Élections dans le Doubs : le grand écart de Sarko

Le regard de René Le Honzec.

jean-claude sarko rené le honzec

Il n’y a aucune raison de vouloir vexer Van Damme, qui a de beaux restes pour ses 54 ans. Mais c’est son fameux étirement horizontal qui m’a fait penser à l’attitude politique de Sarko la Momie (parce que le retour de…) quant à ces élections législatives qui ont secoué les élites (?) parisiennes, comme à chaque fois que le péril nazi se représente sous la forme insupportable de bulletins républicains majoritaires de Français abrutis par la paupérisation de classe au point de ne pas voter d’enthousiaste pour l’Ami des Sans-Dents. Longue phrase, parce que à la recherche de mon souffle épique pour essayer de donner dans le Hugo de Jersey pour stigmatiser le Badinguet de l’Élysée et son clone cyclothymique du Fouquet’s.

Après les émouvantes, dignes, et religieuses (formules rituelles) manifestations de la Secte des Adorateurs de Charlie qui ont fait vibrer l’âme tricolore, la première législative venue nous fait retomber dans tous les stéréotypes de la popolitique de la fin Vème. Les électeurs se sont peut-être abonnés à Charlie (200 000 !) mais dans le Doubs c’est surtout « L’Électeur Absent » qui a rallié les lecteurs. Juppé, dopé par son succès dans les médias subventionnés et par ses électeurs de gauche (blague) dénonce courageusement toute alliance en confondant son crâne chauve avec un front républicain, un UDI inconnu s’empresse d’offrir son bulletin à l’urne défaillante, l’UMP se tâte les parties nobles pour savoir s’ils en ont encore (pas optimiste, à mon avis) et courageusement, Doubs Tiger décide de ne rien faire.

Aucun parti institutionnel ne veut comprendre que le FN n’est effectivement pas un parti comme les autres : il donne l’impression d’avoir des idées neuves en économie (oui, pas libérales et copiées dans les albums à colorier de Mélenchon), il a toujours dénoncé les problèmes liés à l’immigration et à la montée de l’islamisme, il s’affiche proche du peuple, chose confortée par les votes populaires (pardon, pour le FN, on dit populistes), il sera donc en tête en 2017. Le FN n’est pas un parti comme les autres : il est le premier, et a deux députés. L’horreur des alliances locales éventuelles ne pourra jamais égaler l’horreur du Programme Commun socialo-communiste, à une époque où le PCF révolutionnaire inféodé à Moscou se voyait promettre des ministères en pleine guerre froide, et Mitterrand s’affirmer marxiste.