Les producteurs de foie gras peuvent à nouveau vendre leur produit en Californie

gavage d’oies à l’époque des pharaons (image libre de droits)

La justice fédérale considère que la Californie ne peut pas légiférer sur la manière dont les foies gras sont obtenus.

Par Jacques Henry

gavage d’oies à l’époque des pharaons (illustration wikipedia)
Gavage d’oies à l’époque des pharaons

 

La Californie, l’État de toutes les hautes technologies mais aussi celui de toutes les extravagances, avait depuis plus de deux ans interdit le foie gras sur les tables des bons restaurants en raison d’une revendication des protecteurs du « droit des animaux à la dignité ». La loi interdisant le foie gras avait pourtant été votée en 2004 mais des problèmes constitutionnels avaient retardé son application. Cette fois-ci c’est la décision d’un juge fédéral qui a annulé la loi après la plainte de l’Association des Éleveurs de Canards et d’Oies du Québec, du syndicat de la New York’s Hudson Valley Foie Gras et de la chaine de Restaurants Hot’s de Los Angeles. Il faut noter que les producteurs de foie gras français ne se sont pas associés à cette action en justice.

Le juge a formulé son rejet de la loi en stipulant que la Californie ne peut pas légiférer sur la manière dont les foies gras sont obtenus. Les ligues de protection des animaux sont d’ores et déjà en embuscade, avec à leur tête un dénommé Paul Shapiro, décidées à faire appel de cette décision basée sur une loi fédérale qui interdit à un État d’interférer dans le commerce entre États. L’un des chefs d’un Hot’s restaurant de Los Angeles a évoqué de son côté « le droit à la liberté de cuisiner » comme une valeur fondamentale.

La lacune dans la démarche des protecteurs des animaux résiderait dans leur ignorance de l’avis des oies et des canards eux-mêmes. Allez dans une petite ferme du Périgord qui élève en semi-liberté une vingtaine d’oies pour produire du foie gras. Il n’y a pas besoin de gaver manuellement ces animaux qui se goinfrent naturellement à s’en faire péter le jabot tant qu’il y a de la nourriture disponible. Le gavage manuel ne constitue qu’une amélioration de cette propension innée au gavage car les oies se nourrissent avec tellement de voracité qu’elles gaspillent la nourriture en la répandant partout, et dès qu’elle est polluée par des fientes, cette nourriture est perdue car l’oie la dédaigne. Les associations de protection des animaux se sont encore une fois engagées dans un faux combat fondé sur des idées fausses, la simple observation du comportement d’une oie le prouve.

On pourrait citer de nombreux exemples de l’incongruité des associations de protection des animaux. La commune de Saint-François en Guadeloupe avait décidé de l’extermination des chiens errants qui chaque année blessent gravement des promeneurs ou des touristes. On peut réellement sentir sa vie en danger si on est attaqué par une meute de ces animaux extrêmement agressifs et qu’on n’a pas de moyens de défense disponibles rapidement. La Ligue de Protection des Animaux locale a fait interdire cette décision. La dernière disposition en date est l’interdiction de disséquer des souris ou des grenouilles en travaux pratiques de science naturelle au lycée ; ça se passe aussi en France, pays de moins en moins contrasté car il a choisi délibérément la régression dans tous les domaines…

Source : Reuters, illustration Wikipedia


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