Départementales : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Le regard de René Le Honzec.

Le regard de René Le Honzec.

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Les esprits étant touchés par le drame d’aviation qui a endeuillé les esprits, il ne faut pas oublier que nous sommes dans un énorme Air France certainement pas low cost vu nos impôts, et qui nous emmène, d’après les tickets de réservation, vers une croissance heureuse, responsable et verte, avec boissons comprises. Mais si vous savez – et vous le savez ! – qui sont les pilotes dans le cockpit, moi, je ne sais pas, j’ai régulièrement envie de pousser un hurlement et d’essayer de défoncer la porte de séparation et de me précipiter sur les commandes. Ça ne dure pas, vu que mes notions de pilotage sont très théoriques (et c’est blindé). Cependant, le profil psychologique des pilotes, et surtout du petit agité qui tremble convulsivement lorsqu’on le contrarie (ce qui arrive souvent avec les voisins d’en face) m’inquiète.

Je demande à quand remonte le dernier check-up : on me dit aux municipales, mauvais diagnostics, débuts de délire paranoïaque (surtout avec les voisins d’en face, encore), apparitions de délires auditifs, la voix de Saint Jaurès leur demandant de bouter les riches hors de France… Bizarre. Et on nous annonce par haut parleur qu’il va y avoir des turbulances au-dessus des monts des Départementales.

Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’autre équipe disponible sur le tas. Les pilotes passent leur temps à essayer de convaincre d’autres passagers de monter dans leurs avions, les hôtesses se crêpent le chignon à Paris, les stewards au bistro constituent des listes de pilotes à élire démocratiquement. Bref, il ne nous reste plus qu’à prier !

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