Le calvaire de François Hollande

Le regard de René Le Honzec.

Pâques - René Le Honzec - Contrepoints349

Le long pont du week-end de Pâques, nous autres catholiques en profitons pour commémorer et fêter en toute discrétion la mort et la résurrection de notre Sauveur, pendant que tous les autres Français se ruent sur les autoroutes pour un congé certainement bien mérité. Cet aveu de ma religion ne me vaudra pas, je l’espère, l’interdiction dans les couloirs de la RATP, ou une protestation d’atteinte à la laïcité galopante, voire une poursuite pour apologie des racines chrétiennes de l’Europe. Mais il fallait que je vous explique mon trouble compassionnel pour notre vénéré Président de la République républicaine (se méfier des contrefaçons genre FN), car, enfin, n’est-ce point un calvaire que ce pauvre messie du socialisme subit ?

Ayant entendu la voix de Marx lui disant « Va sauver ce peuple qui a tant pêché en votant pour l’ultra-libéral Hérode Sarkozy », il descendit de son trône gloire de secrétaire du PS dans la rue pour affronter les docteurs du Temple (fine allusion…) et les convaincre d’être le vrai Messie, celui qui rétablira le socialisme sur terre (enfin, on commence par la France). Accueilli triomphalement à Paris lors de la Fête des Roses, il s’installa au Temple et entrepris de répandre la bonne parole, agrémentée de p’tits miracles, comme la multiplication de la dette, et des hallucinations dans le désert, comme la courbe du chômage qui bouge, ou marcher sur les eaux en pédalo. Pourtant ses apôtres de l’Élysée – surtout son préféré, Valls – craignaient les docteurs de la loi de Bruxelles qui critiquaient violemment ses connaissances en livres sacrés et la merde dans les comptes publics.

Et puis le petit peuple se détourna de lui, préférant voter pour la libération d’une agitatrice déjà condamnée, Barrabas Marine (non, pas Marie tout court), et vota pour sa déchéance. Flanby Christ se retrouva fouetté à coups d’élections, condamné à être crucifié par les Médias (tribu versatile maitresse du Temple) et emmené, portant sa croix socialiste vers le lieu d’exécution. Il fut aidé par un homme réquisitionné, Simon Valls, à porter la lourde croix. En haut l’attendaient, déjà en place, deux larrons crucifiés en même temps, Ben Cahuzac à sa gauche, et un autre, Camba-Délice (alors là, j’ai hésité tellement il y a du choix…). Les croix avaient été négociées par un certain Macronius.

Bon, nous, Chrétiens, on pense que ça se finit bien, car le Christ ressuscite le troisième jour. C’est un acte de foi. Pour Hollande, faudrait un miracle pour qu’il ressuscite en 2017. Eh bien, d’après des sources sérieuses, il n’a jamais perdu la foi, et il y croit depuis le fond de son tombeau des élections. Ma foi, on a bien vu un socialiste malade gouverner 14 ans ? On  pourrait imaginer un président normal touché par la Grâce et devenir libéral, mais, là, faut croire aux miracles !