Obama et Cuba

Obama et Cuba (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

Obama et Cuba René Le Honzec

Cuba a été le phare d’une quantité d’intellectuels occidentaux pendant des décennies. Et puis, pouf, le dollar triomphe : Castro, enfin Raul son frère dictateur par filiation (comme en Corée du Nord) a enfin admis que s’il voulait éviter un printemps cubain, il lui fallait mettre du beurre dans les épinards des camarades asphyxiés, non pas par l’embargo yankee, mais par l’incompétence bureaucratique communiste.

Nous avions hébergé une résistante – par blog – sur Contrepoints, Yoani Sánchez. Obligée à s’exiler, parce qu’un accident est vite arrivé dans les mauvaises routes castristes. Je pense à elle en ce moment et lui souhaite enfin une vraie liberté…

Cuba est un parfait exemple d’aveuglement politique entretenu par un folklore qui ne tient pas compte des tortures, des exécutions, des disparitions : Viva el che ! Hasta siempre, el pueblo unido… Les campus hispanisants en France étaient souvent en grève de solidarité avec la courageuse lutte de tel ou tel héros du moment…

Mais encore une fois, la France n’a jamais fait le procès de Nuremberg du communisme : celui-ci s’est fait doucement oublier. Des milliers, des millions de Français y ont adhéré et refusé d’en voir les dangers. En 1947, Kravchenko, haut dignitaire communiste évadé du système soviétique publia un livre -brûlot implacable. Il fut attaqué par tous les compagnons de route qui le traitaient de fou. Il gagna son procès, son livre fut reconnu sincère.

Zemmour vient par exemple d’écrire un best-seller sur le déclin du pays. Je vois se mettre en place un nouveau procès Kravenchko, avec les mêmes techniques staliniennes, soigneusement préservées par les « anciens »…