La Mutuelle Des Étudiants est gérée comme l’État, et c’est la même catastrophe

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La Mutuelle Des Étudiants est gérée comme l’État, et c’est la même catastrophe

Publié le 10 mars 2015
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Dérapages et faillite… On croirait lire l’histoire de la France sous gouvernement socialiste, mais c’est aussi celle de La Mutuelle Des Étudiants, cette mutuelle chargée par délégation de service public d’organiser la sécurité sociale des étudiants et qui a été placée en procédure de sauvegarde le 9 février dernier, de façon suffisamment discrète pour que la presse n’en parle pas trop. C’est dommage, parce que cette histoire de dérapages et de faillite mérite qu’on s’y attarde un peu.

Et déjà, elle commence avec celle de la MNEF. Rappelez-vous, c’était cette mutuelle étudiante, directement créée après la Sécurité sociale en 1948, et qui se retrouva progressivement noyautée dans les années 70 par les troskistes et les lambertistes. Petit-à-petit, à mesure que les collectivistes les moins scrupuleux prenaient en main la gestion de cette mutuelle, la dérive des comptes était constatée. Chose intéressante, cette mutuelle explosera suite à une affaire financière qui éclaboussera un nombre considérable de personnages politiques de premier plan, qui n’en ont pas moins continué d’occuper, par la suite, des postes de premier plan.

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On se rappellera que Dominique Strauss-Kahn avait ainsi été mis en cause pour avoir été rémunéré 600.000 francs par cette MNEF, au printemps 1997, alors que se négociait l’entrée de la Compagnie Générale des Eaux au sein d’une holding de la mutuelle, Raspail participations. Ceci lui avait d’ailleurs coûté son poste de ministre de l’économie et des finances dans le gouvernement Jospin. Plus croustillant encore, cette affaire de la MNEF aura aussi concerné le député socialiste Jean-Marie Le Guen, alors mis en examen pour emploi fictif. Il bénéficiera d’un commode non-lieu pour insuffisance de charges. De son côté, Jean-Christophe Cambadélis, l’actuel premier secrétaire du PS, aura, lui, été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d’amende, là encore pour emploi fictif et abus de confiance – rassurez-vous, la sanction ne fut pas assortie d’une peine d’inéligibilité, ouf.

Cette affaire aura permis de mettre en exergue à la fois l’utilisation de la MNEF comme réservoir à cadres pour le Parti Socialiste, démontrer la gestion calamiteuse des cotisations des étudiants (dénoncée par la Cour des comptes à l’époque) et, enfin, mettre à jour tout un système de fausses factures émises par le truchement de sociétés satellites qui permettaient aussi de fournir des emplois fort bien rémunérés à toute une clique de socialistes qu’on voit maintenant occuper la scène médiatique avec décontraction, comme Jean-Marie Le Guen, Fodé Sylla, Sylvie Andrieux ou … Laurence Rossignol, dont l’emploi, depuis la MNEF jusqu’à la LMDE, pendant 18 années de 1993 à 2011, est par ailleurs pudiquement qualifié de « discret » dans un article de l’UFC Que Choisir de juin dernier qui ne peut s’empêcher de s’interroger sur, je cite, « la bonne gestion d’une mutuelle étudiante toujours en proie à de grandes difficultés financières et qui répond toujours aussi mal aux attentes des étudiants ».

La LMDE n’est, en effet, que le prolongement logique de la MNEF : tout comme la Cour des comptes s’était scandalisée du mode de gestion lamentable de la MNEF en son temps, la LMDE a eu droit à un joli petit couplet de la part de la même institution qui lui reproche essentiellement les mêmes problèmes.

D’une part, « une qualité de services (…) globalement très insatisfaisante ». Et lorsqu’on lit ceci, cette expression est encore un délicat euphémisme. D’autre part, la Cour reproche à la LMDE des « coûts de gestion élevés avec une faible productivité », ce qui semble l’apanage de ces opaques structures…

En fait, les problèmes de gestion récurrents, les remboursements incomplets, partiels voire inexistants, les dossiers perdus sont monnaie courante et évoquent à s’y méprendre les différents problèmes qui empoisonnent le Régime Social des Indépendants, le RSI, géré avec le même doigté et dont j’ai déjà fait part à de multiples reprises. Vraiment, c’est étrange cette coïncidence de structures collectivistes dirigées par des syndicalistes et des militants socialistes qui sont gérées n’importe comment, provoquent l’ire de leurs clients et finissent par carafer en beauté…

Aux problèmes de la mutuelle étudiante s’ajoutent enfin des dettes obligeant à des plans de licenciements, et le fait, ubuesque quand on y réfléchit sérieusement deux minutes, que c’est une autre mutuelle, elle aussi gérée par d’habiles socialistes, la MGEN, qui est venue au secours de la LMDE à hauteur de 12 millions d’euros, venus s’ajouter à la dette dont le total s’établit maintenant à 35 millions. Youpi, jolie performance.

cat jump fail

Il faut se rendre à l’évidence : les mauvaises recettes de la MNEF ont largement contribué à la faillite de la LMDE. Or, si la faillite de la MNEF avait à l’époque fait grand bruit, celle de la LMDE semble n’occuper qu’une petite place anecdotique dans la presse.

Pourtant, la faillite de la MNEF ne devait pas tout à cette gestion calamiteuse. L’explosion en vol de la mutuelle étudiante, en 1999, dut beaucoup – et les enquêtes l’ont par la suite prouvé – aux malversations frauduleuses, aux emplois fictifs et aux détournements de fonds plus ou moins déguisés qui plombèrent ses comptes. De son côté, la LMDE s’est, très clairement, embrochée sur l’écueil de l’usinagazophilie propre à la France, et a fait preuve des mêmes décisions de gestion aventureuses que la MNEF en son temps.

Malheureusement, rien ne permet d’imaginer que la LMDE a su éviter l’autre écueil, celui des malversations et tutti quanti. Rien n’interdit non plus d’imaginer qu’elle a aussi servi à héberger de pauvres cadres socialistes en déshérence entre deux mandats ou à fournir un intéressant travail rémunéré à l’un ou l’autre étudiant prometteur, apte à organiser des campagnes électorales ou à mobiliser ses congénères dans l’une ou l’autre action estudiantine si chère au PS… Or, lorsqu’on lit le récent article de Challenges sur le sujet, on ne peut que conserver cette idée fermement ancrée que la LMDE, devenue une sorte de succursale de placement pour l’UNEF, le syndicat étudiant socialiste, n’est bel et bien qu’une nouvelle resucée d’un scandale qui a déjà eu lieu.

La faillite de la LMDE, bien que trop peu médiatisée, n’en est probablement qu’à son début. La mutuelle sera probablement rattachée à l’une autre l’autre usine-à-gaz déjà existante pour en camoufler les principaux vices, mais on peut parier sur l’éclosion d’une affaire LMDE qui verra fleurir de nombreux noms de hiérarques socialistes. Il y aura, peut-être, des procès, pour tenter d’expliquer où sont passés les 35 millions d’euros de l’ardoise que la LMDE est en train d’écrire. Mais rassurez-vous : tout comme il ne fut tiré aucune leçon de l’échec fracassant de la MNEF, celui de la LMDE ne laissera aucune trace dans l’opinion publique.

C’est aussi ça, la magie du socialisme.

socialisme magique
—-
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  • J’apprécie beaucoup ces « petits » rappels du passé. Dommage qu’ils ne soient pas plus récurrents pendant les périodes électorales et largement diffusés auprès du grand public.

  • C’est du bon H, comme on l’aime.

    Des noms, des coupables, des faits. Voilà qui nous fait du bien.
    Il y aurait beaucoup à dire sur EDF, SNCF, les Banques diverses et variées et la gestion « rigolote » qui en est faite par l’État, pour l’État, au travers de l’État.

    L’État c’est une machine à laver à l’envers.

    Vous mettez du pognon propre dedans, il vous le ressort sale !

    Hollande baisse dans les sondages…et reste à 25% !
    Le FN, a, surprise, des problèmes de magouilles (bon timing).

    MST, nous promet le tiers payant. Une assurance que personne ne paye (là, c’est magique !)

    Nos élus continuent à gambader comme des petits enfants heureux.

    Mais, je m’en tape. Aujourd’hui c’est le beau temps. Des oiseaux (non taxés) font leur nid dans mon toit.
    Des rouges gorges, des mésanges, chantent pour l’amour et la vie (sans taxes, sans le droit de le faire….)

    L’on me demande de justifier ma présence dans mon bien pour mieux me taxer « mon droit » d’habiter chez moi !

    Que j’y habite ou pas…..c’est la même chose. Et le droit de propriété alors ?

    Bah, on s’en fou, il y aura encore 359 autres taxes à payer cette année.

    Bon, je dois y aller, je vais inventer une taxe pour chaque chose vivante ou bougeant dans mon jardin (avant que l’État ne puisse me voler mon idée)

    Taxer les arbres (trop d’oxygène, ça concurrence le CO2….donc les taxes)
    Trop d’amour, ça concurrence l’Etat, car l’on paye moins d’impôts avec les 1/2 parts.

    Trop de …….printemps !
    Trop de vie…cela concurrence la taxe sur la mort !

    Mais en fait, comme pour la mouche du coche:
    Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, il y aura toujours une taxe pour ta situation.

  • Constat, tout ce que touche le socialisme se transforme en pourriture.
    Leur technique est redoutable, donnons 10 € d’aides ou subvention au citoyen, il nous sera ensuite reconnaissant et redevable. Offrons des emplois garantis à vie par détournement de la fonction publique et ils seront à nos genoux.
    Au passage, gavons-nous des deniers publics, prenons le pouvoir ou créons des associations ou organnismes subventionnés par l’Etat, pressons-les comme des citrons et rejetons les coquilles vides.
    Et pour conforter le tout, autorisons les fonctionnaires à entrer en politique et surtout à retrouver « leurs » postes et avantages en cas de veste électorale. A la fin tout le milieu politique sera gangréné.
    Finalement, le socialisme, c’est le vol en bande légalisé.

  • Cela a toujours `´etè un repaire de l’UINEF en son temps qui était ce qu’il y a de moins reluisants parmi les étudiants toujours prompts á la gréve et au coup de force. Ingénument je pensais qu’un étudiant par essence fût destiné á étudier. Le mal a gagnè car maintenant on inclut des morveux de 13 ans qui savent á peine lire et écrire. Pauvre France, pas étonnant que des ruffians comme DSK se soient salis les doigts

  • Très bon article !

  • La pourriture des politicards socialistes devient littéralement étouffante… Plus ils sont pourris plus ils sont haut placés dans le paysage… Cambadélis est l’archétype de l’apparatchik qui n’a jamais sorti les doigts du pot de confiture…

    Comme disait Strauss-Kahn : il faut se pincer le nez en présence de cette faune nuisible…

  • Legalement parlant un President de la République ou un 1er ministre ont ils le droit de faire de la propagande politique ?

    Ont-ils le droit d’utiliser les sondages, la justice, les médias pour arranger leur propagande ?
    Détruire un ennemi potentiel comme le FN ?

    Enfin, quand un ministre, frondeur, vert, UMPs vous dit:

    – si c’est comme ça, je pars….

    Comprendre que ça commence à sentir très mauvais. Que meme si la soupe est encore bonne, il est plus raisonnable de jeûner jusqu’en 2017.

    Voyez vous la politique c’est comme les tiques ou les poux: ça mange le sang de ses victimes, mais c’est aussi capable de résister de longues années sans manger….cela boostant leur reproduction.

    Bref, si ce pays garde Hollande jusqu’en 2017, je pense que ce pays est vraiment foutu.

  • Je pense aux entreprises, les petites comme les grosses.
    En France l’ambiance y est très désagréable.

    La raison est très simple: le socialisme est responsable.
    L’entreprise n’a pas d’argent pour investir, faire de la recherche, même payer ses employés…
    Elle doit être expert comptable, expert administratif, expert en optimisation fiscale…pour survivre ou se développer.

    Sur quoi l’entreprise coupe t’elle en premier ? La force humaine, c’est logique.
    D’où des pressions psychologiques insupportables. Menace du placard, humiliation, rabaissement, etc…

    Le socialisme doit signer ce contrat de responsabilité, ce résultat doit l’engager personnellement !

  • Effarant et effrayant.
    Question: n’y a t’il donc aucun moyen juridique de contrer la corruption en France?
    Entre la cour des comptes impotente, les medias a genoux qui avalent de temps en temps une giclée de confiture, quel espoir de rendre redevable cette caste de pourris? Clairement, de les mettre en tole, de les déshabiller, de les priver de tous les avantages de la caste de la fonction publique?
    Dénoncer, Contrepoints, comme d’autres non subventionnés tel Mediapart, y arrivent, péniblement, de temps en temps.
    Agir? Quand bien meme, soyons fous, une association de contribuables arrivent a faire juger les plus pourris d’entre eux?
    A l’instar d’un pourri en chef, Cambadelis, ils reviennent, toujours. Pire, dans son cas, il pérore sur la moralité d’un Thevenoud et continue d’assener des leçons de morale bien pensante qui ne s’appliquent qu’aux autres. Un JM Ayrault, toujours et constamment choqué, également repris de justice, également enfoui dans le pot de confiture (sa retraite est indécente et choquante, en socialismus dans le texte s’il vous plait).
    60 repris de justice a l’Assemblée Nationale.
    Rien.
    N’y a t’il d’autres moyens que la violence?
    12 balles dans la peau disait l’autre.
    On y vient, a grand pas.

    • Plus il y a « dé »-sinformation, mensonge, propagande, modification des faits et de la réalité, plus le peuple s’enfonce dans la rage et la frustration.

      A priori nous sommes de plus en plus nombreux !

      Les Ifrap, contribuables associés, etc….se multiplient.

      Serge July, la patronne, dénonce cette époque comme tant très difficile pour eux….MDR !

      Le méchant internet, la méchante information qu’il faut trier. Surtout que le peuple devient mieux informé et de façon durable avec des traces sur Google.

      Le parasites socialistes et ses médias devraient trembler de peur. Quand cette rage va tomber, ça va être effroyable.

  • Déjà, rien que l’idée d’un système « spécial » pour les étudiants est un hérésie totale… Un coup d’épée contre le Bon Sens !!!

  • Je ne sais pas si c’est un hasard mais il y a quelques jours, j’ai laissé un commentaire à la suite de votre article sur les dérives du RSI, demandant à contrepoint de s’intéresser à la LMDE qui est plus qu’une dérive mais un naufrage.
    Hasard ou vœu exaucé, l’article est là !
    L’exploitation de la LMDE, avatar de la MNEF, est une des plus graves fautes des socialistes! Elle n’est pas, comme l’affaire Cahuzac, le dérapage de quelques socialistes mais un système protégé et organisé par la gauche à son profit et financé par une exploitation éhontée des étudiants.
    La LMDE a été une galère permanente pendant les études de mes enfants:
    Des heures passées dans les permanences,où l’on vous dit généralement que tout est arrangé, ou va l’être, pour se débarrasser de vous alors que rien n’est fait;
    La LMDE c’est: des heures et des heures d’attente dans les permanences, pas un seul appel téléphonique abouti sur des centaines de tentatives,les lettres sans réponses, recommandées ou pas, des N° de téléphone et une médiatrice fantômes.
    La LMDE c’est un système efficace pour traiter les réclamations: on les ignore, black out total, on joue la montre et l’épuisement du réclamant. Le troupeau des étudiants est facile à traire car on ne craint pas trop la seule option possible pour se faire entendre, le recours en justice, car le statut d’étudiant est provisoire et ces jeunes peu avertis ont bien d’autres combats à mener.
    La LMDE c’est la couverture payée non activée à l’étranger: pot au rose découvert à l’occasion d’un petit accident aux US avec les conséquences qui s’ensuivent vu le coût des soins dans ce pays. Méfiance au séjour suivant: vérification du dossier, insistance pour qu’on vous confirme plusieurs fois et sans le moindre doute que tout est en ordre puis vérification auprès de l’organisme correspondant à l’étranger de la LMDE : verdict la couverture n’a jamais été activée par la LMDE !
    La LMDE c’est toujours pas de carte verte, au bout de 3 ans, pour une jeune étudiante européenne après qu’elle ait déposé pour au moins la 10ème fois le même document censé manquer. Sans carte verte c’est se priver de soins car on n’a pas l’argent à avancer et souvent pas de remboursements car les feuilles de maladie ne sont pas traitées et se perdent 9 fois sur dix.
    On lui conseille de changer de mutuelle et elle obtient sa carte verte en 2 semaines à la SMEREP! 3 ans de galère pour rien ! merci les socialos et leur LMDE!
    Mettre fin au racket des étudiants serait un peu d’honneur retrouvé pour un gouvernement socialiste qui se veut irréprochable et a été élu sur la promesse de l’être! Au lieu de cela un Bruno Juillard qui a mis plus de 8 ans pour décrocher une licence,sans avoir à prendre le moindre petit boulot pour survivre, enchaîne après sa démission de l’UNEF avec un poste de conseiller ministériel puis de premier adjoint à la mairie de Paris, pour ses bons et loyaux services d’agitateur. Avis aux brillants étudiants qui cumulent études, boulots alimentaires et stages galères!
    Pour ne pas être totalement injuste je dois dire qu’à la LMDE il ont un service,un seul qui fonctionne avec une célérité remarquable: celui des encaissements, justifiés ou pas, ils prennent et ne rendent jamais!

  • Je ne sais pas si c’est un hasard mais il y a quelques jours, j’ai laissé un commentaire à la suite de votre article sur les dérives du RSI, demandant à contrepoint de s’intéresser à la LMDE qui est plus qu’une dérive mais un naufrage.
    Hasard ou vœu exaucé, l’article est là !
    L’exploitation de la LMDE, avatar de la MNEF, est une des plus graves fautes des socialistes! Elle n’est pas, comme l’affaire Cahuzac, le dérapage de quelques socialistes mais un système protégé et organisé par la gauche à son profit et financé par une exploitation éhontée des étudiants.
    La LMDE a été une galère permanente pendant les études de mes enfants:
    Des heures passées dans les permanences,où l’on vous dit généralement que tout est arrangé, ou va l’être, pour se débarrasser de vous alors que rien n’est fait;
    La LMDE c’est: des heures et des heures d’attente dans les permanences, pas un seul appel téléphonique abouti sur des centaines de tentatives,les lettres sans réponses, recommandées ou pas, des N° de téléphone et une médiatrice fantômes.
    La LMDE c’est un système efficace pour traiter les réclamations: on les ignore, black out total, on joue la montre et l’épuisement du réclamant. Le troupeau des étudiants est facile à traire car on ne craint pas trop la seule option possible pour se faire entendre, le recours en justice, car le statut d’étudiant est provisoire et ces jeunes peu avertis ont bien d’autres combats à mener.
    La LMDE c’est la couverture payée non activée à l’étranger: pot au rose découvert à l’occasion d’un petit accident aux US avec les conséquences qui s’ensuivent vu le coût des soins dans ce pays. Méfiance au séjour suivant: vérification du dossier, insistance pour qu’on vous confirme plusieurs fois et sans le moindre doute que tout est en ordre puis vérification auprès de l’organisme correspondant à l’étranger de la LMDE : verdict la couverture n’a jamais été activée par la LMDE !
    La LMDE c’est toujours pas de carte verte, au bout de 3 ans, pour une jeune étudiante européenne après qu’elle ait déposé pour au moins la 10ème fois le même document censé manquer. Sans carte verte c’est se priver de soins car on n’a pas l’argent à avancer et souvent pas de remboursements car les feuilles de maladie ne sont pas traitées et se perdent 9 fois sur dix.
    On lui conseille de changer de mutuelle et elle obtient sa carte verte en 2 semaines à la SMEREP! 3 ans de galère pour rien ! merci les socialos et leur LMDE!
    Mettre fin au racket des étudiants serait un peu d’honneur retrouvé pour un gouvernement socialiste qui se veut irréprochable et a été élu sur la promesse de l’être! Au lieu de cela un Bruno Juillard qui a mis plus de 8 ans pour décrocher une licence,sans avoir à prendre le moindre petit boulot pour survivre, enchaîne après sa démission de l’UNEF avec un poste de conseiller ministériel puis de premier adjoint à la mairie de Paris, pour ses bons et loyaux services d’agitateur. Avis aux brillants étudiants qui cumulent études, boulots alimentaires et stages galères!
    Pour ne pas être totalement injuste je dois dire qu’à la LMDE il ont un service,un seul qui fonctionne avec une célérité remarquable: celui des encaissements, justifiés ou pas, ils prennent et ne rendent jamais!

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