Comment la Grèce pourrait larguer les amarres de l’euro

Contre toute attente, la sortie de la Grèce de la zone euro pourrait avant tout être progressive. Et elle pourrait même ne pas être décidée officiellement par les politiciens.

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Naufrage du Titanic (Crédits : Willy Stöwer, image libre de droits)

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Comment la Grèce pourrait larguer les amarres de l’euro

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 avril 2015
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Par Stéphane Montabert.

Naufrage du Titanic (Crédits : Willy Stöwer, image libre de droits)
Naufrage du Titanic (Crédits : Willy Stöwer, image libre de droits)

 

Les négociations entre le gouvernement grec et la Troïka ressemblent toujours à un dialogue de sourds. Alors, au jour le jour, le gouvernement d’Alexis Tsipras calcule s’il a encore des expédients pour rembourser la prochaine tranche de dette… L’image n’est pas sans rappeler celle d’un sportif dans une course de haies, trébuchant sur chaque obstacle mais n’ayant pas encore complètement perdu l’équilibre.

À moins d’une hypothétique renégociation de la dette grecque, que ses créanciers lui interdisent afin de sauvegarder leur propre bilan, le jeu se terminera bientôt. Mais sa conclusion pourrait prendre une autre forme que le Grexit, le Graccident et tous les autres vocables plus ou moins effrayants inventés pour évoquer les différents scénarios.

Contre toute attente, la sortie de la Grèce de la zone euro pourrait avant tout être progressive. Et elle pourrait même ne pas être décidée officiellement par les politiciens.

La décision surviendra non pas lorsque la Grèce n’aura plus assez d’argent dans les caisses pour payer ses créanciers, mais lorsqu’elle n’en aura plus assez pour payer à la fois ses créanciers et ses engagements intérieurs, une étape qui interviendra forcément avant.

Si la Grèce n’a plus qu’un milliard d’euros en caisse et qu’elle en doit un au FMI et un autre en versement de pensions et salaires, traitement de ses fournisseurs, etc., que faire ? Qui aura l’argent et qui n’aura rien ?

Sur la base de ce qu’il a fait par exemple début mars en décidant de piller les fonds de pension de retraite pour payer une échéance du Fonds Monétaire International, nous savons que le gouvernement grec prendra probablement une décision en faveur de l’international. Entre les obligations intérieures d’une part et les créanciers internationaux d’autre part, le gouvernement grec a jusqu’ici clairement décidé de sacrifier les premiers en faveur des seconds.

Mais que se passera-t-il lorsqu’il n’y aura plus d’euros dans les caisses et que tous ceux qui y reviennent seront entièrement phagocytés par le paiement de la dette publique ? Que fera le gouvernement grec pour toutes les autres dépenses courantes ? Supprimera-t-il d’un coup les rentes des retraités, des chômeurs, le salaire des fonctionnaires, le paiement de ses fournisseurs ? On peut le concevoir, mais cette trajectoire risque de provoquer des troubles civils énormes, des faillites en cascade, voire un danger immédiat pour le régime, les militaires devenant parfois une catégorie de personnel assez chatouilleuse lorsqu’ils ne sont plus payés…

Le plus simple pour donner le change serait d’émettre des reconnaissances de dettes. La méthode fut employée à de nombreuses reprises de par le monde – jusqu’en Californie où les affrontements politiques autour du budget, bloquant tous les paiements, amenèrent l’État fédéré à émettre des IOU (pour « I owe you », « Je te dois ») en guise de salaires pour ses fonctionnaires en attendant que la situation se débloque.

En Grèce, la chose se pratiquerait quasiment de la même façon. Plutôt que de payer 1000 euros à un fonctionnaire, ce dont il serait bien incapable, le gouvernement grec lui donnerait plutôt un certificat, officiel, signé, sur un joli papier à motif, inscrivant une dette de 1000 euros au porteur. Ou peut-être dix certificats de reconnaissance de dette de 100 euros, histoire de rendre les transactions plus pratiques…

On l’aura compris, ces reconnaissances de dettes seraient de facto une nouvelle monnaie.

Compte tenu de l’attachement des Grecs à l’euro il n’est pas certain que le gouvernement d’Alexis Tsipras ose nommer ses reconnaissances de dettes « nouvelle drachme » ou quoi que ce soit qui évoque trop ouvertement une monnaie alternative, même si dans les faits elle joue exactement ce rôle. Mais que la nouvelle monnaie s’intitule à nouveau « drachme », « G-euro » ou quoi que ce soit d’autre n’a finalement aucune importance.

La coexistence en Grèce de l’euro avec une seconde monnaie officielle purement locale n’a rien de nouveau ; l’idée fut suggérée dès 2012 par un économiste de la Deutsche Bank. Mais elle semble avoir fait son chemin durant ces quelques années puisque c’est désormais par le biais de responsables européens qu’elle reviendrait sur le devant de la scène, selon des discussions formulées il y a moins d’une semaine.

La monnaie-papier n’est, par essence, rien d’autre qu’une reconnaissance de dette. Cette dette était initialement censée être remboursable contre un équivalent-or auprès d’une banque centrale mais, depuis l’abandon de la convertibilité, la monnaie-papier a perdu toute signification. La seule caractéristique qu’elle conserve encore est celui du monopole légal : dans la zone euro, les reconnaissances de dettes émises par la banque centrale européenne, c’est-à-dire les euros, doivent être acceptées comme moyens de paiement. Un commerçant doit afficher ses prix en euros et ne peut théoriquement pas refuser le paiement d’une marchandise contre des euros.

On s’en doute, la nouvelle monnaie émise par le gouvernement grec n’aurait pas cette qualité, en particulier hors des frontières. Mais à l’intérieur du pays, elle trouvera forcément un usage, ne serait-ce que parce que beaucoup de gens n’auraient rien d’autre pour payer. Quel sera le cours entre cette nouvelle monnaie et l’euro ? Quel « montant scriptural de reconnaissances de dettes en euro de l’État grec » faudra-t-il aligner pour acheter un bien vendu à 100€ ? Certainement pas cent, on s’en doute, puisque pareille transaction reviendrait à échanger à 1 pour 1 une monnaie ayant cours dans toute la zone euro contre une autre ne valant qu’en Grèce. Mais alors combien ? Cent vingt ? Cent cinquante ? Mille ? À ce stade, c’est pure spéculation. Cela dépendra non seulement des circonstances mais aussi du volume de nouvelle monnaie émis par le gouvernement, et à beaucoup de montagnes russes alors que la Grèce continue à s’empêtrer dans la crise économique.

L’émission de reconnaissances de dettes par le gouvernement grec fera à nouveau de lui un émetteur de monnaie-papier, au minimum auprès de son public captif (fonctionnaires, fournisseurs, bénéficiaires de rentes), ce qui lui restituera un attribut de souveraineté abandonné lors du passage à l’euro.

Évidemment, l’euro authentique continuera d’avoir cours en Grèce et sera activement recherché, mais seuls les touristes et les acheteurs étrangers permettront de s’en procurer. Il en faudra pourtant, non seulement pour payer des marchandises importées en Grèce (comme du carburant) mais aussi parce que l’État grec, toujours autant aux abois lorsqu’il s’agira de payer des échéances de remboursement de la monstrueuse dette publique grecque, devra en disposer en quantité suffisante pour régler les échéances. La dette publique grecque a été creusée en euros, elle devra être payée en euros aussi longtemps qu’il est possible…

Comme on imagine aisément, l’arrivée d’une monnaie locale ne mettra pas un terme, et de loin, aux problèmes financiers de l’État grec. Elle ne sera au mieux qu’un pis-aller et représentera surtout un point de non-retour. Si cette monnaie apparaît parce que l’État grec est en cessation de paiement en euro, on voit mal comment la situation pourrait s’améliorer alors même que cette nouvelle monnaie, sans cours à l’international, se répand progressivement dans les rouages économiques du pays. L’euro ne subsistera que dans quelques secteurs particuliers comme le tourisme et l’industrie d’exportation.

Si l’arrivée de la nouvelle monnaie donne un peu de répit à Athènes, il arrivera assez vite un moment où les reconnaissances de dettes auront fait un tour complet jusqu’à revenir dans les caisses du gouvernement. Les citoyens grecs s’empresseront d’utiliser cette nouvelle monnaie en priorité pour payer leurs impôts, et on voit mal comment l’État grec pourrait refuser une promesse qu’il émet lui-même ! Les rentrées fiscales en euros s’étioleront rapidement et deviendront donc trop faibles pour permettre le remboursement de la dette publique. On reviendra donc au point de départ de la crise, le défaut grec.

Malgré tout, on ne peut exclure totalement l’hypothèse de l’émergence d’une monnaie grecque locale. Il s’agirait certes d’une hérésie pour les puristes de l’euro mais apparemment cette perspective est envisagée en haut lieu. De plus, cette solution à deux monnaies, relativement facile à mettre en place, aurait l’avantage de proposer une alternative, fut-elle temporaire, à la cessation de paiement pure et simple. Lorsqu’un gouvernement navigue autant à vue au jour le jour que l’équipe d’Alexis Tsipras, tous les expédients semblent sur la table pour gagner encore quelques semaines, quelques mois…

Dans la crise de la dette publique, procrastination et chemin de moindre résistance sont les deux principes majeurs qui ont prévalu jusqu’ici ; ceux-ci passent par la création d’une nouvelle monnaie en Grèce. Voilà pourquoi la nouvelle drachme pourrait bien faire son apparition, alors que les choses se précipitent.


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  • Le mot-clé ici est : « pas décidé officiellement ».

    En effet, une telle solution aurait l’avantage de maintenir la « fiction »… les beaux murs en carton de ce Potemkine géant.

    Ne rien dire, ne rien dire officiellement.

    Mais comme vous le soulignez, ces IOU n’auraient qu’une très brève durée de vie. La logique imparable du défaut reviendrait vite.

    Je continue de croire que l’Europe paiera. Discrètement bien entendu, « sans le dire ».

    J’en veux pour preuve : la BCE qui augmente quasiment chaque semaine le « plafond » des prêts aux banques grecques, tout en faisant croire qu’elle a une position « dure ».

    On nous a déjà fait le coup avec l’Allemagne…

    Si la BCE voulait vraiment être « dure », elle aurait fermé le robinet… et la Grèce serait sortie de l’Euro. Depuis longtemps.

    On voit bien que c’est la Grèce qui tient le martinet dans toute cette affaire.

    Les bruxellois ne peuvent supporter l’idée que leur enfant chéri, le monstre Euro, soit détruit… Ils sont obsédés par le maintien du mythe… Draghi osant même dire « whatever it takes ».

    Les Grecs sont des peigne-culs, il n’y a aucun doute. Leur veulerie est sans limite.

    Mais dans cette pseudo tragédie, leur pouvoir est proportionnel à l’obsession des bruxellois et de leur mythe « Euro ».

    Nous avons payé. Et nous continuerons de payer, pour satisfaire la folie des bruxellois, leurs obsessions.

  • Monnaie-papier, c’est vite dit.
    Il y a déjà le problème logistique non négligeable que de créer de nouveaux billets infalsifiables. Ce n’est ni gratuit ni instantané.

    N’est-il pas plus facile de créer directement une monnaie électronique.
    Avantages (vus du gouvernement grec et de l’UE)
    – Ce n’est pas forcément plus difficile d’un point de vue logistique. Il faut assurer la distribution de quelques millions de cartes type Moneo, et les lecteurs associés.
    – Ca donne une souplesse gigantesque pour manipuler par quelques clics à la fois le cours et la quantité.
    – C’est un bel outil de flicage, officiellement contre les méchants fraudeurs fiscaux.

    Enfin :
    – Les industriels internationaux du paiement électronique vont littéralement sponsoriser la Grèce pour imposer leurs standards.
    – L’UE et les autres gouvernements vont encourager cette expérimentation grandeur nature… pour mieux l’imposer chez eux.

    Pour les citoyens par contre, c’est du flicage en plus, la fin du black (et son rôle d’amortisseur social), et encore plus le risque de se faire spolier à tout bout de champ.
    Une monnaie électronique, c’est une dictature garantie.

    Bref, attention à ne pas réclamer trop vite ce que l’on croit souhaiter, au risque de l’obtenir en version pire !

  • La Grèce est en faillite depuis des années et ne remboursera jamais aucun euro de sa dette. La Grèce a été abondé par le FMI et l’europe avec l’argent des contribuables européens, ce que je ne reproche absolument pas aux Grecs mais à l’ensemble du cartel mafieux politique qui, pour essayer de sauver la face d’une europe en décrépitude et son échec patent (et surtout les postes de tous ces plénipotentiaires), s’acharne, avec l’argent des autres, à faire croire que la Grèce puisse rester dans le giron de l’europe.
    Il est temps que la farce se termine, puis se sera le tour d’autres pays et, nos grands économistes s’apercevront que le ciel ne nous ait finalement pas tombé sur la tête, c’était déjà fait depuis longtemps…

  • Très bon article. Vous avez raison, le pays est à genou, et l’UE devrait le laisser créer une deuxième monnaie, et pas seulement des IOU, et tout ce que est payé par l’état à l’intérieur des frontières serait payé avec cette monnaie, l’Euro étant conservé pour payer les dettes au FMI ou aux prêteurs de l’UE, et par le privé qui continuerait de l’utiliser, ce qui ne priverait pas l’état d’Euros.

  • Assignats grecs ?

    Qui voudra de ces I owe you ?

    • Les grecs, contraints et forcés.

      Le Drachme n’est pas un drame. La Grèce va y arriver, c’est fort possible.

    • les assignats, dont plus personne ne veut, sont remplacés en février 1796, par des mandats territoriaux qui perdent également rapidement toutes valeurs … ils n’empècheront pas la banqueroute des deux tiers en septembre 1797, ou la encore, l’état émet des bouts de papier comme reconnaissance de dettes.
      entre temps, l’état a remis en circulation, des pièces argent et or, beaucoup plus prisée. bonaparte à fait main basse sur le nord de l’italie et commence à envoyer toutes sorte de richesse par delà les alpes.
      pour les grosses transactions commerciales, la caisse d’escompte, future banque de france, émet également des reconnaissance de dettes, sa parole semble alors plus fiable que celle de l’état …

  •  » G-euro  »

    dans le cas de la grèce , il faudrait plutôt appeler ça :  » G-la flemme « 

    • Voir « G-string »… C’est à dire le string brésilien, c’est à dire… à poil.
      😉

      Plus sérieusement. Varoufakis va prendre ses ordres demain… Il va rencontrer en effet le FMI (avec notre auguste Lagarde, celle qui disait « tous les voyants sont au vert » lorsqu’elle était ministre de l’économie, oui je sais vous aviez totalement oublié, c’est normal).

      Discrètement aussi, il va rencontrer des gens du Trésor US.

      Bref… Le pognon, comme prévu, sera versé. C’est une évidence.

      Le cirque pourra ainsi continuer, la fiction de l’Euro continuera façon « Reich de 1000 ans ».

      Quelques mois ? Quelques années ? Cela n’a aucune importance.

      Une seule certitude : vous paierez. Car c’est votre fonction.

  • Dans toute tragédie grecque il y a une situation inextricable qui ne peut se résoudre que dans le sang et les larmes. Ils ont clamés et clament bien fort qu’ils veulent être fidèles à leur culture et refusent d’en changer. Qu’y pouvons nous ? Qu’il en soit donc ainsi et que les Dieux de l’Olympe les protègent, de leurs créanciers, de leurs militaires et surtout d’eux mêmes.

  • Ce scénario à l’air compliqué. Tellement a l’opposé de l’Islande.
    Dans ce cas, il faut simplement déposer le bilan. Puis reconstruire en étant compétitif.

    Agir en parasite est très mauvais pour le peuple Grecque et Européen.

    Mais la France est une Grèce qui ne s’ignore pas. Le risque idéologique associé est plus important que les dettes grecques.

    L’Europe ne marche pas ainsi. C’est cela la conclusion. L’Euro ne marche pas, c’est une grosse arnaque.
    Fin de l’histoire.

    Enfin, si l’on était Islandais, bien entendu, cette crise serait déjà loin.

  • Dans les années 80, je suis allé en Chine quelques jours (depuis Hong Kong où je travaillais). Il y avait alors deux monnaies : le Yuan pour les touristes, qui ne pouvait être dépensé que dans les hôtels et magasins réservés aux étrangers, et le Reminbi pour la population. Il était strictement interdit d’acheter des Reminbis et de commercer directment avec la population.

    • Les grecs pourraient finir comme ça : les Euros pour l’Etat, le drachme (ou autre) comme monnaie intérieure. Interdiction de change entre les deux.

  • Ils faut qu’ils s’en aillent…. De nouvelles élections approchent, si un similaire a Sypras vient promettre le Salaire minimum à 4000Euros, la retraite à 50ans, tout le monde avec villa avec vue sur la mer à St Tropez..
    Si Syria ne part pas, tout le monde votera pour le nouveau parti Français, car de toute façon les Allemands paieront… Et s’ils ne veulent pas payer..on fait quoi ? On leur déclare la guerre ??

  • Ce principe est le propre de l’économie de guerre, où l’état paie effectivement avec des reconnaissances de dette, qui vaudront … ce qu’elles vaudront, et à court terme permettent d’acheter … ce qui est disponible à la vente au prix de facto administré.

    L’effet net et presque immédiat est une contraction des salaires et autres revenus qui sont libellés dans la « nouvelle monnaie », et donc à la mesure de la chute du cours.

    Dans toute situation de ce type, la deux vraies questions sont :
    – comment permettre à la population atteinte par la chute de ses revenus de survivre et de garder un comportement productif ? Faut-il faciliter la mise à disposition de produits et services de base à un prix administré ?
    – comment sortir de cette économie de guerre ?

    Par rapport à la sortie de l’Euro la mesure permet de garder un étalon de valeur externe, qui a également cours au jour le jour, et dans lequel on peut établir les contrats et le prix des transactions. Seuls l’état, ses employés, fournisseurs et clients sont potentiellement affectés par la monnaie officielle. Les commerces affichent leurs prix en monnaie locale, et « acceptent » les DEM / Euros en paiement, ou pour les changer.

    Sous ces réserves, l’état et son eco-système, y-compris ses créanciers (!) vivent en parallèle avec l’économie réelle, et sont rapidement astreints à respecter le réel. Et le meilleur moyen d’éviter à une entreprise ou une régie étatique d’être affectée par cette situation est de lui donner son autonomie, y-compris financière.

    La Yougoslavie et ses successeurs ont longtemps vécu avec le DEM comme véritable monnaie, que l’état tolérait. Y-compris dans la Serbie en guerre.

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