Économie collaborative : le retour du travail

Propagande communiste (Crédits : Liz Lister, licence CC-BY 2.0), via Flickr.

Face aux lourdeurs du monde du travail d’aujourd’hui, l’avenir semble être à l’économie collaborative…

Par Olivier Laurent.

propagande communiste credits liz lister (licence creative commons)
propagande communiste credits liz lister (licence creative commons)

La société moderne occidentale trouve ses racines dans le siècles des Lumières. La découverte que chaque être humain a des droits de par sa condition d’être humain. Nous avons le droit d’opinion, le droit de nous déplacer librement mais aussi le droit de subvenir à nos besoins, c’est-à-dire, de travailler.

La situation économique est depuis des décennies dans un état pitoyable. Les générations qui se suivent ont de plus en plus de mal à rentrer sur le marché de l’emploi. Les taux de chômage sont vertigineux parmi les jeunes de plus en plus diplômés et de moins en moins employés.

Face à ce constat désespérant, une rébellion qui ne dit pas son nom se profile. Elle est aussi silencieuse et implacable que peut être la nécessité.

Le travail n’est plus un droit dans nos sociétés. Ce droit est (re)devenu un privilège que vous accorde l’État. Sans son autorisation vous ne pouvez pas travailler en échange d’une rémunération quelconque. Il vous ne donnera le privilège de travailler qu’en échange de plus de la moitié de vos revenus.

Le revenu est cette somme d’argent que vous recevez en échange du temps passé au service d’un client ou d’un patron. Ce qui revient à dire que l’État vous confisque plus de la moitié de ce petit bout de votre vie que vous avez investi.

Évidemment cette interdiction de travailler va se justifier par toute sorte de prétextes (la solidarité, l’ordre public, etc.) mais le constat n’en est pas moins vrai: ce n’est plus votre droit, l’État l’a confisqué.

Tout le monde se regarde en chiens de faïence, on recherche des “gris-gris” administratifs, des tampons, des accréditations, des numéros d’enregistrement avant d’accepter une proposition de travail, une proposition de collaboration. Sans cela vous risquez gros. Vous pourriez être condamné pour travail au noir si on vous dénonçait… Condamné pour avoir voulu jouir de votre Droit de subvenir à vos besoins.

De moins en moins d’emplois légaux sont rentables. Ils coûtent plus qu’ils ne rapportent. Le travail est artificiellement raréfié par la charge qu’impose l’État. Une bonne partie des emplois non qualifiés ont disparu de nos contrées, les diplômés/qualifiés suivent de près la même tendance. La précarité qui en résulte est de plus en plus visible.

Mais la nécessité fait loi.

L’économie collaborative en est sa manifestation. Partout dans le monde, les individus cherchent à rentrer en contact avec d’autres. Cela peut être dans leur environnement immédiat comme cela peut-être de l’autre côté de l’Atlantique. Tout dépend du service ou du produit que vous désirez partager.

C’est tout simplement passionnant d’assister à ce réveil des individus jusqu’il y a peu écrasés par des structures administratives aux dogmes religieux et conservateurs. Tout cela se passe le plus naturellement du monde, tellement naturellement que l’on a difficile d’y déceler une quelconque révolution. Cette révolution n’a ni discours, ni dates clés, ses uniques représentants sont ce jeune homme qui va enfin pouvoir s’imaginer un avenir grâce aux courses sur Uber ou cette jeune femme qui va enfin pouvoir épargner pour s’acheter son petit appartement grâce à son offre d’hébergements sur airbnb.

Dans un avenir proche, les choses s’accélèreront. Le travail collaboratif se structure, il se complexifie. Suivez cette nouvelle révolution, elle semble être l’unique piste à moyen terme pour créer des nouvelles activités.