Agroalimentaire : attention, emplois en danger !

Agriculture (Crédits : Rex Turgano, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Premier secteur en termes d’emplois en France, l’agroalimentaire est aujourd’hui menacé.

Par Jean-Luc Ginder.

Agriculture (Crédits : Rex Turgano, <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/" target="_blank">licence CC-BY-NC-SA 2.0</a>), <a href="https://www.flickr.com/photos/thegreenpages/15137127729/" target="_blank">via Flickr</a>.
Agriculture (Crédits : Rex Turgano, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Avec des effectifs s’élevant à 492 608 salariés, le secteur agroalimentaire est le premier secteur industriel en France en termes de chiffre d’affaires et d’emplois. Ce phénomène est un point central de notre économie même si parfois méconnu.

L’idée répandue était que ce secteur avait la capacité de générer des résultats très significativement positifs.

La tendance de l’évolution de ces dernières années a été marquée par une érosion progressive de nos avantages compétitifs en ce domaine, notamment dans la production des matières premières agricoles, et a transformé les excédents en déficit.

Il ne reste que deux domaines de production pour porter le secteur : celui des spiritueux, des vins de qualité et celui de l’industrie fromagère par la production de fromages de qualité. Dans tous les autres domaines la France a perdu pied, que cela soit dans la viande de bœuf, de volaille, dans tout ce qui était matière première agricole et alimentaire ; la France a chuté dans tous les autres secteurs.

agriculture rené le honzecLes autres domaines, qu’il s’agisse de la production de viande de bœuf, de volaille, de tout ce qui était la matière première agricole et alimentaire, accusent une chute marquée de leur production. La France a perdu pied. La situation est masquée par les bons résultats des vins qui permettent encore une balance globale alimentaire positive. Sans la viticulture, et le commerce du vin, la France, pays agricole, présenterait un bilan déficitaire.

L’absence de choix de la dernière décennie sera lourde de conséquences. Il aurait fallu choisir entre développer une agriculture de qualité prolongée par un secteur agroalimentaire fondé sur la diversité, proposant du bio, du haut de gamme ou entre la préservation des commodités en produisant des matières premières agricoles, choix qui demandaient une réglementation du coût du travail, ainsi que favoriser les grandes unités de production.

De l’hésitation durable entre les deux stratégies résulte le pire. On assiste à l’effondrement de ce secteur d’activité qui aurait pu être un moteur essentiel pour notre économie.