Aristote contre Marine Le Pen

Et si on essayait d’évaluer le programme de Marine Le Pen à l’aune du principe de non-contradiction ?

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Aristote contre Marine Le Pen

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 avril 2015
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Par Christophe de Voogd.

Marine Le Pen à la tribune - Credits Rémi Noyon (CC BY 2.0)
Marine Le Pen à la tribune – Credits Rémi Noyon (CC BY 2.0)

 

Comment s’y prendre ? Comment attraper ce véritable « furet idéologique » qu’est le Front National version Marine Le Pen ? Et comment désamorcer son pouvoir croissant de séduction ? Les autres forces politiques du pays semblent bien embarrassées, recourant souvent à la technique de la « rediabolisation », qui consiste à rabattre le Front National de Marine sur celui de Jean-Marie sur le thème, « le FN n’a pas changé » !

Or, force est d’abord de constater que la diabolisation, utilisée sans relâche depuis 30 ans, n’a guère été efficace pour contrer la montée du FN. L’on a encore pu mesurer le bien piètre résultat de cette stratégie qui a été au cœur de l’offensive de Manuel Valls dans la campagne des dernières départementales.

Davantage, elle ne rend pas compte des évolutions évidentes de ce parti depuis 2011, de sa stratégie de conquête du pouvoir et de l’extension de son électorat à des couches jusqu’ici peu perméables à la rhétorique d’extrême-droite (fonctionnaires, jeunes, retraités). Le rôle majeur d’un Florian Philippot, issu du chevènementisme, marque bien ce changement de rhétorique comme de programme, vers une forme de social-étatisme diamétralement opposé aux positions du « vieux » Front.

La « rediabolisation » fait trop souvent l’économie de toute argumentation de fond. Ainsi de l’appel rituel aux « valeurs de la République » sans jamais les expliciter, alors même que Marine Le Pen ne cesse de les mettre en avant, quitte à les détourner (« laïcité », « démocratie », « souveraineté »). En tout état de cause, le combat de valeurs en politique est d’une efficacité limitée, comme l’a démontré Max Weber, puisqu’elle oppose des « éthiques de conviction » incompatibles et ne peut se résoudre que par un pur et simple rapport de forces.

Enfin et surtout la crise actuelle entre fille et père et son dénouement imminent en faveur de la première rend désormais cette argumentation largement inopérante, même si les positions « ultra » et les dérapages d’une partie du Front national ne disparaîtront pas du jour au lendemain.

À vrai dire, la persistance (minoritaire) du « vieux » front au sein du nouveau ouvre un autre angle d’attaque aux adversaires du FN, celui de la contradiction interne. Procédé dont la puissance est sans égale : la contradiction heurte en effet en nous l’un des principes fondamentaux de la logique, tel qu’énoncé par Aristote :

« Le principe le plus solide de tous est celui à propos duquel il n’est pas possible de se tromper… Quel est ce principe ? Il est impossible que le même prédicat appartienne et n’appartienne pas en même temps à la même chose et sous le même rapport… Si donc il n’est pas possible que les contraires appartiennent en même temps à la même chose, et comme l’opinion contraire à une opinion est sa contradictoire, il est manifeste qu’il est impossible que le même homme pense simultanément que le même est et n’est pas » (Métaphysique, Gamma 3).

Resitué dans notre époque, Aristote, auteur également d’une Rhétorique (au sens noble du terme, c’est-à-dire l’art de l’argumentation), nous invite ainsi à montrer que les positions du FN sont contradictoires, soit avec ses propres diagnostics et ses propres objectifs, soit avec une partie de son électorat ou de ses élus.

Cette voie a l’immense avantage de mettre en évidence l’incompétence ou l’incohérence (ou les deux !) de l’adversaire et détruit ainsi la ressource fondamentale de tout aspirant au pouvoir : sa crédibilité1.

L’on n’en prendra ici qu’un exemple, mais décisif, car concernant l’une des propositions-phares du FN : la sortie de l’euro.

L’on sait en effet que le FN ne cesse de dénoncer la renégociation de Lisbonne de 2007 qui a « ignoré le non » au referendum sur la Constitution européenne en 2005 et « s’est assis sur la volonté du peuple français ». À vrai dire la dénonciation outrée de ce « scandale anti-démocratique », constitue l’un des leitmotivs de la rhétorique FN. Or que propose ce dernier en matière de sortie de l’euro ?

« La France doit préparer, avec ses partenaires européens, l’arrêt de l’expérience malheureuse de l’euro, et le retour bénéfique aux monnaies nationales qui permettra une dévaluation compétitive pour oxygéner notre économie et retrouver la voie de la prospérité. Le couple franco-allemand doit jouer ce rôle moteur dans cette concertation et cet arrêt programmé de l’expérience de l’euro. Il doit retrouver l’initiative et permettre à la zone euro de sortir du marasme… Bien préparée, concertée avec les autres nations européennes, la fin ordonnée de l’euro est la condition de la renaissance économique de la France. » (Programme du FN)

Autrement dit, le FN ne propose rien d’autre qu’une renégociation de type Lisbonne. Or il oublie de rappeler un fait capital : les Français sont entrés dans l’euro… par référendum, celui de Maastricht en 1992 !

La conclusion s’impose : le Front national propose, pour la sortie de l’euro, ni plus ni moins, que de « s’asseoir sur la volonté du peuple français », telle qu’elle a été exprimée souverainement en 1992, et accessoirement, confirmée aujourd’hui de sondage en sondage.

Contradiction flagrante tant sur la forme (renégociation intergouvernementale contre référendum) que sur le fond (le vœu véritable du peuple français), mais qui est curieusement peu relevée dans le débat public. Elle est peut-être l’une des raisons, avec le non-sens économique d’une telle mesure, de la discrétion croissante de la direction du FN sur ce projet, qu’il mettait, il y a peu encore, en tête de son agenda…

Sur le web

  1. Lukasiewicz, le grand logicien polonais, qui a remis en cause le principe de contradiction d’Aristote, parce que logiquement indémontrable, n’en reconnait pas moins son utilité pratique irremplaçable, « dans la mesure où il constitue l’unique arme contre l’erreur et le mensonge.
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  • Aristote… : les femmes ont moins de dents que les hommes

    Depuis 1931 et un fameux théorème, les paradoxes apparents doivent être pris avec précaution.

    (A) : Ainsi tout nombre élevé au carré étant positif il est dès lors évident qu’un nombre négatif n’a point de racine carrée, qu’il ne saurait donc y avoir de nombre dont le carré soit négatif, ainsi étant déterminé ce qui est numérique et ce qui ne l’est pas.

    (B) : i² = -1 définit le nombre « i ».

    (A) et (B) sont contradictoires, que faudrait-il donc en déduire ? Le rejet de (A) ou de (B) n’est absolument pas la solution qui est d’une autre nature.

    Ceci ne préjugeant en rien de cela, il ne s’agit que de poser ce qui est de la nature de la cohérence et ce qui ne l’est pas.

    Ce n’est pas en alignant des assertions apparemment contradictoires que l’on détermine la cohérence ou l’incohérence.

    Encore faut-il comprendre ce problème.

    • C’est que votre énoncé (B) est incomplet, i étant un nombre imaginaire (un outil mathématique), il n’appartient pas à l’ensemble des nombres réels. Les deux énoncés ne sont pas contradictoires, sitôt qu’on précise dans quels conditions ils s’appliquent. (A) est vrai parce que i n’existe pas vraiment. Le paradoxe se trouve dans votre manière de présenter la chose, et non dans la chose elle-même, pour le coup.

      Cela ne remet pas en cause ce que vous dites, mais ça remet en cause votre exemple.

      • En effet, l’exposé est malhonnête : partant de prémisses différentes, il est normal d’arriver à des conclusions différentes.

        En revanche, je me permets de signaler que i n’est pas un simple outil mathématique. Il l’était lors de sa découverte (pour résoudre des équations du troisième degré), mais depuis Gauss il est tout aussi « réel » que les nombres réels !

        • Merci de me le signaler. J’ai en effet du retard à rattraper en Maths…

        • « depuis Gauss il est tout aussi « réel » que les nombres réels ! »

          T’es sur ? i est l’unité imaginaire (comme 1 est l’unité des réels) c’est un nombre complexe car il n’appartient pas au nombre réels (il ne respecte pas les mêmes règles).
          Il est vrai que l’on peut l’obtenir par une multiplication de 2 vecteur de R², mais ça reste un complexe (enfin d’après mon cour de maths du supérieur) on appel d’ailleurs le plan complexe le plan de Gauss, sa serait étonnant que Gauss est démontré que i est un réel, car du coup les complexes n’existent pas .

          « (A) et (B) sont contradictoires, que faudrait-il donc en déduire ? Le rejet de (A) ou de (B) n’est absolument pas la solution qui est d’une autre nature »

          Un nombre élevé au carré donne obligatoirement un nombre positif est seulement applicable au nombre Réels, les complexes inclus les réels plus i, et c’est justement ce i qui ne respecte pas la règle car il ne fait pas partit des réels.
          Tout comme pi ou racine ² de 2 ou e qui font parti des réels mais pas des rationnels ils ne suivent donc pas les règles des nombres rationnels (t’arrivera jamais à écrire pi sous forme de quotient)

          @LR : Tu peux me donner la preuve de Gauss que i est un réel, j’ai cherché et je n’ai malheureusement pas trouvé :/

  • Je ne suis pas d’accord avec votre raisonnement.
    Si le Marine Le Pen est élue Présidente et nomme un Gouvernement, celui-ci a la légitimité démocratique pour revenir sur une décision (approuvée démocratiquement) prise en 1992, il y aura 29 ans.
    MLP s’opposerait à la volonté du peuple dans la mesure où elle ne respecterait pas cette composante essentielle de son programme, un retour à une plus grande souveraineté nationale.

  • argumentation ridicule:

    même les français ont le droit de changer d’avis et une élection ,référendaire ou non, peut(heureusement) en défaire une autre. Voter pour le programme actuel du fn, c’est effectivement rejeter maastricht: et alors, la belle affaire, c’est pas comme si on venait de le plébiscité!

    plus intéressant à mon avis , si on veut vraiment combattre le fn, c’est de mettre en avant sa nouvelle orientation systématiquement antilibérale(que n’avait pas jean-marie) et surtout arreter d’en faire une fixette:
    après tout si ce parti élimine le ps ou les républicains au 1er tour, ce sera plutôt rigolo, et puis on a vu que la technique journalistique consistant à toujours pointer du doigt le risque fn avait le résultat inverse escompté.

    • Les Français ont bien sûr le droit de changer d’avis, et l’article ne remet pas ça en cause.

      Ce qui est dit, en revanche, c’est que le FN reproche au gouvernement de l’époque d’être passé par dessus la tête du peuple en 2007, en ne respectant pas le référendum de 2007, et s’apprête à faire exactement la même chose en ne respectant pas le référendum de 1992.

      Si le FN était cohérent, ils proposeraient un nouveau référendum et là, on pourrait savoir si le peuple à effectivement changé d’avis.

      Cela vaut bien sûr si vous croyez au vote et si vous croyez qu’un peuple peut avoir un avis, ce qui n’est pas vraiment mon cas…

      • La sortie de l’euro passerait par référendum à priori si MLP passe en 2017 :

        http://www.lefigaro.fr/politique/2014/11/27/01002-20141127ARTFIG00329-marine-le-pen-si-je-suis-elue-en-2017-je-ferai-un-referendum-sur-la-sortie-de-l-europe.php

        Mais c’est vrai que c’est pas gravé dans le marbre du programme.

        On peut reprocher plein de choses au FN, mais c’est l’un des rares partis, sinon le seul à proposer de recourir massivement au référendum. C’est plutôt un mauvais angle d’attaque, donc. Si on veut l’attaquer sur le principe de non contradiction en matière de référendum, c’est la pratique plébiscitaire qu’elle veut en faire, à la De Gaulle. Le seul vrai référendum reste celui d’initiative populaire, ce serait intéressant de voir dans le programme du FN s’il y est ou non.

        au delà de ça, l’avantage d’un référendum sur la sortie de l’euro, c’est qu’il y aurait enfin un débat sur cette question, et pas un débat à sens unique comme en 2005.

        • « à la De Gaulle », vous! Comme vous y allez!

          Combien de politiciens sont-ils prêts, aujourd’hui, à jouer leur mandat sur le résultat d’un referendum, non truqué (quand il est inepte de dire non!), et à faire ses valises et être parti dans les 12 heures du résultat, comme l’a fait Ch. De Gaulle? La réponse est dans la question: zéro!

          Ils ne sont JAMAIS obligés de faire un référendum! Résultat: ça n’existe plus!
          Ne rêvons pas! Déjà pas très courageux, alors téméraires?!

          Sérieusement, quelle fraction du corps électoral est à même de connaitre (« pouvoir exprimer ») en quoi l’ € est favorable et défavorable à l’économie française et à leurs intérêts particuliers, suivant leur situation? 1/2 ou 1/4 %? Moi, en tout cas, je n’en suis pas capable! Oh, bien sûr, des aspects, oui, mais les conséquences à court, moyen et long terme? Non, incapable!

          Comme l’Union Européenne, l’ € est « une aventure » et deviendra ce que nous en faisons. Rien n’est achevé et rien n’est fixé, une fois pour toutes!

          D’autre part, « Aristote a tort » (bon, c’est de la provoc!): mais l’esprit humain porte en lui ses contradictions, très loin de la pure logique et ses réactions sont hautement conjoncturelles: dans notre vie, nos questions sans réponse sont bien plus nombreuses que celles auxquelles nous avons cru, un moment, avoir la réponse, elles-mêmes plus nombreuses que les questions basiques au sujet desquelles, notre avis diffère peu de celui de notre large entourage!

          Tout ça pour dire qu’un référendum sur l’ € serait, sans doute, démocratique mais ce serait une équation dont quel que soit le résultat, rien ne dirait si il est favorable ou défavorable.

          Et qu’au niveau européen, un « eurexit » ou « frenchexit », ferait passer la France de « fantôme » du « moteur européen (franco-)ALLEMAND », à un niveau en-dessous de celui du Royaume-Uni (?) qui ne quittera JAMAIS l’Union Européenne, déjà, rien qu’à cause de son rôle de « tête de pont » des U.S.A.

          Et bonne chance pour emprunter encore sur les marchés!

      • La reponse de marine à ce reproche tiré par les cheveux est simple:

        « que ceux qui sont encore pour maastricht ne votent pas pour moi ! »

        Je serais très étonné qu’elle perde beaucoup de voix

    • Non, GC. Si le libéralisme c’est simplement la liberté d’entreprendre, MlP ne s’y oppose pas, bien sûr. Mais lorsque l’économie libérale est gérée de façon capitalistique, alors il y a un problème. Notez que lorsque une entreprise licencie, ses action en bourse flambent, et c’est moralement indéfendable.

      • ‘Lorsqu’une entreprise licencie ses actions flambent’ : c’est absolument faux.

        Les actions repartent à la hausse quand une entreprise a de nouveau des perspectives d’avenir.

        Ce qui est moralement indéfendable est de considérer que les licenciements ont comme but l’augmentation du cours de bourse : c’est de la malhonnêteté intellectuelle pure.

        C’est comme de dire qu’un agriculteur gagne sa vie en vendant ses terres.

        • Les actions flambent en cas de licenciements massifs parce que les actionnaires n’ont que trop peu de critères pour estimer les perspectives d’avenir. La baisse de la masse salariale, pour un même CA, rend que plus belle la mariée. Il ne faut pas chercher plus loin.

          Tout autant, un groupe qui veut vendre une filiale fera de même, quitte à compromettre l’avenir de l’entreprise qui se portait pourtant très bien; c’est du vécu.

          • Un peu rapide comme affirmation : tout ‘actionnaire’ avec un minimum de jugeote associera une baisse des effectifs comme une baisse des objectifs : les sociétés en croissance ne licencient pas.

            Si vous regardez dans la réalité, c’est pratiquement toujours le contraire qui se produit : les société voient leur cours de bourse augmenter quand leur effectif augmente et vice-versa.

            Ce qui est trompeur (et largement exploité par les médias, syndicats, socialistes etc… ) est que l’annonce des licenciements est très souvent associée à d’autres annonces, en particulier des objectifs de reprise des bénéfices et de reprise de croissance à terme, ce qui stimule les achats sur ce terme. L’annonce de licenciement ‘purs’ font s’écrouler le cours de bourse.

        •  » c’est comme dire qu’un agriculteur gagne sa vie en vendant ses terres …  »

          s’il les vend en  » constructible  » il gagne même trés , trés bien sa vie …

          aprés , il va pouvoir investir sur les sociétés qui licencient !

      • « Notez que lorsque une entreprise licencie, ses action en bourse flambent, et c’est moralement indéfendable. »

        Il faut tout d’abord distinguer deux cas :
        -les entreprises en difficultés
        -les entreprises qui se portent bien

        Dans le premier cas, licencier est une nécessité pour sauver l’entreprise car il faut réduire les couts, une entreprises qui redevient rentable monte en bourse est c’est normal. C’est un mal pour un bien et de toute façon les entreprises ne sont pas la pour faire du social, ce ne sont pas des associations. Il est probable qu’elle réembauche plus tard quand ses finances ce porteront mieux.

        Dans le second cas, si c’est pour une revente sa peut se comprendre (augmenter les bénéfices pour gonfler le prix de vente, permet l’acquisition de l’entreprise par des investisseurs étranger, facilite le rachat, …) la encore les entreprises ne font pas du social est il est normal que tu veuilles tiré un maximum de bénéfice lors de la vente de ton bien .

        Si c’est juste pour faire gonfler les actions, ça marche sur le cour terme mais c’est catastrophique sur le long terme, l’innovation de l’entreprise va en pâtir et elle finira par se faire manger ses parts de marché par des entreprises concurrente plus innovante (car ayant misé sur l’innovation) et donc son action se fracassera, laissant place à des entreprises plus saines et mieux géré qui grossiront et embaucheront.

  • même si marine le pen arrivait un jour au pouvoir , rien ne dit qu’elle pourrait mettre son programme à exécution ; c’est une chose de dire ou de promettre quand on n’est pas assis sur le trône suprême ; s’en est une autre , une fois élu de vouloir faire ce que l’on avait prévu , car il est des réalités que l’on ne peut contourner ; connaissez vous un seul dirigeant qui a fait exactement ce qu’il avait promis une fois élu ? moi non ;

  • La conclusion s’impose : le Front national propose, pour la sortie de l’euro, ni plus ni moins, que de « s’asseoir sur la volonté du peuple français »

    Ce point là est un mauvais angle d’attaque du FN puisque même si le peuple français a par référendum approuvé la création de l’Euro, depuis les gouvernements de la zone Euro dont celui de la France ont outre passé le mandat confié par le peuple puisqu’ils ont autorisé la BCE à faire ce qui est explicitement interdit par les traités à savoir notamment le rachat de dettes souveraines et création de monnaie ex-nihilo.

    Evidemment le FN en bon parti socialiste est favorable à se genre de politique monétaire, et se verrait très bien faire la même chose au niveau national avec le retour au FRF.

    Pour combattre le FN il est inutile d’en appeler aux votes du peuple français car les votes du peuple français ont tous été trahi par une classe politique vile et corrompue, le problème qu’il y a à combattre le FN c’est qu’il est devenu un parti socialiste comme les autres et que donc en attaquant le FN on se retrouve de fait à attaquer les politiques menaient par la droite et par la gauche car le FN proposent les mêmes juste en pire.
    Vouloir combattre le seul FN est peine perdue car ce qu’il faut combattre c’est le socialisme et donc l’ensemble de la classe politique française.

  • Au lieu de perdre votre temps, de crier avec la meute, de vous interroger sur le sexe des anges et la diabolisation du Front National et de pratiquer l’analyse aristotélicienne du même Front National comme d’autres étudient le fonctionnement des Shadocks (qui pompaient vous vous souvenez ?)… vous devriez revenir au Réel.

    Le problème aujourd’hui est-il le Front National ?

    Non bien entendu.

    En quoi le Front National résume, synthétise, qualifie la somme proprement ahurissante de problèmes qui assassinent littéralement le pays ?

    En rien.

    Alors ?

    • Quelles solutions crédibles proposent-ils? Aucunes.

      Le FN n’est peut-être pas le problème, mais il n’est pas la solution non plus.

      « Au lieu de perdre votre temps, de crier avec la meute, de vous interroger sur le sexe des anges et la diabolisation du Front National et de pratiquer l’analyse aristotélicienne du même Front National comme d’autres étudient le fonctionnement des Shadocks (qui pompaient vous vous souvenez ?)… vous devriez revenir au Réel. »

      Je ne vois vraiment pas en quoi pointer les incohérences du FN, qui est un parti politique d’importance, serait s’éloigner du réel. Ou bien « s’éloigner du réel » est-il une simple étiquette que vous accolez à ceux qui ne soutiennent pas le FN (un peu comme Stéphane Boulots utilisait le terme anthropocentriste dans un autre sujet pour pointer du doigt ceux qui ne croient pas à la transcendance)? Dans ce cas, cela aurait bien peu à voir avec le réel.

    • J’ai souri d’aise devant autant de pragmatisme!

      Mais vous vous rendez bien compte que vous ridiculisez comme ça le « PROBLÈME » français du Front National qui fait vivre tant de « chroniqueurs » politiques, ces « journalistes » qui estiment que leurs opinions, leurs « analyses », leurs prises de position, leurs simples commentaires ou leurs arguments sont tellement bien plus intéressants que de rapporter l’actualité des faits éclairés par les tenants et aboutissant des causes et des conséquences véritablement recherchées, tous azimuts, sans parti pris et sans chercher à plaire à Paul ou Jacques?

      La presse ne s’appartient plus! C’est bien pour ça qu’elle jouit d’exonérations d’impôts! Ces journalistes « people », ceux que leurs « solidaires confrères » invitent dans leurs émissions télé et qui se répètent à l’envi pour diffuser « la voix de son maître »!

      Et il arrive, ce n’est pas exceptionnel, qu’un « vrai » pro du sujet apporte des détails et informations que l’article ne donnait pas, dans les commentaires: c’est parfois le seul intérêt de la page lue (quoique l’humour de certains autres – y compris celui de votre intervention – apporte aussi cette dose de plaisir souriant quotidien dont nous avons tant besoin!).

      Je pense souvent à 2 phrases: celle de Robert Charlebois (par ailleurs « brasseur », titre déjà admirable, pour « un ancien Belge », mais surtout « homme libre »: c’est rare!):

      « je m’fous pas mal des critiques: ce sont des ratés sympathiques »

      (phrase qui va comme un gant, me semble-t-il, à Aymeric Caron qui en est l’archétype: ce mec n’est là (dans »on n’est pas couché », émission de l’insupportable L. Ruquier, prosélyte grimaçant mais rarement drôle, dont les invités, quand ils ont droit à la parole, sont souvent tellement plus intéressants) que pour imposer son point de vue d’une façon d’autant plus péremptoire qu’on la sent fragile mais pourtant essentielle pour son narcissisme vital!

      L’autre phrase est celle de « Zazie dans le métro » de R. Queneau:

      « tu causes, tu causes: c’est tout ce que tu sais faire! »:

      là, les candidats à qui ça correspond sont vraiment trop nombreux pour pouvoir faire le tri!

      Je vous souhaite une belle soirée!

      • Je suis totalement en accord avec vous, la diabolisation du Front National est le gagne pain de tellement de gens que sa disparition se ferait ressentir sur les courbes du chômage.
        Aymeric Caron est comme tout socialiste (qui a dit a communiste ? xD ) , il pense être le gentil, avoir les bonnes idées et considèrent toutes personnes ayant un point de vue différent comme le mal incarné. Suffit de comparer son attitude physique face a ses contradicteurs (regard noir et froid, prêt a bondir hors de son fauteuil) et son attitude face a des gens qui pensent comme lui (souriant, détendu, agréable, bref le type que t’inviterais boire un café)

        « dont les invités, quand ils ont droit à la parole, sont souvent tellement plus intéressants »

        Quand ils osent parler librement surtout, parce que ceux qui osent doivent être prêt à lancer un débat ou il sera tout seul contre 4 ou 5 :/

        • J’espère que vous avez vu Caron, hier soir (ou ce matin tôt), face à Caroline Fourest: c’était « du saignant »! J’ai cru un moment que L. Ruquier allait le virer du plateau sur le champ … mais il n’en a pas eu les c….lles, évidemment! Une telle grossièreté, une goujaterie, une malhonnêteté intellectuelle, une agressivité, il s’est fait huer par le public!

          Par contre, si il faut nuancer, le discours de Caroline Fourest, qui croit encore aux solutions « de gauche », était loin d’être inintéressant: c’est une journaliste de combat (« c » minuscule, pas le journal que je n’ai jamais lu), avec les excès que ça comporte, mais avec un vrai travail derrière son livre, et pas seulement « en terrain ami »: rien que pour ça, elle méritait plus de considération! Ce fut scandaleux, franchement choquant! Et j’espère que l’hypothétique futur employeur du végétarien borné aura vu la séquence: il aura de quoi se poser des questions!

    • Le FN est une des raisons de l’immobilisme de ce pays, de son incapacité à se réformer – une parmi d’autre.

      Le FN parle des faux problèmes, en apportant des mauvaises solutions. Rien dans le programme du FN n’a une importance réelle, tous ces sujets sont des hommes de pailles.

      Le FN pourrit le débat politique depuis sa création, le rend nauséabond et empêche les gens de se poser les vraies questions.

      Il n’y a pas de problème d’immigration, il y a un problème de vivre ensemble, de tolérance,
      Il n’y a pas de problème de monnaie, il y a un problème de budget de l’Etat
      Il n’y a pas de problème de sécurité, il y a un problème de délinquance
      Il n’y a pas de problème de PME, il y a un problème de grandes entreprises

      Etc… tout est comme cela : le FN place le débat sur des faux problèmes

      En cela oui, le FN est un GROS problème, mais il est en fait symptomatique d’un pays qui manque clairement de clairvoyance et qui est englué dans le politiquement correct. Politiquement correct dont le FN est un des principaux vecteurs.

      • « Il n’y a pas de problème d’immigration, il y a un problème de vivre ensemble, de tolérance, »
        Comme si l’une n’était pas la cause de l’autre…

        • Ce sont les ‘français’ le problème, leur intolérance envers les autres et envers eux-meme : les Français aisés vivent dans une bulle en essayant par tous les moyens d’empêcher les autres d’y entrer, les Français plus pauvre vivent aussi dans une bulle, alimentée de mythes et de certitudes.

          L’immigration n’est que la projection perverse de leur propre médiocrité : l’immigré est leur échec.

          • Vous accusez les Français d’être intolérant mais allez donc voir dans leurs pays d’origine la tolérance de ces foules d’immigrés.
            C’est vous qui projetez votre médiocrité sur les Français.
            Ils ne partagent pas vos idées alors qu’ils crèvent !
            Vous me faites vomir.

            • Je suis français et je désapprouve totalement votre opinion. Peut-être que la tolérance dans leur pays, quel qu’il soit, n’est pas la meilleure, mais dire que « C’est vous qui projetez votre médiocrité sur les Français. » c’est se placer encore en dessous de ce que vous abhorrez. Certes ils sont peut-être intolérant, ou non, une généralisation de ce type de comportement est impossible, mais les Français non plus ne sont pas un exemple de tolérance, du moins les plus bruyant, comme vous, qui disent que ce sont ces immigrés qui nous « contaminent ».
              Vomissez tant que vous voulez mais sachez que c’est vous le sujet de mes vomissements.

              • Des collabos on en trouve toujours.

              • les français ne sont ni racistes ni intolérants ( surement mois que les allemands , les japonais ou les arabes … ) , ils sont jaloux :

                ils aimaient les noirs, les biques , les niaques , tant que c’était eux qui commandaient et avaient le portefeuille bien rempli … mais l’empire colonial commence à dater ! maintenant que mouloud touche les même allocations que lui , et que c’est tchang qui rachète un chateau dans le médoc , ils finissent par les trouver moins marrant , les étrangers qui mangent le pain des français …

                • Jaloux ou intolérant du succès des autres : quasiment la même chose.

                  Il faut dire que les escrocs qui arrivent à leur expliquer que les subsides de l’Etat quand ils sont fournis aux Français sont payées par les riches (que c’est donc du vol juste, donc moral), alors que les mêmes subsides, quand ils sont fournis aux immigrés sont payés par les pauvres (les pauvres !) sont assez forts aussi.

                  • Mais oui, les Français ont tous les défauts. A vomir.

                    • Les Français n’ont pas tous les défauts, les Français sont maintenus dans l’ignorance et l’intolérance par la propagande socialiste qui les embrigade dès leur plus jeune âge dans l’intégrisme, la croyance de mythes qui ne sont que des sophismes.

                      Vous en êtes un excellent exemple, à défendre des bastions ultra socialistes sans aucune remise en question, comme l’objectivité de la morale, la démocratie ou encore le nationalisme d’Etat et à prétendre que ces points sont libéraux, alors qu’ils sont profondément l’inverse.

                      Ces sophismes sont profondément implantés dans la population, et c’est la peur des socialistes devant la remise en question de ces ‘dogmes’ prétendument libéraux, mais qui ne sont en fait que des escroqueries socialistes qui effraie autant les gens. L’immigration est une de ces peurs.

                      Et oui, il existe d’autres façons de penser que le broyage de cerveaux Rousseauiste puis romantique du XIX° qui n’est que différentes versions de la même réaction contre les lumières, puis antiromantique du XX° qui est une re-réaction contre le romantisme, une tentative de retour en arrière, dont la France est farcie :

                      95% des dogmes socialistes sont des observations libérales qui ont été perverties. Et le pire est que les socialistes continuent à prétendre que le vrai libéralisme, les vraies valeurs de la France, de la république sont leur escroquerie, et que le libéralisme ‘philosophique’ ou ‘économique’ est un monstre.

                    • « Vous en êtes un excellent exemple, à défendre des bastions ultra socialistes sans aucune remise en question, comme l’objectivité de la morale, la démocratie ou encore le nationalisme d’Etat et à prétendre que ces points sont libéraux, alors qu’ils sont profondément l’inverse. »

                      Votre aversion de la démocratie qui vous fait dire que Staline était un grand démocrate est le lit de toutes les tyrannies.
                      Votre aversion du patriotisme, que vous vilipendez à longueur de pages, est le lit de toutes les soumissions abjectes, comme nous le montre une page peu glorieuse de l’histoire de notre pays.

                    • La soumission à la tyrannie que vous défendez comme un idiot utile est l’opposé du libéralisme qui a inventé le droit de résistance à l’oppression.

                    • Les démocraties se transforment toujours en tyrannie – Platon dénonçait cela 5 siècle avant JC : les élus deviennent toujours une caste enivrée par le pouvoir.

                      Vous feriez confiance a un chirurgien cardiaque élu sur ses promesses ou tiré au sort parmi la population ?

                    • Le nationalisme d’Etat est la pire des tyrannies : on ne devient pas membre d’une Nation par la force mais par choix, par conviction, par culture.

                      Vous admettez que l’Etat ait le pouvoir de vie ou de mort sur vous, le pouvoir de réguler les moindres de vos gestes ?

                    •  » on ne devient pas membre d’une nation par force , mais par choix …  »

                      c’est surtout par le hasard et par obligation , qu’on devient membre d’une nation.

                    • @anti gros minet : good catch ! j’aurais du dire ‘membre actif’, patriote : on ne devient pas patriote parce qu’on y est contraint et forcé.

                    • Lorsqu’une démocratie se transforme en tyrannie elle n’est plus une démocratie.
                      Le patriotisme est ce qui nous permet de rester libre en défendant notre liberté solidairement avec les autres. Sans ce ciment nous sommes faibles, comme le montrent les djihadistes qui s’emparent de pays entiers avec quelques milliers de combattants.

                    • Et qui se cassent les dents en face de patriotes comme les kurdes.

                    • Si vous pouvez gloser tranquillement sur le patriotisme ou le nationalisme c’est parce que des patriotes ont fait de la France ce qu’elle est maintenant, un pays libre, puissant et respecté. Je sais que cela ressemble à de la mauvaise propagande, mais pour moi, c’est vrai. Sans souveraineté nationale, il n’y a pas de liberté possible.

                    • « Sans souveraineté nationale, il n’y a pas de liberté possible » : absolument, mais l’Etat Nation ne repose pas sur la souveraineté nationale, il découle de la souveraineté populaire qui en est l’antithèse.

                      C’est à la Nation d’exercer la souveraineté, pas à l’Etat et à ses politiciens professionnels et fonctionnaires … et encore moins à une mafia familiale.

  • Malheureusement, cet article ignore l’essentiel. Le traité de Maastricht est déjà caduc, au mépris de la volonté exprimée par les populations, depuis que SuperMariole a décidé d’acheter directement des titres publics émis dans le cadre de son QE. De fait, l’euro-DTC d’aujourd’hui n’est plus du tout la monnaie saine pour laquelle nous avions voté.

    Si le FN fait désormais profil bas à ce propos, c’est bien parce qu’en revenant au franc-PQ, il entendait mener exactement la même politique stupide de monétisation des dettes publiques que celle de SuperMariole avec l’euro. Maintenant que le FN a obtenu satisfaction, l’argument se retourne et on peut légitimement estimer qu’il devient urgent de sortir de l’euro précisément pour éviter une dévaluation supplémentaire incontrôlée. Bref, l’argument qui pouvait retenir certains Français de voter pour un parti préconisant une sortie de la monnaie unique ne tient plus.

    On n’oublie pas que, dès lors qu’elle reste le dernier acheteur des bons publics en s’appropriant le marché obligataire primaire, la BCE a acquis un pouvoir de vie ou de mort sur n’importe quel gouvernement de la zone. Combinée à la fragmentation des dettes entre les banques centrales nationales, cette situation ne manquera pas de provoquer des conflits insurmontables. Pour l’instant, SuperMariole s’inquiète simplement de l’absence de réformes ici et là. Rapidement, ce ne sera plus une inquiétude mais un ordre comminatoire.

    • « Rapidement, ce ne sera plus une inquiétude mais un ordre comminatoire » : le plus tôt le dégraissage de l’Obèse, le mieux.

      Les privatisations annoncées par Tsipras la semaine dernière prouvent entièrement ce que vous dites : Super Mario a le doigt sur la gâchette et le canon sur la nuque.

      Je suis entièrement d’accord avec vous : le jeu avec d’un coté le PQE et la volatilisation des dettes souveraines (la carotte) et de l’autre la main mise sur le marché primaire (le bâton) risque d’être très chaud, surtout avec des spécialistes de l’enfumage comme Macron qui a quand même réussit à faire passer le pire plan de soviétisation de l’économie Française depuis le programme commun pour une réforme libérale.

      • Ce que vous dites d’E. Macron (qu’on a cru nommer pour plus de discipline: c’est du moins, ce que je croyais) restera empêché de mettre de l’ordre jusqu’à l’ « avis européen » qui va tomber ce mois-ci, sur le niveau de « surveillance » (niveau probable: 5, comme la Grèce!) de la gestion française.

        Et je soupçonne depuis un moment, F. Hollande et M. Valls d’attendre pour avoir la main forcée par l’autorité européenne, de prendre des mesures impopulaires, – « mais c’est pas nous, c’est l’Europe! » – servant une nouvelle fois d’excuse à l’inaction facile nationale depuis 1997!)

        Ah! Le bouc émissaire extérieur! Les Français y croient-ils encore?

        Le jeu Y. Varoufakis (« je mets le feu ») – A. Tsipras (« j’éteins tout ») n’a pas recueilli l’effet escompté face à l’Union Européenne (qui a le plus à perdre?)!

        La France subira le même sort, avec des « formes », mais pour les mêmes raisons: autant un retour au « franc », rapidement dévalué, aurait pu sauver les apparences, autant une dévaluation de l’ € sur le $ pour revenir à une quasi-parité sabote l’efficacité d’un « cavalier seul » français!

        Fin de partie pou M. Le Pen, mais fin de partie pour une éventuelle menace française, inutile et pas du tout crédible! Un « eurexit » français, c’est maintenant, le crash assuré!

        Et les Suisses n’ont pas fait autre chose que remettre la valeur de son franc à un niveau réel plutôt qu’au niveau « conventionnel » avec l’Europe.

        Les monnaies ont beau n’être plus adossées qu’à la « confiance », encore faut-il que celle-ci existe un peu! Combien de Français croient encore que leur monde politicien travaille pour eux?

  • Voilà un article qui est dans le droit fil de la pensée unique. Le peuple a voté Maastricht et conscient de son erreur, il a voté non pour la Constitution européenne. Son vote a été jugé non conforme à la pensée européenne comme celui des Irlandais. Pour la France, c’et la voie parlementaire qui a adopté le traité de Lisbonne, copie à peine remanée de la Constitution. Pour l’Irlande on a fait revoter. Rien de tel pour gouverner que de priver le peuple de son pouvoir. On va procéder de même pour continuer l’aventure de l’euro dont de plus en plus d’économistes, de banquiers, de financiers se rendent compte que la France y est perdante. De nombreuses banques préparent les scénarios de sortie de l’euro qui ne tient que par la volonté de l’Allemagne. Faire reproche au FN de vouloir discuter de l’opportunité du maintien dans la zone euro est la marque du système bi-partite qui maintient notre pays dans une dictature de la pensée unique managée non pour le bien du peuple mais pour les puissances de l’argent cachées dans les grands banquiers et les lobbies.Si contradiction il y a, c’est dans le fait de se dire démocrate et de refuser que le peuple s’exprime et ait le droit de changer d’avis au vu des conséquences de ses votes. Aristote en conviendrait.

    • Le référendum de 2005 portait sur la constitution Européenne, pas sur l’Euro. Le peuple à rejeté la constitution Européenne, mais jamais formellement l’Euro.

      • Dire que « les Français sont entrés dans l’Euro par référendum » est en effet une « interprétation » osée.
        Le traité de Maastricht (que j’avais lu intégralement avant de voter) ne parlait pas, en effet, de « monnaie unique » mais de « monnaie commune » (qui existait déjà et qui s’appelait l’ECU).

        • « ne parlait pas, en effet, de « monnaie unique » mais de « monnaie commune » (qui existait déjà et qui s’appelait l’ECU). »

          Vous jouez sur les mots…

    • Non! Rien n’est caduc: le passage législatif de N. Sarkozy (pour le moins, inélégant) est « passé », sans autre exigence, au Conseil constitutionnel.

      D’autre part, l’indépendance de la B.C.E. (exigence allemande à l’image de la Bundesbank) faisait partie des traités cosignés par la France.

      Et pourquoi ces arguties ridicules? L’exemple grec devrait être bien suffisant pour savoir que les « 3 piliers » sont une excellente mesure de gestion nationale:

      – un gouvernement n’a pas à dépenser plus que son budget pour son train de vie annuel normal

      Si des circonstances EXCEPTIONNELLES surviennent, un fond est à prévoir ou à assurer! (Pas les tempêtes, chutes de neiges, incendies, inondations auxquelles il faut s’attendre chaque année: au moins, à l’une ou l’autre (surtout quand rien n’a été fait depuis la dernière fois! Là, la dépense est prévisible et donc, budgétisable!.)

      – un gouvernement au budget à l’équilibre (ou en bonus) n’a pas à s’endetter au-delà d’une limite, la plus faible possible

      Sauf dans un investissement dont les conséquences économiques rembourseront l’emprunt: un projet sensé trouvera facilement un consortium privé pour financer, réaliser, exploiter et rentabiliser les grands projets d’infrastructure: si l’état y a un intérêt, il n’a qu’à participer à l’aventure ‘sans modifier pour autant le cahier des charges: pas de conflit d’intérêt, si c’est encore actuellement possible dans un pays dont la transparence n’est pas le point fort!

      – Une certaine augmentation des prix, avec le temps, est quasi normale: les biens sont plus « perfectionnés », les aliments, plus sûrs et/ou les portions plus adaptées aux besoins, les contrôles de qualité sont mieux organisés, l’enseignement propose plus d’offres, la médecine, plus de traitements efficaces et donc les professionnels doivent être mieux formés! Mais cette augmentation des prix ne peut être trop importante ou trop brutale et doit donc rester dans les limites qui ne perturbent pas tout l’équilibre économique, d’un an sur l’autre!

      Tout cela me parait être de la bonne gestion! Et un gouvernement qui prévoit un budget au moins à l’équilibre sera, lui, apte à développer une nouvelle politique, à réorganiser un service, à améliorer les choses d’une façon ou d’une autre.

      Il est clair que depuis que ces piliers ont été définis, en France, comme dans d’autres pays, les politiciens ont reporté sur leurs successeurs la corvée de se mettre en règle et ont profité de chaque bonne surprise qui semblait diminuer de 7 à 6% (exemple!) le déficit budgétaire, pour voir ça comme l’occasion de se faire de nouveaux « amis électeurs », reconnaissants pour les subsides à dépenser supplémentaires ou les augmentations de salaire, la diminution des heures de travail à moins d’1 1/2 jour de travail par semaine, hors congés, passant de 4 à 5 semaines et autres conneries du même genre!

      Puis, pas de chance! L’échéance arrive à un moment, pourtant connu de longue date, qui n’est vraiment pas le plus favorable pour se serrer la ceinture, alors qu’en période « de croissance » (gouvernement Jospin, 2008), on a continué à « en profiter », sans souci des engagements pris, avant, mais à respecter, après.

      J. de La Fontaine, bien Français, que je sache, et très connu l’avait bien prévu dans « La cigale et la fourmi », en vain!

      Donc la France n’a plus le choix: elle doit arrêter simplement de déconner et se soumettre au régime commun: aggraver sa dette ne l’aidera jamais!

      Maintenant, si elle a envie de crever seule dans son coin,…mais ça, elle n’en aura pas le courage, alors le mois prochain il y aura plus d’Europe pour diriger et contrôler les finances de la France, malgré ses beaux discours que plus personne ne prend au sérieux! Résultat des courses: à vouloir se croire « Exception », elle risque bien de se retrouver « stagiaires » (les jeunes Français connaissent!!!) appliquant les injonctions du professeur Mariole, comme souvent lu, ici!: Vous l’aurez bien cherché!

      • « – un gouvernement n’a pas à dépenser plus que son budget pour son train de vie annuel normal » Il faut remonter à De Gaulle pour pareil exploit, avant la loi Rotchschild

        • haaaa !! la  » loi rotchschssschchild  »

          un vrai de vrai …

        • Ben oui! Mais au moins, avec l’ €, il n’y a pas de dévaluation compétitive (qui n’est que de la « triche » à l’effet provisoire) entre pays partenaires, soit, le « gros de la clientèle »!

          Et puis, de toute façon, la France a signé, s’est engagé, s’est excusée de son retard (elle n’était pas la seule! Beaucoup de politiciens, ailleurs, ne valent pas mieux que les vôtres), a promis, re-promis mais jamais tenu sa parole: dans un groupe plus ou moins solidaire, ça ne peut pas marcher.

          La France a d’ailleurs le même intérêt que les autres pays partenaires à avoir des finances saines et si l’état français n’a pas le courage de se réformer, à tous les étages du « mille-feuille », eh bien ce seront les contribuables qui payeront!

          Mais, ça, c’est un problème franco-français qui ne me regarde pas!

  • il n’y a même pas besoin de remonter à 1992 pour ridiculiser le programme économique du FN :

     » seule une dévaluation compétitive peut permettre de retrouver la voie de la prospérité …  »

    MDR ! l’euro est passé en un an de 1,37 dollar à 1,05 … la voila , la dévaluation compétitive ! la prospérité va donc revenir d’elle même ! fermer le banc …
    et ben non : l’hydre inflationniste est en train de s’installer dans tous les pores de l’économie , ou plutot tous les porcs de l’économie public , qui se prépare à augmenter tous ses prix pour essayer de sauver sa tête : l’abonnement de ma facture d’eau vient de doubler sans explication … les assurances augmentent fortement . le privé emboite le pas : les produits importé , majoritaires dans les magazins , on déja pris 20% … les fournisseurs de plastiques agricoles maintiennent leurs prix alors même que leur principales matière première , le pétrole, vient de perdre 50% de sa valeur… tous les acteurs économiques qui en ont la possibilité se place pour profiter des milles cent milliards de draghi au dépend de leurs voisins …

    la principale contradiction du FN est dans sa base électorale: on défend les petits patrons ou les salariés ? les salariés du public ou les fonctionnaires ? les salariés du public précaires ou les CDI ? les endettés ( jeune primo accédant ) ou les épargnants ( retraité ) ? sortir de l’euro , ce qui sera trés compliqué , ne fait pas un programme économique , mais un slogan de foirefouille …

    venu du poujadisme en agglomérant les déçus du gaullisme, qu’ils soient originels ( les maurassien ) ou accidentels ( les pieds noirs ) , le FN a été obligé , compte tenu de l’évolution sociologique de la france, de trouver une nouvelle clientelle à gauche pour accéder au rang de partis de pouvoir. s’il devait y acceder un jour, ce qui est pratiquement impossible , il éclaterait au bout de 6 mois.

    • pas savoir lire à ton âge … trop drôle !

    • « MDR ! l’euro est passé en un an de 1,37 dollar à 1,05 … la voila , la dévaluation compétitive ! la prospérité va donc revenir d’elle même ! fermer le banc … »
      Réflexion stupide. C’est avec l’ Allemagne qui est notre principal partenaire commercial, que nous avons des problèmes… De là les dévaluations compétitives que nous connaissions précédemment. Idem pour l’Espagne et l’Italie en particulier.

      • ha bon ! le FN veut donc dévaluer par rapport à l’allemagne ? saperlipopette , moi qui qui croyait que c’était les chinois qui étaient dans le collimateur …

        le FN , partis nationaliste , reconnait donc qu’un français ne vaut qu’une certaine partie d’un allemand …

        c’est beau , tout de même , la lucidité !

    • « sortir de l’euro , ce qui sera très compliqué , ne fait pas un programme économique , mais un slogan de foire fouille … »
      Pensez vous sincèrement que Maurice Allais ait écrit des slogans de farfouille ? Ou même jacques Sapir de nos jours ?

      • maurice allais à l’école ? c’est pas celui qui disait que la mondialisation était facteur de chômage ? suppot de la CGT , vas …

    • Le « programme du FN » n’a d’autre sens, actuellement, que de trouver des arguments pour pêcher des voix, des sympathisants et des militants.

      Et tant qu’on n’a pas à prouver concrètement la faisabilité d’un programme (ou tellement plus souvent, à le trahir!), on dit ce qu’on veut, surtout à la télé où la moindre tentative de démonstration chiffrée (chiffres évidemment invérifiables, sur le moment) fait zapper 99% des téléspectateurs!

      Marine Le Pen n’est pas là pour rire mais pour développer l’entreprise décidément familiale, augmenter la valeur du fond de commerce et augmenter les bénéfices, sans autre marchandise en stock que du vent et des mots!

      Alors bien sûr qu’elle ne mérite pas mieux qu’un mépris tacite, si il n’y avait pas ces journaleux pour la resservir, même quand on en veut pas, dans des interviews y compris à la télé: ce sont des « deals »: « tu fais monter mes ventes et je sers ta pub! ».

      Ce que le peuple aime, ce sont les combats de gladiateurs vedettes, à la télé, pas des gens consensuels: ça manque totalement d’actions!

      (Qui sait encore que le pouce levé du « j’aime » ou du « like » de FaceBook vient du signe des spectateurs du Collisée dans la Rome antique, pour signifier si on devait sauver ou TUER le gladiateur perdant du combat???)

      Mais ce que le téléspectateur ne voit pas, c’est ce que raconte Elsa Di Méo dans son «Journal de bord d’une élue en pays FN» (Ex-candidate à la mairie de Fréjus – édition STOCK, collection « parti pris » … et je n’ai aucun intérêt dans cette histoire! ( 🙂 , qui est comment se comportent, sur le terrains, les élus du F.N., très loin des manières et des dires de Marine Le Pen, à la télé!

      Un silence journalistique maximum précédant un dossier collectant toutes les preuves irréfutables, sur le terrain, du comportement du F.N., de la tête (absentéisme européen limite pour éviter la sanction financière, nombre d’interventions, contenu,nombre d’absences en séance, totales ou partielles…) jusqu’à ce qui se passe chez les élus, au parti, et sur le terrain sous mandature F.N…., tout ceci révélé d’un coup: c’est la seule autre branche de l’alternative, l’autre branche étant l’interdiction nette de ce parti car documentée, en fait, ni « républicain » (terme un peu ridicule: sans signification claire pour la plupart des gens, Français ou étrangers) mais surtout « non-démocratique », ni dans ses actions, ni dans ses statuts (proposition de Léa SALAMÉ, la nuit passée, dans ONPC du Ruquier, avec Elsa Di Meo)

      Mais, politiquement, qui profite du F.N. (Oh, pas en toute clarté, mais comme l’a célèbrement initié F. Mitterrand? (Ah! ce panier de crabes!)

  • De toute façon la France ne sortira pas de l ‘euro, faut l’accepter. Les conséquences d’une sortie de l’euro serait catastrophique, provoquant une terrible inflation et les gens verraient leur épargne fondre une fois celle-ci transformée en franc.

    • La France sortira de l’euro d’une manière ou d’une autre.
      Soit on déconstruit l’euro soit il implose.
      L’Union Européenne ne satisfait aucune des conditions nécessaire à la réalisation d’une monnaie unique, et surtout ne prend pas le chemin pour faire en sorte de les réunir, et tôt ou tard la réalité s’imposera et l’euro disparaîtra, reste juste à savoir comment.

      • Et si c’était la France qui devait prendre le chemin de l’Europe (alors, je sais, la France a toujours espéré l’inverse: que l’Europe devienne Française, ce qui malheureusement, n’arrivera pas, vu que ce n’est pas du tout l’idéal de départ.)

        Votre pays est incapable d’initier la moindre réforme de fond de votre état en pleine déconfiture et vous croyez que ce sera un argument suffisant pour que vos partenaires de la zone € se suicident avec vous par compassion? Arrêtez de rêver! On est sur une planète mondialisée. La France (comme ses partenaires européens) n’est plus qu’un petit pays dans la « globalisation », et bien malade qui plus est!

        Les autres n’y sont pour rien!

        Vos promesses réaffirmées régulièrement d’atteindre les résultats des 3 piliers, vous n’en prenez même pas encore le chemin! Plus personne n’a foi dans la parole de la France ni dans ses discours creux, jamais suivis d’effet!

        Que la France sorte de l’ €, très bien! Mais ne pensez pas entraîner les autres: même la Grèce a reculé! Ne me dites pas que F. Hollande a les c….lles nécessaires pour prendre cette décision: déjà il ne pige que pouic en économie, alors?

  • Oui, ce genre d’article pointant tel ou tel détail…n’a aucun intérêt. Mais expliquer les causes réelles de la percé du FN serait bien embarrassant pour des gens qui défendent une politique d’immigration massive.

    • Troll FN détecté.

      • Militez aussi longtemps que moi dans un parti libéral et vous pourrez venir me traiter de troll FN !

        • Ah, vous êtes de l’UDC ?

          • Non j’étais à DL.

            • C’était de l’ironie.

              • Un prof universitaire disait à ses étudiants, m’a dit mon père, étudiant entre 1921 et 1927, sans doute: « Messieurs (peu de filles, à l’époque!), il y a 2 choses à ne pas faire (dans sa filière que j’ai également suivie): de la politique et de la moto: c’est trop dangereux! »!

                Un militant reste forcément quelqu’un d’engagé dans un type d’idéologie, à l’exclusion de l’idéologie des autres partis: intellectuellement, cette « auto-privation » de liberté me paraît inepte!

                D’ailleurs on le sait bien avec ces politiciens, copains comme cochons entre les quelques joutes oratoires annuelles qui les opposent, vite oubliées lors de réunions plus agréables entre « collègues »: « les loups ne se mangent pas entre eux »!

  • Prémisse majeure: tout ce qui siffle est une locomotive,
    Premisse mineure: Socrate siffle,
    Donc Socrate est une locomotive.

  • Le FN a ouvert la boite de Pandore. Ne la refermons pas et introduisons un vers dans le fruit.
    Il vaudrait mieux exiger le libre choix de la monnaie par le privé, commerçants et entreprises, seul l’état utilisant le FRF.
    Vu la taille du Mammouth a dégraisser, que l’état et ses subdivisions utilise le FRF ne saurait nuire vu l’emprise du socialisme sur l’économie.

  • Tout ça pour ça ?
    Chacun sait que voter pour le FN c’est choisir le retour du franc, et même d’un franc dévalué. C’est explicite, c’est dit, c’est compris. Pas de surprise, pas de contradiction.

    • Mais non!

      Certains se tuent à vous l’expliquer: depuis le Q.E. de la B.C.E., (assez parallèle à celui du $), l’ € est redevenu quasi paritaire au $, en perdant plus ou moins 20% de sa valeur.

      Cette dévaluation S’AJOUTERA à la dévaluation française, soit un franc français valant que dalle! Ce qu’on appelle, au choix, des ronds de carotte ou monnaie de singes, à vous de choisir!

  • Franchement c’est bien mignon ce genre d’article mais ça ne sert vraiment à rien.

    Au lieu d’essayer de démonter les arguments du FN (via Aristote ou qui que ce soit d’autre), l’Ump ferait mieux de plancher sur un programme qui tienne la route (et pas s »occuper de primaire ou de courir après les verts ou le PS).

    Par ailleurs, une fois un programme fixé, il faut s’y tenir.
    Sarkozy s’est fait élire en promettant d’abolir les 35h, de rétablir la sécurité, de « liquider » mai 68 et en parlant d’Identité Nationale.
    Qu’on soit d’accord ou non avec ce programme n’est pas la question ici. Ce qui importe c’est que c’est ce programme qui l’a porté au pouvoir. Et accessoirement affaibli le FN.
    Or, une fois élu, il a bricolé avec les heures sup’ mais laissé les 35h, on n’a pas vraiment vu passer de karcher, la théorie du genre s’est invitée à l’école et l’Identité Nationale a été confié à n’importe qui.
    Se sentant cocus, beaucoup d’électeurs sont passés au FN.

    En clair, faites un programme de droite, libéral, et surtout, appliquez le !

  • On pourrait cesser de parler 5 minutes de la SARL le Pen , il y a beaucoup d’autres problèmes dans notre beau pays…

    • Personne ne conteste que la France soit un beau pays.

      Ni d’ailleurs que les Français aient beaucoup de gros problèmes qu’ils adorent se créer pour pouvoir, à la fois, se prétendre « moteur de l’Europe » mais, en même temps « Pays souverain, libre et indépendant » et saboteur patenté de cette Union Européenne.

      Mais les Français ne sont pas à une contradiction près!

  • « Comment attraper ce véritable « furet idéologique » qu’est le Front National… ».
    Puisque vous citez Aristote (l’avez-vous lu, si oui relisez-le), vous commenceriez par la question COMMENT, avant d’aborder celle du POURQUOI;

    • Oups, vous commenceriez par la question POURQUOI, avant d’aborder celle du COMMENT.
      Le lecteur intelligent aura etc…

  • Est-ce qu’on pourrait ne pas parler du FN pendant, aller quoi, juste une semaine ?
    Je pense que ça vaudra toutes les « rediabolisations » possibles et imaginables.
    Au pire on passera une semaine au calme.

  • Avez vous lu l´interview de Mme. Le Pen au magazine VEJA du Brésil au mois février? d´aprés la lecture, qu´esc-que je peux dire? Rien. Mieux un yeux ouvert qui deux fermé.

  • Intéressante émission sur leur programme économique sur TVL : https://www.youtube.com/watch?v=OJvLIbJHbZ0

    L’économiste interviewé a bien du mal à définir/justifier l’expression « ultra-libéralisme » !

    • Comment prendre ce mec pour un « économiste » (quoique ce titre n’est en rien une garantie de quoi que ce soit: le seul « économiste » en lequel j’ai un peu confiance ne se prétendra jamais économiste, c’est Paul Jorion, évidemment!

      Tout ce qui est envisagé, dans cet interview, mélangeant économie, et un fatras de thèses FN à prétendu support économique non démontré et non chiffré, ne repose que sur du sable mouvant et n’a absolument aucune base solide; l’interviewer n’est d’ailleurs pas « neutre » mais d’une complaisance suspecte prenant bien trop facilement ce que dit son interlocuteur, comme établi.

      C’est « bullshit »!

  • Piètre article… Je ne connais pas celui qui l’ a écrit, mais en matière de démonstration inattaquable, peut mieux faire. Pourquoi ?

    – en 1992, lorsque les Français ont voté Maastricht, ils ne savaient pas exactement ce que cela voulait dire, et, assaillis par les médias et la totalité de la classe politique qui leur disait que ce serait bien, le oui qui semblait acquis au début de la campagne n’a obtenu au final que 51,04 %, après une forte implication de Mitterrand en fin de campagne.

    – en 2005, les Français ont rejeté par référendum, (puisque vous semblez aimer cette démarche) le traité sur la constitution européenne, effectivement. C’est la dernière fois que le peuple a été consulté et il a à cette occasion rejeté l’UE. Maastricht serait donc gravé dans le marbre éternellement, malgré le changement de l’opinion mieux éclairée aujourd’hui que hier avec internet et ses media alternatifs ?
    Et si vous acceptez que le Congrès s’assoie sur un référendum, pourquoi le peuple lui même ne le pourrait-il pas ? Vous n’êtes pas sérieux…

    – effectivement les sondages montrent que majoritairement les Français souhaitent garder l’€. Mais êtes vous sûr que, par exemple Marine Le Pen présidente, elle propose un nouveau choix par referendum « après une sérieuse campagne d’information », et qu’elle assure la promotion de l’€ monnaie commune (comme le fut un temps l’Ecu) au lieu de l’€ monnaie unique, elle serait désavouée ?

    Mon cher monsieur, attaquez vous au programme économique du FN, et démontez le, si vous en êtes capable. Tenez moi informé, je reviendrai en discuter avec vous.

    • Si vous êtes partisan du F.N., dites-le clairement. Non le programme du F.N. n’est pas sérieux et ne repose que sur des hypothèses illusoires; non, la France n’osera jamais sonner toute seule la fin de l’ €, simplement parce que sa gestion étatique (annexes comprises dans toutes les couches trop nombreuses d’un mille feuille ridicule que personne, jusqu’ici, n’a osé rationaliser (fermer un hôpital ou un tribunal n’est que déplacer un problème, sans pour cela, le résoudre!).

      Visionnez le lien de LR ci-dessus: ce n’est simplement pas sérieux! Risible, même, mais absolument pas probant!

  • Et quand les lois et leurs applications sont contradictoires avec la Constitution, n’est-ce pas un moyen d’attraper ce furet à l’origine de notre oppression ?

  • En quoi l’euro serait incompatible avec une économie libérale ?

    • En rien! Évidemment!

      Seulement les réactions et actions de la B.C.E. ne sont pas neutres.

      Une devise actuelle ne vaut que par le capital de confiance qu’ « on » veut bien lui reconnaitre, même plus ou moins adossée à une certaine quantité d’or qui peut éventuellement (suivant le cours très variable, ces temps-ci) renforcer cette confiance.

      Quand l’ € sera « incontestablement » la devise de +/- 400 millions de consommateurs, elle deviendra aisément une des 7 devises qui comptent ($, ₤, ¥, ChF, CNY, €, éventuellement CAD) dans le monde, le Fr devenant « exotique.

      Mais, clairement, c’est l’homogénéité politique de l’Union Européenne qui peut renforcer la confiance internationale dans l’€. Alors que la France qui a pris pour habitude d’accuser un bouc émissaire extérieur, pour laver « plus blanc que blanc » la reponsabilité de ses politiciens irresponsables permanents (comme ailleurs, ne vous en faites pas!). C’est l’avantage d’une Union Européenne à 28: même la France ne pourra plus menacer de faire capoter l’Union: on sait tous que c’est elle qui y perdrait!
      Souveraine, libre, mais toute seule!
      Et tout ça pour masquer une lâcheté politicienne de droite ou de gauche?
      Chantage sans aucun risque de réussir: on a vu la Grèce caner, la France fera pareil!
      Le prétendu « moteur » aura bonne mine!
      On ne sait que trop que les parlementaires européens d’origine française le prennent par dessus la jambe à l’inverse des fonctionnaires qui s’accrochent, bec et ongles, à occuper les « bons » postes (les fonctionnaires, 4ième pouvoir français, non élu, en passe de passer avant la justice!).

  • Le probleme principal est deja de situer le front national a l extreme droite, quand c’est un parti d’extreme gauche. Si la droite etait dans la dialectique communiste le parti conservateur et liberal, cette meme dialectique se debarrasse de l’encombrant parti populiste et nationaliste de facon tout aussi contradictoire a l’extreme droite. Il est peut etre temps de repreciser les regles de la politique en affirmant le vote liberal ou le vote collectiviste comme les deux principaux sujet en lice, cela evitera aux francais d’etre berce par une atmosphere socialeuse de gauche ou de doite qui n’ayant jamais eu d’autre conviction que celle d’etre elu pense trouver dans la proposition FN une alternative viable.

    • Arrêtez de parler du F.N.! (Chaque phrase est bonne pour lui!)

      Ce parti (ses chefs, du moins) sont « bêtement » des malades de pouvoir, peu importe le contenu du programme, c’est peau de balle!

      Une fois au pouvoir, on n’est plus du tout tenu à ce qu’on a dit avant! Voyons!

      Voyez F. Hollande ou N. Sarkozy!

  • Très agréable à lire, cet article où l’on en revient aux fondamentaux, mais le raisonnement ne tient pas : la condition pour que la sortie de l’Euro selon la formule, creuse au demeurant, de ce parti ne se réalise, est qu’il ait gagné des élections dont ce projet ferait partie de la plateforme. A l’évidence, cela donnerait une légitimité au projet bien suffisante pour lui permettre de rendre caduc un référendum réalisé 25 ans plus tôt.

    On ne peut donc faire l’économie d’une attaque sur le fond : vouloir revenir à une baisse des taux de change pour sauver le pays, quelle erreur ! Cela ne ferait qu’appauvrir la population au fur et à mesure que cela renchérirait les importations. Renforcer encore la force de l’Etat au risque bien réel de la dictature tyrannique d’une mère Ubu, c’est le contraire de ce qu’il faut faire. Faire de la France un pays encore plus repoussoir pour le monde en instaurant l’apartheid et le national-socialisme après le socialisme, c’est la fin des haricots. D’ailleurs, c’est à cause de l’indiscernabilité entre les deux que le Valls ne peut que pousser des cris sans contenu, car ce contenu lui reviendrait au visage s’il s’avisait de le prononcer.

    • Pouvez vous développer, pourquoi une devalution serais une erreur ? (on dit que l’État chinois manipule sa monnaie a la baisse pour exporter plus, cela marcherais chez les chinois et pas chez nous ?)

      • la différence entre les chinois et les français , c’est que les premiers travaillent …

        les français pourront toujours essayer d’exporter leurs taxe , leurs réglements et leurs fonctionnaires.

        • Ça, c’est une explication extraordinaire! Je vous félicite et j’ai ri avec bonheur! De tout coeur, merci!

          Alors oui, mais non!

          En fait ce qu’il faudrait exporter (au sens clair: sortir du pays) ce sont les textes de loi, les règlements, les codes de ci ou de ça, les multiples « CERFA », bref toute cette administration qui corrompt tout ce qu’elle touche et paralyse pour son seul bénéfice, sa justification auto-créée, son pouvoir que la complexité rend tous les jours plus indispensable, le temps de ceux dont ce n’est pas le métier!

          Dommage qu’on ne puisse plus exporter des fonctionnaires: les stocks, en France en sont pleins! (le dernier client fut l’Europe: ils s’en mordent les doigts, maintenant qu’ils ont décidé de déterminer le rayon de courbure maximal d’un concombre apte à être mis sur le marché!

          Vous connaissez Albert Dupont? Non? Regardez votre code des impôts: au chapitre 17 de la 3ième partie, si vous prenez le §2, le point 3.5.7.19: eh bien, c’est Albert Dupont qui s’occupe de savoir si vous devez payer ou si vous êtes exonéré! Personne d’autre ne s’en occupe: il est le seul à toucher sa bille sur ce point donc il fait ce qu’il veut! Il n’aime pas qu’on offre des fleurs à sa femme, mais un vieux cognac V.S.O.P. peut toujours lui faire plaisir! Et ne dites pas que c’est moi qui vous l’ai dit!

          C’est bien comme ça que l’administration usurpe son pouvoir!

          (et je vous jure que c’est du vécu, la corruption de fonctionnaire en moins! Mais en travaillant, comme citoyen européen non français, j’ai dû expliquer les conventions européennes (signées évidemment par la France) à des fonctionnaires qui ne me croyaient évidemment pas! (normal: en théorie, c’était leur domaine!)

          Mais m…! Devoir apprendre leur métier à vos imbé…les de fonctionnaires m’a fait revenir vers mes habitudes de « pas vu, pas pris! », bien plus jouissives, bien moins chères, et prenant beaucoup moins de mon temps!

          Et je n’étais même jamais suspecté puisque la moitié de la population « de gauche » prend comme un honneur de payer des impôts pour ces incapables! J

          ‘ai compris très vite que je devais échapper à ces gens-là, dans la mesure maximale du possible, et toujours vérifier dans les textes, ce qu’ils me racontaient!

          J’estimais que ce que je leur avais fait découvrir, avec extraits de textes officiels et référencés valait bien une récompense!

          Je me suis bien marré!

    • Le taux de l’euro d’avant sa baisse correspondait plus à la santé économique de l’Allemagne qu’à la notre. Ceci expliquant partiellement la difficulté de notre industrie à exporter face à des pays en voie de développement de plus en plus maîtrisant dans les hautes technologies.

      • Vous mettez le doigt là où cela devrait faire mal au F.N.

        En fait, il n’y a plus vraiment de France si ce n’est une géographie, un passé, une histoire, peut-être!

        Mais la « mondialisation » est une réalité! Le maire de Londres dit qu’il va devenir une des grandes villes de France: entre 2 et 300 000 Français y vivent et y travaillent!

        Il y a des quartiers à Bruxelles où les Français (riches) sont majoritaires!

        La production de Peugeots, en France risque bien de devenir anecdotique par rapport à la production en Chine, usine appartenant en partie à des Chinois, know how compris, et pas pour du bas de gamme!

        Alstom n’est plus français! EDF ne l’est plus à 100% non plus! Total ou la BNP sont des multinationale dans les mains de leurs actionnaires de toutes nationalités! Airbus n’a jamais été que français, la fusée Ariane non plus!

        Alors fermer les frontières n’est qu’une illusion! Juste bonne à tromper l’électeur!

        Qu’est-ce qu’elle s’en fout, Marine Le Pen, du programme: elle est prête à dire n’importe quoi si ça lui permet de garder et d’augmenter le pouvoir de la boutique familiale: elle veut LE POUVOIR!, C’est clair, non?

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