À droite, une avalanche de belles promesses

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Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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À droite, une avalanche de belles promesses

Publié le 4 mars 2015
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Lundi 2 mars, Nicolas Sarkozy a décidé de faire parler de lui en commentant un peu la politique économique du président Hollande. L’exercice n’est pas trop dur : après deux années de saccage de l’économie française par Hollande, Sarkozy peut enfin renvoyer un début de bilan désastreux à la face de son ancien adversaire qui ne s’était pas privé d’évoquer celui, presque aussi mauvais, du président sortant à chaque fois qu’il le pouvait.

Et comme d’habitude, la magie de l’éloignement politique joue à plein : dès lors qu’un homme politique n’est plus au pouvoir, les lunettes en peaux de saucisson qu’il avait chaussées semblent tomber et une timide lucidité s’installe à nouveau. En quelques réponses aux questions sur l’état général du pays et la loi Macron, le président de l’UMP rappelle quelques évidences que les libéraux, bien seuls depuis des années, s’évertuent à faire comprendre tant aux affidés de la droite qu’aux sbires de la gauche.

Par exemple, oui, il n’y a pas de réductions d’impôts dans la loi Macron. Non, le bricolage sur les dimanches ouvrés ne sera pas suffisant pour relancer autre chose que des polémiques stériles, et sera même probablement indolore puisqu’inappliqué. Et lorsque Sarkozy explique que le gouvernement s’emploie à libéraliser les lignes d’autocar pendant que les chefs d’entreprises réclament des baisses de charges, il ne fait finalement que redire ce qui fut dit, maintes fois, dans ces colonnes et ailleurs.

Une fois ces constats posés, le petit Nicolas est chaud-boulette pour, enfin, expliquer à quelle sauce il va manger la France en 2017 pardon comment il compte procéder pour redonner du tonus à ce pays s’il revenait au pouvoir : il va mettre l’entreprise au centre de ses préoccupations, avec des trucs périphériques ici, là et là, et au centre, voyez, ici, précisément, l’entreprise, parce qu’elle crée des emplois tout ça machin. Très concrètement, on ne sait pas encore exactement à quoi sa « révolution des esprits » et sa « politique alternative » ressembleront, mais comme c’est Nicolas qui propose, ça va roxxer du poney, c’est évident.

My-Soviet-Pony

Plus intéressant cependant que ces idées vagues sur les entreprises, Sarkozy s’étend un peu sur la dépense publique, qu’il faut selon lui redescendre à 50% (on ne saura pas pourquoi il s’est fixé ce chiffre et non 40%, ou même 35%, largement suffisant dans les années 60, période à laquelle la France n’était pas spécialement l’arrière cour de la civilisation occidentale, mais baste, passons). Les dépenses de personnel sont citées avec la résolution de diminuer le nombre de fonctionnaires à la solde de l’État… Le rythme, fort modeste, avec lequel leur nombre avait diminué pendant son exercice laisse dubitatif (d’autant que la fonction territoriale avait, comme actuellement, explosé). Les propositions d’alignement (progressif, partiel, calculé) de la fonction publique avec le privé sont intéressantes, mais marquent là encore par leur timidité, tout comme la proposition de redonner la possibilité aux entreprises de sortir, petit-à-petit, des 35 heures hebdomadaires.

Mais ce qui caractérise le plus ces propositions, c’est qu’elles ressemblent à s’y méprendre à ces promesses qu’on avait entendues pendant la campagne électorale de 2007 qui l’avait amenée au pouvoir. La suite, on la connaît : ces belles promesses furent rapidement noyées dans l’absence totale de courage et une incompréhensible ouverture mièvre qui avaient rapidement carbonisé toute possibilité de lancer des réformes importantes dans les trois ou quatre mois qui suivirent l’élection.

Dans ce contexte, la dose de libéralisme qu’il a introduite dans ses propositions serait intéressante… si l’on avait pas déjà une idée précise de ce que le personnage peut effectivement fournir sous la pression. À ce titre, il cite les mésaventures de Tsipras qui a dû salement composer avec la réalité et revenir sur ses promesses, sans se rendre bien compte qu’il a suivi exactement le même chemin il y a sept ans. Si l’on y rajoute quelques maladresses (« Un mauvais patron peu payé fait davantage de dégâts qu’un bon patron bien rémunéré ! » – les bons patrons, ils font aussi des dégâts, mais moins. Ce sont de bons patrons, hein !) et sa petite tirade politico-politicienne visant à mettre le FN et le PS dans le même sac – et qui a fait mouche, semble-t-il – on retrouve bien les mêmes ficelles qui permirent à l’homme de se retrouver dans le fauteuil présidentiel en 2007.

sarkozy et les dégâts des bons patrons

Mais voilà, il faut se rendre à l’évidence : après sept années au pouvoir comme ministre de l’Intérieur puis comme président, après deux années à sillonner la planète de conférences chics en happenings huppés, après quelques mois à la tête d’un parti qui n’arrive toujours pas à exister de façon cohérente face à une majorité présidentielle pourtant complètement morcelée, bref, après toutes ces péripéties, Nicolas Sarkozy n’a aucune réelle possibilité de gagner en sympathie ni auprès des partisans de l’UMP, ni auprès des Français en général. En pratique, s’il est peut-être un candidat crédible (après tout, il a déjà été Président), il n’est toujours pas un candidat désiré. Dans le cadre d’une élection, c’est assez gênant.

D’un autre côté, Alain Juppé ne fait guère mieux. Il est maintenant si désespérément à gauche qu’on se demande de plus en plus quand il va faire son coming out socialiste, histoire de remettre un peu d’ordre dans le paysage politique français qui n’est plus qu’un vaste camaïeu de rouge et de rose. À ce titre, on comprend qu’il soit devenu la coqueluche de toute la presse et des sympathisants socialistes, tant ses idées niaiseuses se mélangeraient fort bien avec celles du futur candidat socialiste officiel, original que les Français ont bien des chances de préférer à cette copie douteuse au passé transformiste qui aura montré qu’on peut parfaitement être droit dans ses bottes en conservant son pantalon sur les chevilles tout en retournant sa veste.

youpi juppé fillon raffarin

Quant à François Fillon, les teintes libérales de son discours ne parviendront pas à faire oublier qu’il fut, avec Sarkozy, aux commandes du pays pendant de (très) longues années, et qu’à ce titre, on connaît déjà l’étoffe du personnage. En politicien habile, il a compris qu’un discours plus résolument droitard lui permettrait d’intéresser son électorat naturel. Mais son penchant pour les politicailleries ne laisse aucun doute sur ce qu’il pourrait faire du pouvoir une fois en poste : rien ou à peu près, à la mesure d’un Hollande qui devait retourner la table et s’est contenté de s’y faire servir deux fois des frites, ou d’un Tsipras qui allait tout péter et qui ajuste maintenant ses mesures économiques au nanomètre avec le microscope à effet tunnel que Varoufakis lui prête à l’occasion. Bref : du flan, celui-là même qu’on se tape depuis plus de deux ans et dont les premiers kilos, fort indigestes, sont en train d’étouffer tout le pays.

Dès lors, une seule question surnage au-dessus de cette soupe tiède aux grumeaux peu appétissants : si on a maintenant une assez bonne idée du minimum qu’il faudrait faire et des réformes de base à lancer, qui pourrait, même vaguement, incarner un candidat assez solide pour les mettre en œuvre ?

Je n’en vois aucun.

Quelque part, c’est normal : la droite agonise dans les souffrances logiques d’un être rongé par la schizophrénie, la corruption, les querelles internes, la disparition du cerveau et l’ablation de la colonne vertébrale. Mais d’un autre côté, il faut bien comprendre qu’à gauche, c’est le même constat. Or, l’absence de quoi que ce soit qui puisse ressembler à un leader à droite ne profite guère à cette gauche éparpillée, et l’absence de tout dirigeant crédible à gauche ne semble pas profiter non plus à la droite. Bilan : le FN, éternelle voiture-balai de la politique française, est quasiment obligé de faire un score mémorable.

En définitive, ce pays est foutu.

—-
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  • Oh, mais je vois une possibilité:
    Faire creuser un gros bac à sable et placer l’ensemble de nos élus à la tête de l’Europe.
    (avec des pelles, des petites voitures, etc…)

    En les payant ainsi ils feront des dégâts de loin, plus homéopathiques.

    La solution est bien entendu, non pas de réformer la France, mais de ruiner pour de bon les Français.
    C’est évident !

    Les banques sont pleines d’argent frais de l’économie de notre écureuil Français.
    Une fois le Français bien lessivé, il ne pourra qu’écouter attentivement l’élu à la parole magique:

    Hop, je vais résoudre vos problèmes !

    Le petit poney rose entre alors en action:
    Le communisme est parfait comme conclusion à cette mascarade.

    Et j’en viens presque à le désirer 🙂
    Cette idéologie est presque plus pure que ce que nous vivons aujourd’hui !
    Avec le Diable, l’on peut négocier…..(une fois bien identifié)

    Dans le sang et les larmes, peut être que l’humain ira chercher la liberté !

    Qui sait.

  • Étonnant que votre message puisse passer la barrière du robot de Contrepoints !

    Perso, je me contre fou de savoir si il bouffe des radis ou pas, si il est homo ou zoophile.
    Pire, pédophile.

    Ce que je voudrais c’est un humain à la tête de l’État qui sache utiliser une calculatrice. Simplement.

    • Je vois Bruno Lemaire … mais peut-être que je suis aveuglé par mon optimisme qui n’a pas lieu d’être.

      • Bruno Lemaire a été Ministre de l’Agriculture et il a suivi les positions dogmatiques des écolos et des socialistes , que ce soit sur les OGM, les pesticides ( Ecophyto ), les subventions PAC, les nitrates et j’en passe.Non seulement , il a été incapable de faire le bon diagnostic,mais il n’a eu aucune stratégie et encire moins de plans d’actions pertinent. Son unique driver était de soigner son image pour booster sa carrière. Ce n’est donc clairement pas l’homme de la situation pour réformer le pays en profondeur…. à moins qu’il ait bien caché son jeu ( pour prendre le pouvoir) et qu’il dévoilera son vrai visage le jour où il aura le pouvoir?? Est il si machiavélique? est il si stratégique?

    • On aurait plus de chances à être mieux gouverner, qu’actuellement, en procédant à un tirage au sort de nos élus sur l’ensemble de la population française dans la tranche d’âge adéquate.

    • Bonne chance pour ça, il faudrait sans doute un acteur de la société civile et pas un politicien de carrière. Denis Payre semble être cette personne mais faut voir.

      • Malheureusement, le mouvement de Payre s’est fait déborder par tous les conservatismes et corporatisme de droite et n’a à ce jour plus grand chose de libéral. Un ballon d’essai perdu.

    • quel message ?
      le robot a fini par réagir ?

  • Il faut attendre le paragraphe 5 pour l’habituelle rengaine sur les fonctionnaires. Je suis déçu.

    • Promis juré craché : la prochaine fois h16 le mettra en paragraphe 4 🙂

    • Qu’il faut diminuer le nombre de fonctionnaires ? Désolé de vous réveiller, mais à part Mélenchon et son orchestre, tout le monde est d’accord pour le dire. Mais pas pour le faire, faut pas déconner.

  • Comme dit Jean Pierre Petit (des Cahiers Verts), et il l’a encore répété hier chez Nicolas DOZE (BFM Business – http://dai.ly/x2ijnvz à 7min30), « il va falloir passer par Marine pour avoir Margaret ».
    Plus çà va, malheureusement, plus je me dis qu’il a raison.

    • Non merci, j’ai l’intention d’émigrer pour avoir des opportunités, et définitivement, mais je ne déteste pas mon pays au point de vouloir lui infliger ça.
      Il faut juste trouver un réformateur courageux..

    • Malheureusement…

    • Jean Pierre Petit a tout compris. Nous verrons dans 2 ans et 3 mois dans quel état Hollande et les socialistes auront mis le pays… En 2017, le choix pourrait être une reconduction pendant 5 ans d’Hollande et des socialistes avec explosion repoussée de 5 ans ou l’arrivée de Le Pen et du FN et une explosion du pays en 3 mois. Ce pays irréformable dans des conditions normales et pacifiques ne fera pas l’économie d’un effondrement du système avec faillite économique et graves désordres sociaux. Vive la destruction créatrice. Et mieux vaut qu’elle arrive vite pour que le pays puisse passer à autre chose….

    • Cette attitude infantile et ultra réactionnaire qui consiste à considérer qu’il faut absolument se bruler pour savoir que c’est chaud me sidère …

      • Infantiliser ceux qui ont des vues différentes : mais bien sur.
        D’autre part, utilisez vous vraiment réactionnaire pour discréditer quelqu’un ? Serais ce aussi un ennemi du peuple par hasard ?

        Il ne manque plus que la psychiatrisation de l’adversaire pour établir la trinité de la calomnie.

        • Excusez moi, mais considérer qu’il est impossible de faire comprendre aux gens le libéralisme autrement qu’en mettant le pays aux mains d’une mafia familiale qui prône le marxisme, c’est à la foi avoir une piètre opinion du ‘Peuple’ ou tout du moins faire preuve de condescendance et d’arrogance hautaine : partir du principe que les gens ont un comportement infantile (que les Français sont des veaux ou tout autre adjectif du même acabit).

          Penser que le retour vers la passé est nécessaire pour effacer l’histoire est stricto-sensus réactionnaire : que se soient le marxisme ou le national socialisme sont clairement des doctrines du passé.

          Le monde autour de nous change, a changé, continue de changer et prôner le chaos est juste une stratégie d’évitement pour ne pas se confronter à la réalité et se retrousser les manches, en espérant qu’un événement divin (en l’occurrence maléfique) ne vienne changer les choses.

          (comme ça, je vous a rajouté l’argument psychiatrique …)

  • « qu’il faut selon lui redescendre à 50% (on ne saura pas pourquoi il s’est fixé ce chiffre) » : parce qu’il reste socialiste. Il a bien compris que l’Etat obèse fonce vers le gouffre, par avidité de pouvoir, par péché de gourmandise, par acharnement collectiviste. En proposant 50%, en proposant ce qui peut sembler un moyen terme, un compromis acceptable, il croit pouvoir sauver le système. Mais cet espoir est d’avance condamné à l’échec. Il n’existe pas de troisième voie médiane qui rendrait le socialisme et l’Etat obèse compatibles avec la civilisation et le progrès humain. Il n’y a pas d’alternative à la fin du socialisme, à la fin de l’Etat obèse. L’Etat va devoir inéluctablement revenir à sa norme, quelque part entre 10 et 20% du PIB. La seule question est de savoir s’il va le faire volontairement, dans la concorde, la bonne humeur et la prospérité pour tous, ou contraint et forcé, dans la souffrance, les larmes et la pauvreté pour tous. L’actuelle génération de politiciens et de hauts fonctionnaires est entièrement comptable de ce choix. Vont-ils renoncer à leurs pouvoirs pour servir enfin l’intérêt général, pour servir enfin leur pays, au lieu de l’avilir pour s’en servir grassement ?

    • A quand une action de groupe contre l’état pour discriminations multiples?

      A commencer par la non représentativité des partenaires sociaux, qui décident d’un système social injuste, inéquitable et discriminant?

    • 50% est la moyenne européenne. NS a toujours extrêmement peur de ‘démolir’ le modèle social que le monde nous envie … dire cela serait se saborder une grande partie des gaullistes (qui ont entériné le programme du CNR)

      • Vous évoquez la moyenne européenne y compris la France à 57% qui pèse pour plus de 20% de l’économie européenne. Seul point de comparaison valable, la moyenne européenne sans la France est évidemment inférieure à 50%.

        Ceci dit, on a pu sans surprise observer des programmes socialistes échouer même à moins de 50% de prédation. Contraindre les dépenses publiques entre 10 et 20% du PIB permet de s’assurer qu’il n’y a plus la moindre inclusion socialiste dans la politique.

        • @Cavaignac :

          Oui, tout à fait d’accord sur le %. Je pense que le choix de 50% est du à 2 raisons : celle interne que j’évoquais mais aussi un élément externe, européen. NS a également proposé de mettre ce 50% dans la constitution, ce qui est assez délirant si on ne regarde cela que d’un point de vue national mais devient une arme de négociation massive face à Bruxelles.

          Fondamentalement, le rôle de l’Etat ne devrait en aucun cas être économique, mais c’est une révolution copernicienne que peu de gens sont prêts à envisager : il y a bien trop peu de rationalisme existant (littérature, philosophie, think-tank, groupes de pression, partis etc…) qui étaye ceci : même sur CP, les avis sont super divergeant sur plein d’éléments entre libertariens, anar-cap, classiques, adeptes des Rand, etc…

          Les politiciens ne prennent des risques que quand il ont besoin de se différencier des autres, ce qui semble pour l’instant être le cas de NS qui a besoin d’une virginité doctrinale pour se démarquer (ce n’est pas sur son image qu’il va se faire réélire)

  • Je vis mal la politique française : très déçu de Sarkozy, détestant Hollande…Et pourtant en 2017 je vais devoir voter UMP car c’est le seul moyen de faire barrage au FN.
    L’UMP est étatiste et sans saveur, rempli d’opportunistes médiocres, mais le FN est ultra-étatiste avec un programme économique d’extrême gauche et un anti-libéralisme qui est également sociétal, et je parle même pas de son amour pour Poutine, celui qui a bousillé l’économie russe et l’a ramené un siècle en arrière en termes de pensée (bref, tu parles d’un modèle, si la France suit ce modèle alos qu’elle a pas de pétrole c’est l’effondrement assuré).

    Donc je n’espère plus qu’une chose : Juppé candidat UMP qui rassemblera une partie de la droite, le centre et une partie de la gauche. Les sondages montrent bien que c’est le seul moyen de vaincre ce dangereux parti de manière claire (plus de 60% des votes, histoire de bien montrer au FN qu’il n’aura jamais le pouvoir).
    Oh je n’attends rien de cet escroc de Juppé, ce sera un Hollande bis avec des mini-réformettes sans saveur et incapacité de remise en cause, mais au moins il permettra d’éviter la Marine à la présidence vu que 2017 est sa dernière chance (en 2022 le vote des gens issus de l’immigration sera trop grand pour avoir la moindre chance de gagner, déjà 2017 sera limite).

    • Je trouve tous les partis « dangereux », tous sujets à dérive. Faudrait sérieusement se pencher sur un autre mode de représentation et/ou de direction étatique. Tant que les moutons se borneront à l’institution, ils n’auront pas droit à d’autres pâturages.

    • Ca fait 30 ans que les élus le sont « pour faire barrage aux autres » ou « pour sortir les sortants ». Ils ont parfaitement assimilé la méthode et manipulent ainsi le corps électoral. Comment peut-on, dans la situation actuelle, souhaiter l’élection de quelqu’un parce qu’il promet de ne rien faire ? Votre position est munichoise : vous acceptez un bête compromis pour éviter la catastrophe, vous aurez la bêtise ET la catastrophe.

      • Commentaire de bon sens.

        Votre anti poutinisme primaire vous obscurcit totalement l’esprit, sweepingwave. En arriver à voter pour un repris de justice socialaud parce qu’on n’aime pas Poutine… omg wtf, comme disent les jeunes…

      • La situation actuelle me paraîtra toujours meilleure que l’alternative FN. Pas question de voter pour un parti qui voit la Russie de Poutine pour modèle, ce pays qui est un désastre économique et démocratique. Tout comme je ne voterais jamais pour Mélenchon et son modèle vénézuélien dont on voit désormais l’effondrement.

        Entre le pire et le moins pire je vote pour le moins pire. Et je voterais avec mes pieds (émigration) comme ça pas de soucis dans un cas comme dans l’autre 😀

        Non au FN ultra-étatiste et pro-fasciste (oui, Poutine est un fasciste).

        • +1

          Il faut une sacré dose de connerie pour croire aux sornettes socialistes comme quoi le dirigeant de ce pays doit forcément être un saint avec 250 de QI, qui a donné tout son argent aux pauvres, etc, etc …

          Tant que les Français assimileront la politique (65 millions de gens, 2 000 milliards de PIB) à l’attitude d’un mec qui est petit, a des tics et hausse les épaules en parlant, d’un mec qui a une bouille sympa et qui roule en scooter ou d’une nana qui confond analyse politique et discussion de bistrot du commerce … les socialistes auront de beaux jours devant eux.

    • JUPPÉ le meilleur… des impayables Thrombonnards®—sauf avec l’argent du Contribuable—qui sévissent dans les fromages du Pays de l’escargot lancé au galop contre le mur économique!

      Comme leur bilan : lamentables !

      Responsable pour partie de l’état du Pays car… le bien qu’il fit, il le fit mal, le mal qu’il fit, il le fit bien.

      Pour donner des leçons, il se pose là :
      2002, retraité de la Fonction Publique à 57 ans avec ±15 000€ mensuels.
      Soit 3 600 000€ placés à 5% par an… sans payer l’ISF, comme tout bon Thrombonnard® !
      2017, Président à 72 ans après 15 ans de retraite!?
      Cherchez l’erreur, place aux Jeunes !

      Sans compter :
      qu’il n’a jamais créé un seul Emploi avec ses deniers, sauf peut-être un Emploi ménager ;
      ses arrangements locatifs pour lui et son Fils à la Mairie de PARIS ;
      sa maîtrise économique : Thomson un franc symbolique ;
      sa condamnation versaillaise;
      sa politique économique bordelaise « panem et circenses » ;
      son projet bordelais de Centre islamiste de 12 000m2 ;
      ses déclarations de ne briguer que le Mandat de Maire!?
      sa décision d’aller en guerre en LYBIE pour le résultat que nous connaissons ;
      son refus de livrer les Mistral, Contrat signé en 2011… par lui-même!?
      son ambition exclusivement pour lui-même… et non le Pays !

      Encore un « responsable mais pas coupable », et encore moins redevable de ses actes.

      Nous Citoyens, limitons les Mandats pour que la Politique soit au Service du Bien commun et non un Métier.
      Et destituons les condamnés de leur/s Mandat/s.

    • Vous n’avez pas compris que le RIC donnerait l’initiative de la loi à 48 millions d’adultes qui ont toutes les compétences dans tous les domaines et pourraient donc faire les réformes profondes et justes dont la France a besoin. En Suisse où le peuple à l’initiative de la loi cela ne va pas si mal au plan économique..!

      En tous cas les lois en vigueur ont l’aval des citoyens s’il n’y a pas eu de RIC pour tenter de les abroger.

    • « (en 2022 le vote des gens issus de l’immigration sera trop grand pour avoir la moindre chance de gagner, déjà 2017 sera limite) »

      voici un argument électoral intéressant ! s’il est vrai il conforte la thèse de Renaud Camus sur « le grand remplacement » (des français de souche par les nouveaux français (au pro-rata du droit d’asile, du regroupement familial, et de la natalité communautaire)

      mais cet argument peut être retourné dans l’autre sens, il deviendrait urgent aux français qui se reconnaissent de souche (pas les républicains) de voter pour préserver leur souverainté avant d’en être désaisis par une nouvelle majorité ethnique ! donc sans doute voter MLP dès maintenant.

      (d’autant que le matador de Matignon a promis un brassage ethnique rigoureusement anti-apartheid pour la prochaine fête des voisins !)

  • La droite française, ce n’est pas terrible, mais la gauche est pire qe tout. Si on veut éviter un remake PS en 2017, il va bien falloir choisir entre les promesses de la droite et celles du FN…

  • Le pays est « foutu » si AVANT la présidentielle le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières n’a pas été instauré et PROMULGUE avec sa loi organique.

    En effet non seulement c’est la seule garantie et à 100% que les promesses seront soit TENUES par le candidat élu et sa majorité soit seront soumises a référendum par des citoyens les estimant bénéfiques et le PEUPLE devenu SOUVERAIN tranchera au cas par cas.

    Mais de plus et surtout les gros malins qui ont des propositions de réformes pour améliorer la situation pourront les PRÉSENTER directement au peuple qui pourra ou non leur donner force de loi..

    Mais contrepoints n’est pas favorable au RIC.. Il supporte que les citoyens soient réduits au silence entre deux scrutins de même niveau..! C’est cela le libéralisme?
    http://WWW.atricle3.fr fait tout pour arracher ce RIC dans l’article 3 de la Constitution soutenez les..

    • Bonne initiative de promouvoir le RIC, mais aujourd’hui le peuple ne l’a pas, et doit donc trouver d’autres moyens pour résister voire survivre, au pouvoir politique calamiteux en France depuis 40 ans.

      Ces moyens multiformes ont déjà été trouvé par la société, c’est la désobéissance civile. Il nous faut apprendre à désobéir !

      Résistance mentale : l’essentiel de ce que vous payez par coercition au secteur public sera mal utilisé, et ira souvent à des profiteurs. Gardez votre argent pour vos pauvres !
      Profil bas : donner moins de prise à l’érosion fiscale : désinflation des ventes, du CA, du bénéfice.
      Travail au noir (ou avec alibi partiel déclaré),
      Système d’échange local non tracé,
      entre-aide locale, plutôt que service marchand payant

      Affamer la bête !

      Enfin réapprendre les règles de solidarité d’une communauté locale face à l’administration fiscale, la police. De ce point de vue les terroirs rebelles (corse…) et les banlieues allochtones ont beaucoup à nous apprendre.

    • Le RIC est l’instrument socialiste ultime : même plus besoin de passer les contrepouvoirs légaux et constitutionnels pour manipuler l’Etat.

      Pourquoi pas promouvoir la dictature du prolétariat sur CP pendant que vous y êtes ?

  • JUPPÉ le meilleur… des impayables Thrombonnards®—sauf avec l’argent du Contribuable—qui sévissent dans les fromages du Pays de l’escargot lancé au galop contre le mur économique!

    Comme leur bilan : lamentables !

    Responsable pour partie de l’état du Pays car… le bien qu’il fit, il le fit mal, le mal qu’il fit, il le fit bien.

    Pour donner des leçons, il se pose là :
    2002, retraité de la Fonction Publique à 57 ans avec ±15 000€ mensuels.
    Soit 3 600 000€ placés à 5% par an… sans payer l’ISF, comme tout bon Thrombonnard® !
    2017, Président à 72 ans après 15 ans de retraite!?
    Cherchez l’erreur, place aux Jeunes !

    Sans compter :
    qu’il n’a jamais créé un seul Emploi avec ses deniers, sauf peut-être un Emploi ménager ;
    ses arrangements locatifs pour lui et son Fils à la Mairie de PARIS ;
    sa maîtrise économique : Thomson un franc symbolique ;
    sa condamnation versaillaise;
    sa politique économique bordelaise « panem et circenses » ;
    son projet bordelais de Centre islamiste de 12 000m2 ;
    ses déclarations de ne briguer que le Mandat de Maire!?
    sa décision d’aller en guerre en LYBIE pour le résultat que nous connaissons ;
    son refus de livrer les Mistral, Contrat signé en 2011… par lui-même!?
    son ambition exclusivement pour lui-même… et non le Pays !

    Encore un « responsable mais pas coupable », et encore moins redevable de ses actes.

    Nous Citoyens, limitons les Mandats pour que la Politique soit au Service du Bien commun et non un Métier.
    Et destituons les condamnés de leur/s Mandat/s.

    • Juppé: un type très dangereux, presque 70 ans, énarque, fonctionnaire depuis toujours. Ne connaissant rien à la société civile et encore moins à l’entreprise. Arrogant, suffisant et méprisant le peuple. Qui plus est, un chiraquien 100%, donc un socialiste déguisé, repris de justice. Au delà de sa condamnation passée pour emplois fictifs (alors qu’il était investi d’un mandat électif public, il a trompé la confiance du peuple souverain) et de l’appartement de son fils pour lequel le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte avait considéré que le délit de « prise illégale d’intérêts » était établi, ce monsieur représente EXACTEMENT ce dont la France n’a ABSOLUMENT pas besoin: un énarque qui ne connait rien au monde de l’entreprise et de la création de richesses. De plus, ce monsieur psychorigide avéré est un fonctionnaire politicard qui n’a eu de cesse de soutenir le pire roi fainéant que nous ayons eu: Chirac. Chirac, dont il a cautionné la politique et les méfaits jusqu’à se faire condamner à sa place! Bordeaux très bien pour lui…

  • France 2014 = Allemagne 1933 = Route de la servitude

    • Espérons que non, mais les similitudes sont frappantes. Je n’aurais jamais crû que le peuple français se laisserait réduire à celui, oubliant ou ignorant l’Histoire qui nous a appris que ça finissait toujours mal !

  • Le problème pour la France n’est pas ces flopées de guignols de droite ou de gauche,
    mais l’impossibilité organique de proposer autre chose. Le FN actuel est plus étatique
    que l’UMPS.
    Et dès que vous êtes pour moins d’état , la presse officielle subventionné vous flingue
    immédiatement. Donc, libéraux s’abstenir.
    La seule issue malheureusement va être une crise majeure. Et encore, sans une éducation
    libérale des gens, ce qui va prendre des décennies, je ne vois pas comment.

    • Vous vous trompez : la grande majorité des Français veut autre chose que la soupe qui nous est servie tous les jours.

      • c’est pour cela qu’ils vont comme un seul homme voter (85%) pour « choisir » entre UMP et PS ?

        • Présentez vous aux présidentielles …

          Blague à part, c’est le système qui est comme cela et qui exaspère tout le monde : 20 à 50% des gens ne votent pas, et ceux qui votent, votent contre : les gens de droite votent contre la gauche et ceux de gauche contre la droite …

          Le pire étant les gens qui votent FN, qui n’ont aucune foi dans le programme de la famille mafieuse, mais qui votent contre l’UMPS (délire qui n’existe que dans les cerveaux de ceux qui y croient)

          La raison principale est le vide intersidéral des idéologies depuis que tout le monde s’est rendu compte que le Maoïsme et le Stalinisme ce n’était pas le paradis sur terre (ce que toute la génération 68-81 se refuse toujours à admettre)

  • Bonjour chers amis Libéraux. Ne serait-il pas temps pour Contrepoints , ses éditorialistes et contributeurs de passer de l’impertinence à la pertinence. Contrepoints est bien plus qu’un magazine de presse en ligne doublé d’un think tank, il occupe une place particulière dans le paysage politique français, de par son positionnement, la richesse de son débat d’idée et son indépendance. Allez donc interviewer ses hommes et femmes politiques de premier plan qui à droite et à gauche veulent présider aux destinées de notre cher pays. Ouvrez-leur vos colonnes, demandez-leur leur définition du libéralisme, poussez-les dans leurs retranchements, obligez-les à nous dévoiler leurs programmes, organisez le débat contradictoire avec les lecteurs de contrepoints sous la forme la plus réactive, forcez-les par votre professionnalisme à comprendre nos aspirations, soyez une passerelle entre eux et tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs libérales. N’agissons-pas comme ses pères qui refusent de laisser sortir leurs filles parce qu’ils considèrent qu’aucun gars n’est assez bien pour elles, car au bout du compte ils en font des vieilles filles aigries !

  • Brillante analyse, H16, comme d’habitude.

    Il y a juste un petit loupé : en mai 2017, il y aura quand même deux candidats en lice au second tour de la présidentielle, et il faudra en choisir un, même en se bouchant le nez, les yeux et les oreilles. Et si vous n’allez pas voter utile, les autres électeurs choisiront pour vous.

    C’est précisément sur cette inexorable logique institutionnelle que comptent tous ces petits messieurs et mesdames professionnels chevronnés de l’élection politique et du chauffage de chaises.

    A part le constat habituel (« ce pays est foutu »), on propose quoi à Contrepoints comme solution au problème ainsi posé de manière légèrement différente ?

    Moi, je n’ai pas de réponse à ce jour.

    • Et s’il n’y avait pas de réponse ?

      • Cher H16, si nous ne nous occupons pas de politique, elle, elle s’occupera de nous. Relevez le défis
        De ma proposition simple exposée ci-dessus : que Contrepoints interpelle journalistiquement les personnalités politiques. Nous sommes déjà trois, que les autres lecteurs se manifestent ! La plus longue des marche commence toujours par un petit pas.

      • Si nous ne nous occupons pas de politique, elle, elle s’occupera de nous. Relevez le défis de ma proposition simple exposée ci-dessus : que Contrepoints interpelle les personnalités politiques, nous verrons bien ce qu’il en sortira.

        • je l’ai déjà demandé. De meme des tentes contrepoints pour les SDF de Paris. Pour faire chier le monde.

          H avec un micro mou !?
          J’en ai une érection d’avance (et pourtant je ne suis pas homo)

          Mais, je suis un poil fou….de liberté, surtout.

          • Mais alors, un micro vraiment vraiment mou, qui pendouille. 🙂
            Par contre, c’est pas facile de faire des interview avec un masque à gaz…

            • Pour approcher nos élus il faut au moins cela.
              Mais, je suis prêt à payer contrepoints pour cela !

              Embauchez un type pour faire des interviews. Les retombées seront immédiates, le journal sera un vrai succès. (Si h ne le veut pas)

        • Pour résoudre l’absurdité de la France, faut-il vraiment s’occuper de politique?
          Le politique est passé maître pour dire tout et n’importe quoi par l’entremise de médias historiques mais surtout pour faire gober ce qu’il veut aux gens pour les manipuler. Il pose cette emprise grâce au poids de l’institution. Je ne sais pas si vous comprenez bien ce terme « institution ». Dans le film « Les évadés » avec Morgan Freeman et Tim Robbins, ce thème est justement abordé. Les prisonniers ont du mal à se refaire une vie ou à changer de contexte de vie car ils ne se sentent pas rassurés. Donc le politique se sert de ce stress : ne changez rien sinon… (terreur, épouvante, cri d’angoisse). Les médias historiques font partis de l’institution. Ce qu’ils colportent est perçu comme la vérité.

          Si Contrepoints se met en ordre de bataille, que va valoir ses tribunes face à la multitude de désinformations des médias historiques. Pourtant des vidéos et des articles où les politiques sont mis en difficultés ou ratatinés ne manquent pas. Cela sera juste étouffé, modifié, cancané à coup d’idéologie soi-disant vertueuse, ou peu suivi par les citoyens.
          Les citoyens. Le problème se situe essentiellement là. Une minorité profite de la situation, une autre ne comprend rien et bêle comme un ovidé, d’autres sont désabusés et font avec, d’autres continuent de jouer le jeu des électorales mais faut surtout pas que le parti « diabolique » du FN passe. Que le FN passe ou pas, rien de magique ne se produira.
          Autour de moi, j’ai beau bêlé mes vérités, ils acquiescent de la tête pour la plupart mais ils ne veulent surtout pas trop en entendre parler car sinon faut qu’ils se bouffent une boîte d’anxiolytique dans la journée. Ou sinon ils en crèvent d’envie de se battre, mais seulement une fois la victoire acquise.

          Alors, non. Je continuerai de voter blanc car je ne m’estime assurément pas représenté par les « candidats ». Je continuerai de parcourir des commentaires par ci par là en me demandant si les nouvelles générations auront de meilleurs réflexes que les précédentes pour chercher l’information ailleurs que celle proposée en masse. Je continuerai d’adhérer à des associations éparses prônant une sortie de ce système qui fait honte à notre devise, tout en me demandant si un jour les français arrêteront de jeter leur argent dans les loteries dans l’espoir d’une vie meilleure, et ainsi canaliser ces sommes dans une force commune de changement.
          Crier la vérité ne suffit pas. Il faut exiger le meilleur de chacun, lui faire comprendre que sans effort, il n’y a pas d’amélioration. Et que l’inaction, le laisser aller , et le « se laisser faire » impose déjà un effort passif mais négatif qui conduit à la décrépitude.

          Désolé pour le pamphlet. Ce sujet m’agace prodigieusement et je ne prends pas de calmants.

      • H16, je n’ai pas besoin d’un homme providentiel animé par un souffle prophétique (un père symbolique de la nation avec une grande barbe blanche et un scooter, qui nous protège tous après-coup des attentats terroristes, du chômage et de l’endettement public), ni d’ailleurs d’un bouc émissaire (l’élu politique, le fonctionnaire, voire pour certains – pas vous, évidemment – le juif, le musulman ou qui sais-je encore) .

        Je crois plutôt au travail persévérant d’une équipe gouvernementale resserrée, pétri d’un minimum d’humilité et mixé avec une forte dose de pragmatisme. Cette équipe va avoir besoin d’aide. Il faut essayer de lui donner des recettes, des ingrédients prêts à l’emploi, des ustensiles de cuisine et même des arguments prémâchés pour tenter de faire avaler un peu de la potion amère qu’on nous prépare à une clientèle d’électeurs gravement intoxiquée à la dépense publique et à l’assistanat social. Et là, un site comme Contrepoints a sans doute un rôle à jouer : essayer de faire entendre une petite musique libérale.

        Que Contrepoints continue à porter haut les couleurs du libéralisme, mais sans défaitisme et sans provocation. Il suffit, si j’ose dire, de pointer les vrais problèmes et de proposer des éléments de réponse. Plus le discours sera mesuré et diversement argumenté, et plus il aura à mon avis de chances d’être entendu par un grand nombre de détenteurs de carte d’électeur.

    • Il faudrait que le gens grandissent et cessent de croire au père noël. A partir de là, il serait possible de construire un autre fonctionnement fondé sur la raison et non sur les passions.

      Cela fait quelques années que je parcours les réactions de lecteurs de divers sites et journaux. Au vu des commentaires, je pense effectivement que c’est peine perdue car la teneur n’a pas évolué. La France des « je ne veux pas faire un effort de compréhension » va continuer son pas militaire « Gauche! Droite! Gauche! Droite! » sans jamais comprendre où on la mène.

      • Cela me fait penser à la blague de celui qui s’est cassé le bras et pense se soigner avec de l’aspirine.
        La France boite, elle prend une aspirine-Sarkozy, pas mieux;
        elle prend une aspirine-Hollande, bof pas mieux encore;
        certains lui chuchotent de prendre une aspirine-Jupé, on ne sait jamais;
        en désespoir de cause, elle se résigne à l’aspirine-Lepen;
        Pouf ! elle est morte.
        Après, y-t-il une vie après la mort, vaste question……………je laisse le soin à H16 de jouer le thanatopracteur.

    • Il n’y aura jamais de réponse: la France ne sera jamais libérale, c’est dans ses gênes de rester socialiste.

      • Les socialistes sont bien des gênes, mais il n’y a rien d’écrit. C’est le système syndical, politique et médiatique qui maintient le socialisme au pouvoir, pas du tout les Français. Nombre de propositions libérales pourraient passer si elles étaient soutenues par des hommes non compromis et visibles médiatiquement. Même le programme de Fillon, s’il était soutenu par autre chose qu’un pseudo-droopy pusillanime au passé de chien fidèle, permettrait d’amorcer une remontée.

      • C’est surtout dans les gènes des Français de râler et de regarder les autres bosser…

      • Attrapons les tous et toutes !
        Inventons un suppositoire qui rend liberal.

        Ou l’on pourrait envoyer H avec un micro mou….
        Les médias sont soces, toutes les couches de la société aussi.

        Aucune idée liberale ne peut passer.
        Il faut donc retrousser ses manches et y aller bien profond.

  • Sans vouloir offenser quiconque, l’utopie, le sarcasme et le fatalisme sont des formes de renoncement qui ne mènent à rien, ne succombons pas à la fascination du néant. C’est une façon détournée et assez snob de refuser la réalité sans perdre la face. Les seuls combats que l’on est sûr de perdre sont ceux que l’on ne mène pas !

    • Des comme vous ou moi, il y en a de plus en plus. Ça ça compte forcement. Un jour….

      D’ailleurs j’avais placé un message avec deux liens YouTube magnifiques. Si qq’un pouvait les libérer ?

      Entre autre Sissel, one day ! Magnifique.

  • Si je comprends bien le raisonnement de cet article, ce pays est foutu parce qu’il est devenu impossible de soutenir la droite.

    Personnellement, je pense que cela fut une erreur historique du libéralisme que de soutenir la droite depuis la défaite de Giscard en 1981. La droite française n’a jamais été libérale depuis. Elle est conservatrice sur le plan des valeurs et keynésienne sur le plan de l’économie. Sarkozy s’est toujours déclaré antilibéral. Il considérait que ses prérogatives de Président s’étendaient à toutes les entreprises du CAC 40, dont les PDG vivaient dans la hantise de ses appels, lesquels survenaient n’importe quand, même si l’État ne possédait aucune action dans l’entreprise. Il a ruiné un peu plus la France lors de la crise des subprime en dilapidant l’argent qu’il empruntait pour financer une chimérique relance. Exactement comme n’importe quel keynésien (cf Obama), il a déclaré que s’il ne l’avait pas fait, la crise aurait été pire, proposition aussi indémontrable qu’irréfutable. C’est l’argument keynésien de toujours, mais l’argent part et les crises restent.

    La France est dans une situation un peu plus grave que celle des autres grands pays européens, car elle s’obstine dans l’erreur, alors que les autres essaient d’en contenir les effets. Mais ils sont tous dans l’erreur keynésienne . Même l’Allemagne est en train de détruire tout ce qu’elle a péniblement construit en adoptant un salaire minimum, la transition énergétique, une politique de grands travaux et l’interventionnisme à l’extérieur. L’Angleterre n’est pas sortie du centralisme blairiste, avec sa forêt réglementaire, l’anéantissement des libertés sous le politiquement correct, l’endettement massif et aussi l’interventionnisme à l’extérieur. L’Italie est surendettée et ne veut pas agir contre cela. Elle n’agit pas davantage contre ses maffias, ni contre le népotisme qui condamne ses jeunes à l’émigration. La BCE fait tourner la planche à billets à plein régime et l’UE lance un grand emprunt pour ressusciter par la bande les Eurobonds.

    Pourquoi les libéraux s’obstinent-ils à vouloir soutenir quelque autre mouvement alors que le seul avenir possible c’est que la société se transforme grâce aux idées libérales ? C’est ce que j’appellerais le libéralisme politique. Il peut s’inspirer de Ron Paul, peut-être.

    Ce n’est pas très constructif, un mouvement qui pratique exclusivement la critique. Que faire, alors ?

    On me dira que la notion même de libéralisme exclue celle de parti politique, avec ses doctrines, son organisation, ses cellules et son obsession du pouvoir pour le pouvoir. Bien entendu, mais qui nous empêche d’inventer une forme d’organisation différente et qui soit compatible avec le libéralisme ?

    Tout sauf la poursuite d’une politique du commentaire intelligent, répondant intelligemment à d’autres commentaires intelligents. C’est d’un grand confort et de la plus parfaite stérilité.

    • Vous êtes complétement empêtré dans les contradictions d’un libéralisme qui ne se définit que par opposition logique envers le socialisme : anti-keynésien, anti-interventionniste, anti-centraliste, bref d’un libéralisme qui n’existerait que par réaction et de façon rationnelle … et donc par doctrine.

      Ce qui est absolument contraire au principe de base du libéralisme : le principe empirique de réalité.

      Si A fonctionne mieux que B, alors il faut choisir A, quitte à revenir à B plus tard : la vérité unique et universelle n’existe pas, c’est un constructivisme.

      Il faut absolument sortir de cette logique, sinon, comme le dit et le répète h16 : ce pays est foutu.

      • Si l’on suit la logique le PS marche….puisqu’ils ont les 3/4 du pays.
        Des fonctionnaires, en passant par les médias, les syndicats, la santé, la retraite, la maladie, le taxi (oups), etc…

        Peut on dire que cela ne marche pas alors que 3/4 de ce pays est par définition sous la mamelle Étatique.
        Donc, ce modèle marche (dans la tête de ces millions de parasites)

        Les départementales ne vont pas résoudre les problèmes. C’est comme un shoot d’adrenaline pour des drogués en phase terminale.

        Finalement, j’en viens moi aussi à désirer le FN, juste pour tout peter…

        Il n’y a plus rien de rationnel dans ce pays. Il faut passer à l’irrationnel. Seuls des supers pouvoirs pourront nous arracher à cette boue marécageuse remplie de crabes, de parasites, de sangsues, de syndicats et de gochos primaires.

        • Clairement le nombre de gens prêt comme vous à voter pour la mafia familiale augmente de jour en jour … c’est bien la preuve que cette logique ne marche pas du tout.

          Quand je lis les commentaires de libéraux prêts à voter FN parce que Nous Citoyens serait devenu moins libéral parait-il … j’hallucine complet.

          20 euros : c’est le prix de l’adhésion chez NC … et clairement vu les commentaires des 3/4 des commentateurs sur ce site, tous auraient leur place sans problème.

          Mais bon, ca doit être génétique de préférer regarder le match devant la télé … bien au chaud et en pantoufles : c’est clairement moins impliquant et moins dangereux et surtout ca permet d’ironiser tranquille, de se prendre pour Coluche et de se faire admirer par tout le monde en flamboyant son ironie et son mécontentement romantique …

          • Nous Citoyens permet à ses adhérents d’affiner son programme.
            http://www.nouscitoyens.fr/notre-projet/methodologie-participative/
            Adhérent NC pour 20€ je suis intervenu sur différents thèmes dont
            http://www.nouscitoyens.fr/notre-projet/lemploi/

            Ce mois ci aux départementales NC aura un an et demi d’existence, et n’a pas de couple candidat dans tous les cantons. Je ne pourrai même pas voter pour eux !
            Cher lecteur, avez-vous l’opportunité de voter pour NC ou autre parti libéral en mars ?

            • NC c’est plein de libéraux (ah bon ?) et les libéraux, c’est comme sur CP, ca s’étripe facile sur des questions de détails : entre ceux qui pensent que NC est un think tank, ceux qui veulent s’allier, ceux qui veulent pas, ceux qui ont une carte dans un autre parti … etc… Ca fait que 1 an 1/2 …

              • Le citoyen libéral pense par lui même à partir des références libérales qu’il a assimilé. Il est donc naturel que ces citoyens là éparpillent leur vote. Le but d’un parti libéral n’est donc pas de rassembler les libéraux, mais d’amener un électorat le plus vaste possible sur des choix programmatiques libéraux ! Considérons un parti comme une entreprise, l’électorat est la clientèle, le Bureau politique en est la Direction. Relevons que les pays libéraux ont une économie en meilleur état. Les partis libéraux assumés devraient bénéficier d’un préjugé favorable pour leur gestion. Sauf que… la politique n’est pas une consommation rationnelle. Le carriérisme, la calomnie, le clientélisme, l’envie sociale y ont leur part.

                Outre le passage medias, l’autre moyen de toucher l’opinion est la communauté libérale de base : l’entreprise et ses partenaires est un exemple, l’associatif bénévole en est un autre, mais aussi l’école libre hors contrat, ou tout autre système d’échange échappant à l’emprise de l’Etat. Ce terrain là doit être labouré par les libéraux. Ceci nous ramène aux Zèbres d’Alexandre Jardin.

    • « Tout sauf la poursuite d’une politique du commentaire intelligent, répondant intelligemment à d’autres commentaires intelligents. C’est d’un grand confort et de la plus parfaite stérilité. »
      Pas tout à fait d’accord. Les commentaires rompent l’isolement et démontrent qu’un certain nombre a une opinion construite interessante, qu’il existe une opposition aux politiques actuelles (même si elle n’est pas structurée), qu’un certain nombre de comportement est en train de se mettre en place pour lutter contre cette oligarchie. Les commentaires soutiennent indirectement Contrepoint dans sa démarche et par extension sa visibilité.

  • propositions

    PROPOSITIONS;

    1: Contrat de travail: En plus des autres contrats, nouveau contrat avec même taxation que CDI de 2 ans,puis 2 ans avec 2 mois de dédommagement en cas de rupture par l’employeur, puis 4 ans et 4 ans avec dédommagement de 4 mois,puis 8 ans et 8 ans …

    2: Charges sociales:Suppression de charges de formation continue,de médecine du travail sauf industrie exposée, de charges syndicales,de pénibilité,…, gel durant 5 ans du budget assurance maladie(cf),des accidents de travail des allocations familiales.

    3: Impôts sur revenus,capital : Un impôt sur le revenu intégrant l ‘ensemble des taxes adossées au revenu, y compris la CSG,..,pour une prise de conscience par les Français que les taxes sont supérieures de 20 points par rapport aux autres pays comparables et qui fonctionnent pourtant mieux,et bien sur de les ramener au même niveau le plus tôt possible.Suppression de l’ISF.

    4: Assurance maladie: Ondam à 0 durant 5 ans, impossibilité pour les hôpitaux, d’embaucher ou d’ investir si leur déficit est supérieur à 30 pour cent à 10 ans, sinon obligation de faire appel au privé et en cas de refus à l’autorité de tutelle en dernier recours. Ce gel fera passer de 11,6 points du PIB à 10,5 points le coût de la maladie et revenir dans la moyenne des pays développés en économisant 50 Mds.

    5:Gel de toutes les allocations , en dehors du minimum vieillesse, jusqu’à l’équilibre budgétaire, un seul fichier social et échange avec les pays d’origine et européens.

    6 : Collectivités locales : même limites à 30 pour cent pour investir ou embaucher, impossibilité de taxer en fonction des revenus, de subventionner sans autorisation du ministère du budget une association,un groupe de personnes, de subventionner un édifice religieux,de gérer comme actuellement les logements sociaux (cf) .

    7: Logement :Taxation des plus-values supprimées après 10 ans. Suppression du seuil des logements sociaux, vente de ces logements en cas de dette supérieure de 30 pour cent à dix ans par les mairies.

    8: Immigration :Limitation des visas à 10000 avec signature au cas par cas par le président, y compris les mariages avec Français, les étudiants, en cas d’échange non équilibré avec le pays d’origine.

  • Très bonne analyse de la situation, il n’y a donc personne sur qui le pays pourrait compter pour se redresser, comme dis H16 ce pays est donc foutu !!!

  • Excellent texte comme d’habitude.

    Comment faire confiance à un parti socialiste, fut-il de droite ❓ N.S. a loupé le coche en début de mandat. Comment croire qu’il fera mieux la prochaine fois ❓ Juppé n’est pas meilleur, et même plus socialiste encore 🙁 Seul B. Lemaire, pour l’instant, pourrait être intéressant, mais fera-t-il le poids face aux dinosaures en place ❓

    Quelqu’un de valable émergera-t-il du désert qu’est l’UMP ❓

    • Union merdique putréfiée ?

      Deja le nom….faut quand même le dire, est pathétique.
      Le logo est nul, les hommes sont has been.

      Qui voudrait de ça ?!

  • Ce qui est sûr c’est qu’un mauvais » patron » trop rémunéré dans le public fait bien plus de dégâts qu’un bon patron mal rémunéré dans le privé

  • Les commentaires sont fermés.

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