Qui est Charlie ?

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Nous sommes tous Charlie Credit blackwarrior57 (Creative Commons)

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Qui est Charlie ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 janvier 2015
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Par Stéphane Montabert

Nous sommes tous Charlie Credit  blackwarrior57 (Creative Commons)

Depuis son invention par un journaliste lyonnais quelques heures après l’attentat du 7 janvier, la bannière de soutien « Je suis Charlie » a connu un succès planétaire, devenant le signe de ralliement de millions de personnes. Elle se répandit non seulement sur les réseaux sociaux mais aussi physiquement, brandie comme pancarte lors des manifestations.

Alors, je l’affirme, je suis Charlie. Vous êtes probablement Charlie. Nous sommes tous Charlie. Enfin, presque tous.

Mais que signifie vraiment « être Charlie », à propos ? On associera au slogan un message de solidarité, la défense de la liberté d’expression, le rejet du terrorisme… Mais quoi d’autre encore ? Et est-on seulement d’accord sur cette définition sommaire ?

Dès que l’on creuse un peu, les problèmes se posent. Chacun viendra avec sa propre conception – situation pour le moins déroutante pour un message d’unité. Pour y voir plus clair dans cette pléthore d’opinions, on peut commencer par écarter tous ceux qui ne sont pas Charlie bien que s’en réclamant.

La classe politique ?

Prenons la classe politique, par exemple. Elle n’est pas à l’origine du message. Elle a raté la première manche de la réaction publique. Spectatrice impuissante de la mobilisation populaire dans la rue et les réseaux sociaux, elle est aujourd’hui avide de reprendre la main. Quelle meilleure façon d’y parvenir qu’une grande manifestation, une « marche républicaine » au premier rang de laquelle les politiciens pourront parader ? Mais attention : pas avec tout le monde ! Des partis républicains de tous bords, des syndicats, des associations… Et pas le Front national de Marine Le Pen.

La tolérance et l’unité s’étendent à des fédérations musulmanes aux postures pour le moins floues sur le terrorisme – elles affirment le rejeter, mais est-ce sur le fond ou sur la forme ? – et ce malgré les liens idéologiques évidents entre les islamistes et le coran sur lequel elles s’appuient, mais pas à un parti politique de premier plan dont le message a toujours été de lutter contre l’islamisme ! Quelle belle leçon de tolérance et de pluralisme !

Non, définitivement, la classe politique française n’est pas Charlie.

La presse, peut-être ?

Hélas ! Si le niveau de retentissement médiatique de l’attentat contre Charlie Hebdo est inégalé, le doute subsiste – fortement. Assiste-t-on à une authentique défense de la liberté d’expression ou simplement à la réaction de défense d’une caste qui se sent menacée ? Le combat concerne-t-il la liberté d’expression ou la liberté de la presse, c’est-à-dire la sécurité exclusive des journalistes ?

La réponse prend la forme d’un vide sous nos yeux : des caricatures de Mahomet brillant par leur absence. En 2005, la plupart de nos quotidiens refusèrent de reprendre les caricatures par solidarité avec le journal danois Jyllands-Posten, plaçant en première ligne les courageuses exceptions comme Charlie Hebdo. À cette occasion, ils firent une éclatante démonstration de lâcheté en cédant aux revendications de la rue arabe dans divers pays du Tiers-monde, dont bien peu d’habitants seraient à même de simplement situer le Danemark sur une carte.

L’attentat contre Charlie Hebdo aurait pu leur donner une occasion de se racheter, mais les voit au contraire persévérer dans la soumission, s’infligeant une autocensure sans limite. Les caricatures de Mahomet ne sont pas montrées, les couvertures corrosives de Charlie Hebdo sont coupées au montage ou floutées lorsque ce ne sont pas des éditorialistes qui fustigent « l’irresponsabilité » de l’équipe éditoriale désormais décimée. Ce n’était sans doute pas assez de les voir tomber sous les balles de fous de Dieu, il fallait encore fouler au pied leur mémoire… Alors non, défendant une vision toute corporatiste de la liberté d’expression, les médias ne sont pas Charlie.

Et Charlie Hebdo ?

À ce stade, allons au fond des choses admettre une vérité gênante : même Charlie Hebdo n’était pas Charlie. Aveu difficile au milieu d’un deuil lourd comme celui que nous traversons, mais néanmoins la stricte vérité. Charb était apparemment capable de beaux moments de lucidité mais lui et d’autres membres de la rédaction étaient aussi des communistes convaincus, une idéologie pas franchement compatible avec la liberté d’expression ni la liberté tout court. Et à ceux qui voudraient un peu vite minimiser cet aspect de leur personnalité ou glisser ce petit détail sous le tapis de l’histoire, rappelons un épisode de l’épopée Charlie Hebdo tel que relaté dans un vieil article de Libération :

Le 26 avril [1996], Cavanna, Val et Charb (trois piliers du journal Charlie Hebdo) débarquent en estafette dans une annexe du ministère de l’Intérieur. Dans leur coffre, des cartons remplis de signatures qu’ils apportent à un conseiller de Jean-Louis Debré. En huit mois, 173 704 personnes ont répondu à l’appel «pionnier» de l’hebdomadaire pour demander l’interdiction du Front national. (…)

Fin juin 1995, Cabu dessine, à la une de Charlie Hebdo, Jean-Marie Le Pen menottes aux mains entre deux policiers. En titre : «Que faire contre le Front national ? L’interdire !» (…)

La liberté d’expression dont se réclamaient les membres de Charlie Hebdo était visiblement à géométrie variable : valable pour eux mais à retirer à leurs adversaires politiques. Désolé pour leurs nombreux sympathisants posthumes, ils n’étaient même pas Charlie eux-mêmes, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.

La foule alors ?

Les innombrables manifestants descendus dans la rue ces jours-ci pour s’indigner ? Il serait difficile de les accuser de ne pas être Charlie, d’une certaine manière. Et pourtant. Seraient-ils descendus en nombre si la rédaction décimée par les islamistes avait été celle de Minutecinq attentats dans son histoire, dont un collaborateur torturé plusieurs jours – ou de Valeurs Actuelles ?

Ils sont Charlie aujourd’hui. Étaient-ils Zemmour hier ? Dieudonné avant-hier ?

Et où étaient-ils, ces nobles défenseurs de la liberté d’expression dont chacun se réclame aujourd’hui, lorsqu’il fallait défendre des gens dont ils ne partageaient pas vraiment les idées ? Éprouvaient-ils la moindre gêne lorsque des manifestants chrétiens opposés au mariage gay se faisaient molester gratuitement par la police ?

Il est compréhensible d’éprouver un sentiment de solidarité envers des gens avec qui on est d’accord, mais de grâce, n’appelons pas cela « défendre la liberté d’expression ». N’appelons pas cela « être Charlie », à moins de vouloir ôter toute forme de noblesse à ce qualificatif.

Parmi la foule anonyme qui célèbre l’esprit passé de Charlie Hebdo, beaucoup pensent qu’il faut être Charlie aujourd’hui parce que la liberté d’expression est menacée par le terrorisme islamique. Mais est-il ok, alors, de menacer la liberté d’expression par d’autres moyens ? Que dire d’un gouvernement en butte à la liberté d’expression à travers ses lois, par exemple ? Que penser d’une chasse aux sorcières politico-médiatique orchestrée contre les trublions du régime ?

Si quelqu’un ne défend le droit de s’exprimer que pour les opinions qui lui plaisent, alors c’est un partisan. S’il prétend en plus défendre la liberté d’expression, c’est alors un hypocrite. Défendre la liberté d’expression, pour de vrai, revient à tolérer et accepter que puissent être exprimées dans l’espace public les opinions les plus révoltantes face aux convictions propres de chacun. Le débat authentique ne peut naître qu’à travers la confrontation des idées. La vérité est à ce prix. Qu’on s’y refuse et le débat n’est plus qu’un simulacre. Les arguments, les opinions et les pensées ne sont pas des crimes ; seuls les actes le sont.

La plupart des Charlie qui défilent dans la rue ou sur les réseaux sont des Charlie de pacotille dont l’engagement ne résiste pas au moindre examen rigoureux. Ils s’indigneront dès demain contre le prochain chroniqueur dénoncé par la presse bien-pensante. Ils mériteraient pourtant de pousser leur réflexion plus loin.

Défendre la liberté d’expression, être Charlie, c’est accepter qu’on puisse affirmer que les Américains ne sont pas allés sur la lune, que les chambres à gaz n’existaient pas, que la guillotine est une belle invention, que le réchauffement climatique est une foutaise, que l’islam est la religion la plus con, que les juifs dominent le monde, que la pédophilie est une pratique sexuelle saine, que Dieu a créé la terre en sept jours, que Charlie Hebdo était un torchon, que le 11 septembre est un complot, qu’il y a des cultures inférieures à d’autres et j’en passe – aussi choquante la moindre de ces opinions puisse être pour chacun.

Être Charlie, c’est avoir compris l’enjeu : rejeter la violence ou la menace de la violence contre la précieuse liberté d’expression, que le carcan vienne du gouvernement, d’un autre pays, des médias établis, d’autorités religieuses ou de terroristes.

Voilà, à mon avis, ce que signifie être Charlie. Comprenez-le, n’hésitez pas à en discuter, et posez-vous ensuite la question: avez-vous, alors, le courage de l’être ?


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  • avoir le courage d’etre charlie,tel que l’article le comprend,en france….c’est etre en prison à coup sur!

    • Stéphane Montabert
      11 janvier 2015 at 10 h 30 min

      Nullement.

      Avoir le courage d’être Charlie tel que l’article le comprend, en France, revient à militer pour une liberté d’expression intégrale et authentique. Militer pour une liberté d’expression intégrale et authentique n’oblige à aucun moment à violer la loi.

      Pour prendre un exemple pénalement répréhensible, dire par exemple « il faut avoir le droit de discuter même de l’existence ou non de l’existence des chambres à gaz » ne fait de personne un négationniste en tant que tel. Peut-être que vous détestez vous-mêmes les négationniste et les types qui nient l’existence des chambres à gaz, et que vous mourez d’envie de les clouer au pilori dans un débat public bien senti – seulement, vous ne le pouvez pas, en France, en 2015.

      • Les lois mémorielles sont à ce titre condamnables. On le savait depuis longtemps.

      • je souhaiterais,par exemple,que le débat que vous citez reste ouvert.De meme que le site de la bataille d’alésia,le meurtre de kennedy,le 11 septembre,etc…
        je rajoute aussi que notre prix nobel d’économie me semble etre assez oublié par nos médias,ces théories dérangeraient-elles?une autre forme de censure(à mon sens)
        j’espère pour vous que ces débats peuvent etre moins difficilement abordés en suisse,en france si on les aborde ,on passe au mieux pour un marginal..

    • René de Sévérac
      12 janvier 2015 at 17 h 09 min

      Pas d’accord.
      Etre Charlie, c’est se comporter comme Charlie-Hebdo.
      Alors, le malentendu était grand entre les processionnaires.
      Mais pourquoi s’en étonner.
      Celui qui a écrit sur un panneau de 1 mère-carré :
      Le « Pen », touche pas à mon « Crayon ».
      Enfin un « Charlie »; un vrai !

  • « qu’il y a des cultures inférieures à d’autres » désolé mais c’est la stricte vérité. toutes les cultures ne se valent pas

  • Magnifique!!!
    Sauf ça « Être Charlie, c’est avoir compris l’enjeu « Rien du tout être Charlie c’est creux,c’est nul,c’est comme « Lapeyre y’en a pas deux »,ou « c’est suis qui dit qui est »,en disant je suis Charlie on se croit tout d’un coup intelligent alors qu’on est un mouton…

    • Je trouve l’article très bon aussi. Il fait bien le tour de cette tentation (j’allais dire totalitaire, mais n’exagérons rien) de réduire la liberté d’expression à ce qu’on admet soi-même.
      Mais, Zen Aztec, je ne comprends pas votre réserve sur « Etre Charlie, c’est avoir compris l’enjeu ». Parce que, loin d’être creux, l’auteur a défini, ou du moins a donné sa définition précise de l’enjeu en question.
      Ce #JeSuis Charlie commençait à devenir lacunaire car il était au départ très émotionnel; maintenant, on commence à y mettre du sens.
      J’ai malgré tout une (petite) réserve personnelle : pour être tout à fait complet, n’oublier ni les victimes ni les assassins, je l’aurais d’abord situé dans le cadre des événements précis du 7/1 et des événements mondiaux apparentés, pour en déterminer ensuite l’enjeu universel (ce que fait l’auteur).
      « Etre Charlie, c’est :
      – rendre hommage à toutes les victimes de l’islamisme radical de France, de Navarre et du monde.
      – avoir compris l’enjeu : etc… »

  • c’est une révolution informationnelle. Essentiellement basée sur le copié collé.
    Si cela continue, demain cette masse aura la liberté de tuer son voisin parce qu’il ne sera pas conforme à des normes établies par un pouvoir inconnu.
    Que dans tous les pays opprimés, la femme apprenne à lire, écrire et compter. En France ce doit être la même chose, les droits des femmes sont bafoués.

    • Révisitons le contenu de la révolution informationnelle

      • Et, tant qu’on y est : Construisons dans un monde qui bouge
        Ouvrons le champ des possibles
        Réinventons notre métier
        Prenons la vie côté plaisir
        Soyons plus responsable ensemble
        Partageons des ondes positives
        Multiplions les chances
        Accomplissons l’incroyable

  • Ce peuple larmoyant adepte des bougies et du polissage silencieux des pavés,
    à l’unisson de ses médias surfant sur le scoop déifiant la part de marché audiovisuelle,
    ses gouvernants surfant sur l’émotion à défaut de contrôler ses quartiers,
    pleurant tous autant ses héros que son manque de clairvoyance,
    écoutant servilement les disciples d’une idéologie aux textes criminogènes incritiquables
    dont la seule réponse à leur lâcheté victimaire intrinsèque est « religion de paix et d’amour ».

    Maudissant tous en silence leur aveuglement.

    • Magnifique article qui montre une vérité signifiante en France :

      – la liberté d’expression en France est une liberté de penser à gauche –

      D’ailleurs, plus aucun penseur ou artiste de droite n’a vocation a être édité, publié, à terme.

      C’est la jurisprudence Cali / Zemmour (taper sur YouTube Cali Zemmour) : « une personne, une opinion de droite n’a pas sa place sur un plateau de télévision »

  • Je ne suis pas Charlie.

    Honorons nos morts, défendons la liberté, mais surtout, unissons nous pour la vie et les vivants.
    Comment est-ce possible que ce peuple léthargique se lève d’un seul bloc, comme ça ?

    Pourtant l’Etat met des coups de couteaux dans la liberté chaque jour qui passe.
    Ces terroristes sont des jeunes désintégrés en quête d’un but. (Ils ont finalement trouvé des balles, et c’est bienfait pour eux)

    Ils auraient été intégré dans un système qui ne pousse pas les gens à etre désœuvré.
    Alors, Français, je serais Charlie avec vous, quand vous saurez « aussi » défendre la vie et les vivants.

    Sinon, c’est du vent.

    • bonjour E- moi, avec la meilleure volonté du monde ;et si bien sûr on ne peut que déplorer les victimes ; je ne puis être Charlie . Autant alors me demander de renier mes camarades tombés en Indochine et en Algérie , et sur les cercueils desquels vinrent cracher les Communistes ,lors d’une prise d’armes à Marseille ,ou bien lorsque la même gauche porta les valises d’argent du FLN ,pour acquérir des armes qui tuèrent d’autres de mes camarades . Peut-être n’est-ce pas assez pour ces gens de gauche ? Peut-être devrais-je m’excuser d’être vivant ?

      • Les vivants sont là pour pleurer et porter les morts.

        Que cette boucherie ignoble donne enfin la force aux Français de comprendre que la vie et la liberté doivent honorer le combat de nos morts.

        J’ai peur qu’hélas nos Français s’arrêtent à pleurer, sans porter la flamme de la continuité.

        • Enfin ! c’est tout ce que j’attendais de lire, être ou ne pas être ! la n’est pas toute la question , bien sur que l’on en a gros sur le coeur, je suis triste atterrée par ce drame, comme par tous les drames et actes de barbarie auquel l’être humain est capable de s’associer .
          Etre tous unis contre la folie meurtrière et prendre en amont cette gangrène qui bouffe le monde ! armons nous de lucidité, protégeons nos enfants, et nos frères de toutes couleurs confondus de ce virus ! tout comme on le fait pour l’ebola.
          C’est en amont que le travail doit se faire, plus de contrôle sur les allés et venus sur le territoire , la France est une passoire, ou se faufilent les rebelles, les fanatiques, stoppons l’hémorragie, protégeons nos frontières a coups de psychologues, de questionnaire judicieux, qui nous permettrons de savoir si oui ou non, les individus sont de bonnes intentions. Agissons.
          Merci E-moi.

  • Un article empli de lucidité et d’un sain questionnement. Merci Monsieur Montabert.
    La plupart de ces gens sont sujets à l’émotion, de bonne foi. Quel humain ne le serait pas devant tant d’exécration ? La faiblesse habituelle à laquelle ces réactions vont se confronter réside dans la faculté d’oubli et de silence.

    ? Combien de ces braves gens vont-ils rentrer dans leur cocon de passivité après quelques semaines d’émoi mêlé de peur personnelle ?
    ? Combien de ces gens auront-ils le réflexe de changer la marque de rouge sur leur bulletin de vote ?
    ? Combien de ces gens vont-ils enfin requérir la tête de cette hétaïre de la mort : Taubira. Funeste politicarde anti-républicaine, imposant aux représentants d’une justice déjà fort complaisante la rédemption pour des assassins en puissance (dont était l’exécuteur islamiste des quatre otages de la boutique casher, dès avant l’assaut du GIGN )?

    Hormis quelques exceptions, notre monde politique est hypocrite, tous bords confondus et à tous niveaux : de celui européen mais aussi inclus un Conseil de l’Europe décrétant les « nouveaux principes » d’une morale qu’il veulent imposer à leurs 47 Etats membres ? Pratique de la langue de bois par la force inepte du musellement législatif et l’acception quasi forcée d’idéologies rampantes les plus abjectes, celles de l’islam en premier !

  • Rémy D. WIEDEMANN
    11 janvier 2015 at 12 h 01 min

    Nous ne SOMMES PAS CHARLIE, c’est-à-dire cette caste qui s’arroge la liberté d’expression mais qui la refuse à Zemmour, à Houellebecque, aux catholiques, à la Manif pour Tous dont tant de membres ont été arrêtés, au FN, à tous ceux qui ne soutiennent pas Israël, aux spectateurs de Dieudonné etc etc etc. Nous sommes plutôt Charles Martel et disons à tous les bobos-Charlie qui disaient « pas de problème avec l’immigration » et « soutenons la lutte contre Bachar Al-Assad » que maintenant vous payez le fruit de vos errances, du déni constant des réalités, de votre brutale violence contre ceux qui ne pensaient pas comme vous, de vos politiques irresponsables d’armement de l’ennemi, de votre immigration et donc, évidemment, de vos pseudos-valeurs qui ne sont qu’une somme de lâcheté, d’exotisme touristique, de mépris paternaliste pour l’Afrique, de désacralisation de tout, d’anticléricalisme, d’insouciance irresponsable.
    Charlie est dans une drôle de fosse septique, Charlie va constater que les Français votent autrement, désormais.

    • Ne jouez pas le jeu des extrêmes. En étant solidaires de Charlie, même si on ne les lisait pas, même si on a tous adoré, pleuré, rit et été horrifiés par leurs dessins, même quand c’était contre notre religion et notre pensée, même si on ne partageait par leurs convictions politiques, on ne peut que les défendre pour justement être les premiers défenseurs du droit d’expression total. Qui est le patrimoine de tout le monde et de chacun.

      C’est au même titre qu’on peut se désolidariser de la manière dont les médias bien pensants – installateurs agréés en chef « d’œillères à autruches », je dis bien « œillères à autruches » pour appuyer le fait qu’après la mise de la tête dans le sable, on en rajoute une couche pour détourner la vue des vrais problèmes – traitent le problème, d’une manière totalement subjective et partiale , comme on l’avait tous compris ici.

      J’en ai marre comme tous de la spécialisation des discours politiques et médiatiques : discours politique, discours économique, discours social, discours sémantique, discours social, discours œcuménique, discours partisan, discours policier, discours larmoyant…

      Ce sont toutes les dichotomisations organisées par ces discours séparés par la spécialisation qui provoquent le déni, l’incompréhension, empêchent de montrer la réalité du doigt dans ce qu’elle a de plus cru, dédouanent les coupables réels – l’idéologie en cause, ses disciples, ses responsables, ses prédicateurs, ses médiateurs, ses terroristes – de leur responsabilité.

      Un voile noir tombe petit à petit sur le réel avec cette nouvelle technologie mentale imposée par les médias et les politiques.

      Un chat est un chat.
      Mais la nuit, il faut s’y attendre, tous les chats sont gris.

      • Les médiateurs de plus sont sélectionnés en fonction de leur capacité à occulter le réel. Les plus experts dans cette occultation / manipulation sont aussi les plus médiatisés, passent leur temps sur les plateaux et dans les médias. La sélection du médiateur se fait à l’aune de la maîtrise et de l’expertise dans la langue de bois. La sélection politique se fait depuis longtemps aussi à cette aulne. La norme et la normalisation descend petit à petit dans la société, par contagion, comme l’avait décrit Orwell, contaminant tous les critères de sélection.

        Un jour prochain, en toute logique du progrès technologique, la normalisation de la pensée sera portée par un logiciel contrôlant les mauvaises pensées, les déviantes, qu’il soit externe au corps ou implanté sous forme de puce électronique.

        Charlie aura vécu.

  • Je suis d’accord avec vous !
    Je pense être de plus en plus Charlie, au fil de ma vie d’homme de 39 ans.
    Merci de nous faire réfléchir et avancer.

  • Excellent article, en effet.

  • Antoine Palévody
    11 janvier 2015 at 13 h 44 min

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec c’est article.
    Premièrement, le fait que les membres de Charlie Hebdo aient des idées communistes ne permet en aucun cas de dire qu’ils ne sont pas Charlie. C’est une grave erreur (autant que celle que tu dénonces par rapport au FN) que de dire que le communisme supprime les libertés.
    Ensuite, je ne pense pas qu’il soit très pertinent d’accuser la foule elle-même, qui certes ne sait peut-être pas exactement pourquoi elle le fait, de se mobiliser. Il est déjà incroyable d’avoir réussi à créé une telle unité, même si les raisons de la présence de chacun sont nuancées. Le travail maintenant est de définir quelles sont ces nuances; pas d’en imposer une pour exclure ceux qui n’y adhèrent pas…
    A part ça je suis tout à fait d’accord quand tu parles de la presse et de la classe politique.

    Bien évidemment tout ceci n’est que mon avis et je suis ouvert à la discussion…

    • C’est une grave erreur (autant que celle que tu dénonces par rapport au FN) que de dire que le communisme supprime les libertés.

      Ah bon ? La Corée du Nord, la Chine, Cuba et le Vénézuéla sont des modèles de liberté ?

      Partout, je dis bien partout, où les communistes accèdent au pouvoir, ils mettent aux libertés civiles, ferment les frontières et ouvrent des camps de concentration/rééducation.

      Cf. Le livre noir du communisme.

    • le communisme est incompatible avec la liberté. de manière générale, l’égalitarisme (égalité de faits) est incompatible avec la liberté et avec l’égalité de droit. le communisme est une idéologie totalitaire tout comme l’islamisme

    • Le communisme, appliqué totalement en conformité avec l’idéologie, a fait plus de 100 millions de victimes au 20ème siècle, donc largement plus de victimes que le nazisme. Mao, Staline, Pol Pot, sont des criminels autant qu’Hitler, et pourtant, cela n’a jamais choqué ou dérangé Charlie Hebdo, qui n’a pas jugé utile de faire son Mea Culpa. Les dessinateurs de Charlie ont été victimes du terrorisme, sans aucun doute, mais aussi complices d’une idéologie criminelle. En cela, ils étaient au moins aussi cons que ceux qu’ils dénoncaient par leurs dessins.

      • Antoine Palévody
        12 janvier 2015 at 16 h 29 min

        Non l’idéologie ne correspond pas ( pas du tout même ) aux régimes que vous citez. Le problème est que les médias sont clairement soumis et en total accord avec le système capitaliste. Partant de ça il devient évident de comprendre pourquoi le communisme est ainsi représenté : pourquoi iraient-ils contredire et risquer d’endommager leur système qui les nourris si bien?
        Mais qui d’entre vous a entendu parler de la Bolivie, qui bat des records de croissance avec un dirigeant de gauche qui a réussi a rétablir la situation critique ( 5 changements de dirigeants en 5 ans).
        Alors non, ce dont vous parlez n’est pas l’idéologie du communisme, mais le fruit d’un long travail d’obscurantisme. Comme quoi, l’obscurantisme est vraiment partout en ce moment…

        • Si je vous suis, se réclamer du marxisme-léninisme n’est pas être communiste. Expliquez-moi donc pourquoi le programme en dix points de Marx a été appliqué partout où les cocos sont arrivés au pouvoir et qu’il a même été appliqué par le caporal moustache.

          • Antoine Palévody
            12 janvier 2015 at 18 h 32 min

            Je n’ai jamais parlé de Marx. Je dis simplement que toute les dérives de régimes communistes qu’on nous décrit ne sont PAS en accord l’idéologie de base du communisme.
            Et ,que je sache, Hitler ne s’est jamais réclamé Marxiste… Quand bien même il ne respecte pas les 10 points dont vous parlez.

            • PAS? Ah. Comment fait on pour organiser la société suivant une vision idéologique sans piétiner les libertés individuelles? Il n’y a pas de communisme sans fin « malheureuse ». Ça, c’est la réalité.
              hitler ne s’est jamais affiché comme marxiste. Evidemment, quand un de se fonds de commerce est l’antibolchevisme, c’est difficile de se réclamer du communisme ouvertement. Mais bon, pour se convaincre que nazisme (national-SOCIALISME) et marxisme n’ont aucun lien, il faut quand même faire l’impasse sur une quantité incroyable de petits détails dérangeants.

            • « Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui. »

              http://www.contrepoints.org/2012/08/16/93794-joseph-goebbels-pourquoi-nous-sommes-socialistes

              Sans parler du national-bolchevisme, des passerelles entre les rouges et les bruns dès le début des années 1920.

              « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ».

              Marcel Proust

              • Antoine Palévody
                13 janvier 2015 at 21 h 40 min

                Vous semblez oublier le but de la brochure que vous utilisez : gagner des voies. Il me parait évident que le rapprochent avec le socialisme ici n’est là que pour attirer la classe ouvrière ou les militants marxistes dans le mouvement nazi. De plus, il me semble mal venu de prendre comme exemple un article de propagande nazi pour étudier les lien entre le nazisme et le socialisme.

                Bien sûr il y a (et il y a encore) des dérives totalement inadmissibles de l’idéal communiste; personne ne peut le nier. La chose à ne pas faire, c’est de ne regarder que ces exemples précis, qui sont je le rappelle des dérives, et d’oublier le reste sous prétexte qu’il n’est pas montré (j’en reviens à la Bolivie).
                L’erreur aussi est de croire que les extrémistes sont les seuls méchants dans ce monde. Le problèmes est que les autres sont plus discret dans leur coups alors que sont parfois eux les plus redoutables.

                • Non le problème c’est de refaire et refaire encore la même mise en œuvre de votre « idéal » et espérer que ça marche. N’avons nous pas assez de recul pour évaluer objectivement, entre l’individualisme et le collectivisme, ce qui marche et ce qui ne marche pas?

                  • Antoine Palévody
                    14 janvier 2015 at 16 h 54 min

                    Et vous pensez donc que c’est l’individualisme?

                    • Euuuh 😀
                      la plus grande période de prospérité de l’histoire de l’humanité tombe comme par hasard sur quoi?
                      on peut triturer tout ce qu’on veut pendant des heures, mais le résultat est là.
                      à plus ou moins grande échelle, on peut aborder le sujets des pays/civilisations qui ont compté /pesé, mais bon vous semblez convaincu du bonheur qu’apporterait le collectivisme. Le Venezuela devait être, si on se souvient de ce qui se disait 15 ans en arrière, LE cas où « ça va marcher ».
                      loupé.
                      encore…
                      maintenant c’est la Bolivie. Je souhaite bien du bonheur à ses habitants, mais quelque chose me dit que si ça venait à fonctionner, ça ne sera grâce au marxisme que si on regarde de très loin, comme l’essor de la Chine ces dernières années.
                      partez vivre en Bolivie, moi je pars au Canada, et on en reparle dans 30 ans 😉

  • Je suis le véritable Charlie !!!

  • Très bonne analyse dans le contexte émotionnel actuel.on défend la liberté d’expression si c’est pour dire ce que l’on a le droit de dire. Inquiétant!

  • Hollande se joint à la manif :
    Un Charlot, des Charlie !

  • aujourd’hui,comme depardieu,je suis plutot chablis

    • Moi aussi je suis chablis 🙂

      Mais pour parodier, JE NE SUIS PAS SOCIALISTE.

      Ceux qui sont les responsables de cette situation, depuis le temps qu’ils sont au pouvoir.

  • Les journalistes de CH de 1995 mûs en petits collabos du pouvoir de la droite socialiste honteuse, personne a gauche ne les a dénoncés. Comme quoi, quand il s’agit d’accoître l’emprise de l’Etat sur la société et détruire la liberté, la gauche s’accomode de tous les pouvoirs.

    C’est Léo Ferré qui avait raison, « la gauche est une salle d’attente pour le fascisme ».

  • Charlie, c’étaient des mecs de 60 ans de moyenne d’âge qui quand ils avaient 25 ans étaient prêts à faire et ont fait ce que personne de 25 ans ne fera demain, T-shirt « je suis Charlie » ou pas.

  • Frederic GEORGES-TUDO
    11 janvier 2015 at 21 h 25 min

    Perspective intéressante et réfléchie.

    En guise de participation au débat, je voudrais quand même souligner un point que beaucoup semblent oublier :
    « Je suis Charlie » appartenant à l’origine à un seul homme qui voulait juste exprimer son émotion et qui n’avait aucune posture particulière en tête, chaque Charlie est parfaitement en droit de mettre la signification qu’il souhaite derrière son « Je suis Charlie ». Le soutien à Charlie Hebdo, l’hommage aux victimes, un cri de rage face à la bêtise islamiste, la défense de la liberté d’expression, la défense de la liberté de la presse, etc, etc.

    Qui sait, peut être que « Je suis Charlie » va rester célèbre et finir par symboliser un point de vue plus précis. Mais à ce jour, il n’en n’est rien.

  • Je ne suis pas vraiment d’accord et je soutiens le message « je suis charlie ». C’est clairement devenu un symbole de la liberté d’expression et c’est en ça que je le défend. Mais il faut faire attention à comment on définit la liberté d’expression et plus particulièrement comment on définit la liberté. En gros, pour cet article, la liberté signifie que l’on peut dire ou faire ce qu’on veut ; pas de règles ou de limites. En résumé : liberté = anarchie. Or on se veut un pays libre et pourtant nous avons des lois à respecter et si on transgresse une de ces lois nous devons répondre des nos actes devant un juge.
    Donc on aurait été dupé depuis le début et nous ne vivons pas dans un pays libre ? Non. La définition de la liberté qui est dans la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen est la suivante : « tout ce qui ne nuit pas à autrui ».
    Nous avons créé une société et pour que cela soit viable pour chacun, on doit respecter des règles. C’est pour ça qu’on ne peut pas non plus déclarer n’importe quoi ; si c’était le cas on pourrait tout aussi bien diffuser les messages des terroristes. Un message de haine vis-à-vis d’une personne ou d’un groupe de personnes va à l’encontre de la définition même de la liberté.
    Et donc oui il est justifiable que Zemmour et Dieudonné ne soient pas diffusés sur des chaines publiques parce qu’ils ne respectent pas la définition même de la liberté en portant des atteintes morales. Ceci dit il est tout de même simple d’avoir accès à ce qu’ils disent, la preuve étant que Zemmour s’en est mis pleins les poches avec son livre. Donc non je ne suis ni Zemmour ni Dieudonné.
    Par contre je suis d’accord avec le fait que la presse s’est totalement dégonflée, quelques journaux on eu le courage de le faire mais ils étaient trop peu nombreux et cela prouve bien que ce journal doit survivre.
    Le créateur de « Je suis Charlie » voulait simplement exprimer son soutient aux familles et aux proches des victimes, et le fait que les créateurs de Charlie n’est pas toujours été droits dans leurs bottes est indéniable, mais ces 3 mots sont devenus un symbole plus grand que ce que n’était le journal lui-même, et c’est pour ça que je défend cette phrase pas pour le texte en lui-même mais pour ce qu’elle implique.

  • Coquille dans le lien sur les « presque tous »
    Le bon lien étant http://euro-jihad.com/blog/?p=26732

  • N’ est pas Voltaire qui veut.
    Perso, je lis Charlie, et je ne suis pas d’ accord avec eux sur de nombreux points.
    En dernière date, l’ affaire Siné, la pétition anti FN, les caricatures de Mahomet…ce qui n’ enlève rien à leur courage.

  • Être Charlie, c’ est dire à ces fous qu’ il n’ y en a pas que 12 à descendre, mais des millions.
    C’ est plutôt dérangeant, parce que je suis plus enclin à discuter que d’ offrir ma belle poitrine à leur viseur.

  • « Éprouvaient-ils la moindre gêne lorsque des manifestants chrétiens opposés au mariage gay se faisaient molester gratuitement par la police ? »

    Trop drôle. Quand j’ai lu ça je me suis dit Ahah ce mec est en fait un rigolo ! non mais LOL quoi… le mec de droite déconnecté de la vie qui découvre la réalité des manif… Non les conservateurs réacs ne se sont pas fait « molester », ils se sont fait caresser. Que l’auteur se déguise en gauchiste et se joigne à un cortège de révolutionnaires en culottes courtes à l’occasion d’une prochaine manif : le contraste va être tel que le « molestage » n’en sera plus un, son souvenir va totalement s’estomper. C’est dommage parce que cette petite phrase sent tellement le parti pris que ça casse la belle lancée du reste de l’article, pas con par ailleurs. Pitié, qu’on ne parle PLUS JAMAIS de cette histoire de mariage et de manif pour tous, qui nous a tous rendu au moins aussi débile que cette histoire de Charlot et cie. Une mention de l’un ou de l’autre et ça flinguera tous les articles et leurs auteurs pour les générations à venir.

    • C’est vrai que les méchants flics s’acharnent contre les brebis inoffensives de la gentille gauche.
      question: ils sont tous des wolverine les révolutionnaires? Parce qu’on compte toujours 100 fois plus de dégâts dans les rangs des forces de l’ordre que dans ceux des pacifistes humanistes. Les crs se tapent les uns les autres pour se faire mal? Ils y vont en caleçon, les yeux bandés et avec une matraque en carton pour se retrouver avec autant de blesses. Allons allons…

    • « Éprouvaient-ils la moindre gêne lorsque des manifestants chrétiens opposés au mariage gay se faisaient molester gratuitement par la police ? »

      Un peu de bon sens: il y avait des enfants. Hé.

  • « Etre Charlie revient à militer pour la liberté d’expression »??? Tous les pro-Charlie sont d’accord je suppose? Ok donc si vous entendez « militer » mais « marcher 2h au soleil un dimanche » bordel je suis un militant quand je vais aux champignons avec mon grand père! Allez allez circulez, vous devez tous être au bureau bien content de raconter enfin un truc à propos de votre week end.

  • Etre Charlie, c’est accepter ses méthodes, même si celles-ci mettent en péril la Nation toute entière. Etre Charlie c’est accepter l’installation de la suspicion, de la haine dans les lycées notamment. Oui être Charlie aura des conséquences lourdes pour l’avenir. Voilà bientôt 15 que la France est en guerre contre le terrorisme, un ennemi invisible qui peut frapper à n’importe quel moment. Il y a d’autre moyens que la caricature pour le combattre. Finalement, les terroriste grâce à Charlie, ont réussi leur coup: monter un peuple contre un autre. La France n’avait pas besoin de ça.

    • C’est vrai qu’avant les caricatures, il n’y avait personne contre personne, dans la « France apaisée » de François

      • Je ne vous dit pas le contraire. Il aurai fallu agir plutôt. Nos politiques ont une lourde responsabilité, et ce depuis 40 ans. Mais je pense qu’il était inutile d’en rajouter une couche.

        • Responsabilité de nos élus, ok, mais quand ils font ce qu’ils ont fait pendant 40 ans, le peuple n’a pas l’air de sourciller des masses. Ça me rappelle un article de H16 dont le titre était, en gros: « ce que veulent les français? Du socialisme, pardi! » ils ont fait ce que les gens attendaient, sinon on n’aurait pas gardé la même caste et la même idéologie tout ce temps. Responsabilité des élus, ok, mais des électeurs aussi, et même plus.
          Le schéma de l’huile sur le feu ne marche pas avec une idéologie suprématiste, c’est ne pas connaître leur logique. La femme battue s’en prendra toujours plein la tronche de la part de son cher tendre, qu’elle soit docile ou pas. Pour que ça cesse, montrer qui est le plus fort, il n’y a que ça que certains comprennent malheureusement. Ça devient vraiment « inconfortable » quand ils commencent à être nombreux.

          • Quand vous dites que les électeurs sont aussi responsables, j’y mettrai un bémol. Les électeurs ont-ils vraiment le choix de leurs représentants ? Mais là je n’ai pas la réponse

            • Je me souviens des 3% de Madelin en 2002, ça a été pour moi une révélation. Les français veulent du socialisme et rien d’autre. Il y a des variantes certes mais le fond est le même.
              j’ai cru en sarko en 2007 (je sais, même moi je me trompe parfois 😉 ) parce qu’il avait OSÉ dire à la télé: il ne faut pas avoir peur du libéralisme. Ça m’a scotché, j’ai voté, me suis fait b…
              quand on finit avec 100% ou presque de politiques antilibéraux, c’est que, à un moment donné, et même plusieurs, voir des milliers, on a envoyé ce signal aux gens qu’on se farcit. Comme disait Carlin, ils ne tombent pas du ciel.

      • Au moins, si on peut trouver quelque chose de positif dans ces évènements, c’est d’avoir relancé les débats et secoués nos politiques endormis.

        • Poudre aux yeux

        • En somme vous qu’il faudrait une « bombe atomique » sur la France pour faire bouger les choses ❓
          parce que un vingtaine de morts pour ouvrir un débat, c’est quand même rude.

          • Si on devait ouvrir un débat, Paris 95, New York, Londres, Madrid, pour ne parler que des plus « spectaculaires » auraient dû amplement suffire. Après ce n’est que mon avis. 17 morts de plus n’y changeront rien du tout.
            sans être vieux, pourtant, j’ai l’impression qu’il y a souvent des tournants et autres électrochocs, claques, séismes, blabla. Fn 2002, Chirac devait tout changer, sarko 2007, tout nouveau, on va désétatiser, poisson d’avril, 2012, encore du changement… Quoi de neuf? Collectivisme, encore et toujours. C’est vrai que ça change

  • Bonjour, Le 14/01/2015

    Pouvez- vous me dire qui est exactement  » CHARLIE  »

    EST CE UN PERSONNAGE OU LE SLOGAN DE CHARLIE HEBDO ?

    Merci pour votre sympathique réponse.

    Mes Salutations.

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