Pourquoi la gauche veut supprimer la bourse au mérite

Le rétablissement par le Conseil d’État de la bourse au mérite n’est pas définitif : le gouvernement pourrait être de nouveau tenté de la supprimer en 2015.

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Pourquoi la gauche veut supprimer la bourse au mérite

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 janvier 2015
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Par Nolan Ricci

étudiante credits collegedegree360 (licence creative commons)

La bourse au mérite a eu chaud ! Cette bourse d’un montant de 1800 euros récompense les élèves décrochant une mention TB au baccalauréat ainsi que les meilleurs étudiants de licence. Dans les deux cas, la bourse au mérite est versée en complément de la bourse sur critères sociaux ; autrement dit, elle constitue une mesure supplémentaire en faveur des élèves issus des classes populaires.

Alors que le ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur avait prévu sa suppression prochaine dans une circulaire, au motif, selon la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qu’elle serait moins efficace pour la réussite du plus grand nombre qu’une augmentation du nombre de boursiers sur critères sociaux, elle a été sauvée in extremis par le Conseil d’État. En effet, celui-ci, saisi en référé par l’association d’étudiant « Touche pas à ma bourse, je la mérite », a décidé dans son ordonnance du 17 octobre 2014 de suspendre l’exécution de cette circulaire en raison « d’un doute sérieux sur la légalité de cette partie de la circulaire attaquée » notant que « son exécution, privant des étudiants d’une part substantielle de leurs ressources, créait une situation d’urgence ». Pour autant, suspension ne signifie pas annulation, et la plus haute juridiction administrative devra encore décider dans un futur proche si oui ou non la circulaire est légale… Ainsi, ne nous réjouissons pas trop vite, l’existence de la bourse au mérite est toujours en sursis.

Cependant, cet épisode politique est l’occasion de mettre en lumière le malaise qui existe entre la gauche et la valeur « mérite », manifestation du mal français qu’est la privatisation des valeurs par les partis politiques. Pourtant, les enjeux qui s’attachent au mérite, et, plus généralement, à tout thème ayant trait à l’éducation, mériteraient que l’aspect « politicien » de la vie politique s’efface au profit de l’intérêt des étudiants. Car en restant dans le dyptique traditionnel de la vie politique française, la gauche ne peut se dédouaner de sa responsabilité dans la « panne » de l’ascenseur social.

Liberté et Égalité, les sœurs ennemis ?

Dans la bipolarisation qui scinde le paysage politique français, il est intellectuellement rassurant (qui a dit facile ?) de croire que chaque camp aurait une préférence quant à la devise française qui surplombe les portes des écoles de la République. Ainsi, traditionnellement, on considère que la gauche mettrait l’accent sur « l’Égalité », là où la droite se revendiquerait davantage de « la Liberté ». Il est vrai que dans l’opinion publique, et la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007 est loin d’y être étrangère, la droite française a réussi le tour de force de faire croire qu’elle aurait l’apanage de la liberté individuelle, et in extenso, de la responsabilité, du travail, de l’excellence, en bref et pour en venir au sujet qui nous intéresse : du mérite ! Le mérite serait donc de droite, là ou la gauche, caricaturée, défendrait une « Égalité » briseuse de volonté et particulièrement démotivante pour tout élève ambitieux. Si l’on tend un peu l’oreille, on peut presque entendre les accusations « d’éducation au rabais » et de « nivellement par le bas » qui ont de nouveau fleuri récemment, à juste raison, à l’occasion des débats sur la place des notes à l’école.

La transversalité politique du mérite

Opposer mérite et égalité est-il pertinent ? Il nous semble que non.

D’abord, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui la première pose les thèmes de la liberté et de l’égalité comme fondements de la République, n’a pas vocation à être un étal de supermarché sur lequel les différents partis politiques pourraient venir piocher leurs idéaux, se distribuant ainsi les valeurs au gré de la population électorale qu’ils voudraient séduire. Nous sommes en présence de valeurs transversales, qui devraient, dans un débat apaisé, dépasser les seuls clivages droite-gauche et être la propriété commune des partis républicains.

Ensuite, il convient encore de se demander de quelle égalité l’on parle. De l’égalité sur la ligne de départ, ou sur la ligne d’arrivée ?

L’égalité sur la ligne d’arrivée est évidemment à proscrire, dans le sens où elle s’oppose frontalement à la liberté individuelle, et de là, au mérite. Dans ce cas précis, ces deux valeurs fonctionnent en vases communiquants : donnez plus d’égalité à l’arrivée aux uns et vous rognerez sur la réussite relative des autres, ou encouragez l’ambition et l’excellence et l’égalité de tous n’est alors plus qu’une utopie.

En ce domaine, la gauche a parfois fait des propositions en matière d’éducation qui confinaient à un égalitarisme forcené, niant les réussites et nivelant les performances individuelles. C’est pour cela que nous ne plaindrons pas plus longtemps la caricature dont elle est victime puisqu’elle en est aussi coupable.

L’égalité sur la ligne de départ, quant à elle, se marie parfaitement avec le mérite. De quoi s’agit-il ? De redonner à chacun, quelles que soient son origine sociale, les mêmes chances de réussite scolaire. Ainsi, l’égalité des chances, mesure phare de justice sociale, est pertinente dans son objectif de donner à tous les clés de la réussite, de sa propre réussite. La responsabilité individuelle quant à son propre succès académique, et plus tard professionnel, ne se comprend donc que dans la seule mesure ou l’État a mis en place les dispositifs nécessaires à une égalité sur la ligne de départ. En effet, comment imaginer une société « méritocratique » alors même que tous ne partiraient pas d’une même ligne de départ, avec les mêmes chances de réussite ?

Pour résumer simplement, l’égalité a posteriori est une mesure de nivellement par le bas, deresponsabilisante, là où l’égalité a priori est une mesure de nivellement vers le haut, donnant à tous la responsabilité de sa propre réussite. De là, égalité et mérite sont non seulement deux valeurs conciliables, mais plus encore, l’une et l’autre sont absolument indissociables.

Par ces démonstrations, nous affirmons donc qu’il n’est pas de l’intérêt du débat public qu’elles soient chacune privatisée par une sensibilité politique.

Ascenseur social en panne, prenez les escaliers

La gauche a laissé s’échapper le mérite, valeur qui transcende pourtant le spectre politique. Elle a pleinement accepté la privatisation des idéaux, prête à abandonner « le mérite » à la droite pourvu qu’elle ait le monopole sur l’égalité et la justice sociale, bien que, comme exposé précédemment, il s’agit encore d’en faire bon usage.

ascenseur social  (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)Pourtant, pour les raisons exprimées plus haut, elle aurait la possibilité (et le mérite !) d’assurer avec courage la promotion de l’ensemble des valeurs transversales qui fondent notre République. Elle devrait sortir du carcan idéologique qu’elle s’impose à elle-même ; défendre l’égalité des chances est une bonne chose ! Mais c’est soutenir le moyen, quand nous nous intéressons à la fin ; soutenir la réussite individuelle des enfants de classe populaire, et à travers elle leur mérite, est encore une meilleure chose !

Dans cette optique, quel plus mauvais signal que la décision de supprimer la mesure symbole du mariage entre mérite et justice sociale ?

Demain, à l’heure du bilan, comment ses bénéficiaires, filles et fils de classes sociales défavorisées, jugeront ce gouvernement de gauche qui supprima cette aide si précieuse alors même qu’ils tentaient de s’élever dans la société par leur seul mérite ? Si l’ascenseur social est en panne, encore faut-il ne pas scier les derniers câbles qui le maintiennent immobile dans les airs… au risque qu’il ne s’écrase irrémédiablement au fond de sa cage !

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  • Aux Libéraux de créer une fondation qui distribue les bourses au mérite et permette à l’état de s’en dispenser ! Je veux bien y contribuer dans la mesure de mes modestes moyens.

    • Ce ne sont pas les quelques bourses au mérite qui ruinent l’état…

      Imaginez un instant que l’état consacre autant d’argent à encourager les bons élèves qu’il en consacre à faire des rond-points et installer des radars.

      • Et surtout deux panneaux pour prévenir qu’il y aura un passage piéton dans 50m et qu’effectivement il y a bien un passage piéton

      • Raison de plus. C’est donc un domaine qu’il abandonne pour des raisons purement idéologiques, qui n’est pas forcément hors de portée d’une fondation privée, qui correspond bien au libéralisme et qui en changerait l’image dans l’opinion, et dont on peut penser qu’à long-terme, les bénéficiaires seraient les meilleurs prosélytes.

    • Sans vouloir vous offenser d’aucune manière (au contraire), votre idée n’est pas « neuve » et il existe bien déjà des formes privées qui récompensent de jeunes étudiants avant ou pendant leurs études (prix de la vocation, prix pour futur « doctorant » pour un projet ou une recherche à réaliser, un séjour dans un service étranger performant …). C’est bien souvent à titre individuel alors que vous semblez vouloir élargir ces initiatives, ce qu’on ne peut qu’approuver.

      C’est assez « anglo-saxon » et correspond à un état plus concentré sur son domaine régalien, laisse des pans entiers à l’initiative et à la responsabilité de la population en contradiction avec un état-« providence » dont on attend tout. On se rend compte, en y pensant, que ça change « tout » dans la cité: le système, les acteurs, l’organisation, un civisme personnel nécessaire, et même la liberté, pour le contribuable, de choisir le destinataire d’une somme (partie de l’impôt dû), comme cela existe pour le culte, dans certains pays!

      Lentement mais assez sûrement, les citoyens actuels (surtout 20-40ans), mieux informés (malgré tout), moins crédules, moins confiant dans l’appareil d’état, la politique ou les partis, ont déjà tendance à vouloir plus intervenir concrètement pour pallier les carences du système (même si cela a toujours existé). Un exemple entre mille: le nombre de « squats » existants alors que les carences des autorités dans la politique du logement sont patentes!

    • Bonne idée MichelO mais sous couvert du parti libéral pour que ça ait une portée : d’une pierre 2 coups…

  • la gauche n’aime pas les entrepreneurs , la gauche n’aime pas les étudiants studieux qui en veulent , la gauche n’aime pas les riches …..ils veulent quoi les socialos alors ? des chomeurs ? des pauvres ? des sénoirs qui font de la corde raide pour s’en sortir ? des adhérents au rsa ? des immigrants pauvres comme job ? ils veulent quoi les socialos ????????

    • Des fonctionnaires, et 100% des actifs est leur objectif.

      • Des électeurs.
        Il y a toujours plus de fénéants que de courageux, de glandeurs que de studieux, de cons que de perspicaces. En chouchoutant les médiocres et la médiocrité, on attrape plus facilement les électeurs.

        • Electeurs ou fonctionnaires , c’est un peu la même chose pour les socialos !!!Vouloir transformer tous les emplois en emplois fonctionnarisés s’appelle la soviétisation de la société et c’est en marche !!!

          • Et certains s’étonnent que les médecins soient en grève! (hors-sujet, j’avoue!). Mais que restera-t-il de libéral dans ce métier (le mien, je ne le cache pas) hyper-réglementé, tarifé, surveillé, sanctionné, alors que le secteur public est clairement en faillite?

          • bonjour Robin 35
            Le marché de l’emploi n’est pas mirobolant et ce depuis 40 ans. Passé un concours dans la fonction publique c’est avoir un emploi mais c’est aussi en subir tous les aléas

    • @ Marie

      « ils veulent quoi les socialos alors ?  »

      C’est un calcul : ce n’est pas une bourse de 1,800E qui empêchera 90% des mentions très bien d’y arriver.

      Ils raisonnent comme on raisonne dans une course par équipe : c’est sur le maillon faible qu’il faut se focaliser car si le dernier coureur ne passe pas la ligne on a perdu.

      Le seul hic c’est que les études ce n’est pas une course par équipe et en final c’est ce que dit l’auteur de l’article : ils veulent que tous passent la ligne d’arrivée en même temps et forcément ça sera avec un chrono de m**** : nivellement pas le bas.

      Je pense que s’ils pouvaient ils mettraient même un handicap comme dans les courses de chevaux : celui qui court trop vite on lui met 10 kg de plus sur le dos pour que ce ne soit pas toujours le même qui gagne.

      C’est en voie de se faire et l’auteur l’a oublié dans son article : NVB a proposé de diminuer les dotations de certaines académies ou établissements pour en renforcer d’autres. L’égalité républicaine en prend un coup mais les profs si prompt à se mettre en grève n’ont pas moufter.

    • L’état veut des gens qui dépendent complètement de lui qui lui soient totalement asservis !

  • C’est fondamental :

    Etre de gauche consiste à ne pas crorie ua libre arbitre.

    Le mérite n’existe pas, de même que l’ardeur au travail.

    Et si l’ardeur au travail existe, elle ne vient pas du libre choix de l’individu, mais de son éducation ou de ses gènes, cad de son déterminisme.

    Comme, pour un socialiste, tout n’est que déterminisme, le mérite ne peut pas exister, récompenser le mérite est donc une absurdité.

    Le socialisme est parfaitement logique, mais comme ses prémisses intellectuels sont faux, tout le raisonnement qui suis est faux, même s’il a l’apparence de la logique.

    • bonjour stéphane ,imparable logique des tenants de cette utopie rétrograde ! le niveau zéro de la compréhension de l’entreprise , du travail ,de l’ascension au mérite personnel , paramètre parfaitement inconnu de la gent socialiste qui ne subsiste que d’argent public !

  • La notion de mérite (reconnu par l’État) est certes une valeur de la «droite», mais n’est certainement pas une valeur libérale.

    • Une « valeur libérale » ne veut pas dire grand chose.

      Le libéralisme, c’est le libre choix par l’individu des valeurs qu’il veut suivre et/ou respecter, dans le respect de la Justice (dans le respect des droits fondamentaux des autres).

  • J’ai enfin compris, l’enfant qui va devenir socialiste n’a pas reçu à la naissance le vaccin contre la connerie. L’armée ayant été supprimée, il y avait encore une chance d’être immunisé au début de la conscription.

    • Et si pas au début, certainement à la fin! (J’ai fait mon service: expérience sociologique inoubliable!)

      • Ça manque évidemment aux jeunes d’aujourd’hui, dont mes enfants qui ont déjà plus de 25 ans. J’ai milité pour la fin de la conscription. La forme ancienne paraissait désuète et on perdait une année à rien faire.

        Pourtant aujourd’hui, je sens qu’il manque aux plus jeunes quelque chose, une cohésion, un sentiment de solidarité et de notion de groupe. Et même si les sergents n’étaient pas des lumières, on apprenait à rentrer dans un moule social, une entreprise, à s’adapter à toute situation où le groupe prime sur l’individu, style comment réagir collectivement à une catastrophe. Et puis il n’y a jamais eu de meilleur moyen pour faire rentrer les enfants nés ailleurs dans le creuset républicain français. Il faudra un jour y revenir sous une forme moderne, les filles y compris, peut-être pas comme en Israël où ça dure 3 ans. Mais sous un compromis utile à la société, un service civil. Il y a tant de choses utiles à faire sur notre territoire.

        Cela éviterait à bon nombre de gamins aussi de tenir les murs dans les cités. On pourrait vider les prisons, faire des têtes brûlées des militaires de carrière. Je trouve en même temps qu’il y avait moins de racisme, de communautarisme et d’exclusion à l’époque, grâce à cette méthode. Moins de crimes aussi. Les jeunes s’emmerdent aujourd’hui, alors laissés à eux-mêmes dans la rue, ils font des conneries. Les jeunes éviteraient d’être manipulés par des idéologues fanatiques qui les envoient au casse pipe une fois ensorcelés.

        Il faut remettre le service militaire au gout du jour sinon la France risque d’exploser sous un modèle communautaire qui entraînera une guerre civile. Pour finir, ça parait con, mais quand on sortait de l’armée, on avait passé le rite d’initiation et on entrait dans l’âge adulte. Ce n’est pas rien.

        • Le creuset républicain… patati patata… Vonscription : esclavage imposé par l’état pour défendre l’état et tu sais ce qu’on en pense de l’état. Donc sans moi.

  • Est ce que finalement, la seule bourse qui devrait exister n’est-elle pas justement celle du mérite ?

    En faisant fi de l’origine des élèves, du salaire de leurs parents, l’élève qui souhaite s’en sortir serait alors celui qui en veut. Et on a plus tendance à en vouloir quand on part de rien que quand on nait une cuillère en or dans la bouche.
    Le gosse de riche qui a grandi dans l’oppulence sans rien branler serait à mon sens bien désaventagé devant le fils d’ouvrier qui s’est arraché, et devant un employeur, ça se verra.
    Pourquoi ne pas remettre en place l’uniforme à l’école dans ce sens là ?

    • Votre raisonnement est juste, cependant l’affirmation que devant un employeur ça se verra…je doute.
      La plupart des boites recrutent au CV.
      Il sera très difficile pour un enfant d’ouvrier d’accéder à une grande école, il ne sera pas formaté pour. rare sont ceux qui percent, pourtant nombreux ceux qui ont le talent pour.

      Un gosse de riche il aura juste à se concentrer sur ses cours, l’enfant d’ouvrier, il aura un handicap de confiance en lui et des autres.
      En plus il sera victime d’une certaine discrimination sociale-culturelle de la part des gosses de riches qui paraderont à des conférences, des after-work branchés ou autre pendant que le fils d’ouvrier sera au mcdo pour pouvoir se payer ses études.

      • Je ne vois pas ce que vous voulez dire. Si la bourse est au mérite, le fils d’ouvrier méritant n’a pas à aller faire le serveur au McDo. A moins que vous ne parliez de la version socialiste du mérite, où un fils d’ouvrier est forcément plus méritant qu’un fils d’entrepreneur ? Et un fils d’enseignant tellement méritant qu’il trustera les places en grande école, comme aujourd’hui…

        • Oh arrêtez! On parle d’une bourse de moins de 2 000 € par an: c’est pas lourd! Mais si en France, on préfère investir dans l’administration, les fonctionnaires et les liasses de formulaires « CERFA » aux copies illisibles, c’est un choix que je respecte, faute de le comprendre

          • Ca vient en plus de la bourse normale qui peut atteindre 5,000E donc 1,800E en plus ce n’est pas rien sachant que la bourse donne priorité au logement et qu’un étudiant peut vivre avec 700E net par mois environ hors logement.

            • L’étudiant peut aussi utiliser ces 1800 euros pour assurer les intérêts d’un emprunt avec différé de remboursement jusqu’à son entrée dans la vie active. Mais de toute façon, on parle là du principe de n’avoir de bourses qu’au mérite, donc on récupère toutes les bourses données actuellement aux mauvais et on ne redistribue qu’entre les bons.

            • @ gameover et @ MichelIO

              Je ne suis pas Français, j’ignorais et veuillez considérer que je n’ai rien dit!

      • L’idée de la seule bourse au mérite de Flo est plaisante dès lors qu’on considère que le travail et in fine la réussite devraient être seuls encouragés. Mais comme l’écrit @l’ordure c’est faire fi des difficultés des élèves issus de classe populaire dans l’institution scolaire ; c’est pour cela que des mesures de justice sociale sont souhaitables, c’est tout le propos de « l’égalité sur la ligne de départ ».
        Le système actuel est bon, puisqu’il ménage les différentes approches à travers 2 étages :
        -un étage « automatique », la bourse sur critères sociaux, ouverts à tous pour assurer l’égalité des chances
        -un étage « supplémentaire », la bourse au mérite, pour récompenser encore davantage ceux qui s’arrachent vraiment.

        Dommage que l’idéologie l’emporte sur ce bon sens, au détriment des élèves.

        • « faire fi des difficultés des élèves issus de classes populaires »
          La supposition hardie est plutôt de penser qu’une bourse réduirait ces difficultés. Pour moi, les difficultés viennent d’un manque d’instruction familiale, d’un manque de motivation, d’une mauvaise connaissance des filières et des possibilités, d’un manque de méthode, etc. Rien que l’argent puisse acheter…

          • Vous admettrez qu’il est plus facile, par exemple, de s’intéresser à son orientation lorsqu’on est nourri, logé et blanchi chez ses parents, que lorsqu’il vous faut passer votre soirée à faire des frites chez MacDo après une journée de cours déjà chargée, car votre famille ne peut subvenir totalement à vos besoins.
            Je caricature à peine, et si une aide supplémentaire, basée sur les résultats, peut permettre aux meilleurs éléments issus des classes populaires de se concentrer exclusivement à leurs études…

            Si la somme des intérêts individuels contribue à l’intérêt général, alors réjouissons nous de la réussite de ceux qui, pour des raisons sociales, ne semblaient pas nés pour !

            • J’ai beaucoup de mal à admettre ce que vous dites, qui va à l’encontre de mes observations : ceux qui sont nourris, logés, blanchis s’intéressent aux jeudis soirs étudiants, au sexe opposé (ou pas opposé), etc. J’irai même plus loin : ceux qui ratent une partie des cours pour avoir trop travaillé au McDo ont de bien meilleures chances dans la vie ultérieure que ceux qui y baillent d’ennui assidu parce qu’ils ne veulent pas avoir à quitter le doux cocon familial une fois les études terminées.
              Alors je suis tout à fait favorable à proposer de remplacer le salaire du McDo par une bourse indexée sur les résultats, et tout à fait opposé à votre bourse sur critères sociaux, dont j’estime que c’est du gaspillage qui ne donne pas la moindre chance supplémentaire à ceux qui en bénéficient, parce que ça ne s’adresse pas à leurs lacunes. Par contre, je veux bien des internats d’excellence, des tutorats, etc.

      • Si l’école était privée, le talent serait apprécié à sa juste valeur, d’où qu’il provienne.
        Seul le socialisme empêche la promotion sociale par le talent – tout en affirmant l’inverse, bien entendu.
        N’avez-vous pas encore constaté que le socialisme ne produit jamais que l’exact opposé de ses objectifs ?

        On ne peut servir aucun objectif vertueux en piétinant la vertu, l’ordre naturel, et le socialisme est la révolte contre cet ordre – dont Bastiat a pourtant démontré l’harmonie.
        La folie est de vouloir contraindre à l’harmonie ce qui est harmonique de soi, simplement parce qu’on n’aime pas cette harmonie-là. Le péché originel.

  • « En effet, comment imaginer une société « méritocratique » alors même que tous ne partiraient pas d’une même ligne de départ, avec les mêmes chances de réussite ? »
    Et voilà comment on justifie la destruction de la famille, et le principal moteur de l’ambition sociale, celui de faire bénéficier sa descendance des progrès qu’on a accomplis.
    L’abolition du « déterminisme familial » est une monstruosité absolument contraire au droit naturel.
    Les agressions contre la liberté qui en résultent sont sans nombre, et les destructions incommensurables.
    Le socialisme ne peut que détruire: L’égalité sera obtenue en détruisant à chaque génération les acquis de la précédente.

    L’égalité des éducations reçues est une idée aussi monstrueuse, qui nie toute la diversité des enfants, des enseignants et des milieux. Là aussi la destruction est immense, et l’égalitarisme explique la bureaucratie éducative sous laquelle croule notre école, et qui la rend aussi médiocre que ruineuse.

    L’égalité est contraire à la nature, elle ne peut que détruire, quelque sens qu’on lui donne, hormis spirituellement. Pour un chrétien, l’égalité de dignité de tous les hommes est un fait d’ordre spirituel; la folie socialiste consiste à vouloir l’imposer dans la réalité – exception faite, comme toujours, des dirigeants socialistes, qui ne s’appliquent jamais les règles qu’ils imposent au bétail humain qu’ils prétendent diriger.

    Pour un libéral, tout ce qui s’obtient d’une personne humaine par la Contrainte, donc par la violence, est inacceptable. Le libéralisme donne ainsi au mot « égalité » le seul sens possible.

    L’école devrait être soustraite à la mainmise étatique, l’école publique n’a jamais eu d’autre fin que de détruire la liberté (comme le prouve le fait que sa création fut précédée de la destruction de milliers d’écoles de très bonne qualité). Ce pouvoir exorbitant assis sur la contrainte (l’impôt) devrait révulser tout libéral, avant même d’entamer la litanie des coups qu’il porte quotidiennement à la liberté (carte scolaire et « mixité sociale », cours d’endoctrinement…)

    Quant à l’odieuse expression « justice sociale », elle devrait glacer le sang de tout libéral: La justice, c’est la liberté, c’est le respect de la propriété. La « justice sociale » est un charlatanisme par lequel le socialisme déguise son esclavagisme en oeuvre sociale, une expression de haine et de division qui sert à régner: Le pauvre qui reçoit au nom de la « justice sociale » est fondé à croire que c’est en réparation d’une injustice, donc que le contribuable tondu à son bénéfice est en fait son spoliateur, au rebours de la réalité.

    Il est temps que Contrepoints se ressaisisse !

    • Cher Fucius, votre jugement est sévère. De la même manière que je critique l’idéologie égalitariste dans laquelle s’enferme la gauche, je ne peux adhérer à votre discours qui, par manque de nuance, se révèle caricatural.

      Vous n’ignorez pas également qu’il y a différent courants dans le libéralisme. Et le social-libéralisme (désolé pour ce qui sonnera surement à vos oreilles comme un gros mots) défend la justice sociale comme prérequis à l’exercice plein et entier de la liberté individuelle (cf. Rawls et Amartya Sen par exemple).

      A contrario, geler les inégalités sur la ligne de départ, comme vous le proposez, ce n’est pas libéral : c’est médiéval.
      Nous avons connu ces sociétés dans lesquelles les structures sociales étaient si rigides qu’elles anéantissaient toute liberté individuelle, en ôtant tout espoir pour les individus de s’élever dans la société par la force de leur travail.

      Mais nous nous rejoignons sur le rejet de l’égalité sur la ligne d’arrivée, qui, pour le coup, fait l’unanimité dans la grande famille libérale.

    • Je comprends bien ton propos Fucius et que tu t’offusques que l’on parle de voitures mues par des énergies fossiles alors que l’avenir est c’est sûr à la téléportation.

      Mais là on n’a pas encore réussi à vaincre la gravité alors on se contente de parler de ce que l’on connaît.

      Je suis bien d’accord que dans une société libérale l’éducation telle que nous la connaissons aura disparu au profit des MOOCs (par exemple) et qu’apprendre ne sera plus une question d’argent ou du moins ce sera à la marge : cf le gars qui en 1 année a acquis les 4 années de cours du MIT et les diplômes qui vont avec.

      Conscient aussi que dans une société libérale un étudiant valable n’aurait aucune peine à acquérir un financement directement par une entreprise.

      Mais là on est juste en 2015…

      Sinon, d’accord sur le mot virus « justice sociale »… mais l’auteur est un peu jeune là…

      • Quel lien faites vous entre « jeunesse » et « justice social » cher gameover ?
        John Rawls était-il assez « vieux » à votre goût lorsqu’il écrivit « Théorie de la justice » ?

        • Bonjour Nolan,

          (sans vouloir vous froisser)

          J’ai déduit de vos références et de votre façon de vous exprimer que vous deviez avoir environ 22 ans et que l’éducation nationale vous a formaté à tel point que vous ne vous rendez pas compte du signifié des mots que vous utilisez tel celui de « justice sociale » qui est ce qu’un libéral appelle un mot virus tel « cadeau fiscal » par exemple.

          Tiré de wikiberal :
          Justice sociale, cohésion sociale
          Ces termes, dont l’un (cohésion sociale) est vague à dessein tandis que l’autre (justice sociale) témoigne déjà d’une orientation en faveur d’une redistribution collectiviste, permettent de justifier l’interventionnisme étatique, au nom d’un égalitarisme qui ne veut pas dire son nom (la justice est avant tout la justice, pourquoi devrait-elle être, de plus, « sociale » ?). Friedrich Hayek explique comment la « justice sociale » sert de prétexte moral aux politiciens :
          La création du mythe de la « justice sociale » est largement le produit de cette machinerie démocratique particulière, parce qu’elle pousse les élus à inventer une justification morale pour les avantages qu’ils confèrent à des intérêts particuliers.

          http://www.wikiberal.org/wiki/Motvirus#Justice_sociale.2C_coh.C3.A9sion_sociale

          Sur John Rawls : il justifie cette justice sociale derrière la théorie du voile d’ignorance qui est une fiction qui conduit à une intervention étatique et in fine au totalitarisme car seul un état fort peut y parvenir. C’est un liberal au sens anglo-saxon du terme c’est à dire un gauchiste inspiré de Lock et Rousseau, mais en pire puisqu’allant jusqu’à déposséder chacun de ses talents puisque ceux-ci sont dus au hasard, donc non mérités.
          ________________
          Mais si par hasard vous aviez 50 ans, alors là ce serait grave et on ne peut plus rien pour vous.

    • Je vous sens en colère, là!

      Pourtant, je continue à croire que le domaine social (sans le suffixe « isme » qui signe un superlatif signifiant bien que la société passe avant l’individu, ce qui, comme l’inverse, n’est pas idéal, à mes yeux!) .

      Je suis un chaud partisan de la préservation du système appelé « sécurité sociale » qui est une « justice » où les victimes du sort (malades, accidentés, handicapés, chômeurs, vieux …) bénéficient d’une solidarité des « chanceux »!

      C’est bien une quasi exclusivité européenne que le monde entier nous envie (ce qui n’empêche pas que son organisation, pays par pays, soit plus ou moins réussie, j’en conviens!)!

      Elle devra résister maintenant au « tout pognon » qui est la base d’un ultra-libéralisme (qui n’est pas libéral!) et qui veut profiter tant de la globalisation que de la mondialisation, à des fins ultra-égoïstes, avec tous les moyens utiles, légaux ou pas, pour soumettre les populations à son seul profit.

      La « justice sociale » n’est pas vécue partout comme en France sous gouvernement dit « socialiste ».

      Ailleurs, il s’agit bien (en théorie, plus ou moins bien appliquée) d’une correction de la « malchance » par une compensation de moyens permettant, dans la mesure du possible, de (re)socialiser la personne en lui permettant de développer ses compétences et son autonomie, et donc, sa liberté! (Qui n’a pas été au courant du cas d’une personne capable de dépasser son handicap, pour vivre malgré tout, un brillant succès dans sa compétence personnelle?).

      « Liberté, égalité, fraternité » sont bien trois aspects de la même réalité à créer.

      Si le stupide système binaire français (liberté contre égalité, droite contre gauche, blancs contre noirs, Français contre étrangers, Pétain contre De Gaulle, « pour » contre « contre, et « la guerre des boutons ») doit continuer, vous n’en sortirez évidemment pas!

      Il est des sujets où il faut parfois se rassembler au-delà des clivages, sans jeu de postures, avec une liberté de vote « en conscience », sans aucune injonction des directions de parti! Il en va ainsi des questions dites de « bio-éthique », de l’avenir de nos jeunes ou de l’héritage que nous voulons leur laisser! Sont faits pour ça, les gouvernements d’ « union nationale » ou le système par coalition, fréquent, dans bien des démocraties (mais votant à la proportionnelle!).

      La démocratie est bien le respect de la volonté des plus nombreux mais accompagné du même respect des droits de la (ou des) minorité(s). En dehors de cette tolérance, point de salut!

      • Et Mikylux ça n’a pas l’air de spécialement te gêner d’entraver la liberté des uns pour compenser une inégalité naturelle ?

        Ne change pas de système, le socialisme te va si bien.

        Quand au système social que le monde entier nous envie, on se demande bien pourquoi il ne l’adopte pas.

        T’as pas l’impression d’un gros fail avec un système qui nous conduit à confisquer plus de 57% du PIB?

        • Évidemment que si (à la dernière question)!

          Mais je ne sais que trop (après 17 ans passés en France comme « travailleur immigré »!) que si ce pays est critiquable (et Contrepoints ne me semble pas du tout s’y opposer), il n’est évidemment pas question qu’un « étranger » s’en charge: c’est proprement intolérable et quelques arguments « ad hominem » (sans valeur), plus ou moins xénophobes, y remettront bon ordre en rassurant le chauvinisme national!

          Mais confisquer 57% de PIB sous prétexte d’en arroser un peu, contre 45% en Allemagne est évidemment un des aspects d’une machine politico-administrative insatiable dont l’obésité centrale ou loco-régionale, même au-delà des mers, décourage tous les pouvoirs de tenter d’y remédier, visiblement!
          (J’écris ailleurs que cela génère même un surcroît de PIB (pas vraiment « productif ») très commode pour partiellement masquer l’augmentation, forcément, de la dette nationale pour le critère de Maastricht puis que la dette y est rapportée! (Je ne suis pas aveugle!)

          Cela dit, non! Il n’est pas purement socialiste d’avoir le souci du bien-être de ses concitoyens (préoccupation sociale déjà vécue par les grands patrons « paternalistes » soucieux du bien-être de leurs ouvriers et organisant les cités ouvrières avec école, logements et parfois même piscine, fin XIXième et début XXième, dont de fameux vestiges subsistent car « classés » même si réaffectés.
          Ces patrons n’étaient pas socialistes mais, sans doute, sensibles à la « fraternité », ce dernier terme « Républicain » (je n’ai pas rêvé?) n’étant représenté par aucun parti, si je lis bien l’article!

          Souffrez que je vous rappelle qu’un système binaire contradictoire ne peut représenter toute la réalité et reste profondément destructeur!

          P.S. Je n’ai jamais voté pour des politiciens dépourvus de tout sens de la nuance ou d’un pragmatisme sachant se montrer conciliant quand nécessaire. En France, j’ai souvent été assez attiré par des personnalités moins dogmatiques (J.L.Borloo avait cette séduction) mais, en politique, « quand les dégoûtés s’en vont, il ne reste que les dégoûtants » dit-on, par ici.

          • Si des entreprises telle Schneider au Creusot ont créé de bonnes conditions de travail pour leurs ouvriers avec des hopitaux, écoles, épiceries, logements, régime de retraite etc… ce n’est pas grâce à une réglementation mais simplement parce qu’ils y avaient intérêt… mais le CNR a nationalisé tout cela en 1945.

            Si des gens sont payés par des entreprises juste au SMIC c’est que si on pouvait les payer moins on le ferait.

            Si des gens sont payés par des entreprises 2, 3 4, ou 10 fois le smic alors qu’aucune réglementation ne les y oblige, c’est que c’est la valeur qu’on leur donne par rapport à ce qu’ils produisent.

            Les gens peuvent s’organiser hors de toutes réglementations et collaborer dans leurs propres intérêts.

        • Et précision: la « nature », « je ne connais pas, on ne m’a jamais présenté ». Ou on fait partie de la nature et donc c’est difficile de parler de quelque chose qui nous dépasse ou nous n’en faisons pas partie mais cette prétention, je ne peux pas la partager: tout prouve le contraire! Alors « inégalité naturelle » na vraiment aucun sens! Inégalité « banale », « négligeable », « courante », « fatale », c’est écoeurant mais on comprend ce que vous dites, mai « naturelle »!

          • Bah tu vois, si on est tous les deux dans la savane et qu’il y a un lion qui nous court après, tu vas voir ce que c’est une inégalité naturelle… y aura pas à faire les présentations !

  • « L’égalité sur la ligne de départ, quant à elle, se marie parfaitement avec le mérite. De quoi s’agit-il ? De redonner à chacun, quelles que soient son origine sociale, les mêmes chances de réussite scolaire. Ainsi, l’égalité des chances, mesure phare de justice sociale, est pertinente dans son objectif de donner à tous les clés de la réussite, de sa propre réussite. La responsabilité individuelle quant à son propre succès académique, et plus tard professionnel, ne se comprend donc que dans la seule mesure ou l’État a mis en place les dispositifs nécessaires à une égalité sur la ligne de départ. En effet, comment imaginer une société « méritocratique » alors même que tous ne partiraient pas d’une même ligne de départ, avec les mêmes chances de réussite ? »

    Pour vous la solution aux inegalites sur le ligne de depart est forcement etatique? Donc base sur la contrainte et la spoliation des uns au profit des autres.

    Pourtant il existe de multiples solutions liberales qui ne cessent d’emerger, pendant que les tentatives de l’Etat n’aboutissent qu’au nivellement par le bas.

    Les MOOC, les bourse d’etudes finances par le prive, mais aussi le financement (par un pret ou une prise de participation dans les revenus futurs de l’etudiant) a but lucratif.

    Les solutions socialistes sont toujours basees sur une vision negative de l’Homme, qui serait incapable de s’organiser librement pour ameliorer sa condition.

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