Grèves : les nouveaux aristos

Le regard de René Le Honzec.

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Il y a quelques temps, prétendent des historiens, une révolution secoua le royaume de France, avec pour principale cause les inégalités, et pour principale conséquence la suppression des dites inégalités, symboliquement entre autre par la suppression de l’état de la noblesse. Le peuple défila dans les rues en chantant : « Les aristocrates à la lanterne, ça ira, ça ira ! », programme économique souvent repris depuis. Accessoirement, dans les 2 millions de morts, une régression économique sans précédent, et une absence totale d’égalité dans les pratiques. Pas grave, faut ce qu’il faut.

Aujourd’hui, nous allons avoir une démonstration de l’échec total de cette prétention à la justice et à l’égalité, avec des aristocrates qui vont défiler pour interdire que le peuple touche à ses privilèges. De nos jours, on ne dit plus « aristo », on dit « fonctionnaires ». Il est juste de dire que ce sont de nouveaux aristos, ce ne sont pas les descendants des anciens, ils ont juste pris leurs places. Et ils veulent les garder. Les aristos de Radio France, dont les rapports de la Cour des Comptes disent combien ils sont privilégiés, vont continuer leurs grèves (seule bonne nouvelle) ; les contrôleurs aériens, dont les rapports de la Cour des Comptes ont dénoncé les privilèges, vont ajouter leurs grèves à leurs peu d’heures de boulot et leurs nombreuses récupérations et traficotages des dites heures. Les syndicats CGT (scandales à tous les étages, par exemple avec leur précédent tsar), FO (scandale à Toulouse ! etc.), FSU, le syndicat des profs, dont chacun connaît la remarquable réussite scolaire (celle des avantages acquis ; pas celle des élèves), tous des syndicats implantés dans la fonction publique et en aucun cas dans la vraie vie des salariés, ces manants qui payent les impôts pour entretenir les privilèges des nouveaux aristocrates.

Pour reprendre la phrase de Talleyrand sur les immigrés (nan, pas ceux de la LDH, les aristos d’après la révolution) ; « ils n’ont rien appris, rien oublié ». Nos aristos sont cramponnés à leurs « avantages acquis », et ne voient pas la révolution (libérale ?) qui gronde. À la Bastille !