Émeutes à Baltimore : la mort qui a mis le feu aux poudres

Depuis les États-Unis, Daniel Girard nous livre en exclusivité des informations sur ces violences à Baltimore. La raison, la mort d’un jeune noir. En cause, les brutalités policières.

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Émeutes à Baltimore : la mort qui a mis le feu aux poudres

Publié le 28 avril 2015
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Par Daniel Girard, depuis Boston, États-Unis.

So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)
So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)

 

C’est le genre de scène que l’on a vu à Ferguson, au Missouri, dans la foulée de l’absence d’inculpation du policier qui a tué le noir non armé Michael Brown. Cette fois, le saccage a eu lieu à Baltimore. Des commerces et des immeubles ont été incendiés par des casseurs et des voitures de police vandalisées. Des émeutiers ont lancé des pierres et des objets lourds sur les policiers, en blessant quinze. Au moins deux d’entre eux ont subi des fractures.

La journée avait pourtant commencé dans le calme alors qu’une manifestation pacifique entourait les funérailles d’un jeune Afro-Américain, Freddie Gray, mort après une intervention policière musclée. Mais les policiers de Baltimore ont vite révélé avoir reçu des menaces crédibles de gangs locaux prêts à collaborer pour s’attaquer à la police. L’action n’a pas tardé. Des émeutiers ont jeté des objets vers les forces anti-émeute, brûlé des voitures de police, pillé puis incendié une pharmacie (CVS) et un centre pour personnes âgées a été détruit.

L’état d’urgence a été déclaré, la garde nationale a été déployée, des renforts policiers ont été demandés, un couvre-feu quotidien à 22 heures a été décrété pour les sept prochains jours. Tout sera fait pour rétablir l’ordre dans cette ville de 600 000 habitants située à juste soixante kilomètres de Washington.

Encore une fois, comme à Ferguson, des criminels n’ont pas hésité à sauter sur l’opportunité d’une colère légitime pour casser et piller. Mais la colère demeure légitime. Et elle ne fait que se renforcer alors que les événements impliquant des noirs tués par des policiers blancs ne font que s’accumuler. Il y a eu Eric Garner, Michael Brown, Tamir Rice (12 ans), Walter Scott (4 balles dans le dos)… et on ajoute à la liste Freddie Gray, 27 ans, de Baltimore. Il est mort le 19 avril des suites des fractures de vertèbres cervicales subies lors d’une opération policière survenue le 12 avril à Baltimore.

C’est la diffusion sur la toile d’une vidéo montrant l’interaction entre les policiers et la victime qui a suscité l’indignation. Ce que l’on voit, c’est Freddie Gray transporté par des agents jusqu’à un fourgon de police. Pendant la vidéo on entend des témoins crier, ses jambes traînent, ses jambes traînent… Peut-être pour signaler aux policiers qu’il appartiendrait plutôt à des ambulanciers de transporter Freddie Gray ?

La colonne vertébrale de Freddie Gray a été sectionnée à 80%. Il a ensuite sombré dans le coma et est mort.

Oui, l’intervention policière est survenue dans un quartier où les activités criminelles liées au trafic de la drogue foisonnent et sont difficiles à contrôler. Oui, Freddie Grey était connu de la police pour sa participation active dans ce genre d’activités illicites. Mais, comme c’était le cas dans la fusillade qui a coûté la vie à Walter Scott (qui a essuyé les huit tirs mortels d’un policier, maintenant accusé de meurtre), ce que l’on voit dans la vidéo est injustifiable.

On ne transporte pas comme un sac de patates un homme auquel on vient de casser le cou pour ensuite le lancer dans un fourgon de police. Le rapport de police indique que l’intervention policière musclée a été provoquée par la vue d’un canif dans la poche du suspect.

À ce sujet, on est obligé de reconnaître que l’avocat Benjamin Crump a raison lorsqu’il évoque une version policière qui se répète à l’infini et qui ressemble à ceci : je me suis senti menacé, j’ai tenté d’appréhender l’individu, il a résisté, j’ai pensé avoir vu qu’il était armé et/ou il a tenté de prendre mon revolver et c’est à ce moment que j’ai tiré.

Nul doute que la principale menace à la sécurité des noirs aux États-Unis sont les noirs eux-mêmes. Ils représentent 13% de la population et comptent pour la moitié des meurtres, dont ils sont très majoritairement responsables. Ils habitent souvent dans les pires quartiers des grandes villes où aucun honnête citoyen ne voudrait habiter.

La vidéo change tout

Mais l’époque est révolue, où les policiers pouvaient automatiquement compter sur la sympathie du public en raison de la nature difficile de leur travail. Ce qui a changé ? Des citoyens n’ayant rien à voir avec les interventions policières filment les événements. On l’a vu à New York, dans l’affaire Eric Garner, qui a été tué par la prise de l’encolure ; dans l’affaire Walter Scott, tué, désarmé, alors qu’il se sauvait, et on vient de voir, dans l’affaire Freddie Gray, un suspect gravement blessé au dos et transporté sans précaution vers un fourgon de police, par les policiers.

Dans ces affaires, la version des policiers n’est plus opposée à celle d’une communauté noire lésée, mais à des images contradictoires. Nul doute que c’est à cause de la vidéo d’un citoyen que le policier ayant tué Walter Scott est accusé de meurtre. La crainte d’être filmé en train de dégainer impulsivement et mortellement deviendra peut-être un moteur de changement du comportement policier… sinon il faudra s’attendre à bien d’autres émeutes…

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  • La police aux USA devra changer de comportement. Plus d’afro-américains dans les patrouilles de police dans ces quartiers difficiles?

    • les noirs devraient aussi changer de comportements. ils n’ont qu’ à être plus respectueux avec la police. pourquoi ces problèmes concernent tjs les mêmes ?? pq cela ne concerne pas les autres minorités ?? le problème des noirs américains s’est qu’ils ne savent rien faire d’autre que se plaindre et de se poser en victimes.

    • il faut trouver des noirs qui veulent bien s’engager dans la police. perso, je ne suis pas persuadé que les flics noirs ont un comportement si différent que les flics blancs

  • C’est important de mentionner que la personne désarmée, tuée par la police est un Noir?
    Ah oui parce que quand c’est un blanc y a pas un média ou un politicien pour en parler, et tout le monde s’en fout.
    En fait il ne faut se préoccuper des bavures de la police que quand un noir en est victime parce que c’est là le vrai problème.
    Gageons que si Kelly Thomas avaient été noir vous auriez mentionné son nom dans l’article.

    Le problème ce n’est pas que la police tue des noirs désarmés, le problème c’est que des policiers abattent des individus non dangereux.

    Mais de toute façon tant que la police servira à faire appliquer des lois illégitimes pénalisant des crimes sans victimes les bavures seront toujours légions.

  • totalement d’accord avec arno. moi ce qui me choque dans ces affaires c’est le racisme des médias: les blanxs tués par les flics ont sans fous mais quand un noir est tué c’est directement du racisme. prenez le cas de ferguson, il a été prouvé (éléments médicaux légales) que le flic a agi en état de légitime défense. Pourtant, les médias en ont fait tout un plat, ils ont présentés Michael Brown comme un jeune normal alors qu’il était lié à un gang et qu’il venait d’agresser un commercant. Michael Brown était peut être non armé mais il a tenté de prendre l’arme du flic puis il a chargé le policier (il était footballeur américain) c’est là que le flic a ouvert le feu. le policier n’a commis aucune faute

    • M.le crimnaliste, je souhaiterais si possible et à votre corps défendant que vous me fassiez la difference entre la légitime défense et la bavure. Car, étonnez vous,je ne sais faire la nuance.

      • En ce qui me concerne si je tape sur le gueule d’un policier dans sa voiture et que j’essaie de prendre son arme à feu, je m’attend à possiblement reçevoir une balle.

        Alors que certaine intervention furent des graves bavures okay, que les policiers en cause soient poursuivis okay, mais inventer des fausses histoires de racisme c’est irresponsable.

        Voir du racisme quand un policier blanc est impliqué est en soi du racisme envers le policier. Certains sont plus égaux que d’autre j’imagine.

  • « Nul doute que la principale menace à la sécurité des Noirs aux États-Unis sont les Noirs » et pas seulement, ils sont la principale menace de la sécurité aux Etats Unis, ce sont eux qui sont les plus grands responsable de la criminalité aux USA. près de la moitié des jeunes hommes noirs sont soit en prison soit en liberté conditionnelle (ou probatoire). A New York, 1 noir sur trois est en prison ou en liberté conditionnelle (ou probatoire). Il suffit de lire les chiffres de la criminalité pour comprendre le comportement des flics

    • Certes, Jacques, mais votre raisonnement est un peu court. Pourquoi les Noirs ? Parce qu’on abandonne ces populations à la misère. Quelle que soit la couleur de sa peau, une population abandonnée à la misère couve en son sein plus de criminels.

      • « abandonne ces populations à la misère » c’est à eux de sortir de la misère. vu la mobilité sociale aux usa, il est parfaitement possible de sortir de la misère. les noirs ne sont pas les seuls pauvres. les redners (pauvres blancs des campagne) sont aussi très pauvres pourtant il y a très peu de criminels redners. il n’y a pas de corrélation entre criminalité et pauvreté. au sinon, les campagnes seraient bcp plus criminogènes. les autres minorités (tels que les latinos) ne sont pas spécialement plus riches que les noirs pourtant il n’y a pas autant de problèmes. aux usa, les amérindiens et les noirs sont deux communautés qui posent bcp de problème

        • Heureusement que les tueurs en serie,ou les barons de la drogue ne sont jamais les Black. Pendant qu ‘on y est en Indonesie, ce ne sont pas les negers ou les arabes cette fois.

          • le francais condamné à la peine de mort est un franco algérien. 🙂
            vous avez raté une occasion de vous taire. vous en avez pas marre d’extrapoler ?

        • Les « redners » ?? Vous ne voulez pas plutôt dire les « rednecks » ? C’est à dire les « cous rouges » à force de travailler dans les champs sous le soleil, un peu l’équivalent de notre « péquenot », et c’est péjoratif, voire insultant.

          • désolé pour la faute d’ortographe. je sais bien que le terme est péjoratif. c’est un peu l’équivalent du beauf francais. perso, j’aurais plutôt dit bouseux que péquenot

        • @ Jacques : Rednecks, pas « redners ». Ça veut dire « nuques rouges ». Pour le reste, je ne suis absolument pas d’accord avec vous, mais je n’ai aucune envie d’en discuter.

      • Comme si être dans la misère se devait d’être la conséquence d’un abandon par des gens à culpabiliser ! Désolé, si je ne suis pas dans la misère, c’est parce que j’ai moi fait ce qu’il fallait pour m’en sortir, et honnêtement. Les miséreux ont un droit, celui d’essayer de s’en sortir honnêtement. S’ils utilisent ce droit, ils auront toute mon aide volontaire. S’ils pensent en revanche qu’ils ont le droit de s’en sortir malhonnêtement, ou de demander, menaces à l’appui, à se faire assister pour ne pas avoir à tomber dans la criminalité, ils peuvent crever. Tant que les miséreux ne chercheront pas à paraître et être moins menaçants pour les honnêtes gens, il y aura des bavures. Donc qu’ils fassent leur part du chemin, et je me battrai pour que les responsables de bavures fassent la leur.

    • Et en France, ce sont les arabes et les noirs, la boucle est bouclée. Vous êtes incommodant.

  • marrant à Baltimore: la maire est noire, le président du conseil est noir, le chef de la police est noir et on vient encore et toujours nous parler de racisme ?

  • Personne ne parle de la militarisation de la police?

    Ça serait bien d’avoir la liste de toutes les personnes abatues (disons depuis le début de l’année) et leur origine ethnique.

    Il me semble avoir lu qu’après Ferguson, trois blancs avait été abattu dans la plus grande indifférence….

  • C’est une grave erreur d’affirmer que dans ce genre d’affaires où des flics blancs tuent des innocents noirs le problème serait uniquement la « propagande politiquement correct des médias » et le « comportement irrespectueux des noirs envers la police. »

    Premièrement, concernant les médias, la réalité c’est que quand bien même les médias seraient biaisés, il est difficile voire impossible de savoir à qui ce biais médiatique profite vraiment. Mon avis personnel est que le manque d’impartialité des médias profite dans certains cas aux noirs, et dans d’autres cas aux blancs. Donc au final il profite probablement autant ou presque autant aux blancs qu’aux noirs.

    Quand les médias disent par exemple que des « jeunes » ont agressés un innocent, sans jamais préciser que ces « jeunes » sont noirs ou latinos ou arabes, et que l’innocent est blanc, il semble évident que les médias font preuve de politiquement correct et sont biaisés en faveur des minorités. Cependant il existe de nombreux cas qui contredisent l’idée reçue selon laquelle les minorités seraient les chouchous des médias.

    Je pense notamment au « Missing white woman syndrome », c’est-à-dire au « Syndrome de la femme blanche disparue » : pensez par exemple à l’énorme couverture médiatique dont a bénéficié Íngrid Betancourt, ou dont a bénéficié la femme américaine blonde Jessica Lynch.

    Un film comme « Night Call » montre bien que les noirs ne sont pas autant les chouchous des médias que l’affirment certains. Le « héros » du film parcourt Los Angeles à la recherche d’images choc pour ensuite les vendre à des chaines de télé. Or les responsables des chaines télé lui font clairement comprendre que les faits divers avec des victimes riches et blanches font beaucoup plus d’audimat que les innombrables faits divers avec des victimes pauvres et noires (ou latinos.)

    Deuxièmement, concernant le « comportement irrespectueux des noirs envers la police », dont certains affirme qu’il est la cause de toutes les bavures policières, c’est une grave erreur de croire qu’il n’y aurait jamais de bavures policières si tous les noirs se comportaient poliment et docilement, s’habillaient tous en costume cravate, n’insultaient jamais la police, étaient respectueux envers la police, se soumettaient tous à tous les ordres de la police, etc…

    Comme l’a dit un commentaire plus haut: la police sert à faire appliquer des lois illégitimes pénalisant des « crimes sans victimes. » La police sert notamment à faire appliquer les lois contre les drogues.

    Il est impossible de comprendre à quel point un pays occidental est raciste tant qu’on juge normal que les drogues soient illégales.

    La plupart des crimes commis par des afro-américains sont liés aux trafics de drogue. Ces crimes résultent de l’illégalité des drogues.

    Certes, même si les drogues devenaient légales, la communauté afro-américaine resteraient toujours la plus violente, cependant mon propos est que l’ampleur de cette violence diminuerait fortement.

    Dans un pays occidental, EN APPARENCE les minorités jouissent de tous les privilèges alors que les blancs se doivent d’être politiquement correct et de se sentir éternellement coupable pour l’esclavage et la colonisation. Mais EN RÉALITÉ les minorités sont fortement désavantagés par des politiques qui empêchent leur émergence économique. Les lois contre les drogues font partie de ces politiques faussant complètement la concurrence. Ce sont des lois contre les minorités avant d’être des lois contre les drogues.

    • D’accord a 95%, mais je pense que le politiquement correct compte en bonne partie mais que l’adage qui dit qu’il ne faut laisser les faits gâcher une belle histoire est une grosse partie de l’équation.

      Par exemple, dans l’affaire Zimmerman, les médias étaient heureux d’avoir une affaire blanc qui tue un noir parce que c’est amusant. Lorsque l’on a appris qu’il était hispanique ils se sont mis a l’appeler « white hispanic », lorsque l’on a appris que sa mère était noire.. Simple détail.

      Dans l’affaire de Ferguson, l’enquête à clairement révélé qu’il y avait eu lutte pendant que le policier était dans sa voiture et qu’il n’a pas été tiré dans le dos. Mais si je ne lisait que les médias du Québec je ne l’aurais jamais su. Ils vont même jusqu’à prétendre qu’il n’y a pas eu d’accusation faute de preuve, c’est un mensonge.
      L’histoire d’un blanc qui tue un noir pour le plaisir est bien plus intéressante que celle de deux personnes de la même couleur qui se battent.

      Pourtant au Québec, il n’y a presque pas de personne noir, ce ne sont pas eux qui raffolent de ce genre d’histoire.

      L’idée est vraiment d’avoir ube histoire qui se vend, quitte à ce que ce soit un mensonge.

      • « never let the facts get in the way of a good story »

        En France aussi : quand France 2 a transformé le discours d’un spécialiste qui expliquait « WEP ne protège pas votre Wifi » en « mettre un mot passe WEP suffit à protéger votre Wifi », (en attribuant clairement au spécialiste ces propos), la rédaction de F2 a expliqué qu’il s’agissait d’une NARRATION, et ne s’est pas excusé, alors que ça ne mangeait pas de pain.

  • Il faut qu’on arrete la violence pour que le monde soit en paix

  • Ce genre de problème est innérent aux sociétés multiraciales. Il s’agit de personnes qui tuent d’autres personnes et on peut facilement monter les uns contres les autres en choisissant de pointer telles ou telles caractéristiques.
    On peut chercher plus loin, peut être
    que les tireurs étaient Républicains et les victimes Démocrates. Ou les
    uns Keynésiens et les autres Libéraux. Les bourreaux étaient ils consommateurs de Coen flânes alors que les victimes mangeait de préférence du riz complet.
    Trop de gens vivent dans un monde de définitions. Les noirs sont ils seulement noir ? Dès qu’on définit l’autre avec une caractéristique, c’est foutu. Et pire, il y a ceux qui de définisse par un seul dénominateur : genre je suis homosexuel ou je suis communiste…

  • La violence policière est un fait aux USA, quand je dis cela, je ne dis pas que tous les policiers sont violents car c’est dieu merci loin d’être le cas, mais finalement, seuls les noirs ont « la chance », si je puis dire, d’avoir une certaine visibilité des médias locaux et internationaux.
    Pour illustrer mes dires, je vais prendre un exemple qui s’est déroulé en Caroline du Nord il y a quelques mois. Un policier a mortellement tiré sur un homme de 70 ans parce qu’il avait confondu sa canne avec…Un flingue. Je ne sais pas à quoi il carburait mais ce que je sais, c’est qu’il n’y avait rien à voir pour le grand jury comme il n’y a eu rien à voir pour les Afro-Amériacins cités dans l’article…Le problème est davantage la conséquence d’une impunité des forces de l’ordre que d’un racisme, même si ce dernier existe.

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