Et une nouvelle réforme de l’éducation, et une !

Le regard de René Le Honzec.

René Le honzec réforme éducation nationale

C’est reparti, pour sauver l’École, la République et le Socialisme, Najat a lancé une espèce de réformette dont je vous laisse vous débrouiller pour y comprendre quelque chose : y’a toujours des ZEP (zone éducation prioritaire), des REP (régiment étranger parachutiste ?), y’en a des qui z’y entrent, d’aures qui z’en sortent, ceux qui sortent ne sont pas contents, ceux qui entrent trouvent qu’il n’y a pas assez de sous. Tous jurent d’être très mauvais pour mériter ce saupoudrage sur 8000 écoles et 1000 collèges, dont la ministresse s’empresse de refiler le bébé (GPA, reconnu par Taubira) aux Académies qui devront faire les choix.

Si vous avez une impression de déjà vu, ne vous vantez pas de votre perspicacité de lanceur d’alerte pour Contrepoints, essayez plutôt de COMPTER le nombre de fois, en trente ans, ou un ministre de l’EN a convoqué la presse dans un quartier « défavorisé » sécurisé pour y annoncer ce même genre de blabla. Des milliards ont été dépensés (et non pas investis, vu les résultats) sans aucun résultat sensible, mesurable. L’Éducation nationale réussit l’exploit d’être un monstre : un mammouth qui a engrossé un tonneau des Danaïdes.

Les bons enseignants se désespèrent en prenant l’apéro entre eux, mais ne font rien pour contrer la Bête programmée pour détruire notre système. Les autres s’en foutent, car ils savent que leur incompétence destructrice ne sera jamais remise en cause. 30% d’élèves ne maîtrisant pas les bases en entrant en 6ème ? Ce n’est pas ma faute, c’est le manque de moyens. Faut qu’on soit en Réseau d’Éducation Prioritaire (nb : donc, il ne fallait pas lire « Régiment Étranger Parachutiste »).