Même si « On est à l’os », quelques économies sont possibles

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Même si « On est à l’os », quelques économies sont possibles

Publié le 30 janvier 2015
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L’évidence est impossible à ignorer : l’austérité qui fouette les ministères français depuis un moment provoque une disette de fonds aggravée par une conjoncture très méchante qui refuse de plier ses courbes dans le bon sens. À ceci s’ajoute une politique de Gribouille illisible où les coupes décidées à un moment s’évaporent à la faveur d’une actualité chargée (comme dans nos armées récemment où le passage de vigipirate à l’écarlate aura fait fondre les départs prévus). Bref : le gouvernement a vraiment du mal à faire des économies.

Pourtant, il va bien falloir s’y mettre. C’est qu’il s’y est engagé (50 miyards en trois ans, a-t-il assuré, bravache). Et l’une des méthodes (assez habile, je dois dire) pour y parvenir consistera à intervenir de façon ponctuelle, désordonnée et brouillonne dans les entreprises au gré de l’actualité, des polémiques du moment et des urgences gouvernementales de l’heure.

creations d'emplois - jt 270115C’est ainsi qu’il a été décidé d’intervenir sur les tarifs autoroutiers. Parce que c’est comme ça. Bien sûr, cela va entraîner des frais pour l’État, et assez probablement, en pure perte tant l’aspect juridique de cette intervention laisse à désirer. Et puis cela va mettre un peu de chaos dans l’organisation de chantiers publics, reportés à des dates ultérieures. Le chômage qui en découlera (16.000 emplois menacés) sera bien sûr mis au crédit de la crise et de l’ultra-néo-libéralisme des sociétés d’autoroutes.

L’idée de baisser les taxes sur le carburant, en proportion de la baisse constatée des prix du pétrole, n’a pas été émise. Surtout pas. Faire des économies, c’est d’abord s’assurer que l’argent rentre bien, mais ce n’est pas en faire profiter le peuple. Non mais !

Et puis au fait, la plaisanterie Écomouv’ nous coûtera combien ? Rappelons que si l’idée de départ, parfaitement conne, n’avait jamais été émise, il n’y aurait pas eu le montage financier honteux proposé par quelques sociétés adeptes du capitalisme de connivence vorace caractéristique en France. Et, pour ajouter une cerise avariée au-dessus d’un gâteau déjà fort coûteux, le contrat d’exploitation a été particulièrement mal verrouillé par un État jean-foutre qui doit maintenant s’acquitter d’indemnisations pharaoniques. Voilà une économie qu’on aurait pu faire, dès le début, en ne propulsant pas une idée aussi stupide (un petit merci à Sarkozy et son gouvernement de l’époque), et en ne l’entérinant pas mollement (merci Hollande et son gouvernement – après tout, Cazeneuve pouvait ne pas signer).

On n’est d’ailleurs pas très loin des constats équivalents concernant la PAC où les remboursements dus par l’État français à l’Union Européenne se montent maintenant à près d’un milliard et demi d’euros. Encore une fois, l’absence de contrôle, la gabegie et une décontraction totale de la dépense lorsqu’il s’agit des deniers publics sont à blâmer. Ces économies de contrôles sont au demeurant pratiques lorsqu’un copain-coquin est potentiellement concerné ou lorsqu’un épais groupe d’électeurs risque de se retrouver un peu trop scruté. Mais voilà : à force, quelques millions par-ci, quelques millions par-là, et rapidement, on parle milliards… qu’il faut rembourser.

Pour donner le change et éviter que ces tristes & coûteuses péripéties reviennent sur la table, la majorité trouve des expédients. Actuellement, elle a lancé un concours de quéquette sur les dépenses des anciens présidents de la République, concours qui met Giscard en haut de l’affiche, talonné par Sarkozy.

C’est intéressant et oui, très clairement, aucune de ces dépenses n’est justifiée ou justifiable alors que l’État devrait se serrer la ceinture. Avoir été oint par le suffrage universel ne devrait pas donner droit à une rente, et certainement pas aussi confortable. Mais le montage en épingle de ces dépenses cache tous les autres robinets à pognon grands ouverts, à commencer par ceux qui abreuvent à grande goulées gargouillantes et épaisses tous nos élus républicains : moyennant quelques coupes, on pourrait économiser 600 millions par an et faire au moins 65 millions d’heureux dans le pays.

quand valls économise un chaton mignon prend cher

Tout de même, il va bien falloir raboter quelque peu certains postes. Des pistes existent : en diminuant les achats de trombones et de stylos à bille, Bercy compte certainement réaliser de belles économies. Mais comme les grandes masses se comptent en milliards, il va falloir trouver mieux…

Ça tombe bien, des idées, il y en a. Pas au gouvernement, terrorisé à l’idée qu’il faille faire de vraies économies. Mais en voici quelques unes.

Par exemple, on distribue deux milliards d’euros à la presse. Fleur Pellerin a récemment annoncé vouloir modifier les règles de cette distribution. Vu tout le bien qu’elle fait, pourquoi ne pas garder les deux milliards et arrêter cette dépense ? Les Français sont-ils trop stupides pour ne pas savoir qu’une presse de qualité suppose un prix adéquat ? Sont-ils à ce points taillables et corvéables qu’on leur impose de financer des épaves journalistes mourantes et illisibles comme L’Humanité ou Libération ? En ces temps de disette, n’est-il pas temps de recentrer l’État sur ses vraies missions, régaliennes, dans lesquelles ne figure pas l’arrosage des journalistes pour en faire de bons petits soldats ?

budget cutsEt tant qu’à parler milliards d’euros, plus généralement, on se demande pourquoi sept d’entre eux sont consacrés à la « Culture » en France. Certes, si l’on peut admettre aisément conserver en état des fleurons internationaux comme nos principaux musées, théâtres et grands monuments, on a bien du mal à rassembler sous le même vocable de culture les myriades d’associations lucratives sans but dont personne n’entend parler si ce n’est le Trésorier général lorsqu’il s’agit de faire les transferts de fonds une fois de temps en temps, ou, plus à propos encore, les chaînes de France Télévision dont on rappelle qu’elles peinent franchement à conserver leur audience (sans même parler de France Ô, bientôt synonyme de France 0 – zéro, comme sa part de marché de plus en plus fréquente sur les ondes). Un État moderne, recentré sur ses vraies missions, peut-il encore s’encombrer, au 21ème siècle, d’un ORTF aux petits côtés « voix de son maître » que de poussiéreuses dictatures conserveraient de peur de perdre le pouvoir ?

Mine de rien, voilà déjà de solides économies, et on n’a pas vraiment entamé les plus conséquentes…

Pour la plupart de nos ministères, « Nous sommes à l’os » chantent en cœur les ministres (ir)responsables. L’analyse, menée régulièrement par la Cour des Comptes, et les petites saillies de députés malins fins connaisseurs des arcanes budgétaires du pays, montrent d’une part qu’il n’en est rien, et d’autre part que des budgets, conséquents et parfaitement inadéquats, sont régulièrement dilapidés dans des actions dont la République pourrait largement se passer sans même écorner son image, son prestige et la qualité de service envers ses administrés, voire n’y trouverait que bénéfice et retrouverait un peu de noblesse dans son action.

Mais voilà : entre les privilèges des uns, énormes et institués de si longue date qu’ils sont devenus des habitudes mécaniques, et la distribution clientéliste de l’argent des autres ou de l’emprunt, on se rend compte qu’il devient impossible de toucher quoi que ce soit. En réalité, lorsqu’un politicien déclare, l’œil embué de larmes crocodilesques, « je suis à l’os », il veut simplement signifier que toute diminution de ses budgets aura un effet direct sur la clientèle qui tète goulûment à ses robinets, et qu’en définitive, en diminuant son budget, on diminue ses chances électorales de conserver le pouvoir. Intenable.

Il faut se rendre à l’évidence : depuis un moment déjà, nos politiciens ne travaillent plus pour le bien commun, si tant est qu’il existe. Ils ne s’embarrassent plus du collectif et de la chose publique. Ils s’en servent, ils se servent, ils se font servir, mais n’ont plus, pour l’écrasante majorité d’entre eux, d’autres buts que celui de continuer à en profiter allègrement. Les économies, les grosses, leur sont impossibles idéologiquement (« L’austérité ? C’est troporibl ! »). Les petites économies, symboliques mais ô combien indispensables pour restaurer un minimum de confiance dans les institutions, ne sont même pas à leur portée.

Sur les 10 dernières années, les économies n’ont toujours pas eu lieu. Ce pays est foutu.

depenses admin publiques - 2013
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  • Aucun problème la BCE est là !

    L’équipe des escrocs du cœur va donc continuer sur cette voie.
    Les stats sont formelles, le peuple aime Hollande et surtout Valls.

    L’équipe des frondeurs se place pour 2017, sarko courre avec ses petites jambes.
    Pendant ce temps Marine se touche devant la glace.
    Bref, notre avenir est entre de bonnes mains.

    Il aurait été judicieux de profiter du QE de la BCE pour faire table rase et faire pour de bon des grosses réformes. Mais, ce petit moment de calme sera utilisé pour acheter des électeurs pour 2017.

    Ce pays est foutu, le socialisme est magique, le Français aime ça.

    Les escrocs du cœur vont désormais accepter les dons en nature, les bitcoins, les lingots d’or, même des prestations diverses et variées (dons d’organes, etc…)

    Les escrocs du coeur seront toujours là à vos côtés pour vous soutenir à cracher votre pognon pour leur bien collectif à eux.

    PS@tm, vous en rêvez, ils en vivent.

    • Constat clair comme d’habitude mais pour les deux milliards d’euros d’aide à la presse, source please 🙂
      Des articles de cp faisaient état de 1 milliard (aides indirectes comprises), ce qui est déjà en soi une assez grosse plaisanterie pas drôle.
      Merci d’avance

      • http://www.contribuables.org/2012/08/la-presse-francaise-cest-2-milliards-de-subventions/

        De manière générale, ce qui est toujours oublié sur les aides à la presse ce sont tous les ans :

        a- les 200ME d’éxonération de CFE (ancienne taxe professionnelle)
        b- les 200 à 300ME de déficit dans les comptes analytiques de La Poste
        c- les 1Mds de mankagagné due à la TVA super réduite de 2.1% (vs 19.6%)

        Et enfin ne pas oublier les 250ME que coûte depuis 5 ans (2009) les subventions à la messagerie de presse Prestalis…

        Toussa est dans le rapport de la Cour des Comptes
        http://www.ccomptes.fr/Actualites/Archives/Les-aides-de-l-Etat-a-la-presse-ecrite

        En bon libéral on ne pourrait qu’être satisfait que des entreprises paient moins d’impôts.

        Ce qui l’est moins c’est que cela s’ajoute à des subventions et que ça n’empêche pas le secteur d’être complètement sous perfusion.

        On considère souvent que la presse est subventionnée entre 20 et 30% sur l’exemplaire vendu et étant donné que le CA est d’environ 10Mds… ça ne fait que le confirmer.

        Sur le déficit de La Poste que l’on pourrait croire « bidouillé » par cette même Poste il n’est qu’à considérer la résistance de la presse à s’opposer au portage qui lui coûterait beaucoup plus cher. CQFD.

  • Il y a un truc que je ne comprend pas chez les politiques.
    Qu’ils soient incompétents, ca je pense qu’il n’y a plus de doute, mais faut-il etre vraiment surdoué pour comprendre au moins la tendance générale pour un pays ? Je prends quelques exemples :
    Tout d’abord sociétal :
    – Sarkozy insulte, amalgame les jeunes des cités qu’il faut nettoyer au karcher et en effet on a eu besoin de karcher pour réparer ce qu’il avait provoquer comme émeutes, donc comme casse. Cette casse nous a couter une fortune. Donc on comprend que plus on sème, plus on provoque, plus on récolte.
    – Valls nous passe un mois a bafouer toutes les décisions de justice pour un simple humoriste, au final +130% de monté de l’antisémitisme en France, des magasins juifs attaqués et taggués, agressions de jeunes juifs,… Qui sème le vent récolte la tempète. (ce proverbe n’est pas de moi et n’a pas été créé en 2015)
    – et je pourrais continuer sur du sociétal comme çà pendant longtemps (mariage pour tous en force,…)

    Donc pour le sociétal on sait qu’il faut mieux cacher la misère que la mettre en avant et la remonter, pourquoi l’ont-ils fait ? Quel est l’interet alors qu’on connait les conséquences ? baby sarko croyait vraiment qu’avec ses petits bras il allait arreter tous les délinquants de France en provoquant tous les jeunes de cités ? Valls idem ?

    Pour l’économique :
    – Le pèpère Macron, pardon, l’ultra-néo-libéral-extremiste Macron, qui fait une mesure de fou néo libéral ultra, les 5 dimance c’est fini, on passe a 10, non pas 8, non pas 9 mais 10… pour le prix d’1. Tout le monde sait que ca sert a rien, Macron savait que les liberaux verraient ca comme un truc totalement abruti, il savait que les communistes et une partie des socialos allaient voir la dedans le retour du grand capital néo ultra liberal,… et qu’au final tout le monde trouverait çà sans interet… a moins que… j’oublie 2 parties dans mon équation, il manque les militants UMP et les pro Valls au sein du PS (5% ouahou quel démocratie) donc les endoctrinés, ceux qui disent « ba tout de meme c’est mieux que rien »… et au final cette partie représente la majorité des électeurs. Donc stratégie donner a son electorat élargi (UMPS) de quoi manger et de quoi le défendre….
    – Le Valls qui nous parle d’Apartheid (enfin que des conseillers ont reflechis pendant des heures a quel mot allait occuper l’espace médiatique pour éviter qu’on s’occupe du fond) qui nous dit « les charges patronales supprimés sur les bas salaires en 2015″… tout le monde le savait, mais moi je le vois pas dans ma compta (je dois avoir un mauvais comptable sans doute) … mais voila, l’electorat élargi (UMPS) fan des gourous est content car Valls est bon puisqu’il est pour la baisse de charge… mais les autres se disent « ba oui mais concretement c’est ou ? » les fans disent « le principal c’est qu’il est essayé », « ba oui mais il est pas premier ministre et il a pas dit que ca allait etre en 2015 ? » « ba oui mais il est bon tu vois il aime les entreprises, il l’a dit », « oui mais tu vois moi j’aime ma femme et mes enfants et je leur dit, mais je leur prouve tous les jours par des actes alors que ton Valls lui, ou sont les actes ? » « ba oui mais… euh… il est pas comme le nounours Hollande, lui il aime l’entreprise » … « bon d’accord bonne journée ».

  • Ce ne sont pas tant les politiques qui soient incompétents mais qu’ils soient de droite, de gauche, de l’extrême droite ou extrême gauche ou du milieu ….. ils n’ont plus aucun pouvoir.
    Tout est dicté par …. la troïka …. le FMI … les agences de notation … etc
    La dernière courbe parle d’elle même ….
    Et quand il s’agit de « simplification administrative » le pire est à craindre ….
    Il existe des alternatives au fameux TINA encore faut il les voir …..

    • Heu
      – la troïka…c’est eux.
      – Le fmi… itou (et sans dépenses débiles il n’aurait aucun pouvoir)
      – Les agences de notation sans les politiques pour leur créer un quasi monopole et un rôle important (la charge de capital dépend de la notation, pas du vrai risque, imaginez si on laissait le marché faire)…

      C’est une légende commode les politiques sans pouvoir. Commode mais fausse. Ils ont le pouvoir sur les bouzins qui soit disant les peuvent de pouvoir.

      En plus ils sont vraiment incompétents, enfin incompétents en tout ce qui n’est pas de la politique politicienne, parce que là, ils touchent leur bille ! Ils ne savent pas de quoi ils parlent et parmi les trucs proposés par les conseillers (qui sont souvent -un peu- compétents mais veulent surtout garder leur place près du pouvoir) ils choisissent le truc qu’il pensent le plus vendeur médiatiquement, pour garder leur pouvoir.

      Vous croyez que sans vrai pouvoir et avec des rémunérations pas franchement phénoménales ils se batteraient comme des chiens pour chaque poste, chaque mandat ? Veulent comme ils sont (euhm) ils pourraient se faire plein d’argent dans des grosses boites, comme consultants etc…

    • Marc:  » ils n’ont plus aucun pouvoir. Tout est dicté par …. la troïka …. le FMI … les agences de notation … etc »

      Les élus ont adoptés 700 lois française ces dix dernières années, ce sont bien eux qui règlent la fiscalité et les moindres aspects légaux de l’économie française juqu’au dépenses de l’état qui augmente de 3% par année depuis des décennies.

      Le problème c’est que le pays a une démocratie et une liberté économique catastrophique en dessous du Rwanda, une fiscalité record et ça fait 41 années que les élus achètent les votes avec de la dette à tel point qu’en 2015 l’état français empruntera 45% de son budget (188 milliards sur 410 milliards)

      Une situation catastrophique en toute complaisance avec les médias qui palpent bien aussi, d’ou votre totale ignorance de la situation:
      Indice de démocratie – Classement des pays
      Indice liberté économique – Classement des pays
      Indice liberté de la presse – Classement des pays

  • Il y a ceux qui crient « au secours, je ne peux plus diminuer mes dépenses », et d’autre qui crient « vite, plus de sous ».

    « Avec un budget de 20 millions d’euros par an contre 38 millions d’euros pour le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, de 91.3 millions d’euros pour l’Autorité des Marché Financiers et 183.7 millions d’euros pour l’Autorité de Contrôle Prudentiel, le président de l’Autorité de la Concurrence réclame plus de moyen. »

    http://www.universfreebox.com/article/28847/L-Autorite-de-la-Concurrence-reclame-plus-de-moyens

  • bonjour , information à vérifier : Un bâtiment destiné à la défense nationale va être construit par un entrepreneur privé ,qui le louera (fort cher à l’état ) ,ce au lieu d’en construire un qui resterait propriété du dit état ! Il paraît que la différence est comme la Xième bévue du sieur Sapin = Enorme ! Si quelqu’un en sait plus merci de le faire savoir ,merci

    • Quand on lit ça, bouygues est forcement derriere.

      Dans la famille je suis un champion de la connivence Étatique, je demande:

      Bouygues !

      Allo, je capte mal de chez moi, je suis un petit élu de Paris 14eme, pourriez vous me construire une antenne.

      Pas de probleme, Super B est là. Quelle générosité.
      Bien entendu, c’est gratuit !

    • Ca ne serait pas en soi un problème si l’Etat , qui n’a absolument rien d’un constructeur efficace de bâtiments, avait un tant soit peu de jugeote pour négocier avec son entrepreneur privé. Plein de boites privées font construire leurs bâtiments par des entrepreneurs dont c’est le métier, louent ensuite leurs locaux à celui-là ou un autre, et s’en portent très bien. Idem pour les compagnies aériennes et les avions, les armateurs et les navires, etc. Mais quand le maçon voit arriver le négociateur de l’état, il sait qu’il lui fera gober n’importe quoi, à coups de grands pots de boisson et de petits avantages aux copains…

  • Dans l’histoire des autoroutes et d’Ecomouv la droite et la gauche sont mouillées. Cela démontre l’incompétence des fonctionnaires qui ont négocié les contrats et celle des ministres qui ont laissé faire.
    En fait dans notre pays il n’y a plus de contrôle démocratique de l’action publique. Les parlementaires votent des lois ou il n’y a que de vagues idées générales qui sont le plus souvent le ressuce des directives européennes. Puis l’affaire passe entre les mains de l’administration qui au bout d’un certain temps, plusieurs mois ou plusieurs année, sort des décrets d’application, quand elle les sort, après un long processus de consultations de groupes de pression. Et le ministre qui n’y comprend rien signe. Tout cela entraîne un abaissement constant du niveau de l’administration et personnel politique. Ne croyez pas que les parlementaires étudient les lois qu’ils votent. En fait la plupart d’entre eux votent comme le leur demande le groupe auquel ils appartiennent qui en plus leur fournit les éléments de langage pour communiquer. La seule chose qui leur importe c’est la communication. Comme disait quelqu’un, quand on n’a plus rien a dire, on fait de la communication.
    Et voilà, en partie, pourquoi on est tombé si bas

    • Bernard: « Les parlementaires votent des lois »

      700 tout les dix ans, 70 par année en moyenne, dont au moins 65 dans un silence complet…
      Comme il n’y a aucun vote populaire dessus de toute manière pas besoin d’informer les gueux.
      http://www.politique.net/2008061802-les-lois-en-france.htm

      • « Bernard: « Les parlementaires votent des lois » »
        Non, les parlementaires pratiquent la diarrhée législative.

    • Chaque gros contrat=plein de pognon en dessous de table.

      Des putes, du champagne et plein de petits avantages.
      Un service acheté sur le dos des Français pour les emmerder pouvant rapporter très gros aux escrocs du cœur.

      Le jeu en vaut la chandelle quand même ?
      Non ? Bon, vous n’avez pas d’humour.

      Bon, c’est vendredi, je propose une fête vaseline ce soir.
      C’est gratuit, c’est l’Etat qui paie.

      Venez nombreux à l’Elysée.

      P.s: ne cherchez pas les wc, vous pouvez vous soulager n’importe où. Genial.

  • Il faudrait diminuer le nombre de fonctionnaires, de retraités, de chomeurs, d’ assistés sociaux, de syndicalistes……..Mais alors qui va voter à gauche ????

  • Cher H16,

    j’aime bien votre déclinaison du verbe « servir » au possessif
    De Gaulle en « Effroyable » militaire disait lui « servir », tout court
    Mais ça c’était avant.

    Toujours aussi agréable de vous lire, « L’humour est la politesse du désespoir »

  • Il y a un principe pourtant bien connu mais dont on parle peu – et que j’ai toujours vu mal appliqué : le principe de la carotte et du bâton. L’appliquer mal est une question de mauvais dosage (la carotte) et de définition d’objectifs irréalistes (le bâton)

    Par exemple, on a voulu appliquer ce principe aux entreprises pour la réduction des taxes, mais c’était irréaliste : un chef d’entreprise n’augmente pas ses effectifs pour augmenter son bénéfice net (sinon il embaucherait à tour de bras), mais parce que son carnet de commande est rempli. (Quand il n’y a pas de boulot, les entreprises préfèrent même que les employés restent chez eux en étant payés que de venir glander dans les locaux).

    En revanche, le gouvernement est bien incapable de s’appliquer le principe de la carotte et du bâton à lui même et aux fonctionnaires – ce serait un blasphéme, sachant que aussi bien les élus que les fonctionnaires sont des sages totalement désintéressés et investis de leur mission de servir l’état.

    PS : n’y a-t’il pas de grosses économies à réaliser sur le budget des agrafes ?

    • Je parle pour moi:

      L’Etat me fait la totale, carotte dans le cul et bâton derriere la tête.
      Quoi, tu en veux plus ?

      Euh….si je dis non ?
      Bah, c’est la même chose.

      Humour Étatique, probablement.

  • « (50 miyards en trois ans, a-t-il assuré, bravache) »

    Pourquoi ils s’arrêtent à trois ?
    Ils auraient pu dire « 166 milliards de réductions » avec « en dix ans » en tout petit.

    Tout fout le camp, même la propagande !

    • Ca irait mieux en effet en le dix ans, mais 50% de population parvient à faire de tête une division par 10, tandis que par 3 ils prennent le joker.

      • MichelO: « mais 50% de population parvient à faire de tête une division par 10 »

        Flute, je n’y avais pas pensé, disons 7 ou 9 année alors.

        Dans l’autre sens, c’est quand même plus marrant…
        Cette « réduction » représente 1.33 % des dépenses des administrations publiques ou 100% de foutage de gueule vu qu’ils sont en train d’exploser ce budget même pas un mois après le nouvel an.

        • Pourquoi, ils ne trichent pas. C’est juste que les Français sont tellement cons, qu’ils en redemandent.

          • « Les Français » ni ne demandent, ni ne redemandent. La pseudo-majorité est élue par une minorité, c’est le système électoral qui veut ça. Et vous, vous n’êtes pas Français ?

            • Techniquement je suis Français.

              Si je me considère Français ?
              Bah, non.
              Et vous, êtes vous fière d’être Français ?

        • Mathilde de St Amour
          30 janvier 2015 at 19 h 38 min

          Allé ajd tout le monde souffle les 15 bougies des 35h, youpi!

      • Oui, ceux qui ont une calculatrice avec un seul bouton rouge: dette !
        Elle est super cool, pas d’erreur possible.

  • Il n’y a pas que l’État. Les collectivités locales n’ont toujours pas compris qu’il fallait adapter les dépenses aux recettes et non l’inverse. Il est vrai qu’elles ne sont pas aidées par des décisions idiotes du gouvernement (rythmes scolaires, loi ALUR qui fait embaucher des salariés sous statut pour instruire les perms de construire alors que les fonctionnaires des départements vont rester en place puisqu’invirables, les nrmes toujours plus abondantes quoi qu’on dise etc…)

  • Pour relancer la croissance il faut diminuer la dépense publique, diminuer la dépendance des personnes à l état, diminuer les subventions, les aides, les salaires que reçoivent les personnes de l’ état, diminuer le nombre de fonctionnaires, de retraités, d’ assistés sociaux, de subventionnés……Mais alors qui va voter à gauche ????

  • Mathilde de St Amour
    30 janvier 2015 at 16 h 23 min

    Faire des économies, c’est facile, on se serre la ceinture, les premiers jours on aura très faim et après on s’adaptera.
    @cas: j’aime bien votre expression, les escrots du cœur 😉

  •  » l’absence de contrôle de la PAC …  »

    il y a 3 ans, tout les agriculteurs de ma commune ont été contrôler pour le respect du stockage des produits phytosanitaire, avec pénalité si non conforme :

    deux contrôleur sont venus chez moi ( ces bêtes là viennent toujours en binomes, pour eviter les problèmes , encore qu’en dordogne, ça n’a pas suffit … ) , cordiaux, mais pas envie de rigoler: on ne plaisante pas avec l’envirronement …

    il manquait un cadena à la  » cage  » ou je les range … j’ai donc du acheter un cadena, et envoyer une photo du cadena placé sur la porte de l’armoire … j’ai été  » verbalisé  » et punis ( probablement autour d’1% des primes de fin d’années… ) c’est à dire surement moins que le cout réel de l’instruction du dossier …

    j’avais des produits phyto dont l’autorisation était périmée … on m’a alors indiqué la marche à suivre pour les faire détruire par des services compétents : j’ai fait le dossier, et personne ne m’a jamais rien répondu … ils sont toujours dans l’armoire .

    la protection de l’envirronement, c’est pas encore au point …

  • Le dernier graphique résume tout.
    S’Il pouvait être présenté à chaque fois qu’un jounaliste, un économiste, un syndicaliste, un cégetiste, un ministre, un secrétaire d’etat, un sous-secrétaire d’etat, un frondeur, un député, un couillon, vient nous expliquer que la rigueur ça ne marche pas, peut-être pourrions nous progresser sur la vérité.

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Par Nathalie MP Meyer.

La crise de notre système de santé publique n’a pas attendu le coronavirus pour se manifester. Début janvier, alors que la pandémie n’était pas encore vraiment entrée dans nos vies, plus de 1000 médecins hospitaliers étouffés par les contraintes administratives qui pèsent sur eux ont menacé de démissionner. Juste avant, c’était la crise des urgences. Juste avant, c’était les déserts médicaux. Juste avant, c’était les grèves du personnel infirmier. Juste avant, c’était les pénuries de médicaments. Etc.

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AME, SNCF : nos si chères dérives

Un des avantages de tenir un blog depuis pas mal d'années est qu'on peut noter la dérive de la société sur les temps longs, ceux qui échappent au fléau de l'instantané, des médias et des politiciens à la vue courte. On peut par exemple revenir un ou deux quinquennats en arrière et faire un petit point de situation, pour constater les améliorations ou, dans le cas français, la dégradation systématique et maintenant rapide de la situation.

L'actualité vient d'offrir, coup sur coup, deux magnifiques illustrations de cette tendance.

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Par Nicolas Perrin. 

La remontée des taux longs aux États-Unis pourrait signifier autre chose qu’« un signe de la confiance des investisseurs dans une croissance économique stable », comme le voudrait le Wall Street Journal. Certains commentateurs préfèrent en effet évoquer la dette US et sa soutenabilité.

L’ampleur des déficits jumeaux américains – déficit commercial et déficit de l’État fédéral – implique un besoin de financement de presque 25% du PIB en 2018.

L’économie américaine est confrontée à un double problème. L... Poursuivre la lecture

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