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Soyez votre propre ADN

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 février 2015
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ADN credits James Gentry(CC BY-NC-ND 2.0)
ADN – credits James Gentry (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Le monde tel qu’il est nous limite, mais nous pouvons changer la réalité si nous choisissons de vivre et ne pas nous contenter d’exister. Si nous choisissons de mener nos vies, plutôt que de nous laisser mener par elles. Et il ne faut pas hésiter à être audacieux.

Avant d’arriver, il faut commencer. Quelque part. On peut toujours améliorer les choses en cours de route et, si ça ne marche pas, recommencer.

Un voyage de mille lieues commence par un premier pas.

Ce n’est pas à l’école qu’on apprend la vie. C’est dans la vie. Vivre, c’est avant tout comprendre que tout est un choix. Vivre, c’est avant tout dans la tête. Il n’y a pas de bien et de mal qui vienne d’ailleurs, rien ne devrait être d’une certaine façon plutôt que d’une autre tant qu’on n’en a pas soi-même décidé ainsi. Personne ne peut faire pour vous les choix qui vous rendront heureux. Et le plus important d’entre eux, c’est d’être heureux.

Il faut savoir être audacieux, aussi. Rien de tout cela n’est vrai, bien sûr, tant que vous ne l’avez pas découvert par vous-mêmes. Les réponses sont en vous, vous avez tout ce qu’il faut et vous l’avez toujours eu, mais vous ne le saviez peut-être pas.

Vous ne saviez peut-être pas qu’on peut faire quelque chose simplement pour l’avoir fait, expérimenter pour l’expérience, tenter juste parce qu’on le peut. Vous ne saviez peut-être pas qu’il y a moins de concurrence quand on vise haut.

Si vous pouviez changer trois choses dans votre vie, que seraient-elles ? Changez les. Même chose pour trois choses dans le monde, ou plus si vous le pouvez. Nous ne sommes pas nés pour vivre selon les règles d’autrui, pour se conformer à ce qu’un autre pense que l’on devrait faire. Nous sommes nés pour vivre nos vies.

Chacun est libre de partir en quête de son propre bonheur et responsable de le trouver. C’est à nous de nous fixer nos propres objectifs, et à nous qu’il revient de les atteindre. Aucune devise, aucun slogan, aucune volonté générale ne saurait s’imposer à la nôtre. Les lois sont sans doute faites pour être respectées, mais sommes-nous faits pour leur obéir ?

Nous n’avons pas besoin de lois. Mais nous avons besoin de règles. De quelques règles pour vivre en bonne intelligence – ne pas attaquer autrui ou sa propriété et ne pas l’empêcher de penser, de croire et d’exprimer, mais surtout d’une grande discipline à notre propre égard. La vie est une pratique, et chaque seconde est perdue si on ne la vit pas.

Il ne s’agit pas nécessairement de se souvenir de chaque moment, mais de le vivre, de faire en sorte que chaque moment contribue autant qu’on le peut à améliorer le suivant. Il s’agit d’être son propre ADN.

L’ADN n’est pas tout ce qu’il deviendra. Lorsqu’il nait (si tant est qu’on puisse réellement considérer qu’il naisse, puisqu’il se transmet), il contient l’information, la matrice nécessaire au développement d’un être vivant – et à sa propre transmission. Être son propre ADN, ce n’est pas nécessairement tout maîtriser, tout contrôler, ni même chercher à le faire ; c’est être une chose telle que son expression soit un développement harmonieux, et qui transmette au monde ce qu’il a de mieux à lui donner. Tout ce qu’il a de mieux à lui donner.

Il faut pour cela trouver les conditions favorables à notre développement, ou les créer. Pour partager avec le monde ce que nous avons à lui offrir, pour exprimer toujours le meilleur de ce que nous sommes. C’est une attention de tous les instants – ou une intention de tous les instants – mais à quoi être attentif si ce n’est à cela ?

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  • Frère Baptiste ?

  • Je pensais ce matin que la finalité de la vie, la fin du voyage, la mort ne sont pas l’objectif.

    Souvent la mort conditionne nos acte:
    Boulimie sexuelle, d’argent, de nourriture, combler le vide, faire taire le silence, voter socialiste 🙂

    La peur est souvent le moteur de nos actions. La preuve en politique, en amour, en famille.

    L’on ne cherche pas à focaliser sur du bon, de l’utile, on cherche le mauvais, le négatif.

    La politique Française fonctionne sur ce paradigme: peur des arabes, des juifs, des gros, des anti-trucs, des pro-trucs ….il suffirait de dire:

    Stop, je veux faire en sorte que…..simplement. Ça marche, c’est juste que l’objectif de la politique est autre…..celui du peuple se conforme juste à l’utopie politique pré-mâchée.

    Avons nous le choix ?!
    Non. Peut être que vous Baptiste avez suffisamment d’argent, de culture, d’éducation pour comprendre…..mais essayez votre message sur le petit peuple. Ils diront que vous êtes fou, prétentieux.

    Faut il sauver des moutons ? Faut il l’éduquer malgré lui ?
    Je ne suis plus trop sur en fait.

    L’objectif est le présent et ce que l’on y fait. L’objectif est de faire ce qui est bon pour soi et ses proches.
    Si chacun faisait cela, le monde serait beau.

    (Le mouton a sa nature qui est le fruit de son évolution sociétal. L’on ne peut plus le changer. Pire, il aime cela)

  • Camarade Attali ?

  • Il faut chercher à se connaitre avant de chercher à connaitre les autres. Et notre chemin de connaissance de soi s’appelle la vie. Quel gâchis une vie sans connaître son ADN …

  • Le bonheur, la maladie mentale des stoïciens. Plus névrosé, y’a pas.

  • le titre de l’article est assez mal choisi, cela laisse à croire à un déterminisme absolu.

  • Merci, très bel article

  • Merci (frère) Baptiste pour cet article.
    Comme vous le suggérer, j’ai commencé par rêver, puis j’ai eu la chance de ma vie (il parait qu’elle ne se présente que rarement) en rencontrant ma femme. Avec elle nous avons continuer à rêver, mais surtout nous nous sommes demandés comment, et quand (s’obliger à une date) pour réaliser ses rêves.
    Depuis nous les avons réaliser tour a tour: une famille, puis une maison.
    Etre a son compte aussi: il n’y a pas plus epanouissant (et usant).
    Le rêve suivant a été de faire un tour dans le monde pendant 3 ans et en famille. Que de bonheurs et de fichus quart d’heure également.
    Le reve suivant, en cours de realisation, a ete de choisir de vivre dans un pays qui nous correspond (plus libre et je dirais meme qu’il est liberal). Cela a impliqué des sacrifices: vente de notre entreprise avec son histoire, ses liens affectifs) et de la maison. Mais nous ne regrettons rien: c’est tellement bien de vivre en accord avec ses convictions les plus profindes … Ce qui apporte encore du bonheur.
    Le prochain rêve ? Ne plus travailler pour gagner de l’argent, mais faire travailler l’argent pour nous (consulter maitre Kysaki) et ainsi travailler uniquement pour ce quuoi nous avons envie. Impossible ! Pourtant je suis sur que nous allons y arriver.
    Encore merci Mr Baptisite pour (tenter de) donner a tous l’envie de vivre. Merci de trouver les mots justes.

  • Joli 🙂

  • Amen! Ça, pour de la gouroutique, c’est de la gouroutique!
    Ou, comment Baptiste se prend pour le Créateur…

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