Fleur Pellerin veut subventionner la presse. Encore plus.

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Fleur Pellerin (Crédits : Adam Tinworth, licence CC-BY-ND)

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Fleur Pellerin veut subventionner la presse. Encore plus.

Publié le 27 janvier 2015
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Une des retombées inattendues de l’attentat subi par la rédaction de Charlie Hebdo aura été d’avoir largement multiplié le tirage de l’hebdomadaire, au moins pour le numéro du 14 janvier. Avec plus de sept millions d’exemplaires écoulés, il s’est même brièvement classé dans le top 10 mondial, lui assurant ainsi des rentrées financières de plusieurs millions d’euros.

Certes, Charlie Hebdo se faisait fort, au moins jusqu’à récemment, de refuser toute aide publique pour pouvoir conserver son indépendance comme un Canard Enchaîné qui, lui, continue de n’en réclamer aucune et arrive, bizarrement, à bien tenir le cap financièrement tout en se passant, au contraire d’autres confrères, de publicité, de subventions et de dépêches AFP repompées à la va-vite et recopiées avec une ou deux typos créatives.

Moyennant quoi, on comprend bien la situation : il devenait indispensable que l’État intervienne.

Et devant le désarroi financier évident de Charlie Hebdo, Fleur Pellerin, celle qui apparemment officie comme ministre de la Culture ces jours derniers, promet d’élargir le système des aides à la presse afin d’en faire bénéficier les hebdomadaires et les mensuels.

pellerin aide la presse

Il est vrai qu’actuellement, ce système est particulièrement restrictif et ne distribue ainsi qu’une paire de milliards d’euros des contribuables vers une presse quotidienne à la qualité toujours plus grande, que le public – qui la paie donc quoi qu’il fasse – semble pourtant bouder. Or, à l’instar du Monde Diplodocus dont le lectorat payant ne parvient pas à assurer le moindre début de rentabilité économique, Charlie Hebdo n’est pas un quotidien mais un hebdomadaire et ni l’un ni l’autre ne disposent donc des aides spécifiques pour les journaux à tirages quotidiens, « ce qui n’a pas beaucoup de sens » d’après Fleur, parce que, parce que bon.

Alors qu’aider un journal qui vient de tirer 7 millions d’exemplaires, en revanche, c’est logique au nom du « soutien au pluralisme de la presse ». Pour cela, il faudra bien sûr en passer par une réforme des lois gouvernant les aides à la presse, mais ce n’est pas le genre de chantier qui effraie la ministre : il y a de l’argent dans la poche des contribuables pour aider plus et aider mieux les journaux minutieusement sélectionnés par le pouvoir une administration impartiale et soucieuse du pluralisme.

Maintenant, avec ce qu’on sait déjà des montants de subventions destinés à la presse française, on est en droit de se demander si, en face, on parvient réellement à cette fameuse pluralité qui semble l’alpha et l’oméga de ces aides financières, ou si, au moins, la liberté de la presse est pleinement assurée au Pays des Drouadlhom et dans la République du Vivrensemble Triomphant.

Ça tombe bien, l’édition 2014 du Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières permet d’avoir une idée assez précise de ce que valent la liberté de la presse et la qualité de celle-ci en France, en comparaison des autres pays.

Surprise ! La France, le pays des droits de l’homme, du vivre-ensemble, de la liberté d’expression et du « Je Suis Charlie » dans toutes les bouches ne se classe péniblement qu’en 39ème position, après l’Estonie, la Jamaïque, le Costa-Rica, la Namibie, l’Uruguay ou le Salvador par exemple, ou, plus symptomatique, après la Finlande, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, l’Irlande ou la Pologne…

subvention presse rsf 2014

C’est tout de même intéressant de constater qu’un pays dont les dirigeants se gargarisent à longueur d’année de ses principes de liberté se retrouve à une position aussi médiocre, et ce, alors même que la presse est chouchoutée à hauteur de près de deux milliards d’euros tous les ans, et que son lectorat s’amenuise malgré tout d’année en année.

C’est tout de même intéressant de voir qu’en plus, la France perd des places. Alors que, d’un côté, des ministres tentent de faire passer l’idée que l’État s’emploie à rendre la vie de la presse et des journalistes plus facile en les subventionnant de plus en plus, de l’autre, on constate surtout l’avalanche de lois qui restreignent tous les jours un peu plus la liberté d’expression, refusent de protéger les sources ou condamnent la divulgation d’informations pourtant publiques.

Quelque part, on peut se demander si, avant de distribuer de telles quantités d’argent, au vu des résultats médiocres obtenus, le gouvernement ne devrait pas passer un peu plus de temps à libérer la parole et mieux protéger le travail d’investigation des journalistes. Tout se déroule comme si, justement, les subventions étaient d’autant plus abondantes que la parole se devait d’être policée, châtiée, circonscrite à des domaines et des habitudes bien définies. Tout se passe en pratique comme si les subventions jouaient un rôle très efficace pour déterminer quel journal peut vivre, à l’abri des contraintes de marché, et quel journal devra se retrouver le plus exposé à celles-ci, quels journalistes pourront trouver du travail, et lesquels n’auront pas cette chance. En définitive, le gouvernement stipendie les organes de presse, en compensation de son rognage permanent et de plus en plus ferme des libertés et des droits fondamentaux…

Mais baste : Fleur est donc décidée, sur les ondes, à tripoter la réglementation concernant les aides à la presse. S’agira-t-il d’un simple bidouillage à la marge comme l’exécutif hollandesque nous y a habitué depuis deux ans (avec l’option « marche arrière » toujours embrayable à la moindre anicroche), ou tentera-t-elle de véritablement remettre à plat un système que la Cour des comptes juge aussi opaque que décevant en matière de résultats et dont l’attribution est, selon les termes de la Cour elle-même, un véritable maquis ? On peut franchement douter de la seconde option tant la première est plus simple et moins risquée.

Et quoi qu’il arrive, le contribuable devra donc continuer à payer les folliculaires dont il ne lit plus la prose, et des journaux dont il ne partage ni l’orientation politique, ni le style, ni même ne goûte les connivences capitalistiques si ancrées dans ce pays. Si le contribuable libéral pourra toujours se consoler de payer pour ces torchons journalistes français en sachant que ses dons à Contrepoints sont défiscalisables à 66%, en revanche, un contribuable UMP devra supporter de continuer à financer de sa poche une épave journaliste comme L’Humanité, pendant que des dinosaures communistes seront obligés de financer Le Figaro et son actionnaire milliardaire.

Y’a pas à dire : le socialisme, c’est magique™.

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Sur le web

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  • Il est clair que désormais la presse « poil à gratter » est chez les pureplayers et bloggers.

    Le reste c’est trop souvent de la dépêche AFP réécrite ou les mêmes « experts » à longueur d’années. Heureusement tous les pureplayers et bloggers n’ont pas les moyens de s’abonner au fil AFP dont l’indépendance est très relative (il n’y a qu’a lire les statuts).

    Journalistes à la convention collective très particulière (clause de cession perpétuelle etc..) et aux avantages fiscaux hallucinants pour bien des français (déduction de plus de 7000 euros des revenus annuels !), difficulté à avoir la carte de presse (free musées et expo et petit cadeaux à aller chercher au service de presse) pour la presse en ligne etc.

    Ministère de la culture noyauté par les ayant-droits (SACEM & Co), les intermittents & co. Des commissions paritaires endogames à tous les étages .

    Obligation pour être reconnu par la CPPAP comme presse en ligne de mettre en oeuvre des moyens de censure des internautes (art 1 10° Décret n° 2009-1340) de ne pas choquer l’internaute (même décret 7°) etc…

    Mieux vaut ne pas être blogger devant la 17em ch (chambre de presse à Paris), des lois qui exposent de plus en plus les directeurs de publications et les hébergeurs …

    Il y aurait tellement à dire. Pas étonnant qu’on soit si mal classés dans le palmarès de liberté de la presse libre et c’est bien de le rappeler.

    Les pureplayers et bloggers sont une bouffée d’oxygène .

  • Loin de moi l’idée d’une parole blasphématrice.

    C’est un peu une fleur qui tomberait sur un anus cette énième loi.

    Pour en revenir sur ce terme important: Le Blasphème.

    Je suis assez surpris de constater qu’il est possible de se foutre ouvertement de la gueule de plusieurs milliards de musulmans, mais que par contre, il est strictement interdit d’opposer toute résistance à L’ETAT !

    Je souhaiterais un journal publiant des caricatures blasphématrices avec une « fleur » qui aurait une fleur dans l’anus. Une ségo avec une tête de cochon. Un Hollande avec un gros plug vert bien enfoncé.

    Enfin je trouverais cela à mon gout au niveau de la liberté de la presse. En tout cas, je suis sur que cela représenterait le sentiment de millions de Français aujourd’hui.

    • CAS: « mais que par contre, il est strictement interdit d’opposer toute résistance à L’ETAT ! »

      La preuve c’est que la fresque murale du CHU de Clermont-Ferrand n’a dérangé personne jusqu’au jour funeste ou elle s’est attaquée à MST.

      • je ne sais pas pour vous, mais mon don extra-sensoriel me dit que le monde bouge tres vite aujourd’hui.

        J’ai une sensation d’ebulition dans les cerveaux de nos Français, d’ici et d’ailleurs.

        C’est que du positif !

  • Et il n’y a pas que la presse écrite qui voit sa ligne éditoriale légèrement orientée par les subventions, il y a ce soir sur France 5 une émissions consacrées aux missions des mutuelles et leurs dérives financières, et bizarrement les contradicteurs précédemment invités ont été décommandés à la dernière minute, comme ça tout le monde se retrouvera entre gens du même monde et la démocratie y gagnera croit-on ?
    Ah oui il est bon de préciser que ces émissions sont sponsorisées par des groupes mutualistes, donc c’est une émission d’autopromotion des mutuelles et assurances servie sur un plateau par le service public.
    J’ai le droit d’avoir des nausées là ?

    • Il y belle lurette que le « service publique » audio visuelle n’est plus que « la voix de son maitre » et ne sers plus que de courroie de transmission au pouvoir et à la technocratie française tant bien sur que celle ci évolue consciencieusement sur les terre gauchisante. Il faut écouter France inter répéter mot pour mot la propagande socialo étatiste à longueur de journée en fonction de l’actualité gouvernementale. Les médias, en France ne sont plus qu’une sorte de pravda à facette multiple mais reflétant tous la même idéologie plus ou moins rouge. Ce qui est frappant c’est que cela vaut aussi pour la presse écrite au mains de soit disant capitaliste qui ne sont en fait qu’une colonne de plus dans la longue file des affidés du pouvoir. il est bien évidant que des gens comme Xavier Niel se doivent de caresser le gouvernement dans le sens su poile si il veulent concerver leur licences et autre privilège accordés par les princes qui nous gouvernent.

  • C’est vraiment usant à la longue. Ce fichu canon à pognon est encore et toujours en mode feu d’artifice… et encore et toujours pour l’Etat et ses obligés…
    Les français disent amen. Mieux, bientôt ils en redemanderont. La machine à cérébro-laver socialiste est vraiment formidable.

    Et personne ne s’offusque pour dire qu’un ministère dévolu à la « culture » et aux « médias » est déjà en soi une aberration ?

    • En fait ,c’est l’internationale de la louche finale.

      P.S. Le droit au blasphème s’est très démocratiquement transfiguré en interdit de diffamation,ce qui revient à pouvoir caricaturer la politique mais pas les politiques.

      La République en sera peut-être à interdire toute représentation des profites de ce pays.

    • Les français ne sont pas au courant. Certainement pas TF1 qui va révéler l’affaire !

      Ce qui m’inquiète c’est que ces avantages seront scalpés quand nous serons tous à la rue.

    • Charlie Hebdo va devoir payer un maximum d’impôts avec cette énorme vente..
      Je souhaite que le groupe de Charlie Hebdo aura le réflexe, l’intelligence, de faire un don a « Contrepoint » et au Monde Diplomatique… histoire de partager dans leurs lignes de pensées.
      En attendant mieux .
      39eme : quelle honte !

  • Le Monde « Diplodocus » a d’ailleurs proposé en décembre un système alternatif de financement de la presse.
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/RIMBERT/51030 (à écouter chez Mermet pour ceux qui ont les yeux fatigués http://la-bas.org/deja-le-diplo-revient-la-bas ).

  • • À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à la liberté de la presse :
    « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »
    Et en 2015 rien de nouveau sinon que la presse écrite est le reflet du régime crapuleux de notre cher pays.

    • Grégoire: « Et en 2015 rien de nouveau »

      Bien au contraire, tout est nouveau: la nouvelle presse totalement libérée est sur internet, les journalistes disent ce qu’il veulent enfin même si on constate trop souvent chez eux un conformisme idéologique et une pauvreté du savoir.

    • Il y a un moyen de contourner (encore que ) ce que faisait jadis Le monde page 2 , des articles extérieurs à la rédac ( des intellectuels divers ) je me souviens de l’ un qui qui vantait le Liban comme un exemple pour la France du vivre ensemble – et quelq temps après , il y eut la guerre entre communautés – si je me souviens dans la décennie 80
      J’ ai repris récemment dans un post le mot libanisation en l’ appliquant à la France dans la rubrique Contrepoints politique auteur Phoebe (mots) de janvier il a été supprimé

  • Ce qui est fou, c’est que depuis l’avènement de la liberté d’expression (internet), la presse est devenu proportionnellement une épave de la liberté de la presse. Aujourd’hui la liberté de la presse consiste à reprendre une dépeche AFP, mettre une pub sur le coté, faire payer a l’acheteur du journal, un journal, la visualisation d’une pub et comme si l’arnaque n’était pas assez immense, faire payer le contribuable français tout entier pour des titres qu’il ne lit pas.

    Tout comme nous sommes obliger de payer une redevance télé, meme si on ne regarde pas les chaines TNT… je voudrais arreter de regarder TF1, F2,… mais je le paye tous les ans et ca me chagrine toujours de jetter l’argent par les fenetres…. mais d’un autre coté me remonter a chaque journal télé contre un buzz politique (apartheid,…), pour une stigmatisation de population,… mais jamais de remise en question de la presse elle-meme, jamais de remise en question des politiques (les seuls qui font le boulot sont les pures players et en premier clairement Mediapart), enquetes,… sans forcément coller jour après jour a cette sur information, suprésente, qu’on adore détester.

    Car finalement, meme si comme dans l’abstention cela ne change rien (meme si il y avait 95% d’abstention, ils trouveraient un gagnant a leurs elections), pourquoi continue t’on a regarder ces télévisions subventionnés, ces journaux subventionnés, meme sur internet,… plus on les regarde, plus ils reçoivent de subventions, l’équation est clair. Et donc comme d’habitude, j’ai envie de dire, on le mérite bien.

    • C’est vrai et je me demande dans quelle mesure cette obligation de payer ce qu’on regarde ou ne lit pas ne participe pas aussi à couler les médias.

      En fait le système marche sur la tête, les gens n’ont plus assez pour se payer des abonnements pour lire et regarder ce qu’ils veulent et doivent payer pour ce qu’ils ne veulent pas regarder et que globalement personne regarde.

      Qu’on me rende la redevance, le montant de la taxe copie privée, ma part contributive à la presse subventionnée, au cinéma français etc…. c’est certains je serais abonnée à plus de médias.

  • Et pendant ce temps, la holding « le Monde libre » – ça ne s’invente pas ! – sous la houlette de l’ineffable trio Bergé/Pigasse/Niel, se fait construire avec la bénédiction de la mairie de Paris, un nouveau siège futuriste de 37 mètres de hauteur, 135 de longueur, et 22.500 mètres carrés répartis sur sept niveaux dans le 13° arrondissement pour accueillir ses journaux dont notamment le Monde, Télérama et le Nouvel Obs. Pour rappel, ces journaux ont respectivement reçus en 2013, au titre de l’aide à la presse : 16 150 256 euros pour le Monde, 10 105 885 pour Télérama et 8 284 007 euros pour le NO, soit plus de 34 millions d’euros (sans compter les autres publications), chiffres officiels du ministère de la culture.
    Pour l’anecdote, l’agence d’archi norvégienne retenue pour le projet indique que « L’extérieur du bâtiment sera revêtu d’une matrice pixélisée de verre avec différents degrés de transparence, de translucidité, et d’opacité »… Ah, l’humour norvégien !

  • Acheter la presse un peu plus: c’est dangereux avec la concurrence d’internet qu’il est difficile de museler !

  • Retenir sur leurs revenus, par voie fiscale, le montant des subventions accordées par les politiques aux journaux que les Français ne veulent pas lire relève de la dictature la plus sauvage que le monde entier ne nous envie pas, car cela rappelle trop les pires heures de notre histoire…. .

  • subventions , pognon donné ….ouf ! j’ai eu peur ; je croyais que la france était en faillite …mais quand je vois que nos zélus continuent à flamber autant d’argent innutilement , c’est donc que notre beau pays est trés riche n’est ce pas ?….

    • c’est ce qui disent les suisses : « la france est un pays riche, nous on ne pourrait pas se permettre de gaspiller autant ».

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