltes, ou dans une démocratie à un changement de dirigeants. C’est aussi simple que cela. Bien entendu, pendant une certaine durée, celui-ci peut produire des biens non désirés, comme une entreprise peut produire des biens non désirés pendant une certaine période jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

                3. C’est là que je trouve votre raisonnement absurde. Vous considérez que la valeur se crée dans l’échange mais au contraire la valeur existe préalablement à l’échange. Si la prodution n’avait pas de valeur l’échange n’existerait pas. L’échange est simplement le révélateur de la valeur. J’ajoute également qu’à aucun moment il n’y a d’échange contraint. Ce à quoi l’Etat vous contraint c’est de payer pour un service dont vous profitez. Ce qui est la cas comme dans n’importe quel échange privé. Enfin lorsque vous écrivez : « la valeur éventuelle d’une production publique ne pourra jamais se substituer à la valeur de la production privée préalablement détruite pour l’obtenir », cela frise le ridicule. C’est comme si vous disiez que la valeur de la production de Peugeot détruit le production de Renault. Comme je l’ai déjà dit, vous êtes dans une conception absurde où la production publique proviendrait d’un prélèvement sur la production privée seule « vraie productive ». Mais c’est absurde, car la production privée consomme également de la production publique. Au final, ce que vous nous dites c’est que les producteurs privés prélèvent de l’argent sur les consommateurs. Etes-vous d’accord avec cela ?

                Votre santé vous importe peut-être peu. Mais il me semble que c’est quelque chose qui intéresse grandement mes contemporains contrairement à vos affirmations. Et je pense qu’ils sont capables de comprendre (via l’éducation mais tout simplement l’analyse historique) qu’un système mutualiste obligatoire est bien plus efficace qu’un système de don digne d’avant le XIXème. Vous êtes un réactionnaire qui veut retourner dans le passé, libre à vous.

                4. Bien entendu qu’on peut fixer un prix de marché dans le domaine régalien ! Vous voulez rire ? Il suffit de mettre en concurrence diverses agences de sécurité privée, et vous aurez un prix de marché ! Chaque individu est libre de choisir son agence de sécurité privée, de choisir son tribunal privé, aucun problème à cela. Ceci dit, vous digressez je vous expliquez que le domaine régalien pouvait être considéré comme ne produisant aucune valeur. D’ailleurs ce serait même en accord avec e que vous dites puisque puisqu’il ne peut y avoir de marché, il n’y a pas de valeur. On se demande alors ce qui justifie les impôts pour payer des services qui ne produisent aucune valeur. Là pour le coup c’est assez féodal ! ! ! !

                5. Vous n’avez pas compris. Je préfère un système qui offre la même monnaie ou plutôt une équivalence entre le billet qui vient du CA, du CIC, de la BNP, de la soc-gé, de LCL, de la BP, de la Caisse d’épargne même si celles-ci font faillite (mon billet restera le même) plutôt qu’un système instable comme vous semblez le désirer.

                6. En quoi acheter des actions crée de la valeur ? De la valeur d’usage sans aucun doute, mais à part cela ! ! ! Je vais vous donner un exemple très simple. Vous êtes au restaurant et on vous sert un plat qui ne vous plaît pas. Vous l’échangez avec un client contre un plat qui vous plaît et qui déplait à ce client, tous les client font cela. Il n’y aura eu aucune création de valeur, aucune production durant ce processus, la seule création de valeur c’est la création de valeur d’usage. Concernant la spéculation, pourquoi vouloir vous embarquer dans des délires comme cela ? C’est pourtant simple. Lorsque j’achète une action qui va permettre à l’entreprise d’acheter une machine, je fais un investissement productif, lorsque j’achète l’action de mon voisin qui en a marre d’avoir cette action alors que moi je pense que l’entreprise va être valorisée, je spécule. C’est le b-a-ba ! L’une des actions est productive l’autre non. Il ne s’agit pas d’interdire, simplement d’expliquer les choses. Mais peut-être êtes-vous un Ponzi pour redouter que les gens se rendent compte de cette différence……

                • Dommage de prêter à ce brave JB une citation qui n’est pas de lui. Vous gagneriez en crédibilité en évitant de citer des sources imaginaires. Mais bon, personne n’est surpris par cette triste manipulation à la lecture de vos délires.

                  • si vous vouliez la source de la citation il fallait le demander directement. La voici : Letters to Mr Malthus on several subjetcs of political economy and on the cause of the stagnation of commerce… [je vous donnerai le titre complet si vous voulez](1821), Augustus M. Kelly 1967.

                    • Puisque vous disposez de l’ouvrage original en anglais (au fait, l’éditeur de 1967 est Kelley), vous ne manquerez pas de nous indiquer la page de la citation, afin que chacun puisse l’analyser dans son contexte.

                    • C’est donc la page 104 de la partie intitulée Catechism of Political Economy or
                      familiar conversations on the manner in which wealth is produced, distributed and consumed
                      in society de le l’ouvrage Letters to Mr Malthus on several subjects of political economy and on the cause of the stagnation of commerce to which is added a Catechism of Political Economy or familiar conversations on the manner in which wealth is produced, distributed and consumed in society, ce qui correspond à la page 213 du lien pdf suivant. C’est la fin de la page et le début de la suivante. https://mises.org/sites/default/files/Letters%20to%20Mr%20Malthus_2.pdf

                      Si vous pensiez m’avoir sur la rigueur, c’est raté ! ! ! Par contre, vous, vous êtes malhonnête car vous m’accusez d’inventer des citations. Tel est pris qui croyait prendre.

                    • Ah, ce n’est pas trop tôt ! Finalement aiguillonné par la provocation, votre longue recherche qu’on imagine frénétique va permettre à chacun de comprendre qu’un simple extrait n’est pas suffisant pour interpréter une démonstration.

                      Toute citation tronquée dans le but d’en pervertir le sens est une citation mensongère.

                      Lire par exemple la page précédant celle de votre extrait pour comprendre immédiatement vos errements relativement à l’accumulation du capital ou le profit. Encore mieux, lire le chapitre 5 à propos du capital, le chapitre 8 sur la formation des capitaux, ou encore le chapitre 22 sur les revenus capitalistes, ici en français :

                      http://classiques.uqac.ca/classiques/say_jean_baptiste/catechisme_eco_pol/say_catechisme.pdf.

                      Pour terminer, deux petites citations afin de cadrer rapidement le sujet de la formation du capital chez Say :

                      « On économise, soit en consacrant à une dépense reproductive une portion de son revenu
                      que l’on pouvait consacrer à une dépense improductive (c’est ainsi que nous avons vu que
                      l’on forme les capitaux), soit en résistant à l’attrait d’une consommation présente, pour
                      employer cette portion de revenu à une consommation future mieux entendue : c’est
                      particulièrement de cette dernière économie que nous nous occupons en ce moment. »

                      « Les services productifs que peuvent rendre une industrie, un capital, un fonds de terre,
                      sont le premier revenu de nos fonds, et que la production n’est qu’un premier échange où
                      nous donnons nos services productifs pour recevoir des produits. Ces produits sont ensuite
                      échangés contre de l’argent, des vivres, des habits, contre toutes les choses dont la nature
                      nous a fait des besoins ou qui peuvent contribuer à la satisfaction de nos goûts. »

                      On note cette notion importante de « premier échange ». Eh oui, la loi de Say est parfaitement compatible avec l’accumulation du capital et le profit. Il suffisait de lire Say en totalité au lieu de délirer vainement sur un extrait dévoyé.

                      Finalement, grâce à vous, chacun pourra faire son profit de cet ouvrage indispensable pour comprendre l’économie, loin des idéologies néfastes.

                    • Vous savez vous ne m’obsédez pas, je passe du temps sur ce site pour me divertir et au passage éduquer certains internautes tels que vous en économie par exemple, donc en effet, mes réponses peuvent prendre du temps, ce n’est pas ma priorité que de vous enseigner l’économie.

                      Tout d’abord, je tiens à faire remarquer que finalement vous reconnaissez que vous mentiez en prétendant que j’inventais les citations, ce qui ne renforce pas tellement votre crédibilité.

                      Ensuite, je ne vois pas en quoi ma citation est sortie de son contexte, vous serez aimable de préciser ce point.

                      Troisièmement, la loi de Say est incompatible avec la formation de capital ou l’existence de profit, au niveau global macro-économique, bien entendu au niveau local il peut y avoir profit si c’est compensé par une perte ailleurs. Tout simplement parce que si vous les échanges se font à valeur égale (on échange des biens à valeur égale), vous ne pouvez faire de profit monétaire. C’est simplement du bon sens, de la logique simple dont visiblement vous êtes dépourvu. Ceci dit, étant donné que vous êtes du genre à croire que c’est l’ épargne qui fait le crédit alors que dans une économie capitaliste c’est l’inverse, ce n’est pas étonnant. Vous pouvez vous réfugier derrière un auteur du XIXème. Je vous conseille simplement de réfléchir par vous-même et de vivre dans le XXIème siècle.

                    • « vous ne m’obsédez pas » : non, c’est évident.

                    • Vous savez vous ne m’obsédez pas, je passe du temps sur ce site pour me divertir et au passage éduquer certains internautes tels que vous en économie par exemple, donc en effet, mes réponses peuvent prendre du temps, ce n’est pas ma priorité que de vous enseigner l’économie.

                      Là, vous pétez plus haut que votre cul. Vous êtes tellement rasant que je zappe votre prose, même si elle fait propre sur elle.

    •  » un record même pas égalé lors de la crise de 29 …  »

      commentaire inutile : c’est bien connu que la FED est le gouvernement américain ont d’abord traité la crise de 29 par une hausse des taux et une absence de déficit, avant que roosevelt n’inverse la tendance en 1933 seulement , mais là encore, l’absence d’état providence à cette période de l’histoire, ne pouvait pas creuser l’abîme que nous somme en train de connaître …

    • En un mot : vous préféreriez que la France fasse courageusement défaut sur la dette. Courageux à cause des conséquences douloureuses pour certains.

      Je préfère mille fois l’explication limpide de Cavaignac.

      • C’est marrant cette tendance à déformer les propos des gens. Vous ne pouvez pas vous empêcher d’être malhonnête. Je ne préfère rien, je vous explique simplement le fonctionnement de l’économie, vous en avez grandement besoin.

        • Vous, ce n’est pas seulement les chevilles… Nul besoin d’un économiste dans votre genre :mrgreen:

          Un rééchelonnement unilatéral des dettes, c’est quoi sinon une forme de défaut ❓

  • Les chiffres de départ sont faussés par l’absence de prise en compte de la croissance de la population américaine, laquelle grossièrement passe de 3,2 millions d’habitants en 1790 à 318 millions aujourd’hui, soit 98 fois plus et une croissance moyenne annuelle de 2,06 % par an. De facto, la croissance réelle des États-Unis n’est plus que de 1,6 % par an, ce qui est considérable sur longue durée.

    Sur des durées séculaires, 3,5 % de croissance continue, cela n’existe pas, on est en réalité plus sur du 0,2 % à 0,5 % par an. Cela signifie peut être que l’auteur prend en compte une croissance sans inflation ?

    De toutes façons, on a tendance à comparer des croissances sans prendre en compte la variation de population, pour les États-Unis, cette croissance est considérable, elle est annoncée officiellement ces dernières années à 0,7 % par an, mais on peut plus se référer à la moyenne passée, signalée plus haut, de 2 % par an.

    Avec 2,3 % par an de croissance sur longue durée, les États Unis n’auraient connu qu’une croissance par tête de 0,24 % par an sur 225 ans.

    • Absolument, cet article est au mieux de la propagande au pire de la conversation de bistrot.

      Les facteurs influençant la croissance sont en premier lieu l’accroissement de la population et en second lieu les accumulations de biens, de services et de valorisations nouvelles liés à des révolutions économiques et sociologiques.

      Rentrent ensuite en jeu des facteurs purement mathématiques, comme le volume monétaire, les taux de changes, d’endettement, de commerce extérieur, le montant d’épargne et de crédit …

      A ce titre, tout le monde se gargarise actuellement des bons chiffres de la croissance Française du dernier trimestre comparé à l’Allemagne, alors que le seul chiffre quelque soit un peu intéressant est la croissance du PIB/habitant.

      Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les libéraux continuent à essayer d’interpréter l’économie en se basant sur des indicateurs keynésiens (inspirés de la masse monétaire macroéconomique) et la vision marxiste (travail-capital) de l’économie : depuis la séparation de la monnaie d’un volume de référence qui fausse toute statistique monétaire, depuis l’ouverture mondialisée qui délocalise travail et capital, depuis la virtualisation et la concentration des coûts d’infrastructure, depuis les changements de valorisation des choses …. toutes ces analyses sont au mieux faussées.

      Facebook réalise 8 milliard de $ de CA sans vendre un seul produit et sans avoir un seul élément de capital.

      Il n’y a aucune différence entre un T-Shirt vendu 2 euros dans une friperie et un T-Shirt vendu 2 000 $ dans une boutique de mode.

      • Facebook, 26 milliards de capitaux propres à décembre 2014 pour 19 milliards d’immobilisations. Au final, 9 milliards de CA pour 2 de résultat, mais une valo boursière de 229 milliards…

        « Bon chance ! » (citation)

        • Preuve s’il en faut de la complète inadéquation du système comptable et financier actuel qui n’existe que pour se plier, ou plutôt contourner le système fiscal : les immobilisations sont pratiquement entièrement de la propriété intellectuelle (R&D et rachats), la valorisation boursière est elle aussi complétement faussée.

          La ‘capital’ de Facebook est uniquement du savoir faire et une position sur le marché, qui pris tel quel n’a aucune valeur et n’est absolument pas pérenne dans le temps, contrairement au capital au sens ‘outil de production’ : la logique de Facebook est une logique potentiel/risque et non pas une logique capital/travail.

          Comme vous le dites très bien : c’est le risque qui caractérise cette économie.

  • Il n’y a qu’en France qu’avec de fins commentateurs souriants, pour soutien, que l’on nous désinforme sur un croissance à 0.6% créatrice d’emploi..
    Quelle est la prochaine promesse ? On rase gratis ! Ah non ! celle là ils l’ont déjà faite, et les commentateurs souriants, y croient encore.. Alors pourquoi se gêner.

  • Comme j’aimerais créer une sorte de simulateur de l’économie Américaine, foutre un socialiste au hasard dessus et voir en combien de temps ça devient le Malawi x)

    Le problème aux États-Unis c’est surtout qu’il y a beaucoup de pauvres (est un écart entre les 1% et le reste énorme !), et les pauvres n’ont absolument aucune connaissance économique et penses que prendre le pognon aux riches et aux entreprises (donc a leur patron) leur permettra de vivre mieux.
    Ils en viennent même a oublier la raison pour laquelle eux ou leurs ancêtres ont émigrés la bas … le rêve américain, absolument incompatible avec une société égalitariste

  • Croissance, croissance, croissance!

    nous pourrions reprendre la fameuse phrase du Générale de Gaulle lors d’une conférence de presse : « Nous pouvons sauter sur notre chaise et crier « l’Europe, l’Europe, l’Europe  » cela ne serte à rien et n’avance à rien ».

    Bien sûr il faut de la croissance pour se développer, mais au bout du compte la grenouille ne résiste pas et celle qui voulait être plus grosse que le bœuf éclate.

    n’est-il pas possible d’envisager une déflation régulière des états mais sans que cette déflation soit unique

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